J'ai fais cet article sur l'histoire de mon pays qui est la france , car je suis tombé sur un cite , ou je ne sais combien de personnes se sont cassé le cul pour écrire tout sa alors j'ai déçidé de me cassé le cul a le metre sur mon blog et surtout a le lir car je respecte le travail qu'on fait ces personnes pour qu'on se cultive , bien sur je ne vais pas tout lir d'un coup , mais un chapitre ou deux par jours sa pourrait etre bien , et au moin on conetra l'histoire du début a la fin sur notre beau pays.Sa ne peut pas nous fair du mal : sur ce vive la france.
La gaule...
D'abord il nous faut citer les différents peuples gaulois et les situer. La Gaule était composée de plusieurs peuples ou clans. Les Andes établis au nord de la Loire et sur les deux rives de la Mayenne, comprenaient les Namnètes à l'ouest, les Aulerques Cénomans au nord et les Turones à l'est. Les Arvernes établis en Auvergne et ayant comme capitale Gergovie. Au IIè siècle Avant J.C les Arvernes formaient l'état le plus puissant avec leur ennemi les Éduens. Les Atrébates établis en Artois leur capitale Nemetacum ou Nemetocenna (Arras). Les Aulerques établis en Normandie entre la Loire et la rive gauche de la Seine, les trois points forts étaient Mediolanum (Évreux), Suindinum (Le Mans), Brienne. Les Bellovaques établis autour de Bratuspantium (Beauvais). Les Bituriges établis sur le Berry (Cher, Indre, Allier, Bourbonnais et la Touraine leur capitale Avaricum (Bourges). Les Boïens peuple venant d'au delà du Rhin ils s'établirent pour une partie en Gaule Cisalpine (d'où Bologne) et pour la seconde sur les rives du Danube (d'où Bohème). Ils furent chassés et s'établirent en Aquitaine puis dans l'Allier et à Burdigala (Bordeaux). Les Cadurques établis dans le Quercy entre Uxellodunum et Divona (Cahors). Les Carnutes établis entre la Loire et la Seine, autour d'Autricum (Chartres) et de Genabum (Orléans). Les Éburons établis entre le Rhin et l'Escaut, capitale Aduatuca (Tongres). Les Éduens établis entre la Loire et la Saône, dans le Nivernais, la Bourgogne capitale Bibracte. C'est l'un des peuples le plus puissant de la Gaule, avec les Arvernes dont ils sont les rivaux. Les Gabales établis dans les Causses du Gévaudan (Lozère) capitale Anderitum (Anterrieux). Les Germains établis sur les territoires limités à l'est par le Rhin et à l'ouest par la Belgique. Les Helviens établis en Ardèche, ils sont séparés des Arvernes par les Cévennes Les Lemoviques établis en Limousin (Limoges venant de Lemnovice). Les Ligures établis sur le littoral méditerranéen et les vallées alpines maritimes. Les Lingons établis en Champagne capitale Lingons (Langres). Les Ménapes établis en Belgique sur le Rhin et l'Escaut. Les Morins établis à l'ouest des Flandres. Les Nerviens établis entre l'Escaut et la Sandre jusqu'à l'ouest d'Anvers. Les Nitobriges établis sur les deux rives du Lot jusqu'à Agen. Les Rèmes établis le long de l'Aisne, capitale Durocatorum (Reims). Les Rutènes établis en Aveyron. Les Sénons établis au sud de la Champagne, au nord de la Bourgogne capitale Agedincum (Sens). Les Séquanes établis dans le Jura, le Doubs, la Haute-Saône et le Haut-Rhin, capitale Vesontio (Besançon). Les Véliocasses établis dans le Vexin normand. Les Vénètes établis en Armorique dans la région de Vannes. Les Volques ils étaient divisés en deux groupes. Le premier s'établit dans l'Hérault et le Gard ils avaient comme capitale Nemansus(Nîmes)le second dans l'Aude, les Pyrénées orientales, l'Ariège, la Haute Garonne leur capitale était Tolosa (Toulouse). Nous sommes en -600 , Sigovèse cousin de Bellovèse, s'implante sur les bords du Rhin aux sources du Danube et se fixe au pied des Alpes illyriennes. De là prendra naissance l'empire galate qui s'étendra jusqu'au Pont Euxin et durera jusqu'en -63. Ils traverseront la Macédoine, les Thermopyles, la Grèce, Delphes, Memphis et Carthage. En -358 Alexandre le Grand s'avance jusqu'au Danube. Les chefs gaulois se présentent à son camp et Alexandre les recevant à sa table leur pose cette question "Que craignez-vous le plus vous les Gaulois ?" Que le ciel nous tombe sur la tête lui répond t-on. Désappointé Alexandre leur propose une alliance. En -189 les Romains envahissent la Galatie. Les galates obtiennent une paix honorable en -187 sous condition d'une alliance avec le roi de Pergame allié de Rome. La Grèce se réjouit de l'anéantissement des Galates. Mais l'alliance est fragile, et les Gaulois espèrent trouver un allié en Mithridate, roi du Pont. Ce dernier soupçonneux, craignant d'être empoisonné, convoque à un banquet les douze tétrarques galates en en fait massacrer neuf pour trahison, et annexe la Galatie. Et c'est sur la demande des trois tétrarques rescapés que les Romains rendent l'indépendance à la Galatie. Trahi, Mithridate se fera donner la mort par le chef de sa garde un galate. Le poison n'ayant plus d'effet sur lui (voir mithridatisation). La Galatie est soumise au bon vouloir des Romains, elle aura un roi qui remplacera les tétrarques, avant qu'Auguste ne la déclare province romaine. Puis viendra Saint Paul qui évangélisera les derniers Gallo-grecs au 1er siècle. Au 6è siècle avant J.C le chef Biturige Bellovèse, cousin de Sigovèse confronté aux agitations des chefs, à l'accroissement de la population sédentaire, et aux pénuries agricoles, décide de se lancer à la conquête d'au delà des Alpes. A la tête de 150000 guerriers Éduens, Arvernes et Bituriges il est décidé à en chasser les occupants quitte à prendre leur place. Bellovèse attend patiemment le retour de ses éclaireurs partis reconnaître les cols enneigés des Alpes. Les représentants de Massalia, assiégée par les Ligures viennent demander l'aide de Bellovèse. Ce dernier rend liberté et territoires aux Marseillais. Grâce à la trahison d'Aruns noble Étrusque qui par vengeance décide de livrer son pays aux Gaulois Bellovèse pénètre en Italie bat les Étrusques et s'installe dans une vaste plaine où il construiront leur capitale Mediolanum (Milan). Ce succès ne restera pas vain car les migrations des Gaulois se succèderont pendant 70 ans. Les Carnutes avec à leur tête Elitovius s'installent à Vérone. Les Lingons s'installent dans le delta du Pô, les Boïens à Bologne. Les Sénons ne trouvant plus de place sur le Pô s'installent en Ombrie. Cent quarante plus tard les Gaulois commencent à se trouver à l'étroit sur leur territoire. A la tête de 30000 Sénons Brennus passe les Apennins et exige des Étrusques qu'ils cèdent leurs terres laissées incultes. Les Étrusques prennent les armes et demandent l'aide des Romains. Rome voulant étendre son empire à l'Étrurie accepte d'aider les Étrusques, mais avant ils envoient des ambassadeurs auprès des Gaulois pour se quérir du motif de la guerre. Les ambassadeurs orgueilleux et bellicistes sont éconduits par Brennus. Ce dernier comprend que le siège sera long aussi décide t-il de marcher sur Rome. En -388 ou –389 les Gaulois ayant traversés le Tibre se trouvent face à l'armée romaine. Ne laissant aux Romains aucune chance ils attaquent. Désemparés les Romains cèdent il ne sera fait aucun prisonnier. Brennus partage alors le butin et se n'est que le lendemain qu'il pénètre dans Rome, où un incident dû à un coup de crosse asséné par un magistrat romain à un guerrier gaulois déclenchera le massacre systématique de tout se qui bouge dans la ville de Rome. Seul le capitole échappera au massacre. Pendant sept mois Brennus fera le siège du capitole . Puis réunissant ses meilleurs guerriers il décide de prendre le capitole par surprise. Ayant franchi la paroi rocheuse les premiers guerriers parviennent aux remparts quand les oies sacrées du temple de Junon donnent l'alarme. L'assaut est repoussé. Brennus obtient enfin un accord. Qui se résume ainsi 300 kg d'or pur des vivres et des moyens de transports la cessation d'une partie du territoire et une porte ouverte sur Rome en souvenir de l'occupation gauloise. Les Romains tenteront en vain de récupérer l'or et la porte sera érigée à un endroit inaccessible. Rome a compris que ses voisins gaulois sont redoutables et va s'employer à les combattre. Tout est mobilisé contre les Gaulois, la mobilisation générale n'épargnera personne. On modifie l'armement des légionnaires avec l'argent su trésor qui se trouve dans le capitole et qui est réservé à la guerre. Les Gaulois se laissent vivre. L'or, la chasse, la guerre sont leurs préoccupations. Vingt ans après la prise de Rome les Gaulois s'attaquent à Tarente et à Crotone, et s'apprêtent à réinvestir Albe, devant la légion romaine les Gaulois s'enfuient. La Gaule Cisalpine continue à attirer d'autres peuples. Les cisalpins leur proposent de conquérir le Latium avec l'appui des Étrusques. -299 Gaulois Cisalpins, transalpins et Étrusques ravagent le Latium. -295 Gaulois et Étrusques après victoires et défaites perdront 25000 hommes ils mettront une décennie à s'en remettre. -283 Rome affirme sa puissance, certaines ville étrusques se sont ralliées aux Romains. Les Sénons eux prennent les armes et attaquent Aretium, ville qui s'est ralliée à Rome. Envoie d'ambassadeurs romains, leur mépris pour les barbares gaulois font qu'ils sont massacrés. Le peuple romain indigné envoie deux armées attaquer les Sénons. La première met à sac leur territoire, la seconde sera battue dans un affrontement sanglant. Les Sénons furieux par les dévastations de leur territoire et confortés par leur victoire sur la deuxième armée marchent sur Rome. Après une lutte indécise les Sénons moins nombreux sont battus. -225 l'anéantissement des Sénons à jeté l terreur chez les Gaulois Cisalpins. Une paix régnera pendant quarante ans. Les Romains tenteront de déséquilibrer les peuples gaulois cisalpins en leur envoyant des émissaires afin de négocier des accords séparés. Conscients du danger les Boïens tentent de rallier tous les peuples gaulois en une confédération, seuls les Lingons les suivront. Les Boïens font alors appel aux Allobroges et aux Helvètes. Le rendez vous à lieu sur les berges du Pô, mais sans les Vénètes qui se réarmant s'apprêtent à ravager la Gaule Cisalpine pendant que les Gaulois attaqueront Rome qui s'inquiète car on a prédit que Rome serait prise deux fois. Mobilisation de 170000 légionnaires. L'armée romaine n'empêchera pas les Gaulois de franchir les Apennins. A la faveur de la nuit l'infanterie gauloise s'engage sur Fésule pour s'y établir et attendre l'armée romaine que la cavalerie Gauloise va amener en simulant une fuite. Le piège va fonctionner, les Romains laissent 6000 morts. Près de Télamon les Gaulois perdront 40000 hommes et 11000 prisonniers.
Les Romains chassent tous les Gaulois de l'armée cisalpine hors de l'Étrurie. Rome a réussi sa domination sur la Gaule Cisalpine, mais n'a en aucun cas terminé avec les gaulois. En effet ces derniers n'ont pas dit leur dernier mot, et vont amener à eux tous ceux qui sont hostiles à Rome. -264 Carthage qui a quelques problèmes avec Rome au sujet de la Sicile, de la Sardaigne et de la Corse reçoit dans ses rangs des Gaulois. Ils se signalent par leur bravoure, mais quittent les rangs lorsque la paie n'est pas versée. 4000 soldats gaulois refusent de se battre à Agrigente. Ayant prévenu l'ennemi romain, le général Hannon leur tend un piège en leur permettant d'attaquer la ville d'Entelle et en leur laissant le butin. Les Gaulois pris au piège sont massacrés et décident de rejoindre les Romains. A partir de ce jour les carthaginois et les gaulois seront ennemis jusqu'au jour où Hamilcar Barca fera prêter à son fils Hannibal un serment de haine aux Romains. Ceci solde la fin de la première guerre punique. -218 à 25 ans Hannibal est général des armées carthaginoises. Il veut battre les Romains et s'emploie à conquérir les gaulois. Pour ce faire il envoie des émissaires en Gaule Cisalpine pour décider les Boïens et Insubriens, car il veut prendre Rome en passant par les Alpes et Pyrénées. Hannibal ayant reçu bon accueil des Gaulois envoie de l'argent à toutes les tribus gauloises qui tiennent cols, défilés et passages entre l'Espagne et l'Italie. Flairant le piège les Romains envoient des troupes en Gaule Cisalpine, ceci provoque la révolte des Boïens et Insubriens, pour la mater Rome envoie encore 10000 hommes. Hannibal ayant traversé les Alpes arrive avec une armée épuisée et réduite à 25000 hommes ne s'attendent pas à un accueil aussi peu chaleureux. En effet les Gaulois qui viennent de repousser les Romains sont moins pressés d'accueillir des étrangers dans leur pays. Hannibal prend alors d'assaut Taurinum Turin) la saccage et pénètre chez les Insubriens. Il s'adresse alors en ces termes aux soldats présents Ou vaincre, ou mourir. Vainqueurs, toutes les richesses de Rome nous appartiendront. Vaincus nous aurons pour lot la honte et l'esclavage. Quelques jours plus tard Hannibal massacre en quelques instants les troupes de Scipion le général romain . Les Boïens et Insubriens finissent par se joindre aux Carthaginois, puis se sont les Ligures avec 60000 soldats qui rejoignent Hannibal. Après quatre jours de marche l'armée punique arrive à Arezzo. En –217 s'engage la bataille de Trasimène, 15000 Romains sont tués. Puis en -216 c'est la bataille de Cannes 4000 Gaulois tués contre 70000 Romains. Les portes de l'Italie du sud sont ouvertes. Hasdrubal frère d'Hannibal qui commande en Espagne une armée de 50000 hommes pénètre en Gaule Cisalpine où le rejoignent 20000 Gaulois. En s'attardant sur Plaisance il permet aux Romains de se préparer. Hasdrubal est tué et sa tête est envoyée à son frère Hannibal. Son autre frère Magon rejoint la Ligurie avec 14000 hommes mais ne pourra jamais faire la jonction avec Hannibal. Scipion venant de porter la guerre en Afrique le sénat carthaginois ordonne aux Carthaginois de quitter l'Italie. En -202 à la bataille de Zama là encore d'après Tite-Live, les Gaulois se battront aux côtés des Carthaginois avec un acharnement que seul peut expliquer la haine contre les Romains. En -201 les Gaulois se retrouvent seuls face aux Romains, ils se fédèrent, et font 7000 morts parmi les légions romaines. L'année suivante 40000 Gaulois enlèvent Plaisance puis prennent Crémone. Mais les légions romaines profite de l'étirement des troupes gauloises pour les briser en leur centre on dénombrera 35000 morts parmi les Gaulois. De -190 à -170 c'est le temps qu'il faudra aux Romains pour soumettre la Gaule Cisalpine. En -170 l'Italie est fermée aux Gaulois. En -100 la Gaule Cisalpine est devenue province romaine. Vercingétorix, le Grand roi des guerriers, est né vers 72 avant Jésus-Christ. Son père l'Arverne Celtillos fut condamné à mort par ses compatriotes sous le prétexte qu'il voulait accéder à la royauté alors que les Arvernes ne voulaient plus de roi. Celtillos faisait parti d'une très riche et puissante famille aristocratique. Il s'était imposé comme chef de l'armée d'Arverne dans les combats contre les Éduens. C'était un chef de clan, le plus riche et le plus respecté du peuple arverne, jusqu'à ce qu'il affirma ses prétentions à la royauté. Vercingétorix a vu l'échec de son père dans sa tentative de coup de force et ne l'oubliera jamais. Dans son jeune âge, Vercingétorix est élevé par sa mère et sa nourrice parmi les concubines de son père et les suivantes de la famille. Entre l'âge de 18 mois et 3 ans, il est envoyé dans une autre famille (c'est une coutume celtique) et devient le fils adoptif du chef de sa nouvelle maison mais garde des liens avec sa propre famille. Vercingétorix doit aide et assistance à ses deux familles, la naturelle et l'adoptante. Son père adoptif lui apprend à lancer le javelot de frêne, à chasser dans les forêts environnantes, puis en grandissant à manier la lance et surtout la fronde qui est un instrument de guerre redoutable. Lorsqu'il est musclé il apprend le maniement de la lourde épée et enfin les parades avec le bouclier. Avec les autres enfants il court de plus en plus loin, saute au-dessus des fossés, lance de lourdes pierres d'une seule main et nage. Étant fils de chef, il monte à cheval. C'est presque le parcours du combattant car tous ces exercices lui seront utiles lors des combats. Vercingétorix reçoit une éducation de chef. Un fils de chef doit avoir une éducation très poussée dans tous les domaines. Vercingétorix est à la fois intelligent et cultivé. Ses professeurs sont des druides parmi les meilleurs de son temps, leur enseignement est oral. Dans la Gaule de Vercingétorix deux classes sont importantes, celle des druides qui sont les gardiens des doctrines religieuses et président aux sacrifices. Le désir de s'instruire attire de nombreux jeunes auprès d'eux et leur témoignent un profond respect. Les druides sont au courant de tout, crime, meurtre, héritage. Ils décident des peines et des récompenses. Les druides n'ont qu'un seul chef, sont dispensés du service militaire et exemptés de l'impôt et des charges. Les druides professent que les âmes ne périssent pas et qu'après la mort elles passent d'un corps dans un autre ce qui excite le courage et inspire le mépris de la mort. Ils discutent sur le mouvement des astres, la grandeur de l'univers, la nature des choses, le pouvoir et l'influence des dieux immortels et transmettent cette doctrine à la jeunesse. La seconde classe est celle des chevaliers qui, lorsqu'une guerre offensive ou défensive survient, prennent les armes. On reconnaît leur haute naissance et leur fortune au nombre de serviteurs qui les entourent, ce qui est une marque de puissance. Les autres, les producteurs et enfin les esclaves qui sont de la main-d'½uvre à bon marché et font partie du bas peuple. Les Gaulois sont superstitieux, aussi y a-t-il de nombreux sacrifices. Ils pensent que la vie d'un homme ne peut-être rachetée que par la vie d'un autre homme. Aussi lorsque que le coupable n'est pas retrouvé, le remplace-t-on par un innocent pour un délit grave, le feu ou autres supplices, pour un délit léger, les oreilles coupées ou un oeil crevé avant le renvoi dans sa cité. Les druides sont les exécutants de ces sacrifices cruels. En -60, Vercingétorix revient dans le domaine familial dont il est maintenant le maître. En tant que seigneur il doit régler les affaires des membres de la communauté. En -59, promulgation de la loi Vatinia qui attribue à César le gouvernement des deux Gaules (Cisalpine et Transalpine) pour cinq ans. En -58, César est vainqueur des Germains et élimine Arioviste. César veut conquérir toutes les Gaules. En -57, les Belges se doutant des visées de César, forment une confédération avec à leur tête Galba. En font partie les Bellovaques de l'Oise, les Suessions, les Nerviens, les Atrébates, les Ambiens, les Morins, les Ménapes, les Calètes, les Véliocasses, les Viromantuens, les Atuatuques et les Eburons. Par contre les Rèmes (région de Reims) refusent de se joindre à eux et font alliance avec César. Les Belges se font massacrer sur les bords de l'Aisne. Les Suessions capitulent et César assiège les principales forteresses des autres membres de la confédération. Vercingétorix qui espère toujours devenir roi des Arvernes devient un cavalier de César ce faiseur de rois, de -57 à -56. Fin -57, César fait établir les quartiers d'hiver de ses légions sur la Loire chez les Andes d'Angers, les Turons de Tours et les Carnutes de Chartres et d'Orléans ce sont des régions stratégiques, afin de mieux surveiller les mouvements des peuples de la Gaule. La celtique est coupée en deux. En 18 mois César a réussi à étendre sa domination sur les deux tiers de la Gaule et à isoler le tiers restant. -56, César reconnaît la valeur de Vercingétorix, mais il est encore trop jeune pour jouer un rôle de premier plan, aussi le part-il du titre d'Ami de César titre qui suscite des envies et des jalousies. Les riches dirigeants gaulois sont favorables aux Romains, mais les plus pauvres souffrent de cette occupation. Le peuple le plus riche et le plus puissant, les Vénètes veulent les chasser, ils ne sont pas les seuls. Des villes sont fortifiées et l'on y entasse des réserves. César jugeant la situation dangereuse, intervient immédiatement. Les Vénètes sont vaincus et leur chef mis à mort. Le proconsul fait ravager et brûler tout sur son passage. César met bas le masque il ne veut pas la pacification de la Gaule mais sa conquête. Le massacre des Vénètes et les terres brûlées réveillent la conscience des Gaulois. C'est ce moment que choisit Vercingétorix pour mettre des distances entre César et lui. En -55, la Gaule semble soumise aux Romains. En apparence seulement car les Gaulois veulent renvoyer les Romains en Italie. Les Gaulois s'associent aux Germains pour les chasser. Mais César réussit à les mettre en fuite et les oblige à repasser le Rhin. Pour la première fois depuis sa venue en Gaule, César subit un échec devant les Bretons.
Les peuples de la Gaule relèvent la tête. Le proconsul fait assassiner Dumnorix chef de la cavalerie éduenne qui refuse de le suivre dans une nouvelle guerre contre les Bretons, les autres chefs gaulois terrorisés le suivent mais avec la haine au c½ur. Les Éburons établis entre le Rhin et la Meuse s'agitent. L'un de leur chef Ambiorix attaque le camp romain et en massacre les soldats. Ambiorix rallie les Atuatuques et les Nerviens à sa cause. César prévenu se précipite. Les Gaulois se retirent. Fin -54, César au lieu de se rendre en Italie passe l'hiver sur la Somme à Samarobiva (Amiens) chez les Ambiens. Les Sénons s'emparent du ravitaillement des Romains. En -53, César craint un soulèvement de la Gaule entière. Il réclame des renforts. Il veut dominer la Gaule. Pour se venger de la révolte des Gaulois, il fait exécuter certains chefs, César croyant la Gaule pacifiée se rend à Rome, au sénat afin de soigner sa popularité. En Italie, après le meurtre de Publius Claudius, des troubles éclatent et le proconsul craint de voir son autorité compromise. César doit donc demeurer à Rome tandis que ses légions restent dans leurs camps et surveillent les Gaulois, mais sont incapables de se défendre en cas d'attaque. Vercingétorix en profite pour sortir de l'ombre. Les principaux chefs gaulois se réunissent dans les bois pour discuter de la mort d'Accon et pensent subir le même sort. Ils permettent des récompenses à celui qui osera commencer la guerre contre les Romains et délivrera la Gaule au péril de sa vie, en empêchant César de rentrer en Gaule pour rejoindre son armée. Les Carnutes prennent les armes les premiers avec à leur tête Cotuat et Conetodum, se rendent à Génabum (Orléans) y massacrent les Romains et pillent leurs biens. Les Carnutes annoncent la nouvelle aux autres États de la Gaule par des cris qui se transmettent de proche en proche. Les Arvernes sont ainsi mis au courant. Les Belges veulent aussi reprendre la lutte mais n'oublions pas que César avant de partir pour Rome avait disposé ses légions afin de séparer la Gaule belge de la Gaule celtique. Le complot belge mené par Commios est découvert par César. Gergovie, Vercingétorix apprenant la victoire des Carnutes à Genabum convoque ses clients, tous courent aux armes. Mais les aristocrates arvernes, ceux qui avaient tué son père Celtillos et dont fait parti son oncle Gobannitio refusent de se joindre à lui et le chassent de Gergovie. Vercingétorix ne se décourage pas, enrôle le plus d'hommes possible ayant les même idées que les siennes, les exhorte à prendre les armes pour libérer la Gaule. Ayant réuni une grande force, il chasse ceux qui l'ont chassé. Ses partisans le nomment Roi. Il rallie à sa cause les Sénonais, les Parisiens, les Pictons, les Cadurciens, les Turons, les Alerciens, les Lémovices, les Andes et autres peuples qui bordent l'océan. Tous lui donnent le gouvernement suprême. Vercingétorix veut chasser les Romains de la Gaule et se faire reconnaître comme chef suprême sinon comme Roi en titre il demande à tous les autres peuples de la Gaule de respecter la parole donnée. Les Arvernes acceptent à contrec½ur le titre de roi donné à Vercingétorix mais le suivent. Dans le camp arverne Vercingétorix a deux alliés Critognatos et son cousin Vercassi Vellaunos, le fils de la s½ur de sa mère, deux ennemis de son oncle ainsi que le chef Epathnactos. Les Carnutes avec Cotuatos et Conconnétodumnos, les Cadurques du Quercy avec leur chef Lucterios, les Lémovices de Limoges avec leur chef Sédulios, les Aulerques avec Camulogène, les Andes avec Dumnocos, les Turons et les Sénons avec Drappréos, les Parisiens, les Trévires avec Ambiorix et enfin les Atrébates avec Comnios. Ce qui fait la moitié de la Gaule pacifiée par César. Vercingétorix a réussi un coup de force en réunissant tous ces peuples, étant reconnu comme chef suprême il réclame les pleins pouvoirs militaire. Chaque peuple doit fournir des soldats et fabriquer des armes. Vercingétorix se montre un chef sévère et cruel. Il n'est quand même pas le maître absolu car il est obligé de demander l'avis des autres chefs. Plus tard les Bituriges, les Ruthènes du Rouergue, les Nitobriges d'Agen, les Gabales du Gévaudan qui se rallient à Vercingétorix sont rassemblés et se dirigent vers la Province avec Luctérios à leur tête. Prévenu, César revient d'Italie en toute hâte, empêche Luctérios d'atteindre Narbonne, puis se dirige vers l'Arverne et décide de constituer un grand corps d'armée dont il pourra disposer. Vercingétorix comprend l'intention de César et essaie de rallier d'autres alliés des Romains à sa cause. Après avoir incendié Noviodunum, César se dirige vers le sud pour assiéger Avaricum (Bourges), l'un des plus riche comptoir à blé de toute la Gaule afin de priver les Gaulois de ravitaillement et pouvoir nourrir ses soldats. Pour interdire tout fourrage et approvisionnement aux Romains, Vercingétorix fait brûler les villages aux abords des Romains et ainsi les affaiblir. Mais pour Avaricum que faire ? Vercingétorix est pour brûler la ville mais les habitants s'y opposent en prétextant que leur ville est imprenable et s'en portent garant, ils veulent préserver leur fortune. Vercingétorix cède et promet de défendre la ville. C'est sa première faute. César s'empare de la ville, ses soldats massacrent les femmes, les enfants et les vieillards. Vercingétorix démontre aux habitants d'Avaricum que tout ce qui arrive est de leur faute, il fallait brûler la ville. Vercingétorix veut isoler César dans une Gaule hostile. Il se rend dans le principal oppidum d'Arvernes, Gergovie, qu'il connaît bien. Gergovie est protégée par ses fortifications et ses pentes abruptes qui l'entourent. César emmène six légions dans le but d'attaquer la forteresse des Arvernes. Pour la première fois se dresse devant le proconsul romain une fronde puissante unie sous un seul chef, la révolte se propage dans les cités les plus soumises par d'habiles man½uvres et d'incessants combats, la cavalerie gauloise qui harcèle les légions romaines, Vercingétorix oblige ceux-ci à lever le siège et battre en retraite. César et son armée se trouvent isolés et coupés de leur ravitaillement dans un pays qui leur est hostile. C'est un échec pour César aussi décide-t-il de rejoindre la Narbonnaise. Vercingétorix demande à sa cavalerie de harceler leur retraite. Malheureusement les Gaulois, peut-être ivres de leur victoire, veulent montrer leur courage vis-à-vis de l'ennemi, mais ils n'avaient pas compté sur leur unité d'action et leur combativité. César écrase la cavalerie gauloise près de Dijon et contraint Vercingétorix et ses hommes à se replier dans la citadelle d'Alésia (Alise-Sainte-Reine en Côte d'Or). César et son armée entourent la citadelle de telle façon que personne ne puisse entrer ou sortir d'Alésia. Après quarante jours de siège qui affament les habitants et les guerriers, Vercingétorix, après en avoir délibérer avec ses compagnons, décide de se rendre à César. Vercingétorix sort d'Alésia sur son cheval, il est paré comme pour le combat, revêtu de ses ornements et de son torques d'or, insigne de son commandement. Il porte ses plus belles armes. Arrivé devant César, il fait le tour du siège sur lequel est assis le proconsul romain (si le Roi des Guerriers fait le tour de son vainqueur c'est qu'il veut une dernière fois le circonvenir symboliquement selon la coutume celtique. C'est un rite magique que Vercingétorix n'a pas oublié lier son vainqueur dans les fils mystérieux de la destinée). Puis saute au bas de sa monture, jette aux pieds de César son javelot, son casque et son épée, s'agenouille devant lui dans l'attitude du suppliant. Il est envoyé à Rome sous bonne escorte, jeté dans un cachot où il y pourrira vivant pendant six ans. La forteresse est pillée et ravagée par les Romains. César donne les prisonniers d'Alésia comme esclaves à ses soldats, sauf 20 000 Éduens et Arvernes qu'il rend à leurs peuples il peut ainsi affirmer sa conquête. Il y eut encore quelques guérillas, mais la Gaule fut rapidement pacifiée. En -46 Dans les rues de Rome un immense cortège défile au son de la musique, on peut y voir des trophées, des armes, des esclaves venus du monde entier, ainsi que les principaux chefs faits prisonniers lors des conquêtes de César et parmi lesquels se trouve Vercingétorix enchaîné. La foule est en délire et César savoure son triomphe. Le soir, Vercingétorix est reconduit dans sa prison où ne pouvant plus servir à la gloire de César est tué. La Gaule conquise a vite cédé au vainqueur. Ce faisant elle a profondément changé son destin en perdant sa langue et sa religion. En -44, César à son tour est assassiné ( peut-être a-t-il été lié par Vercingétorix dans les fils mystérieux de sa destinée). Vercingétorix est devenu un mythe en réussissant à réunir nos ancêtres les Gaulois.
La Gaule romaine
La France a connu le bonheur et la paix pendant les 300 premières années de notre ère. Point de guerre ni d'angoisse d'aucune sorte. Pour le peuple gaulois l'armée est caduque. Cette période sera appelée pax romana ou paix romaine. Les villes sont grandes ouvertes, le Rhin se garde seul. Après la défaite de Vercingétorix à Alésia, César du encore réduire la résistance de quelques peuples en révolte. En -50 av J.C il retourne à Rome, la pacification de la Gaule est achevée. Quelques temps plus tard, de nouvelles révoltes éclatent en aquitaine et en Belgique. Il faudra dix ans et de nombreuses campagnes pour en venir à bout. Nous sommes cinquante ans plus tard c'est Tibère qui règne sur Rome. Deux Gaulois tous deux citoyens romains, se révoltent. Julius Florus est vaincu et se donne la mort. Julius Sacrovir s'empare d'Autun à la tête d'une armée de quarante mille hommes mal armés, il est vaincu par le légat Silius. Comme Julius Florus il se donne la mort en entraînant tous les siens avec lui. Caligula succède à Tibère. Puis c'est Claude qui lui va poursuivre l'½uvre de César, il reprend la conquête de la Bretagne et il intervient au sénat en faveur de l'admission des Gaulois au sein du sénat romain. Après une discussion âpre et longue, Claude parviendra à ses fins. Les Éduens seront les premiers à siéger au sénat romain. Mais bientôt une ombre au tableau, avec le règne fou de Néron. Nous sommes en 68 de notre ère et Julius Vindex gouverneur de Lyon, se révolte contre Néron. Il veut sans ambiguïté chasser le Tyran de Rome, il proclame empereur Suspicius Galba légat d'Espagne. Les villes du sud de la Gaule se rallient à lui. Celles du nord préfèrent Vitellius, d'autres restent fidèles à Néron. Mais les Lingons, les Trévires et les Rèmes refusent un empereur venant d'Espagne. Le commandant des armées de la Germanie marche sur les milices gauloises de Vindex. Vingt mille Gaulois sont tués et Vindex se donne la mort. Il était trop pressé, car un mois plus tard Néron mourait. Galba traverse la Gaule en distribuant des récompenses à tous ceux qui on aidé à le faire empereur. Avril 69 Galba est vaincu par les légions rhénanes, il se donne la mort. Les Gaulois ne sont pas encore prêts à vivre libres. Othon succède à Galba et on lui préfère Vitellius. Dans cet imbroglio, Mariccos en profite pour lever une armée et appeler la Gaule à la révolte. La ville d'Autun et les Éduens refusent de rallier les troupes de Mariccos. La confusion est totale, lorsque les légions d'Orient refusent de reconnaître Vitellius. Vespasien est nommé empereur et Julius Civilis en profite pour soulever la Gaule. Les druides oubliés depuis très longtemps, font parler d'eux en déclarant que "l'empire du monde va passer aux nations transalpines". Enfin, début 70 de notre ère la Gaule se révolte. Une armée formée de Germains et commandée par Civilis, se constitue. D'autre part, Julius Classicus et Julius Tutor deux Trévires, ainsi que Julius Sabinus un Lingon, entraînent le peuple à la révolte. L'armée romaine en Gaule va très vite cesser d'exister. Classicus demande aux légionnaires de jurer fidélité à la Gaule. Puis Sabinus détruit tous les traités signés entre Rome et les Gaulois, et essaie en vain de rallier les Séquanes à la gaule. Pendant ce temps tous les chefs des peuplades gauloises se réunissent en congrès à Reims pour décider si la Gaule reste sous domination romaine ou si elle reprend son indépendance. Julius Auspex réussit à faire triompher la cause romaine. La Gaule restera sous l'emprise romaine. A Vespasien vont se succéder Titus, Domitien, Nerva, Trajan, Hadrien, Antonin et Marc Aurèle. C'est sous le règne de ce dernier en 170 que vont se perpétuer de nouvelles persécutions. Des martyrs vont apparaître en gaule et l'empire romain anéantira le culte des Druides. Pour imposer le leur. Ceci provoque de vives réactions, car bientôt partout en France on célèbre des dieux étrangers. A Nîmes on célèbre le culte égyptien d'Isis et d'Anubis. Les villes de Rhénanie célèbrent le culte du dieu iranien Mithra. Les villes de Lyon, Nice, Narbonne, Bordeaux célèbrent le culte de la Cybèle Phrygienne. Est-ce l'âme gauloise qui se réveille, car manifestement la Gaule attend le Christ. C'est en 177 que le règne de Marc Aurèle prend fin. Malgré toutes les persécutions, l'Église de Lyon a résisté. Après le règne de Commode fils de Marc Aurèle, l'empire de Rome chancèle. Pertinax qui essaie de libérer l'empire de la dictature, est massacré en 193. Chose extraordinaire, l'empire est mis aux enchères et attribué à Didius Julianus, riche sénateur. L'armée refuse de le suivre. Rome se trouve donc avec trois prétendants empereurs. Clodius Albinus le Breton, en Orient Pescénius Niger, et en Germanie Septime Sévère. Sévère s'empare de Rome et donne à Albinus installé à Lyon, le titre de César. En 196, Niger est battu par Sévère qui se retourne sur Albinus. Le pouvoir de ce dernier est incontesté en Bretagne, en Espagne et en gaule et il possède une armée de cent cinquante mille hommes. C'est le nombre de soldats que va lui opposer Sévère. En 197, au nord de Lyon a lieu une terrible bataille, Albinus battu se donne la mort. Les troupes de Sévère pénètrent dans la ville de Lyon massacrant, pillant incendiant tout sur leur passage. Ce coup est fatal pour la grandeur de la capitale des Gaules. Mais toute médaille a son revers, l'empire est attaqué sur toutes ses frontières, l'Iran bouge et bientôt c'est la Germanie qui menace. C'est le début des invasions et la fin de la Gaule romaine.
Naissance de la noblesse
La naissance de la noblesse française est liée à celle de l'Europe. Elles ont été précédées par les Eupatrides de la Grèce antique et par les Samouraïs du Japon. Les noblesses européennes comme la noblesse française semblent provenir de la fusion entre les élites gallo-romain et barbares et cela avec l'aide de l'église romaine. La véritable reconnaissance de la noblesse naîtra avec la seconde invasion des barbares et avec la chute de l'empire carolingien. L'éclatement de la Lotharingie facilitera l'émergence de la féodalité, avec la construction d'édifices (châteaux), construits d'abord comme refuge. Plus tard ils deviendront le centre des villes et des villages, leurs habitants s'abritant autour des remparts protecteurs.
Hiérarchie nobiliaire
En ce qui concerne l'attribution du titre de duc aux enfants royaux. Le fils aîné avait le titre de dauphin. On peut prendre pour exemple les enfants de Louis IX ou Saint Louis. Marguerite de Provence à donné au roi 6 garçons. Louis mort en 1260. Philippe futur roi sous le nom de Philippe III le Hardi. Jean mort en 1248. Jean Tristan comte de Nevers. Pierre comte d'Alençon. Robert comte de Clermont (descendance des Bourbons). Pour l'attribution du titre de duc il faut se référer à ce qui est décrit ci dessous.
Le prince: Il n'y avait en droit de prince, que les princes du sang, ou les princes étrangers.
Le duc: Chef militaire et administrateur. Titre donné par la suite aux comtes et marquis les plus importants. En 1789 on distinguait les ducs et les pairs. Ils étaient au nombre de quarante-trois. Ils étaient possesseurs de fiefs érigés en duché-prairie (à condition que ces terres rapportent au moins 8000 écus de rente). Il relevaient exclusivement du parlement de Paris. ( Uzès, Luynes, Fronsac, Mortemart, Noailles, Choiseul......) Au nombre de quinze, les ducs non pairs, c'était un titre héréditaire décerné par le roi et enregistré au parlement. (Chevreuse, Broglie, Polignac.....). Au nombre de seize, les ducs à brevet d'honneur, c'était un titre non héréditaire, ni enregistré. (Lauzun, Castries, Mailly....). Tous étaient appelés cousins du roi. Certains ducs ayant plusieurs duchés avaient parfois reçu l'autorisation de faire porter par leur fils le titre de duc. (Chevreuse 1692, aîné du duc de Luynes).
Le marquis: Dignitaire chargé de la défense des provinces frontières (marches)
Le comte: Dignitaire chargé de l'administration d'une province. A partir du 10è siècle, il possédait souvent des droits régaliens (droits du roi).
Le vicomte: Il remplaçait le comte dans les villes de moindre importance, villes secondaires d'une province.
Le vidame: Vice domini en latin. Au 12è et 13è siècle, c'était le seigneur chargé de la défense des biens temporels d'un évêché.
Le baron: Chez les Francs, fonctionnaire royal chargé de percevoir les amendes.
Le banneret: Chevalier possédant fortune capable de lever une bannière, c'est à dire, grouper sous son autorité plusieurs chevaliers.
Chevalier: Noble de souche plus ancienne, possédant une charge ou une fonction importante. Ce titre était porté par les cadets des grandes maisons.
Écuyer ou damoiseau: Noble d'ancienne souche ou d'anoblissement récent (damoiseau veut dire jeune noble).
L'invasion des Huns
Ils sont apparus dans la seconde moitié du quatrième siècle. Ils étendent leur domination du Caucase à l'Elbe et de la Moldavie à la Hongrie. Attila leur chef était un habile diplomate et un négociateur rusé. Il commença par faire alliance avec l'empereur de Rome Valentinien III, pour ensuite proposer son aide au roi Wisigoth contre les Romains. Puis, il se retourne sur la Gaule. C'est sous le commandement d'Aetius que les gallo-romain et les fédérés font face aux troupes d'Attila. Le 7 avril 451, les Huns attaquent la ville de Metz elle est incendiée et sa population massacrée. En juin les habitants de Paris apprennent l'avancée des Huns et tous fuient vers des lieux plus sûrs. Sainte Geneviève essaie de les en dissuader, elle sauvera Paris. Les Huns poursuivent leur avance en détruisant tout sur leur passage. Ils ravagent Reims, Troyes, mais laissent Paris. Ils arrivent à Orléans et en font le siège. La ville subit plusieurs assauts et les remparts commencent à céder sous les coups de bélier tout semble perdu. Des fortifications les défenseurs d'Orléans aperçoivent des troupes. Ce sont les guerriers gallo-romain accompagnés de Théodoric et de ses guerriers Wisigoths. Attila est forcé de lever le siège et reprend le chemin du Rhin. Aetius le poursuit et le force à livrer bataille, c'est la bataille des "champs catalauniques". jaloux d'Aetius Valentinien le fait assassiner en 454. Un an après il est assassiné à son tour. C'est Majorien qui sera nommé empereur, et avec Aegidius, il tentera de sauver les dernières villes romaines de Germanie. Mérovée meurt en 458 et c'est Childéric 1er qui lui succède. Avec Aegidius, Childéric bat les Wisigoths à Orléans. Les Saxons venus d'Angleterre s'installent sur l'embouchure de la Loire, en 466 Childéric les bat. En 475 il doit une fois de plus repousser les Saxons qui occupaient Angers. C'est 480 que Childéric meurt il est enterré à Tournai. Nous arrivons à l'avènement de Clovis 1er.
La dynastie des Mérovingiens
Le passage du Limes par les peuples barbares et leur implantation massive sur le sol de la Gaule fut à l'origine de l'avènement des Mérovingiens. Repoussés eux-mêmes vers l'ouest, ils ont été attirés par la très grande richesse de la Gaule, elle pouvait nourrir une population supérieure à la sienne. Toutefois il faut dire que le nombre des barbares qui franchirent le Limes au Vè siècle était moins important qu'on la cru, chaque peuple ne représentant que quelques milliers d'hommes. On peut dire qu'il n'y a pas eu de bouleversement ethnique. Il faut se souvenir qu'avant cette invasion la Gaule avait connu l'hospitalitas qui avait permis à de nombreux germains de s'installer en Gaule. Stilicon, obligé de dégarnir la frontière du Rhin au début du Vè siècle en confie la défense aux Francs " ripuaires ", ennemis d'hier devenus alliés au titre de fédérés. A la suite de ces invasions, la Gaule va se trouver partagée entre 4 peuples germaniques. Les Wisigoths installés depuis 416 en Aquitaine étendent leur domination vers le nord jusqu'à la Loire et vers l'est jusqu'à la Provence incluse. Les Burgondes, installés en 443 entre les Alpes et le Jura, avaient ensuite pris peu à peu possession des vallées de la Saône et du Rhône jusqu'à la Durance, sans aller au-delà de la Loire. Ces deux peuples qui avaient su créer deux royaumes très puissants, s'étaient intégrés dans des régions où le peuplement gallo-romain restait prédominant. La partie septentrionale de la Gaule était en revanche aux mains des Francs et des Alamans. Les Francs saliens occupaient un territoire exigu situé entre l'embouchure du Rhin et celle de la Somme : ils y formaient un groupe cohérent dans une région pratiquement dépeuplée. Les Francs ripuaires avaient réussi à occuper, en cette fin du V siècle, la rive gauche du Rhin, à l'est de la Meuse, et la vallée inférieure de la Moselle. Enfin les Alamans avaient pu s'infiltrer entre les Francs ripuaires et les Burgondes. Au milieu de ces 4 peuples, subsistait entre la Somme, la Meuse et la Loire un reliquat de la Gaule impériale, l'État de Syagrius. L'unification de ce conglomérat de peuples fut l'½uvre de Clovis (482-511) et de ses fils qui réussirent à imposer leur hégémonie; La victoire de Soissons en 486, livra le royaume de Syrius, celle de 496 rejeta les Alamans au-delà du Rhin, celle de Vouillé apporta le royaume des Wisigoths. En revanche, la lutte contre les Burgondes fut plus ardue, et ce n'est qu'à partir de 534 qu'ils furent entièrement soumis aux Mérovingiens. Cette conquête avait été facilité par la conversion au catholicisme de Clovis. "Notre pays est né du mariage de l'Église et de l'État. Toute notre histoire sort du baptême de Clovis en 496" ( Alain Peyrefitte ).
La dynastie des Carolingiens
L'ascension de la famille Carolingienne commence au début du VIIè siècle, dans l'aristocratie austrasienne avec Pépin de Landen, riche propriétaire en Ardenne, dans la vallée de la Meuse entre Namur et Liège et en Brabant, et Arnould, évêque de Metz, dont les terres s'étendent de Metz à Verdun. Ils s'opposèrent l'un et l'autre à Brunehaut et se rapprochèrent du roi neustrien Clotaire II en 613. Ils unirent leurs enfants Begga et Ansegisèle, ce fut aussi l'union de deux fortunes considérables pour leurs descendants. Pépin fut le maire du palais de Dagobert, fils de Clotaire II (623-629). Son fils aîné Grimoald succéda à son père, toujours en Austrasie, aux côtés de Sigebert III, fils de Dagobert. Grimoald tenta de faire monter son fils sur le trône, à la place de Sigebert mais il se heurta au légitimisme mérovingien. Le chef du lignage, de ce fait, fut Pépin II, fils d'Ansegisèle et de Begga, Dit Pépin d'Herstal, sa fortune terrienne s'accrut encore lors de son mariage avec Plectrude, laquelle possédait des terres dans la région de Trèves. Il essaya de préserver l'autonomie austrasienne contre Ébroïn, puis à la mort de celui-ci en 680, il vainc les Neustriens à Tertry en 687, et de ce fait se fait reconnaître maire du palais pour l'ensemble du royaume par le roi mérovingien Thierry III. Le roi régnait nominalement tandis que le chef politique réel était le maire du palais qui prend le titre de duc ou de prince des Francs. A la mort de Pépin en 714 tout parut basculer mais le dernier de ses fils vivants, son bâtard, Charles Martel, réussit à s'imposer et à poursuivre, l'½uvre de son père, mais pour y arriver il lui fallut sept ans. Cinquante ans de guerres civiles avaient ébranlé l'unité du royaume franc. Charles martel (721-741) s'efforça de rétablir cette unité. Le duc des Francs (Charles Martel) remporta à Poitiers en 732, une victoire contre les arabes qui avaient envahi l'Aquitaine. La reconstitution du royaume progressait et l'autorité du prince des Francs s'affermissait : le trône demeuré vacant après la mort de Thierry IV en 727 le prouve. Charles Martel n'osa pas ceindre la couronne royale, mais dirigea le royaume comme s'il était le sien, en faveur de ses deux fils légitimes Carloman et Pépin (Pépin II dit le Bref). L'aîné administra l'Austrasie, l'Alémanie et la Thuringe, le cadet, la Neustrie, la Bourgogne et la Provence. Les deux frères rétablirent la royauté au profit de Childéric III en 743, et se consacrèrent à la réforme de l'église (Carloman surtout). Carloman quitta ses fonctions en 747. Pépin se retrouva seul maître du royaume et se prépara à son avènement sur le trône royal, pour cela il consulta la plus haute autorité de son temps : le pape Zacharie (afin de désarmer les légitimistes mérovingiens) qui lui donna un avis favorable, Pépin put se faire élire roi des Francs en 751. Le dernier roi mérovingien finit ses jours dans un monastère. Pépin ayant été sacré par des évêques francs, conféra l'empreinte de la légitimité à la royauté nouvelle et l'incorpora à l'église.
La dynastie des Capétiens
Cette dynastie royale a régné en France de 987 à 1792. On appelait autrefois ces souverains " les rois de la troisième race ", venus après les Mérovingiens et les Carolingiens. Les Capétiens de ligne directe régnèrent jusqu'en 1328. Des branches collatérales leur succédèrent. Les Capétiens Valois de 1328 à 1498 ; les Valois Orléans de 1498 à 1515 ; les Valois Angoulême de 1515 à 1589 ; les Bourbons de 1589 à 1792. Le surnom de Capet, fait sa première apparition vers 1030 dans la chronique d'Adémar de Chabanne, il s'applique alors au père d'Hugues Capet, le duc Hugues Ier. Il ne qualifie Hugues Capet qu'au début du XIIè siècle et le terme "Capétiens " apparaît pour la première fois chez le chroniqueur Anglais Raoul de Diceto (+ 1202). Les révolutionnaires le donnèrent par dérision à Louis XVI détrôné ( " le citoyen Capet ") et à sa famille. Le surnom vient du mot cappa, "chape ", et désigne le porteur d'un petit manteau. Peut-être fait-il allusion à la chape abbatiale, Hugues et son père étant abbés laïques de nombreuses abbayes. Au XIIè siècle, la chape étant devenue un chaperon ou chapeau, Hugues Capet fut considéré comme " l'homme au chapeau ", et la légende, appuyée sur cette fausse étymologie, naquit, selon laquelle il n'avait pas pu ou voulu recevoir la couronne. Les trois branches de la dynastie Capétienne qui ont régné en France ont fini de la même façon.
La dynastie des Valois
En 1328 à la mort de Charles le Bel, dernier des Capétiens direct, une assemblée de barons et de prélats désigne comme successeur sur le trône de France, le cousin germain du dernier roi défunt, Philippe, comte de Valois ( d'où la dynastie tire son nom ), plutôt que Philippe comte d'Évreux ou Édouard III, roi d'Angleterre. Philippe est le fils de Charles de France, comte de Valois et petit-fils de Philippe III le Hardi. Les Valois, branche cadette de la dynastie capétienne règnent de 1328 à 1498. Puis vient la branche des Valois Orléans avec Louis XII, petit-fils de Louis duc d'Orléans, qui règne de 1498 à 1515. Enfin viennent les Valois Angoulême avec l'avènement de François Ier arrière petit-fils du duc d'Orléans, cette dynastie régnera jusqu'à la mort du dernier des Valois Angoulême Henri III en 1589. Lors de l'ascension au trône du premier des Valois, le Moyen Age était à son déclin, à la fin du règne des Valois, fleurissait une ère nouvelle la Renaissance. Durant le règne des Valois il y eut des périodes de crises graves : la 2è guerre de cent ans, au nombre de 8, de 1337 à 1453 ; les guerres d'Italie, au nombre de 5, de 1492 à 1516 ; les guerres de religions, au nombre de 8, de 1562 à 1598 et enfin les guerres contre l'Autriche au nombre de 6, de 1521 à 1559. Sous le règne des Valois, la couronne est rattachée à la Bretagne, une seule langue est utilisée dans les actes de justice, la langue d'oïl, éveil d'une conscience nationale. Un caractère nouveau au gouvernement du royaume, le goût du faste et de la chevalerie, sont les marques de la lignée des Valois.
La dynastie des Bourbons
Les trois derniers Valois étant morts sans héritier mâle, la couronne de France revient aux Bourbons en la personne de Henri IV. La branche régnante des Bourbons est issue de Robert de Clermont, sixième fils de Saint-Louis. En mourant Henri III laisse le trône à Henri de Bourbon, roi de Navarre, son cousin au vingt-deuxième degré. Certains auraient préféré la venue d'un Guise plutôt qu'un Bourbon qui plus est un Bourbon huguenot ! . Henri IV abjure la foi huguenote et se fait sacrer à Chartres. La dynastie des est sur le trône de France. Leurs règnes, coïncident avec l'apogée de la monarchie absolue et la prédominance Française en Europe. C'est le triomphe de la civilisation Française. Au XVIIIe siècle la monarchie absolue en France est sur son déclin, la famille de Bourbon occupe les trônes de France, d'Espagne, de Parme et des deux Siciles. La dynastie des Bourbons se termine en France en 1830, après une restauration. Comme pour les Capétiens et les Valois c'est par le règne de trois frères que s'achève la branche aînée des Bourbons.
Les reines de france.
Les reines les plus influentes furent pour la dynastie des Mérovingiens : Clotilde épouse de Clovis, Brunehaut épouse de Sigebert 1er, Frédégonde épouse de Chilpéric 1er. Pour les Carolingiens : Berthe épouse de Pépin le Bref. Pour les Capétiens : Aliénor d'Aquitaine épouse de Louis VII, Blanche de Castille épouse de Louis VIII et mère de Saint Louis (Louis IX). Pour les Valois : Isabeau de Bavière épouse de Charles VI, Anne de Bretagne épouse de Charles VIII et de Louis XII, Claude de France épouse de François 1er, Catherine de Médicis épouse de Henri II. Pour les Bourbons : Marie de Médicis épouse de Henri IV, Anne d'Autriche épouse de Louis XIII, Marie Antoinette épouse de Louis XVI.
Les maîtresses royales
Les maîtresses ayant eu le plus d'influence sur les rois sont pour les Valois, Agnès Sorel maîtresse de Charles VII, Diane de Poitiers maîtresse de Henri II, Anne de Pisseleu maîtresse de François 1er. Pour les Bourbons Gabrielle d'Estrées maîtresse de Henri IV, Madame de La Vallière Madame de Montespan Madame de Maintenon maîtresses de Louis XIV, Madame de Pompadour Madame du Barry maîtresses de Louis XV.
La fin de l'ancien régime
Au cours de l'année 1785, il y eut l'affaire du collier, et la première réunion de l'assemblée du clergé, la révolution fait entendre sa voix. Calonne déclare qu'il exigerait " un état de tous les biens " ainsi que le gouvernement le réclamait depuis 1725 Mais, au dernier moment, il annonce qu'il se contentera d'un don gratuit de 20 millions. L'assemblée lui en accorde 18, mais exige, en échange, que le gouvernement ne demande pas cet état des biens avant un an. L'opinion publique en voudra beaucoup à Calonne d'Avoir cédé aussi facilement devant le clergé. Il aurait fallu oser faire de profondes réformes. Ceci fut préjudiciable pour Calonne sa popularité baissa fortement, Necker lui fait paraître un ouvrage, ( L'administration des finances ) qui est l'éloge de sa propre politique et une accusation très sévère de celle de Calonne. La générosité de Calonne pour les dépenses royales et des courtisans ( 32 millions par an ) le rend très impopulaire. Le 27 mars 1785 voit la naissance du duc de Normandie, le futur Louis XVII. Marie-Antoinette, le 24 mai 1785 fait son entrée à Paris. La reine y est froidement accueillie. Elle s'aperçoit de l'hostilité des Français mais se pose la question " Que leur ai-je fait ? " . L'affaire du collier est révélé à la reine le 12 juillet 1785 par un billet qui lui remet Bohmer. Frédéric II forme une confédération, le Fürstenbund qui devient la plus grande puissance militaire d'Europe. Le roi, la reine, le garde des sceaux et le ministre de la maison du roi se réunissent le 15 août 1785 dans le cabinet royal. Louis XVI somme le cardinal de Rohan d'écrire un rapport immédiatement sur l'affaire du collier. Un quart d'heure plus tard le texte qu'il remet au roi, ne fait jour qu'à un seul fait " Une femme nommée Valois m'avait persuadé que c'était pour la reine qu'il fallait faire l'acquisition du collier et cette femme m'a trompé " Revêtu de son habit pontifical, le cardinal de Rohan sort du cabinet royal, toute la cour est massée dans les salons. C'est alors que tout le monde sursaute à la voix de Breteuil " Arrêtez Monsieur le Cardinal " L'effroi et la stupeur se lisent sur tous les visages, sauf sur celui du cardinal. Le scandale est considérable, les deux frères de la reine doutent de la culpabilité du cardinal, et n'osent poser la question à savoir " Est-ce que la reine est totalement étrangère à l'affaire ? " Paris n' a pas autant d'hésitations. Mme de La Motte est arrêtée le 19 août 1785 et elle nie sa participation à l'affaire. Il ne faisait aucun doute, pour les ennemis de la reine, qu'elle avait peu ou prou participé à l'affaire. Pour les plus indulgents la scène du bosquet où la reine aurait eut une entrevue avec le cardinal n'était qu'une manigance perpétrait par la reine, Breteuil et même Jeanne de la Motte, pour berner le cardinal de Rohan. Madame de la Motte reprenant l'intrigue à son propre compte Aveuglée par la vengeance, le reine estime le cardinal coupable, sinon d'avoir volé le collier, du moins d'avoir osé croire à son amour, et elle pousse le roi à renvoyer l'affaire devant le parlement ceci se passe le 22 mai 1786. La reine n'a pas hésité à confier son honneur à ceux qui la détestent et n'ont que le but de l'abaisser. Nous n'assisterons pas au procès du cardinal mais, celui de la reine. En effet le 31 mai 1786 le jugement est rendu en faveur du cardinal par 26 voix contre 22. Le cardinal, totalement blanchi est libéré. A la Bastille 10000 personnes crient leur joie en acclamant le cardinal et de voir " l'Autrichienne humiliée "On célèbre la défaite de la reine. Sur cette triste affaire vient se greffer un déficit important du budget. Calonne remet un mémoire au roi, dans lequel il propose une refonte des finances, et une révision de la constitution. Il préconise l'égalité pour les provinces et pour les trois ordres qui représentent la nation. Il s'interdit d'augmenter les impôts dit-il car si les salaires ont augmentés de 22%, les prix ont atteint une hausse de 65%. Cette réforme avait trois aspects : fiscal, économique et administratif. Son l'intention était d'abolir les privilèges, mais connaissant l'opposition des parlements, il préféra présenter son plan de réforme à Louis XVI. Lorsque le roi en prit connaissance, il s'exclama "Mais c'est du Necker que vous m'apportez " Calonne aurait répondu " Dans l'état actuel des choses, on peut rien offrir de mieux " Sachant que son projet ne serait pas enregistré par les parlements, Calonne obtint du roi, qu'il soit présenté à une assemblée de notables, Vergennes et Miromesnil s'y opposent mais doivent céder.(Ils obtiennent le report de l'assemblée à un an). Le 26 septembre 1786 un traité entre la France et l'Angleterre sur le commerce, met fin à un siècle de taxation des produits français. Mais pour l'industrie, surtout pour la soie rien ne fut mentionné. Le 30 décembre 1786 convocation par le conseil de l'assemblée de notables qui se tiendra le 29 janvier 1786 à Versailles. Le roi attend beaucoup de cette assemblée. L'année 1787 sera marquée par des pluies diluviennes, inondations violentes et catastrophiques pour les cultures. Le 11 janvier 1787 traité de commerce entre la France et la Russie. Mort de Vergennes le 13 février 1787 Calonne perd un précieux conseiller auprès de l'assemblée des notables. Montmorin lui succède, c'est un mou qui laissera la reine embrouiller sa politique. La première réunion de l'assemblée à lieu le 22 février 1787, elle comprend 33 Magistrats des Parlements, 14 Prélats, 36 Grands Seigneurs, 13 Intendants, 13 Conseillers d'état et 37 députés du Tiers. Calonne prend la parole et expose le montant du déficit, il s'élève à 80 millions de livres, et démontre que pour remédier à la situation il faut supprimer les abus. Six sujets menaçant de nombreux privilèges sont soumis aux notables. La création d'assemblées en province, une subvention territoriale remplacerait le 20eme, le remboursement de la dette du clergé qui atteint 134 millions de livres, la réforme de la taille pour les plus pauvres, la liberté du commerce des grains. C'était à prévoir les notables raidissent leur position. Nous prenez-vous pour des moutons, de nous réunir pour avoir notre sanction à une besogne toute digérée " déclare l'évêque Dillon à Calonne. Au cours d'une conférence présidée par le comte de Provence Calonne défend son projet pendant cinq heures, mais sans succès, il pense même un instant dissoudre cette assemblée qui n'a qu'une semaine d'existence. La reine présente Calonne comme un fou dangereux, Montmorin, Provence, Conti, Brienne l'accusent de banqueroute. Suite à cette unanimité le roi renvoie Calonne. Miromesnil est remplacé par Lamoignon. L'opinion veut le retour de Necker. La reine préfère Brienne, mais Louis XVI déteste Brienne pour ses mauvaises m½urs. Le 8 avril 1787, le roi nomme Bouvard de Fourqueux contrôleur général des finances. c'est un ami de Calonne, mais il n'a aucune connaissance des finances. Le déficit continue à s'aggraver et Louis XVI revoie Fourqueux et nomme Loménie de Brienne. La reine exulte. Brienne reprend les projets de Calonne qu'il a tant combattus en qualité de notable ? Il promet de réaliser des économies, et que les dépenses seront surveillées par un conseil spécial. Il demanda la subvention territoriale l'assemblée lui répond qu'elle n'a pas pouvoir de voter un nouvel impôt. Cela sous-entend qu'il fallait réunir les états généraux. Si cela avait été fait en ce jour de mai 1787, avec un prestige royal non compromis, cela aurait consolidé le pouvoir du roi, et les privilégiés auraient été pris à leur propre piège. Mais Louis XVI et la cour redoutaient les états généraux. Brienne renvoya donc les notables laissant ainsi s'échapper la dernière chance d'éviter la révolution. Avant la clôture de la séance le premier président d'Aligre déclare alors que les Parlements allaient entrer en action. Nous allons assister à la résistance des parlementaires après celle des notables. Pour s'assurer l'appui de l'opinion publique, le parlement accepte de voter un certain nombre d'édits comme la libre circulation des grains, le remplacement de la corvée et l'édit sur la création des assemblées provinciales. Le 22 juillet 1787 Brienne en présentant au Parlement son projet d'impôt sur le timbre fait une grave erreur. Il valait mieux présenter la subvention territoriale, beaucoup populaire. Le parlement réplique en demandant l'état des recettes et des dépenses. Le roi refuse prétextant qu'il avait été présenté aux notables. Le parlement adresse des remontrances au roi et refuse de voter l'impôt sur le timbre, seuls les états généraux en ont le pouvoir. Le roi leur répond que l'édit sur la subvention leur sera présenté le lendemain. Le parlement renouvelle sa déclaration : Seuls les états généraux en ont le pouvoir. Cette affirmation provoque un grand émoi à Paris. Le roi se contente d'un lit de justice à Versailles où il fait enregistrer les deux impôts. Les parlementaires déclarent que cet enregistrement est illégal. Ils sont applaudis par la foule massée dans les salles et les escaliers. Au cours d'une séance au Parlement Brienne rappelle aux parlementaires les difficultés de la politique étrangère de la France le conseiller d'Espréménil à la tête de quelques excités crie de sa voix efféminé et " Il faut débourbonailler la France " Les édits sont refusés par 80 voix contre 40. Le 14 août 1787 le conseil casse l'arrêt d'accusation contre Calonne, celui ci se réfugie en Angleterre. Tous les membres du parlement reçoivent une lettre de cachet : ils sont exilés à Troyes. Aussitôt paris s'agite, il n'ignore pas que depuis la mort de Vergennes la reine prend part activement au gouvernement, et qu'elle est l'instigatrice de l'exil des pères de la patrie. Le lieutenant de police conseille à la reine de ne plus se montrer à Paris. Toutes les chambres de province demandent au roi le rappel des exilés. Après plusieurs compromis, abandon des deux édits fiscaux par le roi, et le rétablissement de l'impôt des 2/20° par le Parlement, c'est le retour triomphale du Paris à Paris. On brûle en effigie Calonne, Breteuil et la duchesse de Polignac, on amène un mannequin représentant la reine. Le Parlement soutenu par le peuple est prêt à recommencer la lutte. Le 1er octobre 1787 Brienne décide de diminuer la pension des courtisans, ceci n'apportera de l'argent que l'année suivante. Il lance un emprunt de 12 millions, les magistrats s'opposent à l'emprunt. Le Parlement étant en vacances, c'est la chambre des vacations qui interdit au trésorier de la ville de payer la somme. Ceci permet à Brienne de s'imaginer la réaction du Parlement devant les emprunts que voulait effectuer le gouvernement. Il ne lui restait que deux solutions, la banqueroute ou un coup de force contre les magistrats. Il parvient à un compromis avec le Parlement celui ci voulant éviter la dissolution. Il accepte de voter une série d'emprunts échelonnés sur 2 ou 3 ans, le roi s'engageant à réunir les états généraux à ce terme. Le 19 octobre 1787 le roi se rend au Parlement pour y faire enregistrer l'édit autorisant 420 millions d'emprunts successifs, le ton monte, un vieux conseiller janséniste déclare. Les besoins de l'état vous forceront, sire, à réunir les états généraux d'ici 1789... oui ils vous y forcerons. Invité par Lamoignon, le roi se lève en disant "J'ordonne que l'édit soit transcrit sur les registres de mon parlement pour y être exécuté suivant sa forme et sa teneur" il omet, volontairement, pour ménager les magistrats, d'ajouter "de mon exprès commandement" Le tumulte monte on entend pour la première fois les mots (pouvoir arbitraire) despotisme. Dans le brouhaha on entend le jeune duc d'Orléans, le futur Philippe Égalité dire calmement "Si le roi tient une séance au Parlement les voix doivent être recueillies et comptées; s'il s'agit d'un lit de justice, il nous impose silence, cet enregistrement est illégal " Ces paroles font balbutier le roi "Si c'est légal ! c'est légal parce que je le veux" La reine poussera le roi à prendre les mesures suivantes, la quasi suppression de Parlements, le renvoi en son château de Villers Cotterets, du duc d'Orléans et l'arrestation de d'Espréménil et de Monsabert. Les magistrats écriront au roi l'assurant que "De tels moyens ne sont pas dans son c½ur, de tels exemples ne sont pas dans ses principes, ils viennent d'une autre source". La reine était clairement désignée. Tous les Parlements de France prennent la défense du duc d'Orléans. Le 4 janvier 1788 le Parlement vote un réquisitoire contre les lettres de cachet. Le duc d'Orléans est autorisé à regagner Paris. Le 1er mai 1788 abolition de la question préalable (torture infligée aux condamnés à mort pour leur faire avouer le nom de leur complices). Le 3 mai 1788 d'Espréménil est mis au courant des intentions de Brienne et dénonce le coup d'état. Le parlement se déclare gardien des lois, c'est la négation du pouvoir absolu. Le 5 mai 1788 le roi donne l'ordre d'arrêter d'Espéménil et Monsabert, il casse l'arrêt du Parlement. Les deux conseillers parviennent à s'échapper et se réfugient dans l'enceinte du Parlement. Celui ci déclare prendre les deux conseillers sous sa protection. Les magistrats font porter un texte incendiaire à Versailles et décident de rester en séance jusqu'au retour des délégués " les trente heures " du 5 au 6 mai 1788. Les délégués reviendront le 6 au matin sans avoir été reçus par le roi. C'est à onze heures , et après que le marquis d'Agoust ai investi le Palais que les conseillers se rendent. Le premier est enfermé à Sainte-marguerite le second à Pierre-Encise à Lyon. Le 8 mai 1788 le roi réunit un lit de justice il y présente 6 édits de réforme judiciaire et politique. La cour plénière, ancienne curia régis est rétablie. Elle sera présidée par le roi et chargée d'enregistrer les lois communes à tout le royaume. On enlevait au Parlement le contrôle législatif et fiscal. Enfin le Parlement serait mis en vacances. Devant ces édits la réaction du Parlement est très violente. Des pamphlets sont lancés pour provoquer un soulèvement populaire, les Parlements organisent l'agitation dans toutes les provinces faisant circuler de faux bruits. L'orage gronde, et on peut lire sur les murs du Palais "Parlement à vendre, ministres à pendre, couronne à louer", et au frontispice de la loge de la reine au théâtre des Italiens on met cet écriteau "tremblez tyrans, votre règne va finir" A Toulouse, en Bretagne, en Dauphiné, à Grenoble on se soulève et on manifeste devant l'hôtel de ville. C'est la fin, le roi n'a plus de prestige, la reine est de plus en plus haïe. Le 8 août 1788 par un édit de Brienne suspend la cour plénière et convoque les états généraux pour le 1er mai 1789. La royauté avoue son impuissance et appelle la nation à l'aide . De ce fait elle déclenche la redoutable machine qui va tout broyer sur son passage.
Le peuple dans la rue
Le 16 août 1788. En attendant la réunion des états, le gouvernement vit d'expédients, puise dans les fonds de secours aux sinistrés, dans la caisse des invalides, et dans les sommes destinées aux paysans victimes de la grêle !.....Le 16 août 1788, on décide que les paiements de l'état seront suspendus pour 6 semaines et s'effectueront moitié en espèces, moitié en billets d'état dépréciés C'est la banqueroute. Le 25 août 1788 on conseille au roi d'abandonner Brienne personne n'ayant plus confiance en lui ni en ses promesses. En compensation il reçoit le chapeau de cardinal pour la perte de son portefeuille. Brienne est regretté du roi et de la reine mais pas des Parisiens. Le 26 août 1788 Necker est nommé directeur général des finances, il compte pour gouverner sur son immense popularité : "Voici bien des années que je n'ai pas eu un instant de bonheur lui dit le roi en l'accueillant. Et Necker de répondre "Encore un peu de temps, Sire, et vous ne me parlerez plus ainsi" Mirabeau ironise et s'exclame "Voici enfin Mr Necker roi de France" Ce même jour, la reine écrit à Mercy-Argenteau : "Je tremble de ce que c'est moi qui l'ai fais revenir. Mon sort est de porter malheur, et si des machinations infernales le font encore manquer ou qu'il fasse reculer l'autorité du roi, on m'en détestera d'avantage" 27 & 28 août 1788 des heurts sanglants opposent les émeutiers aux gardes françaises et suisses. On pille, on incendie, on tue. Une fois l'émeute passée on ramasse les corps pour les soigner ou les enterrer. Ce sont pour la plupart non des ouvriers, mais des artisans, boutiquiers, compagnon apprentis, bref, les futurs acteurs des grandes journées révolutionnaires et les sans-culottes, de l'an II. Le 31 août 1788 le maréchal de Biron permet aux gardes de rendre coup pour coup, en 24heures le calme est rétabli. Fin août le trésor est presque vide. Les gens défilent aux guichets des banques on ne sait comment les rembourser Necker prête au roi 2 millions sur sa fortune personnelle et heureusement trouve quelques autres millions à emprunter, ce qui permettra d'attendre les états généraux. La confiance revient. Mais il aurait fallu que Necker fasse de grandes réformes. Le 3 septembre 1788 Necker qui n'aime pas les parlements, fait repousser à la séance du conseil , le maintien intégral des édits du 8mai. On les modifie quelque peu. Les grands bailliages diminuent mais les parlements ont encore le droit d'enregistrer les édits jusqu'aux états généraux. Le roi annoncerait ces modifications dans un lit de justice. Mais les parlementaires continuent à refuser les édits même modifiés. Et le gouvernement cède. Lamoignon abandonne les sceaux contre d'importantes compensations, au profit de Barentin, célèbre pour sa bêtise. Les magistrats exilés ou emprisonnés à cause des édits de mai sont amnistiés et le projet d'un lit de justice abandonné. Du 16 au 28 septembre 1788 après le départ de Lamoignon les émeutes redoublent de violence autour de la basoche, se groupent cette fois des mendiants, des sans-travail, des gens sans aveu, qui brûlent en effigie le garde des sceaux. Le guet, attaqué à coup de pierres se défend contre les émeutiers à coups de sabre. Le 23 septembre 1788 c'est une nouvelle et très grave capitulation de la monarchie. Sous l'influence de Necker, Louis XVI lance une déclaration rétablissant les parlements dans leurs prérogatives. Necker croit que les états généraux pourront résoudre tous les problèmes, en votant de nouveaux impôts et des emprunts, ce qui fait dire à Camille Desmoulins "Bienheureux déficit, tu es devenu le Trésor de la nation !" Le 24 septembre 1788 les parlementaires émettent le v½u suivant : un même nombre de députés pour chacun des trois ordres, selon la forme ancienne. Le parlement menace les émeutiers de poursuites criminelles. Mais pour ménager sa popularité, il ordonne également une enquête sur les excès de la police. L'automne est pluvieux et les semailles et récoltes pour 1789 sont compromises. En octobre les cloches sonnent , les canons tonnent dans toute la France :les Parlements de province font leur rentrée triomphale "sous une pluie de Fleurs". Le 6 novembre 1788 à Versailles s'ouvre la seconde assemblée des notables. Déception pour Necker, mais contentement de l'opinion publique : les représentants versaillais refusent la double représentation du Tiers et demandent le droit de vote pour les laquais et les domestiques(c'est une façon d'opposer aux classes dites éclairées une masse qui leur obéirait avec passivité)En décembre le gouvernement de plus en plus acculé, se trouve dans l'obligation de faire de grandes économies et le comte de La Luzerne lui présente de très grosses réductions sur le budget de la marine. Suite à une demande de d'Espréménil le parlement de Paris, demande au roi l'égalité devant l'impôt, la périodicité des états et condescend à laisser le pouvoir royal libre de décider de la représentation du tiers état. Le roi prend très mal la chose. Les privilégiés se croient trahis, les nationaux rient de cette déclaration, si bien que la parlement revient à sa position de réaction. Les magistrats interdisent les pétitions du Tiers, mais les patriotes brûlent sans vergogne les arrêts du Parlement, le rôle de ce dernier semble terminé. Les états du Dauphiné se réunissent le 10 décembre 1788 à Romans, près de Grenoble ou la journée des tuiles a laissé une certaine agitation. Ils choisissent leurs députés pour les états généraux, et se prononcent pour le doublement du Tiers, la délibération en commun et le vote par tête. Toute la France se rallie à ce vote. Dans toute la France circulent des pétitions pour le doublement du Tiers l'agitation tourne au désordre et des gentilshommes sont tués ou blessés par des étudiants. Les représentants des privilégiés clôturent leur assemblée le 12 décembre 1788, le comte d'Artois, le prince de Condé et le duc de Bourbon remettent un manifeste au roi dans lequel ils demandent la défense des droits des deux premiers ordres 1er Janvier 1789, le peuple apprend qu'il aura autant de députés que les deux autres ordres réunis ; de nombreux témoignages de reconnaissance parviennent au roi , baptisé père du peuple, restaurateur de la liberté française, tandis que Necker est comparé Sully et à Colbert. En ce début 1789 l'hiver est terrible il fait très froid la Seine est gelée jusqu'au Havre. La misère est atroce et le duc d'Orléans ouvre largement sa bourse, il n'hésite pas à payer 1000livres de pain par jour. Le protecteur du peuple ( c'est ainsi qu'on le nomme ) est acclamé dès que l'on aperçoit son carrosse. Sa générosité est considérée à Versailles comme "une charité de factieux" La dette publique a triplé pendant les 15ans de règne de Louis XVI le roi très chrétien ne calcule pas ses dépenses sur ses recettes , mais l'inverse. Mallet du Pan, écrit "Le débat public a changé de face. Il ne s'agit plus que très secondairement du roi, du despotisme et de la constitution ; c'est une guerre entre le Tiers état et les deux autres ordres. "Le 24 janvier 1789 voit la publication des lettres royales réglementant la convocation des états généraux. Suite à ceci partout on procède aux élections. Certains grands personnages tels le cardinal de Rohan ou le prévôt de Paris veulent une nomination de plein droit sans élection. Le gouvernement refuse et demande que les élections soient entièrement libres. Les élections se déroulèrent dans le calme. L'ardeur à voter n'est la même partout en effet à Paris 1700 votants sur 50000 électeurs par contre la Bretagne vote à 100%. La campagne électorale coïncidait avec une très grave crise économique. Le traité de commerce signé avec l'Angleterre en 1786 en abaissant les droits de douane, avait livré passage aux produits anglais. Ceci eut pour effet une augmentation du chômage, 12000 à Abbeville, 20000 à Lyon etc....petit à petit la crise s'aggrava malgré les efforts de Necker. Pour faire opposition à la triple alliance Prusse, Angleterre, Hollande, la tsarine propose le 27 janvier 1789 une quadruple alliance réunissant l'Autriche, la Russie, l'Espagne et la France. Cette dernière préoccupée par ses problèmes financiers ne prend aucun engagement. En mars dans toute le France des émeutes éclatent à cause du prix trop élevé du pain, on attaque les hôtels de ville, les maisons des notables, les magasins de blé. Une échauffourée sanglante éclate en avril c'est comme un coup de foudre, elle fait 200 morts et 300 blessés l'origine en est la misère des ouvriers au chômage. Suite à une déclaration du marchand Réveillon "Les ouvriers peuvent bien vivre avec 15 sous par jour" ceux-ci répondent "Il faut tout brûler" L'intervention des gardes interrompt la fête. Des ouvriers incarcérés après cet échauffourée sont trouvés porteurs d'écus d'or !! Qui est responsable ? Le duc d'Orléans ? les Jacobins ? l'Angleterre ? ou la cour ? nous n'avons pas de preuves. Suite à tout ce désordre le marquis de Ferrières écrivait "Tandis que l'on s'égorge à Paris, à Versailles on se préoccupait de régler le costume des députés, à préparer un spectacle qui pût combler l'oisiveté des femmes de la cour, et frapper d'étonnement et d'admiration les habitants affamés de Paris" C'est le 4 mai 1789 que 1200 députés venus de tous les coins de France assistent à la première réunion des états généraux. La révolution commence par une procession où figurent les derniers rois de France Louis XVI, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe depuis peu duc de Chartres, et le jeune duc d'Angoulême qui aurait du être le futur Louis XIX. Le duc d'Orléans, qui enverra Louis XVI à l'échafaud et dont le fils détrônera d'un seul coup Charles X, Louis XIX, et Henri V, marche avec les députés de la noblesse. Il est le héros du jour. En l'église Saint-Louis, monseigneur de la Fare, évêque de Nancy, ose dire en chair: : "Sire, le peuple sur lequel vous régnez a donné des preuves non équivoques de sa patience. C'est un peuple martyre à qui la vie semble n'avoir été laissé que pour le faire souffrir plus longtemps"Puis l'évêque attaque le luxe de la cour et les yeux se tournent vers la reine "C'est sous le nom d'un bon roi, d'un monarque juste, sensible, que ces misérables exacteurs exercent leurs barbaries" En rentrant au château la reine en proie à une crise de nerfs en brise ses bracelets de diamants. C'est le 5 mai 1789 qu'a lieu l'ouverture solennelle des états généraux. Ceux-ci sont étonnés d'apprendre que " ce n'est pas à la nécessité absolue d'un secours d'argent "Qu'ils doivent d'être rassemblés en états généraux par sa Majesté." D'après Necker le déficit régulier n'est que de 56 millions ! Les députés se regardent stupéfaits. Ce même soir un député du Tiers écrira "La bataille est engagée" Il voulait dire par là non la bataille contre le roi, mais avec le roi pour sauver le royaume. Le 6 mai 1789 le clergé et la noblesse tiennent séance séparément, les députés du Tiers siègent dans la grande salle des Menus Plaisirs et prennent le nom de "députés des communes". Ils décident d'attendre que le clergé et la noblesse se joignent à eux. Voyant cela, les députés du clergé proposent que les 3 ordres nomment des commissaires qui conféreront ensemble. Le tiers état accepte. Le 23 mai 1789 ouverture des conférences réunissant les commissaires des trois ordres. La noblesse veut maintenir la séparation. Les conférences sont de pure forme et traînent en longueur, la noblesse temporise en évitant d'attaquer les sujets de front. Le 4 juin 1789 mort du premier dauphin à Meudon. La révolte monte. Paris commence à manquer de vivres. Beaucoup de boulangers sont sur le point de fermer boutique. L'abbé Sieyès propose au Tiers d'abandonner les essais de conciliation avec les deux autres ordres, et d'envoyer une sommation aux deux ordres privilégiés, afin de se réunir pour opérer en commun la vérification des pouvoirs. S'ils s'abstenaient la vérification se ferait sans eux.. Le 12 juin 1789 la vérification des pouvoirs commence par un appel nominal les députés se présentent au bureau ceux du clergé et de la noblesse s'abstiennent. Le 13 juin 1789, 3 députés du clergé se joignent au Tiers. Le 14 juin 1789, 6 députés du clergé dont l'abbé Grégoire rejoignent le Tiers. Le 15 juin 1789 seize de plus. Le 16 juin 1789, le Tiers se constitue en assemblée générale. Le 17 juin 1789, Sieyès dénie aux deux ordres qui ont refusés de se joindre à eux, le droit de légiférer, et déclare que le roi n'a plus le droit d'intervenir ni d'opposer un veto. L'absolutisme est fortement entamé. Il propose le titre d'Assemblée nationale et invite les députés des deux autres ordres à se joindre à eux.. La proposition est votée par 491 contre 89. Premier acte de la nouvelle assemblée : elle déclare être seule habilitée à voter des impôts elle se substitue au roi. Louis XVI poussé par la reine et les princes, décide qu'une séance royale aura lieu le 22 juin 1789, dans la salle des Menus-plaisirs. Sous prétexte de préparatifs, la salle pourrait être fermée jusqu'à cette date. Le 19 juin 1789, conseil à Marly, Necker propose l'égalité fiscale, l'accès de tous aux charges publiques et le vote par tête (dans certains cas). Il laisse aux deux ordres privilégiés le soin de discuter de leurs privilèges. Le 20 juin 1789, les députés trouvant la salle des Menus-plaisirs fermée, cherchent un nouveau lieu de séance. Ils se rendent à la salle du jeu de Paume, sur la proposition du docteur Guillotin. L'assemblée affirme son droit de délibérer partout où les circonstances l'exigeront jusqu'à ce que la constitution du royaume soit établie. Les députés du Tiers s'engagent à ne pas se séparer sans avoir rédiger une constitution. Le 21 juin 1789, Louis XVI décide que les trois ordres délibéreront séparément ; il n'a pas convoqué une assemblée nationale mais les états généraux. Séance royale le 23 juin 1789, dans la salle des Menus-plaisirs. Les membres de la noblesse et du clergé sont introduits par la grande porte, tandis que les députés du Tiers pataugent dans la boue ( il pleut à verse ) en attendant de rentrer dans la salle par une porte dérobée. On remarque l'absence de Necker. Louis XVI entouré de sa femme et des princes se conduit en despote il déclare nuls les arrêtés du 17 et 20 juin 1789, les dîmes et les droits seigneuriaux seront maintenus. Puis il conclut: " Si, par une fatalité loin de ma pensée, vous m'abandonniez dans une aussi belle entreprise, seul je ferai le bien du peuple, seul je me considérerais comme son véritable représentant " Autrement dit, je n'hésiterais pas à dissoudre les états généraux. Puis Louis XVI ordonne aux trois ordres de se séparer et d'Aller délibérer dans leurs chambres respectives, presque personne ne bouge. Le marquis de Dreux-Brézé vient faire respecter les ordres du roi, Bailly lui répliqua : "La Nation assemblée ne peut recevoir d'ordre" Et Mirabeau ajouta cette phrase devenue célèbre " Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes ". Le 24 juin 1789, la majorité du clergé rejoint le Tiers et le vote par tête est décidé. Le 25 juin 1789, c'est au tour de 46 députés de la noblesse, dont le duc d'Orléans de se joindre au Tiers. Le 27 juin 1789, Louis XVI ordonne aux présidents de la noblesse et du clergé de rejoindre le Tiers. L'assemblée accueille avec joie les derniers arrivants. Début juillet le roi accepte l'idée d'un coup d'état, mais pour résister et dissoudre l'assemblée il lui faut appeler des troupes sûres. Le régiment suisse quitte Soissons, celui de Castellane quitte Metz et les hussards de Lauzun partent de Verdun et tous prennent la route de Paris. Six régiments dont cantonnés dans Paris et autour ce qui fait 30 hommes. Le 8 juillet 1789, Mirabeau à l'assemblée nationale dénonce les " préparatifs de guerre de la cour". L'assemblée prie respectueusement le roi d'éloigner les troupes de Paris. Louis XVI répondra "Les troupes ne sont destinées qu'à réprimer, ou plutôt prévenir de nouveaux désordres, à maintenir le bon ordre et l'exercice des lois, à assurer et à protéger la liberté qui régnait dans les délibérations des états généraux" Le 11 juillet 1789, Louis XVI préside le conseil des dépêches afin d'éviter de devoir prendre la parole il fait semblant de dormir. A la sortie du conseil il fait remettre à Necker ( absent au conseil ) une lettre lui ordonnant de quitter le royaume. Au premier bruit de départ de Necker, Paris fut consterné, les brigands armés se déchaînèrent dans les rues. Le 12 juillet 1789, la foule dense écoute Camille Desmoulins qui appelle aux armes en brandissant un pistolet "Citoyens, vous savez que la nation avait demandé que Necker lui soit conservé, on l'a chassé ! Peut-on vous braver plus insolemment ? Aux armes ! Aux armes ! Les manifestants ont envahi les Tuileries Besenval ordonne que Lambesc fasse mettre sabre au clair et qu'il charge pour libérer les Tuileries. Il n'y parvient pas et se replie sur la place Louis XV et demande des renforts. Les gardes françaises pactisent avec le peuple tandis que les dragons essuient un feu nourri. Paris sent la poudre. Paris est livré à l'anarchie. On pille les armureries on incendie on crée une milice bourgeoise de 48000 hommes. Le tocsin sonne, Paris veut se défendre mais il faut des armes , des armes il y en a à l'hôtel de ville et on y court. Il n'y a que 360 fusils mais il y en a d'autres aux Invalides et à l'Arsenal.
La prise de la Bastille
L'aube du 14 juillet 1789, se lève. Un fourrier des gardes françaises nommé Labarthe crie "Il y a des armes à la Bastille "Une immense clameur répond "A la Bastille ! A la Bastille ! "Un millier d'individus des Parisiens et gardes mutinés prennent le chemin du faubourg Saint-Antoine. Ils sont certains d'y trouver des armes. En effet 30000 fusils y ont été déposés. "La Bastille était haïe" dit Michelet. Symbolisait-elle le pouvoir arbitraire aux du peuple ? Louis XVI n'ayant envoyé, en moyenne, que 19 prisonniers par an. Parmi eux on trouvait des fous, des faussaires incarcérés par protection, ou des détenus enfermés sur demande de leur famille. Les prisonniers recevaient des visites, y apportaient leurs meubles et le roi les habillait et les nourrissait royalement. Seul Latude se plaindra que les poulardes de la Bastille n'étaient point copieusement lardées et exigera des robes de chambre doublées de fourrure. On s'était hâté de le satisfaire. Parmi tous ceux qui remontent le faubourg Saint-Antoine aucun ne pense qu'il va prendre la Bastille. Ils ne pensent qu'au magasin d'armes et aux canons. Le gouverneur Jordan de Launay n'est pas inquiet, il y a à la Bastille de quoi soutenir un siège 30000 livres de poudre, 250 barils puis Paris n'est-il pas gorgé de troupes qui viendront à son secours ? et puis le peuple ne commettra pas la folie d'attaquer une forteresse imprenable. Mais peu à peu , la forteresse est encerclée. Deux gardes françaises montent sur le toit pour parvenir au pont-levis remonté sur ordre de Launay. Sous les yeux des soldats suisses qui les laissent faire, à coups de hache, les deux hommes brisent les chaînes. Le pont s'écroule avec fracas et la foule se rue. Launay voyant les Parisiens armés déferler dans la cour donne l'ordre de tirer. L'émeute s'arrête et reflue en désordre, on se penche sur les mourants, on emporte les blessés puis un cri monte "Trahison" Et la nouvelle se répand comme une traînée de poudre "La Bastille assassine les Parisiens "Le siège reprend vers 16 heures des gardes françaises qui sont venus rejoindre les émeutiers tirent contre les murailles mais sans succès. Deux canons sont alors mis en batterie face au deuxième pont-levis qui commande l'entrée de la forteresse. Launay riposte par une salve de mitraille, les gardes suisses veulent se rendent Launay veut faire sauter la forteresse mais on l'en empêche, le gouverneur capitule. Le lieutenant de Flue qui arrive à se faire entendre demande "La garnison aura-t-elle les honneurs de la guerre ? "on lui crie "Non ! Non !" Launay écrit alors ce billet : " Nous avons 30000 livres de poudre ; nous ferons sauter le quartier et la garnison si vous n'acceptez pas la capitulation. Le 14 juillet 1789 le billet est remis aux représentants des assaillants les officiers Hulin et Élie. Ils donnent leur parole qu'il ne sera fait aucun mal aux défenseurs. On ouvrit le portail et on abaissa le pont-levis. Ce fut une ruée des assaillants suivie d'un massacre. Les officiers sont tués, les gardes suisses sont pendus, Launay est traîné jusqu'à l'hôtel de ville, il sera massacré en chemin. On va assassiner Flesselles le prévôt des marchands. On promène à travers la ville des têtes coupées, et des paquets d'entrailles sanglantes. Rivarol dira "C'est à quoi se réduit cette prise de la Bastille tant célébrée par la populace parisienne. Peu de risques, beaucoup d'atrocités de leur part, et une lourde imprévoyance de la part de Mr de Launay ; voilà tout : ce ne fut en un mot, qu'une prise de possession "Que devenaient pendant ce temps les victimes du despotisme, les prisonniers de la garnison ? On découvrit 7 prisonniers Et à Versailles le roi s'était couché après avoir écrit dans carnet "le 14 rien" Cependant cet après-midi du 14 sur demande de l'assemblée il avait accepté le retrait des troupes massaient au Champ de mars, ceci pour calmer Paris. Les députés lui avaient aussi annoncé que la ville marchait sur la Bastille, Eh bien elle se défendra, Mr de Launay n'a-t-il pas des canons avait-il répondu. Puis le roi s'endort paisiblement. Il est réveillé en sursaut par le grand-maître de sa garde-robe, le duc de la Rochefoucauld-Liancourt. Sire la Bastille est prise. Prise ? demande Louis XVI mal réveillé. Oui, Sire, par le peuple, le gouverneur a été assassiné, on porte sa tête sur pique par toute la ville. Mais c'est une révolte Non, Sire c'est une révolution !
La Bastille est a nous et maintenant
C'est au Parlement, le 15 juillet 1789, que le roi fait part aux députés de retirer ses troupes et il déclare "C'est moi qui ne suis qu'un avec la nation, c'est moi qui me fie à vous"C'est la joie au Parlement, Bailly demande au roi la permission pour l'assemblée de correspondre avec lui sans intermédiaire. Le roi accepte. Louis XVI regagne lentement le château à pied, les députés l'accompagnent en se tenant la main. La foule crie "vive le roi" et réclame le roi, la reine et le dauphin au balcon. Les Parisiens acclament les députés et nomment Bailly maire de Paris et Lafayette commandant général de la milice parisienne. Mais malgré tout cela les prix du blé et du pain grimpent, les vivres manquent. Le roi doit rappeler Necker. Les juillet sur ordre du roi les grandes familles de la cour quittent la France. Le 17 juillet 1789, 'assemblée demande au roi d'aller rendre visite à sa bonne ville. Louis XVI accepte, mais avant de partir il nomme le comte de Provence, lieutenant général du royaume. A son arrivée devant l'hôtel de ville Bailly présente au roi une cocarde, le roi la prend et la met à son chapeau, monte les escaliers et va s'asseoir sur le trône installé dans la grande salle, puis il déclare "La meilleure manière de me prouver votre attachement est de rétablir la tranquillité" puis s'adressant à la foule "Vous pouvez toujours compter sur mon amour !" Il parut à la fenêtre, les acclamations fusèrent. Puis on verra l'ancien régime s'effondrer petit à petit. En effet, les villes veulent redevenir communes et s'administrer seules. A Paris la foule pend sur la place de l'hôtel de ville Foulon adjoint au ministère de la guerre, son gendre Berthier, intendant de Paris est massacré et son c½ur jeté sur le bureau de l'hôtel de ville. A l'assemblée cette nuit du 4 août le vicomte de Noailles propose l'égalité de tous devant l'impôt, l'abolition des droits féodaux, la suppression des corvées et des servitudes. Le 10 août 1789, le roi demeure encore associé à l'½uvre de l'assemblée. les troupes devront prêter serment au roi et à l'assemblée, le roi perd son pouvoir absolu sur l'armée. Le 26 août 1789, vote de la
Déclaration des droits de l'homme
Décrétés par l'Assemblée Nationale dans les séances des 20, 21, 23, 24, 26 août 1789 et acceptés par le roi. Préambule Les représentants du peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés : afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tourneront toujours au maintient de la constitution et du bonheur de tous. En conséquence l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'être suprême les droits suivants de l'homme et du citoyen Article 1er : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune Article 2 : Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme ; ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression Article 3 : Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation, nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. Article 4 : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits; ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. Article 5 : La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas. Article 6 : La loi est l'expression de la volonté générale, tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation, elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents. Article 7 : Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la loi, et selon les formes qu'elle a prescrites, ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter les ordres arbitraires, doivent être punis; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi, doit obéir à l'instant, il se rend coupable par la résistance. Article 8 : La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée. Article 9 : Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimé par la loi.. Article 10 : Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. Article 11 : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. Article 12 La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique : cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée. Article 13 : Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre les citoyens en raison de leurs facultés. Article 14 : Les citoyens ont le droit de constater par eux même ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminera quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée. Article 15 : La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. Article 16 : Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée , n'a point de constitution. Article 17 : Les propriétés étant droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité. De août à septembre 1789, querelles à l'assemblée entre les représentants de la monarchie et ceux de Sieyès sur l'accord au roi du droit de veto absolu Sieyès étant contre. Il est finalement accordé au roi un droit de veto suspensif, mais le droit de dissolution lui est refusé. Craignant une émeute le roi fait venir à Versailles le régiment de Flandre. Paris est en effervescence et la commune s'inquiète. Les journaux réclament le roi et la reine à Paris. Le comité qui prépare la constitution accorde le droit de vote à ceux qui paient l'impôt direct sur le revenu, les autres n'ont pas le droit de voter.. Robespierre s'insurge violemment contre ce projet et demande le suffrage universel. L'assemblée vote le projet du comité. En octobre les officiers de la garnison de Versailles offrent un banquet à leurs camarades du régiment de Flandre, alors qu'à Paris on manque de Pain ! Les réactions sont très violentes et de nombreuses femmes parlent d'aller réclamer du pain au roi. Les districts se réunissent. Celui des cordeliers, présidé par Danton, réclame le port de la cocarde et l'arrestation pour ceux qui refuseraient de la porter. On a pu entendre ce jour du 4 octobre 1789, "Mort à la reine !" Toute la nuit du jour suivant le tocsin sonne, peu à peu les femmes s'amassent et crient "A Versailles!A Versailles !" Elles arrivent devant l'hôtel des Menus-plaisirs ou siège l'assemblée, une délégation reçoit l'autorisation d'entrer dans la salle des séances. Le peuple a faim, il manque de pain disent-elles. Au sein de cette assemblée se trouve des ennemis du peuple qui sont la cause de la famine. En effet ils donnent aux meuniers de l'argent ou des billets de caisse afin qu'ils ne fassent pas de farine. Après avoir tenu conseil chez la reine le roi accepte de recevoir quelques femmes à qui il remet un billet qui sera lu à la tribune. "Je suis sensiblement touché de l'insuffisance de l'approvisionnement de Paris. Je continuerai à seconder le zèle et les efforts de la municipalité par tous les moyens et toutes les ressources qui sont en mon pouvoir et j'ai donné l'ordre le plus positif pour la circulation libre des grains sur toutes les routes et le transport de ceux qui sont destinés à ma bonne ville de Paris"A ce même moment La Fayette à la tête de trente mille hommes prend la route de Versailles. Le roi refuse de se replier sur Rambouillet. La Fayette se présente au roi qui se rallie à lui. A six heures du matin le peuple envahit le château. La reine entendant les clameurs "Tue Tue , A mort ! il nous faut le c½ur de la reine" se réfugie chez le roi. Les gardes françaises chargent et dégagent le château. Mais dans la cour un crie revient sans cesse "Vive le duc d'Orléans" Le futur Égalité arrivera dans la cour quand tout sera fini. Pour le peuple, la famille royale et de nombreux historiens c'est lui qui a tout organisé. La reine paraît au balcon, et sa crânerie désarme ceux qui la tenait en joue avec un fusil. Plusieurs fois le roi fait son apparition au balcon, il est accompagné de la Fayette. Il déclare " Mes amis, j'irai à Paris avec ma femme et mes enfants; c'est à l'amour de mes bons et fidèles sujets que je confie ce que j'ai de plus précieux" Acclamation de la foule. Dans l'après-midi la famille royale quitte Versailles pour toujours, le carrosse entouré de femmes qui crient en dansant "nous ramenons le boulanger, la boulangère et le petit mitron ils nous donneront du pain ou ils verront !"Bailly maire de Paris accueille le roi en disant "Quel beau jour, Sire, que celui où les Parisiens vont posséder votre Majesté et sa famille "En se couchant ce soir là les Parisiens pensèrent que c'était le fin de la révolution. Le duc d'Orléans soupçonné d'avoir participé à l'émeute de Versailles part pour l'Angleterre. Mirabeau dira "Il est lâche comme un laquais, il ne mérite pas la peine qu'on s'est donnée pour lui, qu'on ne me parle plus de lui " La fuite du duc d'Orléans le fait descendre de son piédestal où l'avait hissé le peuple. Dans un mémoire Mirabeau propose que le roi se retire à Rouen de là il veillerait au ravitaillement de Paris, et deviendrait le chef modérateur de la révolution. Le roi a-t-il eu connaissance de ce mémoire ? En novembre l'assemblée met à la disposition de la nation les 149 millions de dettes du clergé, ainsi que les dettes de l'ordre de Malte et de plusieurs congrégations religieuses. Tous ces biens seront vendus, mais les pauvres n'en verront pas la couleur, seuls les bourgeois et les gros laboureurs en bénéficieront. L'assemblée décrète que la France sera divisée en 75 ou 85 départements. Le vote qui a lieu le 15 janvier 1790 divise la France en 83 départements. En février le roi se rend à l'assemblée pour demander l'union et que l'on apaise les émeutes qui éclatent sans cesse en province. Les députés crient "vive le roi" et prêtent serment d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi. Tous les fonctionnaires suivront. Le vicomte de Mirabeau sort de l'assemblée furieux en brisant son épée et dit "Quand un roi brise son sceptre , son serviteur peut briser son épée" Le 13 février 1790, voit la suppression des ordres religieux. Le roi et la reine en dépit de leur convictions et face à la puissance de l'assemblée décident de recevoir Mirabeau. Ce dernier propose au roi un plan qui permettrait à Louis XVI de garder l'exécutif mais dans le même temps Mirabeau demandait la permission de continuer sa lutte contre les privilèges. En mars l'assemblée vote la suppression des droits seigneuriaux. Après de débats très houleux Mirabeau obtient que le roi garde ses pouvoirs exécutifs. En mai 1790, on dépose à l'assemblée un projet de constitution civile pour le clergé. Avignon demande son rattachement à la France. Le roi et la reine reçoivent Mirabeau à Saint-Cloud, celui ci s'adressant à la reine lui dit Madame la monarchie est sauvée" Et il écrira à Lamarck "Rien ne m'arrêtera je périrai plutôt que de manquer à mes promesses" Le duc d'Orléans revient de Londres se présente aux Tuileries, toute l'assemblée des courtisans s'efface sur son passage, en se présentant au roi celui ci lui dit en lui tournant le dos "Venez Monsieur vous apprendrez à être bon Français" Puis ce fut la fête de la fédération, ce 14 juillet 1790 quatre cent mille personne suivent la messe célébrée par Talleyrand. En août le roi pressé par l'assemblée accepte le renvoi de Necker qui n'est plus soutenu par personne. En novembre 1790, Robespierre demande à l'assemblée le rattachement d'Avignon à la France, la polémique s'engage, Mirabeau fait suspendre la séance. En janvier 1791 on fixe le prix du pain à huit sous, la moitié moins qu'en 1789. Personne n'ignore plus les projets de fuite de la famille royale et l'assemblée décrète que dans ce cas le roi serait déchu. Le 2 avril 1791, Mirabeau usé par le travail meurt à 42 ans, la cour perd son plus précieux conseiller. La France le pleure et prend le deuil. Danton et Barnave prononce son éloge funèbre. Le 18 avril 1791, le roi la reine, Madame Royale, Madame Élisabeth et le dauphin montent dans leurs carrosses, à peine ont-ils quitté les Tuileries que des hommes se saisissent des guides. La Fayette et Bailly ordonnent aux gardes Nationaux d'ouvrir le passage, mais ils ne bougent pas. Durant deux heures la famille royale est assiégée. Puis la porte s'ouvre Louis XVI en descend, et posément dit "on ne veut donc pas que je sorte ? eh bien je vais rester" et le roi regagne le château. A la suite de cet incident la reine pousse le roi à partir pour Montmédy rejoindre les troupes de Bouillé. Fersen a carte blanche pour l'organisation de la fuite. Pendant ce temps la reine écrit à Mercy réfugié en Belgique "L'évènement qui vient de se produire nous confirme dans nos projets, notre position est affreuse ! il faut absolument la fuir dans le mois prochain. Le roi le désire encore plus que moi" Cette lettre fut écrite le 21 avril 1791. En juin l'assemblée vote le décret supprimant le compagnonnage. Interdiction aux ouvriers de s'assembler de faire la grève ou de quitter leur travail. Ils supportent très mal ces décisions surtout en cette époque de liberté, aussi se retrouveront-ils aux premiers rangs des journées révolutionnaires de 1792. Le 20 juin 1791, la famille royale part ce même soir pour Montmédy, il est une heure quarante la berline quitte la barrière St-martin avec deux heures de retard sur l'horaire décidé. A huit heures ils sont au relais de la Ferté sous Jouarre. A Paris "Alerte ! le roi est parti" La Fayette envoie des courriers dans toutes les directions pour arrêter le roi. La berline royale arrive à Montmirail. A midi la famille royale arrive à Fromentière. Un courrier envoyé par La Fayette par de Paris avec 10 heures de retard sur les fugitifs. A quatorze heures arrivée à Chaintrix, traversée de Chalons sans incident. La berline royale se présente à Pont Somme Vesle vers dix-huit heures, mais vu leur retard le détachement de hussards qui devait assurer le passage, s'est replié. A vingt heures la voiture s'arrête au relais de Sainte-Menehould, toujours à cause du retard les hussards ne sont pas monté en selle. Dès le départ du roi, l'agitation naît, les dragons qui s'apprêtaient à suivre le roi, sont désarmés. Le maître de poste saute à cheval à la poursuite de la voiture royale. A vingt trois heures Drouet le maître de poste dépasse la voiture à Varennes en Argonne. Les fugitifs cherchent en vain le relais prévu par Bouillé. Mais à vingt trois heures dix la voiture royale est arrêtée à Saint-Gengoult par les patriotes de Varennes. La famille royale prisonnière, est conduite à la maison du procureur. A huit heures sous bonne garde la voiture reprend le chemin inverse. Bouillé arrive trop tard à Varennes. L'assemblée de Paris sera prévenue à vingt deux heures de l'arrestation de la famille royale, et désigne trois députés de nuances politiques différentes pour aller à la rencontre du roi. Ce sont Barnave, Pétion et Latour Maubourg. Durant les quarante huit heures qui suivirent, tous les écrivaillons, journalistes, pamphlétaires haineux donnent du papier en pâture au peuple. Le parti républicain est né, Louis XVI est suspendu. En juillet les républicains réclament la déposition du roi, mais Barnave, Lameth et Dupont savent que s'il en est ainsi c'est la fin de la constituante et à la tribune Barnave déclare "Au moment où la nation est libre, où tous les Français sont égaux, vouloir d'avantage, c'est vouloir commencer à cesser d'être libres et devenir coupables "Le roi est maintenu, mais suspendu jusqu'au moment ou lui sera présenté la nouvelle constitution. De leur côté les Cordeliers déposent une pétition pour la destitution du roi et son jugement. La signature du traité de Sistowa avec la Turquie rend l'empereur d'Autriche Léopold libre d'intervenir pour sauver sa s½ur Marie-Antoinette. Mais Barnave et les constitutionnels, envoient à Vienne un courrier qui stipule leur volonté de rétablir Louis XVI dans ses fonctions. De ce fait l'empereur ne pense plus à intervenir. En septembre, suite à la condamnation du pape de la constitution civile du clergé, l'assemblée décrète l'annexion d'Avignon et du comtat. C'est le premier geste de la France révolutionnaire. La constitution entreprise en 1789 est enfin présentée au roi le 14 septembre 1791. Seule la couronne reste héréditaire. Les fonctions sont données aux citoyens selon leur mérite et leur talent. Les pouvoirs du roi sont limités mais plus importants que ceux que voulait lui laisser l'aile gauche. Cette constitution était le triomphe des " bourgeois ". En ce jour du 30 septembre 1791 dernière réunion de l'assemblée, le roi y assiste et il est acclamé par tous les députés debout et découverts la salle crie "Vive le roi" Le 1er octobre 1791, première réunion de l'assemblée législative, elle comporte 745 députés répartis comme suit 449 députés centristes, 136 députés de gauche et 160 députés de droite. Tout va dépendre des centristes. Le roi refuse de voter le décret exigeant le serment civique des prêtres réfractaires, et déclare "Je fais assez ce que tout le monde désire, pour qu'on fasse une fois ce que je veux" L'assemblée accepte, mais le peuple le surnomme Mr veto. Pour détourner l'esprit du public, le roi à l'assemblée qu'il va sommer l'électeur de Trèves de disperser les émigrés, espèrent bien que celui ci refuse, ce qui le conduirai à mener une petite guerre. Le parti Brissotin est pour, la future Montagne avec Robespierre est contre. Au club des jacobins les deux partis s'affrontent. Les Brissotins font voter une loi interdisant aux clubs de tenir séance dans l'enceinte de l'assemblée législative, et encouragent l'armement des citoyens. Le mouvement populaire qu'ils ont crée dans le but d'éliminer ceux qui ne voulaient pas la guerre, ne tarde pas à les effrayer. L'électeur de Trèves disperse les émigrés, il n'y a plus lieu de faire la guerre. Les jacobins se déclarent pour un conflit avec l'Autriche. Le roi enverra une sommation à l'empereur pour savoir s'il entend vivre en paix avec la France. Le 1er mars l'empereur Léopold meurt et son fils François II qui lui succède. Il est le neveu de la reine Marie-Antoinette, et il sera beaucoup plus belliqueux que son père. Les Brissotins deviennent de plus en plus puissants, Clavière est nommé aux finances tandis que Roland se trouve à l'intérieur et Dumouriez aux affaires étrangères. Le 25 mars 1792, à l'assemblée Dumouriez expose son plan : il attaque la Savoie et le pays de Liège. De son côté François II exige de la France le rétablissement des princes alsaciens dans leurs droits féodaux. La guerre parait inévitable. Le 20 avril 1792, le roi propose à l'assemblée de déclarer la guerre à l'Autriche. Rouget de Lisle écrit ce qui deviendra la Marseillaise. Échec des diplomates Girondins, l'Angleterre restera neutre, la France pas prête se retrouve seule face à l'Autriche et la Prusse coalisés. Le roi refuse de signer le décret sur la déportation des prêtres réfractaires. Mais il accepte la dissolution de sa garde personnelle. Il refuse la mise en place d'un camp de 20000 fédérés sous Paris. Suite à une lettre offensante de Roland Louis XVI renvoie ses ministres Girondins : Roland, Clavière, Servan et donne le ministère à Dumouriez qui lui demande de lever son veto, le roi refuse. Les Jacobins vont finir par accuser Dumouriez de trahison, le roi persistant Dumouriez donne sa démission. Le 17 juin 1792, création du premier comité de salut public formé de sept Feuillants et cinq Girondins. Ils sont décidés à exiger la suppression du veto à l'assemblée , mais dans la rue la foule gronde et Pétion, maire de Paris n'arrivant pas à enrayer la manifestation grandissante est obligé de légaliser le mouvement ( tout mouvement, manifestation ou réunion ayant été interdit ). La foule se dirige sur les Tuileries dont les portes cèdent sous la pression. La foule armée de bâtons de piques, de couteaux, portant des enseignes aux inscriptions menaçantes telles que ( A bas le veto ), ( Avis à Louis XVI : le peuple est las de souffrir ) ( La liberté ou la mort ), s'avancent dans les jardins et cherchent la reine, mais trouvent le roi à qui ils demandent de retirer son veto. Le roi déclare "La force ne fera rien de moi, je suis au dessus de la terreur" On lui tend un bonnet rouge, il s'en coiffe mais refuse de céder. Le maire de Paris Pétion arrive et fait disperser la foule. Le 25 juillet 1792, Longwy et Verdun sont pris et ce même jour à Coblence Brunswick lance son manifeste menaçant Paris d'une exécution militaire s'il est fait le moindre mal à la famille royale. La section de Mauconseil déclare qu'elle ne reconnaît plus Louis XVI comme roi des Français, elle est bientôt suivie par 47 autres sections. L manifeste de Brunswick met le feu aux poudres. L'assemblée reste sourde aux réclamations des sections. Le tocsin s'arrête vers quatre heures tout Paris marche sur les Tuileries. Vers six heures du matin Roederer procureur général déclare au roi "Sire, Votre Majesté n'a pas cinq minutes à perdre, il n'y a plus de sûreté pour elle que dans l'assemblée "En pénétrant dans la salle des séances Louis XVI prononce ces paroles "Je suis venu ici pour éviter un grand crime et je pense que je ne saurais être plus en sûreté qu'au milieu de vous" Le président répond Vous pouvez Sire compter sur la fermeté de l'assemblée nationale" Puis ils cachent le roi et sa famille dans une petite loge située derrière le bureau du président. A deux pas les canons font rage, et le château succombe. Mais les députés ne sont plus les maîtres , la commune avec Robespierre, Marat et Danton exigent qu'on en finisse. En début d'après-midi Vergniaud se lève de son siège et réclame d'adopter sur-le-champ deux mesures : Le peuple français est invité à former une convention nationale, le chef de l'exécutif est provisoirement suspendu de ses fonctions. La monarchie vieille de plusieurs siècles à cessé d'exister. Ayant déposé le roi l'assemblée crée un conseil exécutif provisoire, où siègent Roland, Sevan; Clavière tous Brissotins. Parmi les Montagnards on trouve Lebrun, Monge et Danton qui sera le vrai chef de ce conseil. Fin août l'armée prussienne arrive devant Verdun, qui capitule. A Paris, Danton à la tribune les traîtres de Paris. En septembre les Prussiens et les Autrichiens font la jonction. De leur côté Dumouriez, Kellermann et Bernonville font mouvement pour attaquer les Prussiens et les Autrichiens. C'est la victoire de Valmy. Le lendemain, le 21 septembre 1792, la convention décide l'abolition de la royauté Le lendemain naissance de la première république l'an 1. Le 25 septembre 1792, la république est proclamée une et indivisible. Nos armées attaquent sur tous les fronts. Montesquiou entre dans Chambéry. Les Sardes abandonnent la Savoie. Les députés réclament des comptent aux ministres. Roland parvient à s'en sortir, mais Danton doit démissionner. Il en veut aux Girondins, et discrètement négocie avec la Prusse et l'Autriche pour le rétablissement de la paix. Le 4 octobre suite à une longue discussion, l'assemblée met le roi en jugement. le serrurier Gamain révèle qu'il a exécuté pour le roi aux Tuileries une armoire de fer secrète dans laquelle Louis XVI y a caché de nombreux papiers. La convention faisant ouvrir l'armoire Roland y découvre la correspondance du roi avec Mirabeau, Barnave et des agents de l'étranger. Les Girondins ne sont pas compromis. L'instruction du procès est de ce fait relancée. Suite à ce qui vient d'être découvert Robespierre prononce un discours très sévère qui fit grand bruit dans l'opinion publique. L'assemblée décide de juger le roi déchu, le peuple n'aura pas la parole. Louis XVI comparaît pour la fois à la barre de la convention, nous sommes le 11 décembre 1792. L'ouverture du procès du roi à lieu le 26 décembre 1792. Les trois défenseurs du roi sont Malesherbes, Tronchet, et Sèze. Louis XVI affirme qu'il n'a jamais voulu faire couler le sang français. A la séance du 28 décembre 1792, les Girondins essayent d'arrêter les débats .... une lettre du chevalier d'Ocariz est lue à l'assemblée. Elle menace au nom du roi d'Espagne d'envahir la France avec l'aide de toutes les nations étrangères. Cette lecture provoque des remous au sein du groupe des Montagnards. Toutes les délibérations de la convention vont être à partir de janvier 1793 dominées par le procès du roi Louis XVI. A l'unanimité les députés votent la culpabilité du roi. Les 16 et 17 janvier 1793, 366 députés sur 721 votent la peine de mort, le scrutin étant contesté, le lendemain à lieu un nouveau vote. 361 députés sont pour la peine de mort 360 contre. Sur la voix de Philippe d'Orléans ( le futur Philippe égalité ) pour la peine de mort du roi une voix dans l'assemblée s'écria "On ne vous en demandez pas tant" Le 21 janvier 1793 à huit heures Louis prend place dans le carrosse qu'entourent quinze cent hommes. Parvenu à 10 heures au pied de l'échafaud, il ôte ses vêtements, se laisse lier les mains et gravit lentement l'escalier. Sur l'estrade le roi se tourne vers la foule et d'une voix forte s'écrie : "Peuple je meurs innocent !"Quelques minutes plus tard Sanson le bourreau montre à la foule la tête sanglante du roi. On entend crier "Vive la république" A l'heure actuelle où en est-elle la république ? la moitié du peuple s'en détourne et boude ses élections. Une chapelle élevée en 1815 marque l'endroit exact où le roi et, après lui plus de 500 victimes de la superbe machine (la terreur) furent enfouis après leur exécution. Était-ce nécessaire, n'aurions nous pas pu agir autrement ? Si depuis la proclamation de la première république nous avions décapité tous ceux qui ont failli au peuple ou en serions nous ? pour mémoire je tiens à signaler que l'on a célébré à grand frais sur la casette du peuple la révolution des bourgeois et la commémoration de l'assassinat du roi. Les hommes parfois ratent l'occasion de se faire oublier. Il n'est jamais venu à l'idée des Allemands de commémorer les camps de la mort.
La terreur est en marche
Le 23 janvier 1793, Garat devient de l'intérieur. Dans une déclaration maladroite, le comte de Provence déclare reconnaître pour roi Louis XVII, il prend le titre de régent, et promet de châtier les criminels. L'assassinat de Louis XVI a provoqué la rupture des relations diplomatiques avec la Turquie, et, la Russie de Catherine II prend le deuil du roi de France. Suite aux actes d'hostilité de Pitt la convention déclare la guerre à l'Angleterre et aux provinces unies. L'Angleterre réplique en mettant l'embargo sur les navires français. Pendant ce temps les prix augmentent, la Convention décide de lever une contribution extraordinaire. Les ménagères pillent les épiceries. Marat prend le parti du peuple, les Girondins protestent. La Convention face à la guerre est forcée de lever une armée de trois cent mille hommes, la révolte et la colère grondent dans les provinces. De son côté Dumouriez qui compte sur l'appui de Danton et des Girondins fait sa politique. Après la déclaration de guerre à l'Angleterre, il renonce à rétablir la monarchie en faveur du duc de Chartres. Dumouriez qui dispose de soixante-dix mille hommes en quatre corps d'armée doit faire face à la guerre qui reprend en Belgique et sur le Rhin. Le 1er mars 1793, la Convention, suite aux revers des troupes de Dumouriez en profite pour annexer la Belgique et la principauté de Salm en Alsace. Dumouriez se tourne donc vers la Hollande et la Belgique, il veut en faire une principauté et se hisser à sa tête. Là encore son plan sera contrarié par l'attaque des troupes autrichiennes, la Convention lui ordonnant de porter secours aux armées du général Miranda. Furieux il rend aux assièges tout le butin qu'il avait pris. La république déclare la guerre à l'Espagne. Pendant ce temps à Paris le tumulte gronde, l'origine des émeutes reste inexpliqué. Peut-être de fausses rumeurs sur les difficultés de nos armées en Belgique ? L'assemblée décide de créer un tribunal révolutionnaire, il remplacera celui d'août 1792 Fouquier Tinville en reste l'accusateur public, l'insurrection est manquée. Dans l'ouest de la France, agitations paysannes, à Saint-Florent-le-Vieil, en Maine-et-Loire, manifestations contre la levée d'une armée de trois cent mille hommes, c'est le début des guerres de Vendée (ceci fera l'objet du chapitre suivant). Dumouriez qui s'est retiré à Tournai, écrit à Beurnonville ministre de la guerre, une menaçante à l'encontre des députés. Danton se prononce violemment contre les modérés et les Girondins. La Convention mande Dumouriez à la barre et le fait chercher par quatre émissaires et Beurnonville. Mais Dumouriez qui depuis plusieurs jours négocie avec l'Autriche la restauration de la monarchie, fait arrêter les émissaires et les livre aux autrichiens. La Convention le déclare hors-la-loi et traître à sa patrie. Il s'enfuie en Autriche accompagné du duc de Chartres et de douze officiers.. Cet épisode a de graves conséquences. Le renforcement de Danton contre les modérés, la suppression de tout ce qu'ils avaient obtenu, et la création d'un comité de salut public de neuf membres. La convention réclame l'arrestation des Girondins. Au Nord le général Mack rompt l'armistice conclu avec Dumouriez, Cobourg à la tête de cent mille hommes commence l'invasion du Nord il s'avance sur Condé et Valenciennes. Marat emprisonné, est acquitté et libéré par le tribunal révolutionnaire. Il s'acharne à attaquer les Girondins à la tribune, il demande l'arrestation de Brissot. Les Girondins décident de contre attaquer. A son tour Robespierre attaque les Girondins. La Convention quitte le manège pour siéger dans la salle où se réunit le comité de salut public. La guillotine est transférée sur la place de la république. Camille Desmoulins s'acharne lui aussi sur les Girondins. Les manifestations se multiplient à Paris et en province. On interdit les journaux Girondins, de nouveau Robespierre se déchaîne contre les Girondins. La commission des douze crée sur proposition du Girondin Guadet, fait arrêter Hébert rédacteur du Père Duchesne, et Varlet. La commune proteste avec véhémence et les fait libérer. Le 26 mai 1793 Robespierre invite le peuple à rejoindre la Convention, contre les députés corrompus. Le 1er juin la foule entoure l'assemblée, les députés sont forcés de condamner les Girondins. Ils sont consignés chez eux, ce qui permet à certains d'entre-eux de s'enfuir. L'arrestation des Girondins consacre le triomphe des Montagnards. L'arrestation des Girondins ne contente pas tout le monde, en effet le centre, le midi, l'ouest et le sud-ouest manifestent et réclament la libération des Girondins. Le 14 juin 1793, la Convention adopte la constitution élaborée par Condorcet. Le 12 juillet 1793, Toulon se révolte contre les Montagnards. A Caen les députés Girondins Brissot, Lanjuinais, Bugot, Valazé, Pétion se regroupent, forment une armée sous le commandement du général Wimpffen et du lieutenant Puisaye. Ce dernier qui marche sur Paris est attaqué par les gardes Nationaux à Pacy-sur-Eure, battu il se replie sur Caen. C'est le 13 juillet 1793, que Charlotte Corday, sous prétexte de livrer des renseignements sur les armées de Vendée est reçue par Marat elle le poignarde dans sa baignoire. Le même jour la ville de Lyon exécute le chef des Jacobins Joseph Chalier, et crée un gouvernement de salut public et lève une armée de dix mille hommes. La Convention met le siège devant Lyon.. Six jours après son crime Charlotte Corday est exécutée. Nous sommes le 19 juillet 1793 et Robespierre entre au comité de salut public. Au Nord Cobourg prend Valenciennes. Suite à toutes ces nouvelles, révoltent de Lyon, de Toulon, guerres de Vendée, échecs militaires et suite à l'assassinat de Marat, la Convention décrète l'arrestation de tous les députés Girondins restés à Paris. La guillotine érigée en permanence sur la place de la révolution, les tricoteuses installés dans les tribunes de la Convention et les volontaires venant s'inscrire pour sauver la patrie, tout ceci représente une fausse image de la France sous la terreur. En effet du premier au dernier tous n'étaient pas occupés à faire la révolution. Cette dernière se fit avec le concours d'une minorité, la France, elle, vaquait à ses occupations sans se préoccuper des remous politiques. Le 23 août 1793, Cobourg attaque Maubeuge et le duc d'York se dirige sur Dunkerque. Les Anglais veulent dresser l'Europe contre la France et promettent aide au royaume de Naples. L'ambassadeur de France est expulsé par le roi de Naples. En Alsace Landau est assiégé par les Prussiens. Les Autrichiens entrent en Basse-alsace. La Convention vote la levée en masse. A ce moment tous les Français sont en réquisition permanente. Dans l'ouest du pays, les généraux républicains tiennent un conseil de guerre. Le 3 septembre 1793, la reine est transférée à la conciergerie. L'assemblée se déchaîne on dénonce les riches, les commerçants tous ceux qui spéculent, alors que le peuple a faim. La terreur est en vue. Robespierre va l'accélérer en faisant entrer au comité de salut public deux enragés, Billaud Varenne et Collot d'Herbois. Cobourg s'empare du Quesnoy. Le duc d'York prend Maubeuge. L'armée autrichienne attaque Wissembourg, l'armée du Rhin est obligée de se replier. Le 14 octobre 1793, procès de la reine. Le 16 octobre 1793, exécution de Marie-Antoinette. La Convention prend des mesures contre les prêtres réfractaires et les prêtres assermentés. Beaucoup d'entre-eux se défroquent et apportent spontanément les objets du culte sur l'autel de la patrie. Les églises sont fermées. Le 31 octobre 1793, exécution de 21 députés Girondins. Le 6 novembre 1793, exécution de Philippe Égalité. Le 11 novembre 1793, Bailly ancien maire de Paris est guillotiné. Dans cette assemblée intransigeante se dressent des hommes comme Fabre d'Églantine on les appellera les indulgents. Le 28 novembre 1793, Barnave est guillotiné à Paris. Le pouvoir va bientôt se trouver entre les mains du comité de salut public, en effet les députés qui siègent à la Convention sont de moins en moins nombreux, ils sont en mission ou participent à des comités. Le 6 décembre 1793, exécution de Mme du Barry : le seul reproche qu'on pouvait lui faire, c'est qu'elle était trop riche. Le 15 décembre 1793 à Toulon opération couronnées de succès. Le siège de la ville commence. Un jeune chef de bataillon d'artillerie s'y distingue. Il se nomme Napoléon Bonaparte. Le 19 décembre 1793, la ville de Toulon est prise, les Anglais sont contraints d'évacuer les forts. En Alsace Hoche bat les Autrichiens. Bonaparte est nommé général de brigade. Hoche et Pichegru prennent Geisberg, Hoche entre à Wissembourg, Desaix à Lauterbourg. Le 28 Décembre 1793, Landau est libéré. Les frontières d'Alsace sont libérées grâce aux efforts de réorganisation de Carnot.. A Paris les clubs se dénoncent mutuellement. Les Cordeliers Momoro et Collot d'Herbois dénoncent Camille Desmoulins, Robespierre accuse Fabre d'Églantine. La Convention décrète que les biens des patriotes sont inviolables, par contre les biens des personnes ennemies de la république seront mis sous séquestre ? Une loi sur l'enseignement civique est en préparation elle formera l'enfant dans l'esprit de la révolution. Un autre décret décide que les biens des émigrés seront distribués aux indigents. Un texte précise la notion d'ennemi de la république et de suspect à ceux qui surexcitent les inquiétudes du peuple pour ceux-là c'est la mort. Saint-Just dénonce à l'assemblée les gestes de corruption du peuple. Ce sont les Hébertistes qui sont visés Robespierre veut s'en débarrasser. Dans la nuit du 14 au 15 mars 1794, Hébert, Momoro, Ronsin sont arrêtés et traduits devant le tribunal révolutionnaire. Ils sont exécutés neuf jours plus tard. Suppression de l'armée révolutionnaire aux ordres des Hébertistes. Une déclaration de Robespierre à la tribune de l'assemblée fait trembler les députés. Danton, Camille Desmoulins, Delacroix, Hérault et de Séchelles sont traduits devant le tribunal révolutionnaire. Robespierre reste seul maître du gouvernement terroriste. Danton étant un grand orateur à son procès on lui coupe la parole de peur qu'il ne retourne la situation en sa faveur, les délibérations se passent sans lui. Ils sont tous condamnés à mort. En passant devant la maison de Robespierre, Danton sur la Charette funeste qui le mène à la guillotine crie "C'est en vain que tu te caches, Robespierre, tu me suivras ta maison sera rasée. "Et au bourreau il dit " Tu montreras ma tête au peuple elle en vaut la peine" Le 13 avril 1794, Lucile Desmoulins, la veuve d'Hébert, Chaumette, l'évêque Gobel et des généraux jugés incapables sont guillotinés. Le tribunal révolutionnaire ne chôme pas, il continue à alimenter la guillotine, les familles Lamoignon, Malesherbes, La Rochefoucauld montent sur l'échafaud, puis c'est le tour de Lavoisier "La république n'a pas besoin de savants" déclare le juge Coffinhal. Puis c'est le tour de Mme Élisabeth s½ur du roi, Fouquier-Tinville hésite à réclamer sa tête mais Dumas l'y force, avec la princesse, dans la même Charette montent Montmorin, son épouse et son fils, Mme de Crusol d'Amboise, des prêtres au total 24 personnes. Robespierre hostile à la religion, institue une religion nouvelle celle de l'être suprême et de l'immortalité de l'âme. Le maire de Paris hébertiste est remplacé par Fleuriot-Lescot à la solde de Robespierre. Début juin Robespierre et le comité de salut public ont tous les pouvoirs. Le 10 juin 1794, 22 prairial an II trop d'adversaires et de mécontents de la révolution font, que, la Convention vote le texte le plus redoutable mis entre les mains du comité de salut public, il ne fera qu'accentuer la terreur. Toute parole imprudente qui pourrait nuire à la révolution est passible de l'échafaud sans forme de procès ni interrogation préalable. Mille trois cent soixante seize têtes tombent du 10 juin au 27 juillet 1794. L'indignation gronde contre Robespierre. Barras dit même de lui "Il est insatiable". En juillet les Jacobins réclament la tête d'une douzaine de députés, mais cette fois la Convention se rebiffe. Robespierre est battu et exécuté sans jugement. Le 9 thermidor a vu un changement de majorité et la fin de la terreur. Fouquier-TInville est arrêté. Le comité de salut public perd la plupart de ses pouvoirs. Les pures gauchistes tels que Barrère, Billaud, Collot d'Herbois doivent s'en aller. Au tribunal révolutionnaire acquittement de cent trente Nantais arrêtés sans motif. Ouverture du procès de Carrier et de ses complices, arrestation de Turreau. Cambacérès proclame que c'est dans le calme et la prudence qu'il convient de terminer la révolution. Malgré tout cela, la situation économique est désastreuse. La presse s'acharne sur les Jacobins on les pourchasse et on les tue lorsqu'on les trouve dans les rues. C'est pour cela que l'assemblée vote la fermeture du club. Pendant ce temps les troupes françaises s'emparent de Figureras en Espagne. En Provence Bonaparte s'assure des chemins qui mènent au Piémont. Pichegru commence la conquête de la Hollande. Nos armées contrôlent entièrement le Rhin. Le 2 décembre 1794 la Convention vote un décret d'amnistie en faveur des vendéens. Le 16 décembre 1794, Carrier est exécuté. Le 18 décembre 1794 la Convention ordonne la suppression des tribunaux révolutionnaires. Le 27 décembre 1794 arrestation des derniers amis de Robespierre, Billaud et Collot d'Herbois. 1795, Face aux victoires des armées françaises les alliés sont découragés. Les Anglais quittent la France, la Prusse et l'Autriche entament des négociations. Le 21 février 1795, la Convention vote le décret instaurant la séparation de l'église et de l'état. La liberté des cultes est étendue à toute la France. Le 8 mars 1795, la Convention décide la réintégration de tous les députés Girondins encore vivants, sauf Delahaye ami des Chouans. Paris a faim, Paris gronde, il réclame en manifestant devant le palais des Tuileries, l'application de la constitution de 1793. Réplique de la Convention, un décret interdit les cris séditieux, les insultes contre les députés. Les Parisiens envahissent la salle des séances. Tous les députés partent sauf les Montagnards. Les soldats évacuent la salle, à la reprise de la séance les députés décident par décret la déportation de Barrère, Billaud, Collot d'Herbois, Vadier, les derniers Robespierristes. Le 12 février 1795, après avoir accordé la paix à l'ouest du pays , à La Jaunie près de Nantes la paix est signée entre Charette et Canclaux. Ils obtiennent la liberté de culte, la réouverture des églises, l'autorisation de former des corps de troupe pour restaurer l'agriculture, le commerce et l'industrie. Le 20 avril 1795, les chefs chouans de Bretagne, du Maine et de Normandie signent avec Hoche un traité identique à celui de La Jaunie. Stofflet finit par céder et fait signer le traité de la Prévalaye. Mais les chefs chouans et vendéens n'ont pas renoncé à la lutte. Le 3 mai 1795, la Convention prend des mesures contre les terroristes, les ennemis de la république. La terreur blanche s'installe en province. A Lyon, Montélimar, Tarascon, Nîmes, Marseille Aix et Toulon les massacres vont bon train.. Le 7 mai 1795, exécution de Fouquier Tinville. L'agitation à Paris ne cesse pas malgré les dispositions prises par l'assemblée. Les boulangers ne distribuent que 125 gr de pain par jour, les femmes manifestent, le tocsin retentit. La foule de nouveau envahit les Tuileries. Les députés votent d'urgence des lois d'apaisement qui seront aussitôt abrogées après la libération de l'assemblée par la troupe. Le 21 mai 1795, arrestation de 12 députés Montagnards c'est la fin du club. Le 8 juin 1795, 20 prairial an II le dauphin Louis XVII meurt au temple, mais est-ce bien lui qui meurt ce jour là ? Le 16 juin 1795, l'Angleterre qui a perdu ses alliés sur le continent répond à l'appel de Charette. Trois mille cinq cents émigrés s'embarquent sur les navires de Sir John Warren. C'est le désastre de Quiberon, du à l'incompréhension, à la jalousie et à la discorde entre les chefs. Le 17 juin 1795, six députés Montagnards sont exécutés Cadoudal reprend le combat en ouest, et Charette en Vendée. La Convention repousse les propositions d'armistice de l'Autriche. Trois puissantes armées avancent sur le Rhin. Wurmser sur la rive droite, Clerfayt en aval du Mein à la Ruhr, la troisième renforce le Piémont en face l'armée Sambre et Meuse commandée par Jourdan et celle de Rhin et Moselle commandée par Pichegru. La Convention reste anticléricale des mesures sont prises contre les prêtres qui ne voudraient pas se soumettre. Par décret la n proclame la réunion de la Belgique à la France. Le 2 octobre 1795, le comte d'Artois venant d'Angleterre avec quatre mille hommes débarque à l'île d'Yeu où il attend en vain Charette et son armée Hoche empêche le chef vendéen de porter aide au frère de Louis XVI. Manifestations à Paris, les bourgeois et les royalistes se dressent contre la Convention. Le 16 octobre 1795, Bonaparte est nommé général de division. Le 26 octobre 1795, Bonaparte est nommé général en chef de l'armée de l'intérieur.
Le Directoire
Le 28 octobre 1795 première réunion du conseil des cinq cents, ils désignent les cinq directeurs. La Revellière Letourneur, Rewbel, Barras et Carnot qui remplaça Sieyès, celui-ci ayant refusé le poste. Le conseil des anciens siège aux Tuileries. Les Directeurs prennent place au Luxembourg, les cinq cents au manège. Les directeurs annoncent leur programme, lutter contre la royauté, agir contre les factieux, ramener la paix, relancer le commerce et l'industrie et remettre l'ordre à la place du chaos. D'autre part les foyers royalistes sont de plus en plus nombreux. L'Angleterre par l'entremise de son ministre Wickham y veille en leur distribuant de l'or. Le 8 novembre 1795 Le Directoire désigne les ministres, ils sont médiocres et à la solde de leur ministère, mais il a du mal à trouver un ministre des finances. Gaudin refuse en déclarant "Là où il n'y a point de finances il n'y a pas besoin de ministre" Pendant tout le mois les élections se succèdent. Les Français sont éc½urés, et dégoûtés de voter. Le 21 décembre 1795, signature de l'armistice avec l'Autriche. Le 3 février 1796 le Directoire décide de dissoudre les sections pour éviter les troubles. Le Directoire qui ignore toutes les privations du peuple, fait supprimer les distributions de pain. Le 25 février 1796, Stofflet est exécuté à Angers. L'attitude de Pichegru à l'armée du Rhin préoccupe les Directeurs. Le général préfère donner sa démission de lui même. Moreau prendra sa place. Le 23 mars 1796, Charette est arrêté par les troupes de la république, conduit à Nantes et fusillé. La seconde guerre de Vendée prend fin. Le 16 avril 1796, l'annonce des victoires de Bonaparte n'est pas encore parvenue à Paris, mais le Directoire fait voter une loi qui punit de la peine de mort ceux qui par leurs écrits ou leurs discours provoquent la dissolution du Directoire, ainsi que ceux qui tentent de rétablir la royauté et ceux qui veulent le retour de la constitution de 1793 et un régime communiste de partage des biens, c'est Gracchus Babeuf et ses amis qui sont visés. Le 8 mai 1796, arrestation d'extrémistes groupés derrière Gracchus Babeuf. Le 14 mai 1796, Carnot et Rewbell décident de remplacer Bonaparte par Kellermann, et d'envoyer Bonaparte dans le sud y combattre les Napolitains alliés aux Anglais. Le 18 juillet 1796, l'armée Rhin et Moselle et celle de Sambre et Meuse commandées par Moreau et Jourdan sont battues par l'Archiduc Charles. Le 9 septembre 1796, à Paris l'annonce des victoires de Bonaparte réjoui et inquiète à la fois le Directoire, en effet le général Corse est bien indépendant. Fin septembre 1796, le Directoire qui vient de se débarrasser des extrémistes de gauche ( exécutions, déportations, emprisonnements des 9et10septembre ) doit se tourner vers la droite. Pendant ce temps Desaix résiste à Kehl, et Hoche débarque en Irlande, alors que l'escadre anglaise se replie sur Gibraltar. Découragés les Anglais tentent de négocier avec le Directoire, mais l'Autriche fait échouer les pourparlers, en effet Wuyrmser malgré la victoire d'Arcole tient toujours Mantoue. La victoire de Rivoli est accueillie à Paris avec enthousiasme, mais le Directoire est soucieux, la crise financière s'aggrave. Il faut cette fois reconnaître la faillite. Une loi démonétise le mandat, il est remplacé à raison de 1 pour cent par des bons, résultat ( trois mille francs en assignats de 1790 valent 1 franc ) !! La réaction royaliste ne se fait pas attendre, Louis XVIII lance une proclamation dans laquelle il promet de pardonner les erreurs et les crimes commis. En avril les menées royalistes arrivent à faire élire aux législatives une majorité de centre droit. Depuis plusieurs mois la religion reprend le dessus et le Directoire s'en inquiète. La Revellière-Lépeaux fait reconnaître par l'assemblée, sa religion théophilanthropique. Ce culte étrange par la haine qu'il porte au catholicisme, puise ses aspirations aux protestants, aux francs-maçons et aux cérémonies décadaires. Cette religion n'aura aucune influence. Le 26 mai 1797, à Vendôme on rend le verdict du jugement de Gracchus Babeuf et de ses amis. Babeuf et Darté sont condamnés à mort et guillotinés le 27 mai 1797, sept autres sont déportés. Début juillet le Directoire doit se résoudre à changer les ministres, le corps législatif réclame, les remplaçants sont issus de la jacobinière. Sous l'indignation des royalistes ( massacres de Vendée ) Hoche est nommé ministre de la guerre. Sous prétexte de préparation de guerre en Irlande, hoche cantonne des troupes à proximité de Paris. Le 23 juillet 1797, Hoche abandonne son poste , il est remplacé par Scherer. Le corps législatif gronde, tout Paris s'attend à un coup d'état. Mais Bonaparte qui a décliné la demande du Directoire de marcher sur Paris, envoie d'Italie le 7 août 1797, Augereau à la tête de 17è brigade. Durant tout le mois d'août les rixes se multiplient.. Le 23 septembre 1797, les assemblées prennent l'offensive et accusent les directeurs d'avoir violé la constitution, barras contre attaque. A trois heures du matin, le 4 septembre1797 18 fructidor An V les troupes d'Augereau cernent les Tuileries, et à l'aube ils envahissent l'assemblée, les cinq cents sont expulsés de leur salles. Le coup d'état des Directeurs à réussi sans verser le sang. L'assemblée accepte sa défaite.? Augereau est nommé commandant en chef de l'armée d'Allemagne. Le coup d'état du 18 fructidor a stabilisé le Directoire qui en profite pour créer l'administration des contributions directes. Le 5 mars 1798 le Directoire accepte l'expédition en Égypte. Bonaparte reçoit tous pouvoirs, et une armée de trente huit mille hommes qu'il doit réunir à Toulon. Le 13 avril 1798, les relations avec l'Autriche s'aggravent. La maladresse de Bernadotte ambassadeur de France à Vienne y est pour beaucoup. Ces incidents retardent le départ de Bonaparte. Il est certain que l'Autriche songe à former une nouvelle coalition avec le tsar Paul 1er. Les difficultés à Rome se font plus pressentes, les Anglais préparent la nouvelle coalition avec l'Autriche et la Russie, et le Directoire n'ignore pas la menace qui pèse sur la république. Ils font voter une loi instituant la conscription obligatoire pour tous les citoyens. Mais pour équiper des soldats il faut beaucoup d'argent, aussi le Directoire presse la vente des biens nationaux et la levée des impôts. En Belgique les Flamands se soulèvent, ils sont sévèrement châtiés. Les troupes napolitaines marchent sur Rome elles y entre triomphalement le 24 novembre 1798. La riposte est foudroyante, les troupes de Joubert occupent entièrement le Piémont. Les troupes du général Championnet se dirigent sur Rome. La Sublime Porte signe un traité d'alliance avec l'Angleterre et la Russie. Les troupes du général Championnet reprennent Rome et se dirigent sur Naples. Le 12 mars 1799, la guerre éclate, les troupes françaises envahissent la Toscane. Bernadotte à la tête de l'armée du Rhin et Jourdan à la tête de l'armée du Danube traversent la Forêt Noire. Jourdan est battu à Stokach par l'archiduc Charles, découragé il se replie sur le Rhin et abandonne son commandement. Bernadotte en fait autant. Massénat lui pénètre dans les Grisons mais n'obtient pas un succès total. En avril 1799 élections pour le renouvellement des conseils. Les catholiques et les royalistes ne pouvant faire élire leurs candidats portent leurs voix sur ceux de gauche, c'est ainsi qu'une nouvelle majorité jacobine revient au premier plan elle ne va pas tarder à se faire entendre. Elle va se montrer très violente d'autant plus que partout nos armées sont battues. Le général Scherer à la tête de l'armée d'Italie se replie, il est remplacé par Moreau. Le général Russe Souvorov et ses troupes battent celles du général Moreau à Cassino. Suite aux revers successifs des armées françaises et au mécontentement qui grandit à Paris, les assemblées décident de montrer leur volonté. Durant tout ce mois de mai les orateurs se succèderont pour dénoncer l'incompétence du pouvoir exécutif. Le Directoire inquiet fait mander à Bonaparte de revenir en France, mais Bonaparte est déjà parti ?. Au cours d'une séance secrète les cinq cents envoient un message aux Directeurs. Ce message demande la justification de leur politique. Les Directeurs font la sourde oreille. Il va s'en suivre une succession de démissions, Sieyès et Barras deviennent les chefs incontestés du Directoire, c'est le coup d'état du 30 prairial. Ensuite c'est le tour des ministères. Talleyrand s'en va. Les survivants de la montagne réapparaissent Robert Lindet aux finances, Bernadotte à la guerre, Marbot gouverneur militaire de Paris. Pendant ce temps le club des jacobins se reconstitue. Mais le 28 juin 1799 avant de cesser de siéger les assemblées votent deux lois d'une grande gravité : conscription et mobilisation des classes non appelées et un emprunt forcé de cent millions au taux progressif selon les fortunes, ce qui constitue "Un véritable impôt sur le capital". ce n'est donc pas nouveau. Le 11 juillet 1799, les Anglais débarquent des troupes imposantes près d'Alexandrie. Les Directeurs face aux difficultés font appel à Fouché comme ministre de la police. La loi sur la conscription est très mal accueillie, les recrues se cachent ou se fondent en bandes armées. En Belgique comme en France elles luttent contre les représentants de l'administration. En Bretagne Cadoudal est nommé par le comte d'Artois généralissime des troupes royalistes de l'ouest. Le 7 août 1799, Fouché fait fermer le club des jacobins.. Le 18 août 1799, Sieyès et Barras souhaitent le retour de Bonaparte, mais celui ci sans attendre a déjà quitté le Caire. De août à septembre, en Italie, en Hollande et en Allemagne c'est la débâcle. En Italie les troupes françaises sont contraintes d'évacuer Naples Rome et la Toscane. En Hollande Brune ne peut stopper le débarquement de l'armée anglaise. En Allemagne les Autrichiens continuent la libération du pays, Souvorov se dirige sur la Suisse pour combattre Masséna. Le 15 septembre 1799, en Anjou près de Pouancé, les chefs chouans préparent une action dans tout l'ouest. Le 23 septembre 1799, Masséna bat Souvorov et Korsakov venu lui porter main forte, les Russes sont rejetés au delà du Rhin. Pendant ce temps, le climat de l'intérieur n'est pas au beau fixe, les lois votées n'apportent que des troubles, dénonciations, vengeances personnelles, interventions discrètes, pots-de-vin, perquisitions dans les châteaux. On dissimule toutes marques extérieures de richesse, les transactions stoppent, le commerce ralentit. Le 18 octobre 1799, les Russes et les Anglais demandent l'armistice. Le 23 octobre 1799, Lucien Bonaparte devient président des cinq cents, ce qui va lui permettre de jouer un rôle décisif lors du coup d'état du 19 brumaire. Le 27 octobre 1799, les chouans sont de plus en plus entreprenants. Ils se rendent maîtres de la région de Rennes. Le 10 novembre 1799 19 brumaire an VIII le Directoire n'est plus. Nous entrons dans le consulat.
Le Génocide Vendéen
Le 10 mars 1793, suite à la volonté de lever une armée de trois cent mille hommes, des manifestations éclatent en Maine et Loire. C'est le début des guerres de Vendée. Les Vendéens organisés en armée prennent Cholet et Chalonnes. Le 18 avril l'armée de Vendée est maître de toute la côte., Ils prennent Machecoul, les républicains sont massacrés. Dans les Mauges, l'armée sous les ordres de Cathelineau et de Stofflet remporte la victoire de Bois-Grolleau contre le général Berruyer. L'ouest est entre les mains des Vendéens. Le 25 mai ils s'emparent de Fontenay. Le 27 mai les chefs vendéens se réunissent et mettent au point un plan d'action. La république envoie le général Biron pour combattre les insurgés. Il passe par Saumur et s'établit à Niort.. Le jour même les Vendéens prennent Saumur. Cathelineau est désigné généralissime de l'armée de Vendée. Cathelineau voudrait marcher sur Tours et Paris, mais se dirige finalement sur Angers et Nantes, il prend Vihiers, Doué-la-Fontaine, Martigné-Briand, les Ponts de Cé. Le 23 juin il entre à Angers et continue sur Nantes. Le 29 juin l'armée de Vendée fait le siège de Nantes. Après la défaite de Nantes, sur le chemin du retour, Bonchamps aidé de Lescure et de Marigny battent Westermann à Châtillon sur sèvres (Mauléon maintenant) après trois jours de combats. Rossignol remplace Biron à la tête des armées de la république. Le 17 juillet Cathelineau est tué à Saint-Florent le Vieil, d'Elbée le remplace à la tête des armées de Vendée.. Les républicains entrent à Saumur, Angers, Ancenis. Le 18 septembre ils sont battus à Coron et à Pont-barré. Une terrible bataille a lieu dans les gorges de Tiffauges, Charette, Bonchamps et Lescure qui se sont rejoints battent Kléber et Marceau. Le 9 octobre quatre colonnes républicaines entrent dans le bocage vendéen. L'une s'empare de Châtillon sur sèvre, la seconde s'empare de Bressuire, la troisième se dirige sur Clisson et Tiffauges, la quatrième sur Mortagne. Le 15 octobre les quatre colonnes réunies attaquent l'armée vendéenne à Cholet, c'est un désastre pour les Vendéens. Avec l'espoir d'obtenir de l'aide de l'Angleterre les Vendéens essayent d'occuper un port. Le général en chef La Rochejacquelein pénètre dans Laval, il est aidé par les chouans commandés par Cadoudal et ceux du Maine commandés par Cottereau. L'armée républicaine est battue à Entrammes prés de Laval le combat fait dix mille morts. Le 4 novembre les Vendéens s'emparent de Fougères, le 8 de Dol et de Pontorson et marchent sur Granville où ils essuient un échec le 14 novembre. Ils amorcent leur retraite et parviennent encore à battre les armées de Rossignol à Autrain près de Dol. Ils arrivent à Laval en Piteux état. Le 4 décembre elle tente encore sans succès de s'emparer d'Angers. Le 8 décembre à Nantes pour libérer les prisons Carrier ordonne d'entasser tous les prisonniers sur des pontons et de les noyer dans la Loire, ce début de génocide durera jusqu'au19 janvier et fera cinq mille victimes. Le 10 décembre les Vendéens se replient sur Le Mans, le gros de l'armée Vendéenne se dirige sur la Bretagne. Le 23 décembre1793, après avoir tenté de repasser la Loire à Ancenis, le gros de l'armée vendéenne se dirige vers la Bretagne. Stofflet, La Rochejacquelein et quelques fidèles traversent le fleuve et entrent dans les Mauges, ils continueront le combat pendant 2 ans. La Rochejacquelein décède le 28 janvier 1794 lors d'un douteux engagement à Chemillé en Anjou, soit un mois plus tard. Le gros de l'armée est rejoint par Kléber et Marceau à Savenay, acculés à la Loire ils sont massacrés. Quinze mille hommes vont périr, quatre mille s'échapperont. Tous les prisonniers seront fusillés et dépouillés de leurs vêtements sur ordre de Westermann. Marceau éc½uré part sur la frontière" Là au moins on se bat contre l'ennemi " dira-t-il. Le 2 janvier 1794 une colonne républicaine arrive à Noirmoutier, d'Elbée qui y a été envoyé pour s'y faire soigner pour blessure, est arrêté et fusillé. Le 12 janvier à Angers début des exécutions des prisonniers vendéens, en trois mois les commissions militaires d'Angers de Laval et de Saumur exécuteront quinze mille hommes et femmes. Le 21 janvier la convention donne au général Turreau l'ordre de détruire tout ce qu'il trouve sur son passage en Anjou et en Vendée.
Louis 18 le désiré.
Fils du dauphin Louis (fils de Louis XV) et de Marie-Josèphe de Saxe, frère de Louis XVI et de Charles X, Louis XVIII est roi de France de 1814 à 1824. Au moment de la Restauration, Louis XVIII a 58 ans. Le Versailles de la fin de l'Ancien Régime et l'exil ont marqué sa personnalité. C'est un homme du 18e siècle par le ton, l'humour, les manières, le scepticisme religieux. Toujours il voudra vivre dans un cercle délicat, raffiné : il paraît dans le siècle nouveau, quelque peu surannée. Il est enjoué, sait trouver ce qu'il faut dire, ravit les simples par sa bienveillance paternelle et sa conversation. En même temps l'art de la vie en société, la vie de salon lui ont transmis leur sécheresse, leur égoïsme, leur artifice. Il émigre en 1791 en même temps que sa femme, Marie-Josèphine de Savoie, après avoir affiché une certaine opposition à la cour et de l'indulgence pour les débuts de la Révolution. Au cours d'un exil où il mène une vie errante d'un asile à l'autre, de Vérone à Mitau en Courlande ou à Hartwell, en Grande-Bretagne, il maintient la continuité de la monarchie. Il prend le titre de roi en 1795, à la mort de Louis XVII au Temple . Apprenant la patience, il garde dignité et sang-froid dans les situations où il est le plus éloigné de tout retour. Cette force qui ne se dément à aucun moment, vient de sa foi dans le droit divin des rois et dans la primauté de sa race. Quand l'impossible se produit, il n'a aucun effort à faire pour entrer dans un nouveau rôle. Il n'a jamais de cesser de régner en esprit depuis la mort de son frère et de son neveu. Oui, Louis XVIII, obèse, podagre, " ni monarque de cheval, ni monarque d'épée ", tout isolé, mortifié par les puissances, ignoré de son peuple qu'il est, est d'abord roi. Il en a la majesté, la conscience, le comportement naturel. Il sait maintenir les distances et le rang. Par éducation, par tradition, par la vie même qu'il a eue, Louis XVIII n'éprouve que répulsion pour le monde nouveau dans lequel il est désormais condamné à vivre. Spontanément c'est vers l'ancien Régime qu'il est attiré. Il pense au sacre de Reims. Il a la nostalgie du cérémonial et de l'étiquette du passé qu'il entend rétablir, il voudrait revenir intégralement à la monarchie de 1789. Mais c'est là qu'apparaît le Louis XVIII qui joue un rôle politique et compte dans l'histoire, le roi est un homme de mesure et de raison, un sage. La prudence doit lui rallier la bourgeoisie, tous ceux qui désirent la stabilité propice aux affaires et le peuple, las de la guerre. Dès la première Restauration, il comprend qu'il faut contenir la furie des royalistes. Après la deuxième Restauration, conscient de la précarité de son trône, il travaille à la conciliation, au compromis, à l'accommodement entre les deux France qu'il ne veut pas voir se déchirer. Sa finesse lui fait bien saisir que des excès de la part des siens ferait chasser la dynastie car les Français ne peuvent accepter un retour au passé. Son amour de la tranquillité lui fait souhaiter de mourir sur le trône et pour cela d'éviter de nouveaux bouleversements qui l'exposeraient encore à un exil errant. Il écarte donc les extrêmes pour choisir un régime de liberté tempérée. Ainsi, si Louis XVIII, qui parait aux yeux de beaucoup, un intrigant, corrupteur et perfide, fourbe, dissimulé, hautain et précieux à la fois, peu enclin aux pensées généreuses, infidèle en amitié, infidèle aussi à la parole donnée, n'emporte guère la sympathie, il a su succéder à Napoléon, représenter dignement son pays, face à l'Europe victorieuse et faire à l'intérieur des concessions indispensables car il ne voulait pas " être le roi de deux peuples ". Dans un premier temps, il ne marque pas sa volonté avec suffisamment de fermeté. Après l146;abdication de Napoléon le 6 avril 1814, Talleyrand dirige un gouvernement provisoire, et pousse en faveur d'une restauration des Bourbons, accompagnée de la sauvegarde des principes et des hommes de la Révolution. Louis XVIII rentre à Paris le 3 mai et tâche de se faire connaître et d'acquérir une popularité par des gestes symboliques. Le 3 mai 1814 Louis XVIII entre dans Paris après avoir fait la veille la Déclaration de Saint-Ouen par laquelle il promet au pays une monarchie constitutionnelle. Le 30 mai premier traité de Paris : La France est ramenée à ses frontière de 1790. Ouverture du congrès de Vienne (1er octobre) où Talleyrand représente la France. Le 4 juin octroi de la Charte. Le 8 juillet 1815 retour de Louis XVIII à Paris, réfugié à Gand pendant les Cent Jours. Le 1er août licenciement de l'armée impériale : apparition des demi-soldes. Du 14 au 21 août les élections voient la victoire des ultras et la mise sur pied de la " chambre introuvable ", dissoute le 5 septembre 1816. Le 24 septembre constitution du ministère Richelieu après le renvoi du ministère Talleyrand - Fouché (le 19). Le 20 novembre le second traité de Paris confirme les pertes territoriales de la France qu'avaient fixées le premier. De plus, le pays sera partiellement occupé jusqu'au paiement d'une indemnité de 700 millions. Le 25 février 1818 retraite de Richelieu. Début du gouvernement Dessoles Decazes. Du 29 septembre au 21 novembre le congrès d'Aix-la-Chapelle décide de mettre un terme à l'occupation de la France et de la réintroduire dans le concert européen. Le 9 juin 1819 lois de Serre sur la presse : suppression de la censure et de l'autorisation préalable. Le cautionnement est maintenu. Le 13 février 1820 assassinat du duc de Berry par Louvel. Le 20 février second ministère Richelieu jusqu'au 14 décembre 1821, date du début du ministère Vallète. Le 5 mai 1821 mort de Napoléon à Sainte-Hélène. Le 7 avril 1823 début de l'intervention en Espagne, commandée par le duc d'Angoulême pour venir au secours de Ferdinand VII renversé par une révolution libérale. Prise de Madrid le 23 mai, du Trocadéro le 31 août et capitulation de Cadix le 30 septembre. Le corps expéditionnaire est de retour à Paris au mois de décembre. Le 16 septembre 1824 l'agonie de Louis XVIII fut aussi effroyable que celle de Louis XIV, il avait la gangrène aux jambes, elles étaient rongées.
Louis Philippe 1er le roi Bourgeois
Charles X abdique le 31 juillet 1830, après avoir confirmé la nomination par le Parlement du duc d'Orléans comme lieutenant-général du royaume. Le 7 août 1830 Louis-Philippe propose à Charles de lui confier Henri V qui sera ramené à Paris. Refus de la duchesse de Berry. Le 9 août, 219 députés votent la nouvelle charte qui crée la monarchie constitutionnelle et fait de Louis-Philippe le roi des Français. Louis-Philippe a 57 ans lorsqu'il devient roi des Français. Il a, devant ceux qui viennent de renverser Charles X, une certaine popularité : c'est le fils de Philippe Égalité. Il s'est battu à Valmy et à Jemmapes, avant d'être obligé d'émigrer, mais sans jamais participer à la lutte contre la France. Rentré en France après la chute de l'empire, il retrouve sa fortune qu'il gère fort habilement, lais il vit politiquement à l'écart sous la Restauration. Il a de la simplicité et de la bonhomie. On le voit se promener à pied, il cause avec les gens, il envoie ses fils au collège Henri IV, bref il vit bourgeoisement. Il en sera de même lorsqu'il sera sur le trône : ce n'est pas le roi des fastes et des fêtes. On l'a souvent dit, la bourgeoisie se reconnaît en lui, d'autant plus qu'il a des vertus privées : il est attaché à sa femme et à ses enfants, ainsi qu'à sa s½ur, Mme Adélaïde. Pourtant il est imbu de sa naissance, il est très conservateur et très autoritaire. Il a beau être un roi constitutionnel, le " roi citoyen ", il veut réellement gouverner même s'il ne l'avoue pas tout de suite. Intelligent, habile, sceptique, dissimulé, il aurait peut-être pu conserver son trône s'il avait eu un peu plus d'imagination et s'il ne s'était pas obstiné à ne pas voir ce qui se passait autour de lui. Mais si son esprit était " distingué ", il était également " resserré et gêné par le peu de hauteur et d'étendue de son âme ". En vieillissant, il s'était figé dans une position intenable et le contrôle des événements ne pouvait que lui échapper. L'insurrection de 1830 avait été menée par les républicains, mais leur victoire va leur être confisquée. En effet, pour les prendre de vitesse, un certain nombre de députés dont Laffitte et Thiers, font appel au duc d'Orléans. Le 30 juillet, ils publient un manifeste en sa faveur, où ils rejettent l'idée de République, qui " nous exposerait à d'affreuses divisions " et " nous brouillerait avec l'Europe " mais présentent le duc comme un prince " dévoué à la cause de la Révolution " et prêt à recevoir la couronne du peuple français. Pour vaincre les réticences populaires, le duc qui est bien décidé à régner, apparaît aux côtés de Lafayette au balcon de l'hôtel de Ville, un drapeau tricolore à la main. Cette mise en scène permet la réussite de l'opération orléaniste. L'opposition légitimiste est peu dangereuse car peu nombreuse et peu populaire, sauf en Vendée. C'est en Vendée pourtant où pratiquement personne ne la suit, que la duchesse de Berry combat pour son fils Henri V, comte de Chambord, et échoue en 1832. Le 3 novembre formation du ministère Laffitte. Le 13 mars 1831 démission du ministère Laffitte, remplacé par Casimir Périer, chef de la " Résistance " (conservateur). En Août intervention française en Belgique envahie par la Hollande. le traité des Vingt-quatre Articles fixe les frontières belges (15 octobre). En 1832 troubles légitimistes : le complot de la rues des Prouvaires pour établir le duc de Bordeaux sur le trône échoue (3 mars). la duchesse de Berry tente sans grand succès de soulever la Vendée. Elle est arrêtée à Nantes après s'y être longuement cachée. (6 décembre). De Mars à Avril très grave épidémie de choléra à Paris (plus de 10 000 morts dont Casimir Périer). Les 5 et 6 Juin échec d'un soulèvement républicain commencé à l'occasion des funérailles du général Lamarque. Le 23 décembre les Français entrent dans Anvers occupée par les Hollandais. Le 26 février 1834 en Algérie, le traité Desmichels reconnaît sur la province d'Oran, la souveraineté d'Abd El Kader, qui remporte l'année suivante, la bataille de Macta. Le 28 juillet 1835 l'attentat manqué de Freschi contre Louis-Philippe cause la mort de 18 personnes et provoque la création d'une série de lois répressives par Adolphe Thiers, ministre de l'intérieur (septembre). Le 24 août 1837 inauguration du chemin de fer Paris Orléans. Les 12 et 13 mai 1839 à Paris, échec des journées révolutionnaires par la Société des Saisons, fondées par Barbès et Blanqui l'année précédente. Ceux-ci sont condamnés à mort puis graciés. Début du ministère Soult, celui de Molé ayant été renversé le 2 mars, à la suite des élections législatives qui ont donné la majorité à l'opposition. En 1840 Proudhon : Qu'est-ce que la Propriété ? ; Louis Blanc : De l'organisation du travail. Difficultés gouvernementales. le ministère Thiers, formé le 1er mars, est contraint à la démission le 20 octobre. Il est remplacé par le ministère Soult, comprenant François Guizot aux Affaires étrangères le 29 octobre. Le 6 octobre le prince Louis Napoléon Bonaparte échoue dans sa seconde tentative de coup d'état et est enfermé au Fort Ham. Le 15 décembre les cendres de Napoléon sont transférées aux Invalides. En Mars 1841 l'assemblée adopte une loi limitant le travail des enfants à 12 heures par jour dans les manufactures. Le 8 mai 1842 déraillement de la ligne Paris - Versailles à la hauteur de Meudon, qui fit 45 morts. Le 11 juin adoption d'une loi visant à l'organisation des chemins de fer, dont le financement sera assuré conjointement par l'état, les communes et les concessionnaires. Un plan rayonnant de sept lignes autour de Paris est adopté. Le 13 juillet mort accidentelle du duc d'Orléans, fils aîné du roi. Le 16 mai 1843 en Algérie, prise de la smala d'Abd El Kader par les troupes du duc d'Aumale. L'émir parvient à s'enfuir. Bugeaud, gouverneur de l'Algérie, est fait maréchal de France le 31 juillet. En Août voyage de la Reine Victoria en France : première entente cordiale. En Août 1844 Guerre franco-marocaine pour contraindre les Marocains à ne plus soutenir Abd El Kader : bombardement de Tanger le 6 août. Le 10 septembre le traité de Tanger donne satisfaction à la France. La frontière entre l'Algérie et le Maroc sera fixée l'année suivante. Le 13 avril 1845 Victor Hugo, membre de l'académie française depuis 1841, est nommé pair de France par le roi. Le 20 septembre constitution définitive de la Compagnie de Chemin de Fer du Nord. Le 25 mai 1846 le prince Louis Napoléon Bonaparte s'évade du Fort de Ham. En 1847 découverte du gisement houiller du Pas-de-Calais. Hausse des prix, difficultés sociales, économiques et financières. En Juillet Début de la campagne des banquets organisés par les libéraux et les républicains, en riposte à l'interdiction des réunions politiques prononcée par le gouvernement. L'opposition milite pour une réforme du système électoral. Le 23 décembre la Reddition d'Abd El Kader au général Lamoricière est le prélude à la pacification de l'Algérie. Le 14 février 1848 Guizot, président du Conseil depuis le 26 novembre précédent, interdit la réunion d'un banquet prévu pour le 22, ce qui entraîne ce jour une série de manifestations. Le 23 février la Garde Nationale refusant de réprimer l'émeute, le roi renvoie Guizot mais, devant le développement de l'agitation populaire dû à la fusillade du boulevard des Capucins, Louis-Philippe cède et abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris (le 24). La Chambre refuse de reconnaître la légitimité du prétendant. Lamartine et Ledru-Rollin proclament la République et forment un gouvernement provisoire. Le 24 février c'est la Révolution, Paris est en état d'insurrection, le roi abdique et part pour l'Angleterre. Le 25 février La France est en République.
Le second Empire
La nomination de l'empereur, sous le nom de Napoléon III devra passer par la reconnaissance des pays européens. Les Anglais trouveront cela absurde, en effet on leur demandait de rétablir ce qu'ils avaient aidé à détruire trente sept ans avant. Le tsar apportera ses lettres de créance le 5 janvier, mais de très mauvaise humeur. Dans ses lettres le tsar appelait Napoléon (cher ami), le protocole voulait qu'il dise (mon frère). Ce manque de diplomatie de la part du tsar envers l'empereur, fit que celui ci répondit (on ne choisit pas ses frères on choisit ses amis). Une délégation de sénateurs vient lui exprimer leur espoir de voir très bientôt une impératrice s'asseoir sur le trône. Des noms circulaient : l'infante Christine princesse espagnole, Caroline Vasa princesse suédoise. Quelques jours plus tard Napoléon III invite Eugénie de Montijo comtesse de Teba et sa mère aux chasses de Compiègne. Elle est très belle, elle a des yeux bleus et des cheveux d'or. Louis Napoléon envisage d'en faire une impératrice. Mais s'est sans compter sur les reproches de sa famille (on peut tomber amoureux de Mademoiselle de Montijo, mais on ne l'épouse pas). Napoléon ne tiendra aucun compte de ces reproches et le 12 janvier 1853 au cours du bal des Tuileries il demande la main d'Eugénie. Le mariage aura lieu les 29 et 30 janvier. En ce début d'année l'Europe est inquiète, le tsar envoie son ambassadeur auprès du sultan de Constantinople pour lui faire signer un traité reconnaissant le droit de protection du tsar sur l'empire turc. Les ministres ottomans refusent sur le conseil des Anglais. Napoléon III envoie la flotte à Salamine. Suite à l'ultimatum de la Russie à la Turquie, l'Angleterre envoie sa flotte aux Dardanelles. En juillet le tsar occupe les principautés danubiennes. L'Europe hésite encore à faire la guerre. Il faut, pour maintenir la paix dans le secteur, préserver l'intégrité de l'empire ottoman et en aucun cas laisser les détroits aux mains des Russes. Déclaration de guerre de la Turquie à la Russie. Suite au massacre de Sinope (flotte turque anéantie par les Russes, alors qu'elle s'était réfugiée dans une rade suite à une tempête). Les flottes française et anglaise s'engagent dans la mer Noire. Fin 1853 occupation de la Nouvelle Calédonie par les Français sur ordre de l'empereur, la France possédera ainsi un port dans le Pacifique. Début 1854 Faidherbe est nommé gouverneur du Sénégal. Les ambassadeurs russes en poste à Paris et Londres sont rappelés. Envoie d'un ultimatum franco anglais au tsar, qui n'en prend même pas connaissance. A la chambre Napoléon III annonce officiellement qu'il fera la guerre pour défendre le sultan. Signature d'un traité entre la Turquie la France et l'Angleterre. Fin mars la France et l'Angleterre déclarent la guerre à la Russie. Avril 1854 cinquante mille soldats franco anglais arrivent aux Dardanelles. L'Autriche lève une armée et demande aux Russe d'évacuer le Danube. Le 15 juin le tsar refuse les propositions des alliés. Début de la guerre de Crimée. 28 Juin siège de Sébastopol. 20 septembre, bataille de l'Alma, les régiments de zouaves se distinguent pour leur bravoure, Français et Anglais mettent l'armée russe en fuite, les alliés attaquent Sébastopol. De leur côté les Russes attaquent le port Balaklava, point d'approvisionnement des Anglais. Sur le plateau d'Inkerman, nouvelle attaque des Ruses qui possèdent maintenant cent mille hommes, l'armée alliée n'en possède que cinquante mille. Novembre arrivée de la neige, approvisionnements difficiles, les troupes sont bloquées, beaucoup mourront de froid ou du choléra. On se croirai revenu en 1812. Signature de la concession pour le canal de Suez. L'empereur d'Autriche se décide à s'allier avec la France et l'Angleterre. Le Piémont offre une armée de quinze mille hommes. En février l'Allemagne décide d'entrer en guerre. Mort du tsar Nicolas, on pense alors à la paix, mais en vain car le fils du tsar Alexandre II continue la politique de son père. Un compromis est signé entre l'Autriche et la Russie, mais la France et l'Angleterre le refuse. Le 28 avril attentat manqué contre l'empereur Giovani Pianori est condamné à mort. Le 8 septembre assaut sur Sébastopol mac Mahon parvient à prendre la tour Malakoff et s'écrit (j'y suis j'y reste) lorsqu'il apprendra que le site qu'il vient de prendre est miné. Le 10 septembre après trois cent cinquante jours de siège Sébastopol tombe aux mains des alliés. Fin septembre les soldats de Crimée sont de retour en France. Victor Hugo est expulsé de Jersey et s'embarque pour Guernesey. 1855 relance du mécontentement à cause du coût élevé du pain. Attentat de Bellemare contre l'empereur. Tentative près de Lille pour faire sauter la voix de chemin de fer sur le passage du train impérial. Au Sénégal les Maures Trarzas attaquent les postes français à Saint-Louis. Le prophète el Hadj Omar chef des Toutcouleurs capture les marchands français. Faidherbe profitera de la saison des pluies pour repousser les Toutcouleurs. En saison sèche il attaquera les Maures il finira par expulser. Début de l'empire colonial. L'année 1856 verra le tracé du futur canal de Suez. Il faudra dix ans pour le terminer. Après maintes discussions le premier coup de pioche sera donné en avril 1859. Ferdinand de Lesseps est enfin parvenu à écarter tous les écueils que l'on avait placé sur son chemin. La bourse de Paris monte de cinq francs, le tsar ayant accepté la neutralité de la mère Noire. Le 25 février 1856 s'ouvre le congrès de Paris. Pour l'Autriche sont présents le comte de Buol et le baron Hübner, pour le Piémont le comte de Cavour, pour la Russie le prince Orlov, pour l'Angleterre Clarendon, pour la Turquie Ali pacha et pour la France le comte Walewski. Mars verra la naissance du prince impérial. En avril l'Autriche, l'Angleterre et la France signent un accord secret : contre toute attaque éventuelle de la Turquie. En l'apprenant le tsar est furieux. En juin le prince impérial sera baptisé. Janvier 1857 la grande Kabylie se soumet, ainsi prend fin la conquête de l'Algérie, toutes les tribus seront écrasées et la prophétesse Fatma qui encourageait la résistance, sera capturée. Cent ans plus tard, les descendants de ce peuple humilié nous renverrons à juste titre chez nous. Avril 1857 un nouvel attentat contre l'empereur est perpétré par trois Italiens : Grilli, Bartolotti, Tibaldi tous à la solde de Mazzini. Juin, la campagne électorale se termine par 5470900 voix pour les candidats ministériels contre 664900 pour l'opposition. Une loi est crée pour la protection des propriétés industrielles " marque de fabrique " Octobre, la France et l'Angleterre se concertent pour une action commune en Chine. Orsini à Londres prépare un nouvel attentat contre Napoléon III. En décembre d'autres conjurés ont rejoint Orsini, il est décidé que les bombes seront jetées sur le passage de l'empereur, lorsqu'il se rendra à l'Opéra. Ce même mois de décembre la France et l'Angleterre s'emparent de Canton en Chine. Janvier 1858 l'attentat contre l'empereur fait cent cinquante blessés et huit morts, l'empereur et l'impératrice sont indemnes. Tous les assassins sont arrêtés , et l'Angleterre est mise au banc des accusés car elle a accueilli les assassins. Février, une loi dite de sûreté générale est proposée par le gouvernement. Tout individu convaincu de complot, rébellion, attroupement, détention d'armes, offenses envers l'empereur seront expulsés, ou internés en France ou en Algérie. Orsini fait parvenir à l'empereur cette lettre . " Que votre majesté ne repousse pas le v½u suprême d'un patriote sur les marches de l'échafaud, qu'elle délivre ma patrie et les bénédictions de vingt-cinq millions de citoyens la suivront dans la postérité ". Napoléon III fait publier la lettre et l'envoie à Cavour pour qu'il l'insère dans le journal officiel du Piémont. Le 13 mars Orsini est exécuté. Les Anglais et les Français envoient aux Chinois une note dans laquelle ils expriment leurs volontés. La Chine ne répond pas, en mai la coalition s'empare de l'embouchure du fleuve Pei-ho. Cette fois le gouvernement chinois accepte les négociations. Le 24 juin 1858 création d'un ministère pour l'Algérie. C'est en juillet que Napoléon prendra la décision de faire la guerre en Italie pour y chasser les Autrichiens. L'entrevue de Plombières entre Cavour et l'empereur verra la ratification d'un accord ce 10 décembre 1858. Les propos de Napoléon sur l'Autriche laissent penser que la guerre est imminente, mais l'empereur veut laisser à l'Autriche le soin d'attaquer la première. Celle-ci n'ayant que cinquante mille hommes en place en Italie n'est pas prête à faire la guerre. C'est fin avril 1859 qu'elle prendra l'offensive, les troupes autrichiennes franchissent le Tessin. Ce fait va faire basculer l'opinion anglaise qui jusque là était restée neutre la reine Victoria en ayant avisé l'empereur. Le 3 mai Napoléon III déclare la guerre à l'Autriche il faut dit-il que l'Italie soit libre, il faut rendre l'Italie à elle même. Le 11 mai l'empereur débarque à Gênes à la tête d'une armée de cent-vingt mille hommes. Le 20 mai c'est la victoire de Montebello les Français battent un corps autrichien de vingt mille hommes, le 30 c'est la victoire de Palestro, les zouaves font la décision, le 3 juin à Turbigo les Autrichiens sont battus par les tirailleurs algériens, le 4 juin c'est la victoire de Magenta, la route de la Lombardie est libre. C'est sans compter sur les renforts de l'armée autrichienne, elle dispose maintenant de deux cent soixante cinq mille hommes. Le 24 juin c'est la victoire française de Solferino. L'empereur ayant vu le massacre sur le champ de bataille a décidé de traiter avec l'Autriche. Et, c'est à l'insu de Victor Emmanuel que le honteux traité de Villafranca sera signé mettant ainsi fin aux espoirs de réunification de l'Italie. En septembre 1859 les Anglais demandent à la France de reprendre l'action entreprise en Chine, et stoppée depuis la guerre d'Italie. Le mois suivant débuteront secrètement les discussions sur un accord commercial avec l'Angleterre. L'empereur a envoyé à Londres Michel Chevalier professeur d'économie politique au collège de France, ce libre échangiste sera reçu par Gladstone. Le secret sera gardé jusqu'en janvier pour éviter l'opposition du ministre des finances Mague plutôt protectionniste. 1860 verra l'amorce d'un empire plus libéral. Janvier, l'expédition franco-anglaise s'embarque pour la Chine. Signature du traité de commerce avec l'Angleterre le 22 janvier. En mars le rattachement de Nice et de la Savoie est notifié aux pays étrangers. Le vote qui aura lieu en Savoie en avril donnera cent cinquante mille oui contre deux cent trente non pour le rattachement à la France. C'est en juin que la réunification de l'Italie prendra toute son importance. En quelques semaines Garibaldi à conquis la Sicile et en confie le gouvernement à un républicain. Pendant ce temps à Damas des chrétiens sont massacrés, et napoléon décide de réagir. En août un corps expéditionnaire français débarque en Syrie. L'empereur entreprend un voyage que l'amène en Savoie, puis à Nice, en Corse et en Algérie. Garibaldi entre dans Naples, en septembre, et Victor Emmanuel le rejoint. Cavour va en vain essayer de s'opposer à l'avance de Garibaldi en projetant d'occuper les états du pape. Il avise Napoléon de son projet, mais ce dernier ne répond pas. Garibaldi prend ce silence pour un consentement. Apprenant les mouvements de Cavour Napoléon réagit violemment et rappelle son ministre en poste à Turin. En septembre les Sardes attaquent l'armée du pape qui doit capituler. La Sicile, l'Italie du sud, les Marches, l'Ombrie sont annexées. Victor Emmanuel se proclame roi d'Italie. Seule l'Angleterre reconnaîtra le roi. Pour le pape Pie IX Victor-Emmanuel est toujours appelé roi de Piémont. Dans toute cette histoire Napoléon a réussi à irriter le pape et les catholiques, a perdu le soutient de l'Angleterre, mais il a réussi à détruire l'½uvre de 1815, chassé les Autrichiens de Lombardie et agrandi la France jusqu'aux Alpes. En Chine les armées franco-anglaise arrivent à Pékin en octobre 1860, les trésors du palais d'été sont partagés : ½uvres d'art, objets précieux, or. Suite à l'assassinat de Français par les Chinois le palais est incendié. Le deuxième traité de Tien - Tsin est signé. Il prévoit une indemnité de soixante millions par nation. Suite à une série de concessions faites aux assemblées, Proudhon lors d'une séance en novembre déclare " l'empire à fait un demi tour à gauche " et Guizot dit " c'est la porte ouverte aux libéraux ". Janvier 1861 Guillaume devient roi de Prusse. En juin au conseil des ministres un rapport révèle que la France reconnaît le royaume d'Italie. En octobre l'Espagne, l'Angleterre et la France envoient au Mexique un corps expéditionnaire qui débarque à Vera Cruz. En février 1862 Espagnols et Anglais signent avec Juarez la convention de la Soledad. Napoléon proteste, rejette cette convention et ne reconnaît pas Juarez Avril les Français se retrouvant seuls avancent vers l'intérieur, et se trouvent bientôt devant Puebla barricadée et fortement armée. Le gouvernement français décide de conquérir le Mexique, et trente mille hommes arrivent à Puebla commandés par le général Forey. Le siège durera jusqu'en mai 1863. Bismarck est reçu par l'empereur en juin 1862. La signature du traité de l'Annam est signé, il se concrétisera par le versement d'une somme de vingt millions et l'occupation de trois provinces de la basse Cochinchine. Le 18 novembre Ferdinand de Lesseps commande " Au nom de son altesse Mohamed Saïd, je commande que les eaux de la Méditerranée soient introduites dans le lac de Timsah par la grâce de Dieu " La Méditerranée rejoint ma mer Rouge. Février 1863 signature de la convention entre la Prusse et la Russie, contre les insurgés polonais. L'Autriche, l'Angleterre et la France envoient une lettre de protestation à la Russie. Au Mexique à lieu le terrible combat de Camerone (Camaron) : soixante quatre légionnaires tiennent tête à deux mille mexicains. Ceci permettra de protéger un convoi à destination de Puebla. Le 8 mai 1863 la ville tombe des troupes françaises. En France les élections dans la Seine permettent à Thiers d'être élu. Mexico est aux mains des Français. Formation d'un gouvernement provisoire, en attendant, Napoléon tente de convaincre l'archiduc Maximilien d'Autriche frère de l'empereur François Joseph d'aller prendre le trône du Mexique. Traité secret signé le 11 août entre le prince du Cambodge et la France ce qui fait du Cambodge un protectorat. A l'assemblée Thiers en profite pour réclamer plus de libertés. L'empereur répond qu'il n'est nullement question de libertés supplémentaires. Arrivée des souverains mexicains à Vera-Cruz l'accueil est glacial. Convention de Saint-Cloud, la France quitte Rome, l'Italie s'engage à respecter le territoire de l'église. L'entrevue de Biarritz entre Bismarck et Napoléon en septembre 1864 se traduira par ses réflexions réciproques " Bismarck m'a offert tout ce qui ne lui appartient pas " et la réponse " L'empereur est une grande incapacité méconnue " A ce moment va s'engager inexorablement la chute de l'empire et l'engrenage de la guerre. Guillaume roi de Prusse est toujours opposé à la guerre, mais il est très irrité de l'honneur fait au duc d'Augustenbourg il rédige avec ses ministres un ultimatum adressé à l'Autriche. La convention de Gastein du 14 août 1865 évitera pour un temps la rupture entre la Prusse et l'Autriche. La Prusse administrerait Slesvig et l'Autriche le Holstein. En 1866 la situation à Mexico s'aggrave, la dette augmente, la résistance s'amplifie et l'opinion publique française force Napoléon à retirer ses troupes, les chambres n'ayant pas voulu voter des crédits supplémentaires. Maximilien refuse d'abdiquer. A Berlin, lors du grand conseil Bismarck obtient l'autorisation de faire la guerre à l'Autriche. De son côté Napoléon engage l'Italie à signer un traité d'alliance avec la Prusse. Le 7 juin la Prusse envahit l'Autriche. Napoléon ne bouge pas. Bismarck en été sûr car il déclara " J'étais tellement sûr de Napoléon III que nous n'avions pas laissé un seul soldat sur la frontière française. Pourtant si les pantalons rouges avaient paru sur le Rhin, je perdais la partie ". Le 20 juin l'Italie déclare la guerre à l'Autriche. Le 3 juillet 1866 l'Autriche se rend. Par la paix de Nikolsburg la Prusse peut se permettre de régler le sort de l'Allemagne. Pour la France c'est un camouflet, Thiers dira " La France n'a pas eu de plus grand malheur en quatre cents ans ". Proposition de réorganisation de l'armée présentée à l'assemblée par le maréchal Niel. Violentes hostilités. Émile Ollivier déclare "Vous voulez faire de la France une caserne " de son côté le maréchal Niel répond " Une caserne ! une caserne ! craignez d'en faire un cimetière ! ". Janvier 1867 Napoléon demande la démission de ses ministres. En mars les Pays-Bas acceptent de céder le Luxembourg à la France avec la condition de l'accord de la Prusse. Le secret est découvert, interpellation au Reichstag, contact de Bismarck et du roi des Pays-Bas, ce dernier décide alors de refuser la cession du Luxembourg, c'est un échec public pour la France. En juin arrivée du tsar à Paris pour l'inauguration de l'exposition universelle, il échappe à un attentat lors d'une visite au champ de course de Longchamp. Maximilien est arrêté, jugé, et exécuté le 19 juin 1867. Thiers accuse l'empereur du désastre mexicain. Janvier 1868 la loi militaire est votée, mais elle est méconnaissable, son contenu dérisoire sur le maintient d'une armée contribuera à la défaite deux ans plus tard. En effet lors de sa présentation à l'assemblée outre la déclaration d'Émile Ollivier, il y eut aussi celles de Favre, de Jules Simon qui réclama la suppression des armées et celle de Gambetta pour qui " Les armées permanentes sont cause de ruine et source de haine ". Soixante-dix ans plus tard, un jeune officier proposera de doter nos armées de divisions blindées. Il rencontrera lui aussi l'hostilité devant son projet jugé inutile car lui dit-on il y a la ligne Maginot ? Les panzers prouveront qu'il avait raison et que les guignols au pouvoir avaient tort. En décembre on parle d'une éventuelle triple alliance (France Italie Autriche ) mais sans succès. Le 24 mai 1869 élections à paris l'opposition obtient une écrasante majorité Gambetta est élu. En novembre ouverture de la session au corps législatif elle se compose à droite des Arcadiens, de la gauche républicaine du centre droit avec Émile Ollivier et du centre gauche avec les orléanistes. Création d'un nouveau ministère Ollivier y est nommé garde des sceaux pour le seconder six ministres de centre droit et deux de centre gauche. En janvier 1870 Ollivier demande à tous les représentants de l'assemblée de le soutenir. Mort du journaliste Victor Noir tué par le prince Pierre. L'archiduc Albert frère du l'empereur d'Autriche, vient à Paris pour mettre au point avec la France et l'Italie, un plan d'attaque de la Prusse. En avril Napoléon décide de faire un plébiscite, le 8 mai les Français sont appelés à voter pour ou contre les réformes libérales. Le oui l'emporte avec sept millions trois cent cinquante mille voix contre un million cinq cent soixante dix mille. Juin le drame va se nouer, souvenons nous, en 1868 les Espagnols avaient chassé la reine Isabelle. Poussé par Bismarck Guillaume propose la candidature de Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen pour le trône d'Espagne laissé vacant depuis 1868. Cette proposition fait l'effet d'une bombe sur la France, les réactions sont violentes. Pensez donc la France encerclée de tous côtés par la Prusse ou par les nations qui lui sont soumises, le souvenir de Waterloo. Et c'est la machiavélique machination de Bismarck le piège à éviter dans lequel le gouvernement Ollivier tombera à pieds joints. C'est l'envoie de la fameuse dépêche d'Ems. Bismarck connaissait bien les Français car il avait déclaré en rédigeant cette dépêche " Voilà qui produira sur le taureau gaulois l'effet d'une étoffe rouge. Il est essentiel que nous soyons les attaqués : la présomption et la susceptibilité gauloises nous donnerons ce rôle ". Et c'est ainsi que le 19 juillet 1870 la France déclare la guerre à l'Allemagne..
1848, septembre, ont lieu les élections partielles. Le prince Louis Napoléon est élu dans cinq départements. Il choisit de représenter l'Yonne. La création d'un nouveau journal voit le jour grâce à Montalembert, Falloux et l'abbé Dupanloup. Dans l'assemblée, se trouve un député nommé Thouret qui propose un amendement excluant de la future république les membres des familles régnantes autrefois. Il visait sans aucun doute Louis Napoléon. Ce dernier fut sommé de monter à la tribune pour expliquer ses intentions. Son discours fit rire toute l'assemblée. Suite à ceci Thouret dira " Après ce que je viens de voir et d'entendre, je considère que mon amendement est inutile et je le retire. " . De ce fait les députés votent l'abrogation de la loi d'exil des Bonaparte. Le 4 novembre naît la seconde république. L'assemblée aura sept cent cinquante députés élus pour trois ans. Le 21 novembre, la constitution est lue au peuple. L'élection présidentielle est fixée au 10 décembre. Cinq candidats se présenteront aux présidentielles : Cavaignac républicain modéré, Lamartine, Ledru-Rollin républicain démocrate, Raspail présenté par les socialistes révolutionnaires et enfin Louis Napoléon candidat du parti de l'ordre. A l'assemblée le 20 décembre, lecture du scrutin des élections : Louis Napoléon obtient 74% des suffrages, Cavaignac 20%, Ledru-Rollin 5%, Raspail et Lamartine moins de 1%. Le lendemain Louis Napoléon se fait aider par Thiers pour constituer son ministère. Odilon Barrot est nommé président du conseil, Falloux à l'instruction, Malville ministre de l'intérieur, Passy aux finances. Maleville refuse de communiquer à Louis Napoléon, les pièces concernant les complots fomentés sous le règne de Louis-Philippe. mécontent Napoléon fait parvenir un courrier à Maleville. Suite à ceci les ministres donnent leur démission. Napoléon la refuse. En janvier, nomination d'une commission chargée d'un projet sur l'enseignement. En mai élection de la nouvelle assemblée. Quatre cent cinquante députés de l'ordre obtiennent 53% des suffrages, deux cents démocrates sont élus. La minorité de l'assemblée va entrer en conflit avec Louis Napoléon et son ministère. En effet le pape ayant été chassé de Rome par la république, le président décide d'envoyer Oudinot avec quatorze mille hommes pour attaquer la république romaine. Le président et son ministère sont accusés de non respect de la constitution, l'article 5 a été violé. L'accusation est repoussée par l'assemblée.. Le 18 juin 1849 loi Falloux : l'université ne sera plus seule à enseigner, un particulier pourra ouvrir une école dite privée. Le 30 juin prise de Rome et restauration de pie IX. En octobre, rien ne va plus entre le président et ses ministres. Présentation à l'assemblée, par Louis Napoléon, du nouveau ministère préparé en secret par lui et Morny. Pendant le repos de l'assemblée, le président visite la France. L'année 1851 sera catastrophique pour l'agriculture. Depuis 1848, dans toute l'Europe les prix ne font qu'augmenter. Aggravation du conflit entre l'assemblée et le président, on pense au coup d'état. Destitution de Changarnier. Il a prononcé sous les applaudissements de l'assemblée, suite au blâme de Jérôme Bonaparte, " Ces instructions datent de 1848, et aucune ne remet en question le droit de l'assemblée de requérir les troupes ". Le lendemain au petit lever, il est arrêté. Thiers dira " L'empire est fait ". Le 20 janvier rupture officielle. Démission des ministres, nomination du "petit ministère" par Louis Napoléon. Il a gagné. Avril renvoi du petit ministère, retour des anciens ministres démissionnaires. Le mois suivant le duc de Broglie demande la mise application de la révision de la constitution. Juillet la révision est rejetée. Ayant eu vent de complots, le président est décidé à agir rapidement pour se maintenir au pouvoir. En novembre, dans un journal on peut lire " Les évènements se pressent, l'assemblée déclare ouvertement son hostilité au gouvernement ". Le 6 décembre les soldats sont dans la rue, trente-deux départements sont en état de siège. Le 21 Louis Napoléon est plébiscité par 7400000 oui contre 646000 non. Le 1er janvier 1852 Louis Napoléon s'installe aux Tuileries. Bannissement de soixante-dix députés dont Victor Hugo. Dissolution de la garde. Promulgation de la constitution. Le président est élu pour dix ans, il détient le pouvoir exécutif. Le pouvoir législatif est laissé aux députés élus pour six ans au suffrage universel. C'est la fin du régime parlementaire. Fin janvier 26000 arrestations, déportations à Cayenne et en Algérie, passage devant le conseil de guerre, renvois devant la correctionnelle, emprisonnements, expulsions. Le 29 février 1852 élections législatives. Vote d'un décret interdisant toute association ou réunion publique. Le 15 août célébration de la fête de Napoléon 1er. Au soir du 1er décembre 1852, les corps constitués se rendent en cortège à Saint-Cloud pour y saluer le nouvel empereur. Le 2 décembre l'empereur fait son entrée à Paris.
La troisième République
Adolphe Thiers : Jules Favre réclame la déchéance de la famille impériale. Dans les rues de Paris l'émeute gronde. L'impératrice parvient tout de même à s'enfuir vers l'Angleterre. Maintenant la foule se dirige vers le Palais Bourbon, Gambetta monte à la tribune et parvient à calmer le peuple. A l'annonce de ce denier sur sa demande de destitution de la famille impériale le peuple s'enflamme de nouveau. Jules Favre monté à la tribune déclare " ce n'est pas ici que vous devez proclamer la république c'est à l'hôtel de ville ". Jules Ferry à l'hôtel de ville déclare " Les députés de Paris au gouvernement ". C'est ainsi que Arago, Gambetta, Pelletau, Crémieux, Rochefort seront nommés ministres. Le président de ce premier ministère sera Le général Trochu. La troisième république est née, nous sommes le 4 septembre 1870. Décidée à continuer la guerre, la France envoie à tous ses ambassadeurs en poste à l'étranger, une lettre dans laquelle elle dit clairement que le pays ne cédera pas. L'armée allemande s'avance sur la capitale. A Paris on se prépare à subir un siège. La levée en masse de tous les Français est prescrite, le réapprovisionnement est effectué et partagé entre tous, Trochu passe en revue les troupes qui vont défendre Paris. Cent-vingt mille hommes sont massés sur les Champs-Élysées et trois cent quatre vingt dix mille de la garde nationale sont répartis sur les différents secteurs à défendre, dans la capitale. On peut ajouter cinquante mille hommes de ligne, les rescapés de Sedan au nombre de vingt mille, enfin, massés dans les forts qui cernent la capitale se trouvent vingt mille matelots et artilleurs. Ils ont à leur disposition huit cents canons. Belle armée en perspective, mais Trochu ne se fait guère d'illusions, dans cette armée il y a beaucoup d'hommes mais peu de soldats. Aussi Jules Favre va-t-il tenter de négocier avec Bismarck. C'est mort de honte qu'il rentre à Paris, la proposition de Bismarck (il réclame Strasbourg) est inacceptable. Deux armées allemandes de cent quatre vingt dix mille hommes arrivent devant Paris l'une au nord l'autre au sud. Le 19 septembre, la déroute des Français sur le plateau de Châtillon va permettre à Bismarck de préparer tout à son aise le bombardement de Paris. Gambetta rejoint la ville de Tours d'où il dirigera l'armée de la Loire. Garibaldi qui a rejoint la Loire avec des troupes volontaires reçoit par Gambetta la charge de protéger la Bourgogne. Le 27 octobre fut un tournant dans cet épisode tragique, on a parlé de trahison, en effet, Bazaine capitule, son armée intacte et forte de cent soixante quinze mille hommes est faite prisonnière. Le plus grave, est que cet abandon libère l'armée prussienne du prince Frédéric Charles. A Paris la révolte gronde, les Parisiens viennent d'apprendre la prise du Bourget par les Allemands, la capitulation de Metz avec Bazaine et les démarches de Thiers pour conclure un armistice. Des pancartes apparaissent sur les murs de Paris sur lesquelles on peut lire " A bas les traîtres ! A bas Trochu ! Pas d'Armistice ! La guerre à outrance ! ". On entend par ci par là ces cris " vive la commune ". La convocation des électeurs est décidée il devront répondre à la question " Est-ce que pour la population de Paris, le gouvernement est apte ou non à défendre la Patrie ". Craignant la révolution les électeurs donnent la majorité au gouvernement. Thiers, qui une fois de plus, tente une négociation rencontre cette fois encore les mêmes exigences de la part des Allemands. De son côté Gambetta lance l'offensive, il dirige l'armée de la Loire sur Orléans, et c'est la victoire de Coulmiers. La proposition de jonction des deux armées, celle de Paris et celle de Loire à Fontainebleau est décidée. Ducrot prendra Champigny, mais les hommes transis de froid rentreront au bercail " Les grognards sont fatigués et orphelins, l'Europe a vaincu la France à Waterloo ". Le rendez-vous est manqué. Le 3 décembre, les Allemands attaquent l'armée de la Loire, le 5 janvier, ils bombardent le sud de Paris, le 6 janvier, réapparition d'affiches sur lesquelles on envisage l'établissement de la commune. Paris reste tranquille. Bourbaki à la tête d'une armée de cent trente mille hommes, reçoit la mission de dégager Belfort et ainsi menacer les communications allemandes. La bataille d'Héricourt est un échec, cette défaite profite à l'Allemagne qui, le 18 janvier 1871 réalise sa réunification. En effet le roi Louis II de Bavière, la Saxe, Bade et le Wurtemberg rejoignent la confédération. L'Italie, elle, en profite pour reprendre Rome et la Russie dénonce le traité sur la mer noire et renforce sa flotte en ce point. C'est presque un second Waterloo, il ne manque que l'Angleterre. Au nord l'armée de Faidherbe est mise en déroute, Trochu démissionne. Jules Favre demande à Bismarck de le recevoir. Le 28 janvier l'armistice est signée. Bismarck veut négocier avec un gouvernement nommé par une assemblée élue. Paris paiera deux cents millions de francs de rançon. A l'annonce de l'armistice les Parisiens fuient la capitale. Les élections voient la victoire de la droite, avec quatre cents monarchistes, légitimistes ou orléanistes trente bonapartistes contre deux cents républicains. Thiers est élu chef du pouvoir exécutif il est âgé de soixante treize ans, on dira de lui qu'il est vaniteux, agité, mais lucide et intelligent. Thiers saura s'imposer grâce à sa psychologie et à sa clairvoyance. Certes il n'a pas de marge de man½uvre devant les exigences allemandes, Bismarck réclame six milliards de francs or, l'entrée des troupes prussiennes dans Paris, cession de l'Alsace, de Belfort et d'un tiers de la Lorraine. Après tractations Thiers obtient que la rançon soit ramenée à cinq milliards, il garde Belfort. Les gardes nationaux décident de sauver les canons qu'ils ont achetés de leurs deniers. Ils les transportent sur les hauteurs de Montmartre dans leurs rangs on peut apercevoir une femme nommée Louise Michel. Le 1er mars les troupes allemandes entrent dans Paris, vide, cette ville si vivante semble morte. Devant l'Arc de Triomphe qu'elles contournent elles descendent les Champs-Élysées et se dirigent sur la place de la Concorde, là des palissades séparent le Paris libre du Paris occupé. Adoption par les soldats parisiens du statut de la fédération des gardes nationaux d'où leur nom de fédérés. Mais les troupes régulières veulent reprendre les canons aux fédérés. Ils répondent que ces canons sont à eux qu'ils les ont payés et que si on s'avisait de vouloir les reprendre ils brûleraient Paris nous ne nous laisseront pas vaincre par des bandits. Un manifeste révolutionnaire est lancé " Soldats, enfants du peuple les hommes qui ont organisé la défaite, démembré la France, livré tout son or, veulent échapper à la responsabilité qu'ils ont assumée en suscitant la guerre civile...le peuple de Paris veut conserver ses armes choisir lui même ses chefs et les révoquer quand ils n'a plus confiance en eux. Plus d'armée permanente, mais la nation toute entière armée !... " La négociation avec la Prusse n'est pas terminée et Thiers ne peut admettre un tel appel à la désertion, de plus il a besoin d'argent et des affairistes. Mais ceux-ci lui font comprendre qu'il ne fera pas d'affaires si il ne leur enlève pas leur canons. Cette histoire de canons va servir de prétexte à l'explosion de la commune. Celle ci prendra aussi naissance à cause de la défaite de 1870, le siège de Paris et de son occupation par les Prussiens. Par la montée de l'influence de l'internationale et par la suppression de la solde des gardes nationaux. Thiers promet de garder la neutralité et il reconnaît la république. Par le pacte de " Bordeaux " il obtient que la formation du gouvernement soit effectuée après la réorganisation du pays. Le 18 mars, première journée de la commune, le printemps pointe son nez, dans les rues se fait entendre la rengaine " le temps des cerises " écrit par Jean-Baptiste Clément un des chefs de la commune. Mais voilà qu'un beau matin les Parisiens découvrent avec stupeur des affiches sur lesquelles ils découvrent que Thiers est décidé à reprendre les canons. Bientôt toute la butte Montmartre est tenue par les troupes gouvernementales avec à leur tête le général Lecomte. Ils sont parvenus jusqu'au parc d'artillerie et attendent les attelages pour enlever les pièces. Mais ces derniers tardent et on voit bientôt les femmes se mêler aux troupes et leur proposer de " boire un verre " avec elles. Un groupe de fédérés apparaît sur la place avec dans leurs rangs quelques soldats déserteurs du général Lecomte. Le général ordonne de tirer, la troupe hésite puis met la crosse en l'air. Le général est désarçonné puis forcé de signer l'évacuation de la butte. Il est ensuite conduit au château rouge où il est emprisonné. Le général Thomas qui se promenait en civil place Clichy est reconnu et emprisonné avec le général Lecomte. En 1848 il avait commandé de " charger la canaille ". Les deux prisonniers sont exécutés dans l'après-midi. Ils sont plutôt lynchés et massacrés le général Lecomte reçoit une balle dans le dos, puis collés contre un mur on les achève en tirant à bout portant sur eux. L'émeute gagne bientôt toute la ville de Paris on dresse des barricades au Faubourg Saint-Antoine à Ménilmontant. Thiers s'affole et décide d'abandonner Paris pour Versailles. Pendant ce temps le pouvoir de la rue s'installe à l'hôtel de ville sans savoir très bien ce qu'ils vont y faire. Certains veulent marcher sur Versailles mais la majorité finit par décider l'élection du conseil municipal de Paris pour le 26 mars. C'est la joie dans Paris ils sont victorieux des républicains. Les mutins vont bientôt s'apercevoir que la dualité des pouvoirs va rendre la situation difficile. Le jour du vote les habitants des quartiers populaires vont aux urnes en vue d'élire un nouveau gouvernement, mais les bourgeois votent eux pour élire le conseil municipal de Paris. Les révolutionnaires obtiennent une large majorité, les dix neuf représentants modérés quittent d'eux-mêmes le conseil quelques jours plus tard. L'assemblée prend le nom de " commune ". Ceci rappelle 1793 et la notion de pouvoir autonome. Le 28 mars 1871 le peuple de Paris est massé devant l'hôtel de ville criant chantant, s'embrassant quand soudain, les membres de la commune font leur entrée. Le maire de Belleville s'avance et déclare : " au nom du peuple, la commune est proclamée ". La première réunion a lieu le même jour à 22h30. Après de longs palabres ils adoptent le drapeau rouge, rétablissent le calendrier révolutionnaire. Le 2 avril vote de la séparation de l'église et de l'état, gratuité de l'enseignement, proclamation de la laïcité. Le 4 avril Thiers attaque Neuilly, les troupes occupent Courbevoie, se rendent maître du plateau de Châtillon. A partir de ce jour il y a des prisonniers fusillés des deux côtés, les insultes sont " communards " et " versaillais ". La commune qui dispose de cent soixante mille hommes, dont vingt mille vrais combattants va trouver en face d'elle une armée aguerrie de cent mille hommes et une bonne artillerie. Les communards détruisent la colonne Vendôme, les troupes gouvernementales occupent Asnières. A Paris on continue à vivre, à s'amuser, à s'aimer, à se marier. Le plus drôle de cette histoire c'est que Thiers annulera tous actes d'état civil établis pendant la commune (du 18 mars au 28 mai 1871). Il faut donc se remarier mais le paradoxe est que sur cent dix sept mariages contractés, quatre vingt un furent renouvelés. Le 1er mai la commune met en place un comité de salut public " tout cela rappelle étrangement les années sanglantes de la révolution ". Par l'intermédiaire du ministre des finances Thiers obtient de Bismarck le droit pour les Alsaciens - Lorrains d'opter pour la nationalité française à condition qu'ils quittent le pays, et le paiement de la rançon de cinq milliards sera payée en plusieurs tranches. Le jour même la commune ordonne la démolition de la maison de Thiers " dans les années sombres il aurait en plus perdu la tête alors il doit s'estimer heureux ". C'est à juste titre que Thiers décide de faire la guerre totale à la commune. Depuis la révolution la France se cherche. Un monarque à qui on a coupé la tête par ce qu'il était trop faible, un empereur qu'il a fallu abattre en réunissant tous les pays d'Europe, un.....qui contrairement à son prédécesseur a permis la guerre de 1870, le siège et l'occupation de la ville de Paris. Il faut tout de même ajouter que pour les deux derniers, ce sont les Parisiens qui les ont élus. Et pour cela Thiers déclare que Paris sera soumise à la puissance de l'état. Le 21 mai les troupes gouvernementales entrent dans Paris. A la nuit tombée soixante dix mille soldats versaillais s'infiltrent dans la ville, occupent Chaillot, Passy et Auteuil. La semaine sanglante commence. Les gouvernementaux occupent bientôt une ligne qui passe par Montparnasse, Saint-Lazare, les Invalides et les Ternes. En une journée cent cinquante barricades sont érigées, et devant l'avance inexorable des troupes versaillaises les communards incendient l'hôtel de ville, le Quai d'Orsay, les Tuileries, le Louvre. Le 24 mai Paris se réveille dans les flammes, les fusillades reprennent. Des deux côtés on exécute sommairement et sans jugement. Le 25 mai toute la rive gauche est aux mains des gouvernementaux. Le 26 mai la commune est retranchée à Belleville Charonne et la Villette. Ils massacrent quarante sept otages, prêtres, séminaristes, gardes nationaux, gendarmes....Le 27 mai prise des Buttes-Chaumont et du Père-Lachaise. Le 28 mai prise de la dernière barricade, fin de la semaine sanglante. La répression sera terrible. Les communards avaient massacrée cinq cents personnes mais en juin Thiers en fera exécuter vingt mille. Les funérailles des otages fusillés par la commune ont lieu le 7 juin. Ce même mois Thiers lance un emprunt de 2 milliards, il est destiné à payer la rançon et combler le déficit du budget de 1870. L'intérêt de cet emprunt est de 6% et il atteint très vite des sommes considérables, aussi pour faire face au paiement de ces sommes Auguste Germain propose un impôt sur le revenu. Thiers s'y oppose et préfère augmenter les impôts indirects, tabac, sucre, alcool, voiture etc.... Les élections de juillet donnent quatre-vingt-dix neuf députés républicains élus sur cent quatorze. Le comte de Chambord par son manifeste du 6 juillet 1871 fait la part belle aux républicains. Ces derniers viennent de comprendre qu'avec ceci la restauration est pour l'instant impossible, il faut donc penser à prolonger le mandat de Thiers. Mais celui ci ne se contente plus du titre de chef de l'exécutif et le 31 août il est élu président de la république. Les élections départementales qui ont lieu en octobre donnent deux tiers des élus républicains, beau succès pour Thiers. Gambetta en 1872 entreprend un tour de France. Dans ses discours on entend souvent revenir ces mots " suffrage universel ". En avril le gouvernement à réussi la libération du territoire, l'équilibre du budget et la réorganisation des armées. Thiers lance en juillet un nouvel emprunt, trois milliards sont demandés, ils en refusent quarante. Un demi milliard est versé à l'Allemagne. Mais pour payer les dividendes l'assemblée vote une taxe de 3% sur le revenu des valeurs immobilières. La réorganisation de l'armée verra un compromis entre la volonté de l'assemblée et celle de Thiers. Les députés voulant un service militaire de courte durée et pour tous. Thiers voulait un service militaire d'une durée de huit ans. On décide que les appelés seront divisés en deux par tirage au sort. Le bon numéro fera un an plus des périodes annuelles. Le mauvais fera cinq ans. Les appelés n'auront pas le droit de voter. Face aux victoires électorales des républicains, les monarchistes se rassemblent autour du duc de Broglie, petit-fils de Madame de Staël il est âgé de 52 ans c'est un libéral qui s'oppose aux légitimistes et à leur drapeau blanc. Le 9 janvier 1873 mort de Napoléon III. Mars l'assemblée vote une loi interdisant au président de prendre la parole sans autorisation, le travail de sape mené par le duc de Broglie met Thiers dans une rage folle, il est furieux mais doit se plier à la loi. Le 27 avril va être la date fatidique qui va précipiter le départ de Thiers. A l'élection partielle son favori est battu par un radical inconnu, les conservateurs s'aperçoivent que Thiers est débordé par les radicaux. Ils se réunissent chez le duc de Broglie pour choisir un remplaçant, on propose le maréchal de Mac Mahon duc de Magenta.
Mac Mahon :Malgré les propos désobligeants de Gambetta et de Thiers, Mac Mahon finit par accepter de poser sa candidature. Le 24 mai Thiers donne sa démission et l'assemblée procède à l'élection du nouveau président : le maréchal de Mac Mahon. Celui ci charge le duc de Broglie de constituer un ministère avec le titre de vice président du conseil. Broglie prend le ministère des affaires étrangères, Beulé est nommé à l'intérieur, Magne est aux finances. Pour barrer la route aux radicaux, des mesures énergiques vont être prises : surveillance des journaux, épuration dans l'administration ? déjà ! ! !, rétablissement de la nomination des maires. Beaucoup de maires seront remplacés par d'autres, ils seront mal acceptés par les villages. En France on va organiser de grands pèlerinages à Chartres, à Lourdes, la Salette, Paray le Monial. On a même vu les députés chanter et précéder les pèlerins un cierge à la main. Ces manifestations vont indigner la bourgeoisie et les intellectuels. Gambetta dira " le cléricalisme, voilà l'ennemi ". Le duc de Broglie parlera de " regrettable ostentations ". Les monarchistes sentent qu'il est temps d'agir pour rétablir très vite la restauration. En août le comte de Paris rend visite au comte de Chambord. Dans les pèlerinages on prie pour le retour d'Henri V. En octobre a lieu le conseil de guerre pour le jugement du maréchal Bazaine accusé d'avoir livré Metz à l'ennemi. Les légitimistes continuent à croire à la restauration, tous les préparatifs sont prêts pour l'entrée triomphale d'Henri V dans Paris, lorsque le 30 octobre l'union publie une lettre du comte de Chambord : il maintient sa décision : le drapeau blanc sera le drapeau de la France. Novembre verra la naissance de la loi du septennat. La durée du mandat présidentiel sera de sept ans. En décembre Bazaine est condamné à mort avec dégradation. Il sera gracié par Mac Mahon et sa peine commuée en vingt ans d'emprisonnement. En mai 1874 de Broglie est désavoué par l'assemblée qui vote contre son projet de loi sur la création d'un grand conseil. Il décide de partir. Mac Mahon confie alors le ministère au général Cissey, Decazes prend les affaires étrangères. On parle de former une constitution, pour Gambetta la république est inévitable. Il ne pourra donc y avoir qu'une constitution républicaine. Elle verra le jour sept mois plus tard. Le 6 janvier 1875 l'assemblée se réunit pour étudier la mise en place de lois constitutionnelles. Janvier 1875 loi Wallon ( le président est élu à la majorité absolue des suffrages par le sénat et l'assemblée nationale). Il est nommé pour sept ans et est rééligible. L'amendement est accepté, la république est crée, et on dira " c'est une assemblée monarchiste qui a été l'instrument de la création de la constitution républicaine " trois autres lois viendront compléter la loi Wallon. En mars 1875 le ministère Cissey est démissionnaire, Mac Mahon nomme Louis Buffet. En juillet vote d'une loi sur la liberté de l'enseignement supérieur et une souscription est lancée pour la création de l'institut catholique de Paris. Février et mars 1876 les élections donnent trois cent soixante élus républicains contre cent trente cinq monarchistes parmi les républicains beaucoup de jeunes qui feront de futurs présidents, Sadi Carnot, Casimir Périers, Félix Faure, Émile Loubet, Armand Fallières. Devant l'échec de la droite la bourse baisse et Buffet démissionne. Mac Mahon nomme Armand Dufaure. La chambre ainsi crée se trouve opposée à un président de droite et à un sénat conservateur. La rentrée parlementaire d'octobre verra la démission de Dufaure, éc½uré de ne pouvoir concilier le sénat et l'assemblée. Mac Mahon choisit Jules Simon comme président du conseil. Ce dernier est un républicain modéré, conciliateur et adroit. Il prendra toujours le ton de circonstance selon qu'il sera face au sénat ou à l'assemblée. En sous-main il encourage les conservateurs, tout en donnant satisfaction aux hommes de gauche. Cette situation ne pourra durer très longtemps. En mai, circule une pétition de l'action catholique, qui proteste contre la loi anticléricale que vient de voter l'Italie. Elle demande au gouvernement de faire respecter l'indépendance du Saint siège. Jules Simon ne fait qu'interdire la pétition. Mais la déclaration de Gambetta à l'assemblée " qu'un catholique soit patriote c'est chose rare ". Mac Mahon se voit forcer de demander la démission de Jules Simon, il charge le duc de Broglie de former un nouveau ministère. Oscar Bardy de Fourtou est nommé à l'intérieur, c'est un partisan de la manière forte. Les républicains réagissent en faisant adopter une motion de censure refusant la confiance au nouveau ministère. Avec l'accord du sénat Mac Mahon dissout l'assemblée. Pendant ce temps Fourtou en profite, c'est l'hécatombe des fonctionnaires, la préfecture reçoit des ordres qui lui permettent de suspendre de ses fonctions tout individu suspect. On parle de rappeler Adolphe Thiers, mais le vieil homme meurt brusquement. Pour le remplacer les républicains choisissent Jules Grévy. Le 14 octobre les républicains obtiennent quatre millions deux cent mille voix contre trois millions six cent mille aux conservateurs. Broglie qui se sent peu à peu lâché par le président et le sénat, donne sa démission. Mac Mahon rappelle Dufaure, et il reconnaît devant l'assemblée que c'est la constitution de 1875 qui est la cause de tout ceci : irresponsabilité du président et trop d'autorité aux ministres et avoue, que son choix de dissolution a été abusif. A cette crise du 16 mai va succéder une république bourgeoise et modérée. De grands travaux publics seront entrepris, la dépense est évaluée à quatre milliards. La science progresse avec l'arrivée du téléphone. Le 1er mai 1878 Mac Mahon inaugure l'exposition universelle. La France doit montrer au monde son redressement après la déroute. Janvier 1879 renouvellement par tiers du sénat. Les républicains obtiennent la majorité, ils vont opérer une vaste épuration dans l'administration et la magistrature. Ils demandent à Mac Mahon dont la patience est à bout, de destituer certains généraux. Il répond " Je m'en irai plutôt que d'y consentir...... ". Le 30 janvier 1879 il donne sa démission
Jules Grévy : Le même jour, un peu avant vingt heures, Jules Grévy est élu président de la république. Le lendemain 31 janvier 1879 Gambetta est élu président de la chambre des députés. Les trois chambres aux mains des républicains décident de revenir siéger à Paris. Le 14 juillet est déclaré fête nationale et la Marseillaise hymne national. Grévy reçoit la démission du ministère Dufaure qui déclare " A situation nouvelle, il faut des hommes nouveaux ". Parce que Gambetta lui est antipathique, Jules Grévy ne le choisira pas pour former le nouveau gouvernement. Cette erreur sera à l'origine d'une instabilité ministérielle. Le gouvernement Waddington va s'attaquer à l'épuration de l'armée et de l'administration, le frère du président sera chargé de gouverner l'Algérie, enfin il va réformer l'enseignement. Deux projets de loi sont déposés à l'assemblée par Jules Ferry. L'un des deux fera grand bruit à cause de l'article 7 qui stipule " Nul n'est admis à diriger un établissement d'enseignement public ou privé, de quelque sorte qu'il soit, ni à y donner l'enseignement, s'il appartient à une congrégation non autorisée ". En France cinq cents congrégations dispensent un enseignement sans autorisation. Cette mesure touche vingt - mille enseignants parmi les jésuites et les frères des écoles chrétiennes. Jules Ferry déclare qu'il voulait " leur arracher l'âme de la jeunesse française ". Il est traité de " Néron, Dioclétien, Attila, préfigurateur de l'Antéchrist ". Dans certains villages, l'instituteur et le curé en viennent aux mains. Les travaux du canal de Panama seront dirigés par Ferdinand de Lesseps. Le 1er juin mort du prince impérial, tué en Afrique du sud par des Zoulous. Examen par la chambre des projets de Jules Ferry, les discussions dureront trois semaines, une séance se terminera par des gifles, des coups etc.....Enfin le 10 juillet l'article 7 est adopté. En octobre se créera le " parti ouvrier " dont les animateurs sont d'anciens condamnés de la commune. Les projets de Jules Ferry parviennent devant le sénat le 23 janvier 1880. Les discussions sont aussi vives qu'à l'assemblée, ils sont tout de même votés mais l'article 7 est supprimé. Le gouvernement aura recours à des décrets qui stipulent que dans un délai de trois mois, les jésuites devront être dispersés et les autres congrégations être en règle. Personne ne bouge on attend la date d'expiration qui est le 29 juin. Ce jour là on voit dans plusieurs départements, la police venir signifier aux supérieurs des écoles, leur arrêt d'expulsion. La démission de Freycinet laissera la place à Jules Ferry. Le 5 novembre, quatre escadrons de cavalerie, un régiment d'infanterie mettront quatre jours pour réduire le monastère de Tarascon. On ne touchera pas aux congrégations de femmes, on ne prendra pas les biens des congrégations d'hommes, mais bien plus on les laissera discrètement se reformer. Ces projets de Jules Ferry auront contribué à dresser les Français les uns contre les autres. Certains républicains catholiques ou libéraux rejoindront la droite. Création de l'école normale. Cette dernière fournira les professeurs nécessaires aux lycées. En avril 1881 un incident en Algérie sera le prétexte pour intervenir en Tunisie. En effet six cents Tunisiens font irruption en Algérie et tuent cinq soldats français. Jules Ferry président du conseil obtient un crédit de six millions pour son intervention en Tunisie. Fin avril quarante mille soldats franchissent la frontière algéro-tunisienne. Toujours grâce à Jules Ferry la troisième république va se constituer un empire. La France sous cette impulsion va devenir un pays colonialiste. " La Tunisie, le Congo, l'Afrique occidentale, le sud algérien, Madagascar, l'Indochine, Tahiti, puis en 1905 Lyautey conquit le Maroc...... ". Le 12 mai 1881 signature du traité de Bardo. Le Bey de Tunis accepte le protectorat français. L'enseignement public primaire va devenir gratuit. Vingt pour cent des conscrits sont analphabètes. Novembre 1881 démission de Jules Ferry, Gambetta forme un nouveau ministère. Il rencontrera de grandes difficultés, les hommes en vue refuseront d'entrer dans son ministère. Il sera obligé de prendre des jeunes, parmi lesquels on remarquera Waldeck-Rousseau. Ce ministère va trouver une droite hostile, ainsi qu'une extrême gauche qui taxe Gambetta d'attentisme et les banquiers craignent certaines réformes de la part de Gambetta. Janvier 1882 dépôt d'un projet de révision de la constitution. Vive protestation des députés qui craignent une dissolution. La mésentente et le chômage vont provoquer un krach, des millions de petits porteurs sont ruinés. Le 26 janvier 1882 Gambetta défend en vain son projet sur la révision de la constitution, car ce projet de loi sera rejeté. Le ministère qui aura duré un mois et demi s'écroule, Grévy appelle Freycinet. La signature de la triple alliance Allemagne Autriche Italie aura lieu en mai. Ce traité a pour effet de prévoir une attaque éventuelle de la France sur l'un des trois coalisés. En Égypte le peuple est dressé contre l'occupant. De vastes crédits sont votés à Londres. L'Angleterre va bombarder Alexandrie. En France les crédits sont refusés, le ministère Freycinet tombe. Eugène Duclerc est chargé de former le nouveau ministère. Fallières devient sous secrétaire d'état à l'intérieur. Avec ce ministère on ne parle plus d'intervention en Égypte. De ce fait l'Égypte est toute entière aux mains des Anglais, et ceci va accélérer la mésentente franco anglaise. En novembre Gambetta se blesse avec son pistolet, le médecin prescrit le lit, mais une inflammation du péritoine se déclare, personne n'ose entreprendre une intervention chirurgicale, et Gambetta décède d'une septicémie le 31 décembre 1882 à l'age de quarante quatre ans. Suite au traité signé par Savorgnan de Brazza, la France déclare le territoire situé au nord du Congo, colonie française. Puis vient l'occupation de Madagascar. Le 27 janvier 1883 chute du ministère Duclerc. Jules Ferry le remplace. La première chose faite par Ferry est de demander des crédits, pour envoyer un corps expéditionnaire conquérir l'Annam et le Tonkin. En août 1883 mort du comte de Chambord. En mars 1884 sera votée la loi la plus importante du second ministère Ferry, sur la création des syndicats. Malgré les protestations des catholiques, le divorce est rétabli en juillet 1884. A partir de septembre de nombreuses grèves vont se déclarer, et le gouvernement va être confronté à des graves problèmes sociaux. Suite à un attentat perpétré par la Chine sur un détachement français, la France déclare la guerre à la Chine le 18 décembre 1884. Jules Ferry est remplacé par Henri Brisson le 7 avril 1885. Les élections d'octobre verront les républicains perdre ma majorité. L'instabilité gouvernementale va s'accélérer. Le 28 décembre, Grévy est réélu pour un nouveau septennat, il a soixante dix neuf ans. En janvier 1886 Brisson démissionne. Le nouveau ministère est de nouveau formé Freycinet. Sadi Carnot entre aux finances, le général Boulanger au ministère de la guerre. Une loi décide que les chefs des anciennes maisons régnantes et leurs héritiers seront bannis de France. Boulanger organise une grandiose revue militaire à Longchamp, il trône sur son petit cheval noir suivi d'un état major de trois cents officiers. Le 3 décembre démission du ministère Freycinet, Goblet le remplace. En mars 1887 Bismarck, inquiet revanchard et de la popularité de Boulanger, fait voter une loi qui accroît les effectifs de l'armée allemande. Incident entre la France et l'Allemagne suite au kidnapping d'un commissaire de police Schnaebele arrêté et condamné pour contre espionnage. Boulanger propose la mobilisation mais Grévy s'y oppose. Bismarck finit par reconnaître les torts de l'Allemagne. Dès ce moment on décide de se débarrasser de Boulanger trop dangereux. Le 17 mai le ministère Goblet tombe. Rouvier est chargé de constituer le nouveau ministère, Boulanger n'y participe pas. A Clermont Ferrand où il est envoyé pour commander le treizième corps d'armée, le général consacre tout son temps à la vicomtesse Margueritte de Bonnemain. Mais un scandale va faire rebondir sa popularité. La police, grâce à une dénonciation, découvre un trafic de décorations. On commence à citer des complices, parmi eux, un certain Wilson, gendre de Jules Grévy président de la république. Le 7 octobre le général Caffarel est arrêté. Rouvier qui a essayé de protéger Wilson voit son ministère renversé. Il faut maintenant atteindre Wilson. Celui ci habite chez son beau père, Jules Grévy, on ne peut décemment pas perquisitionner rue Saint Honoré. La presse s'acharne contre le président. La foule demande la démission de Grévy. Le 2 décembre 1887 Jules Grévy démissionne. Le 3 décembre Sadi Carnot est élu président de la république
Sadi Carnot: C'est le 3 décembre 1887 que Sadi Carnot est élu président de la république. La cour de justice obtient le droit de poursuivre Wilson. A la chambre, tentative d'assassinat contre Jules Ferry. En Janvier 1888 vont naître les fameux emprunts russes. En effet l'Allemagne a refusé son aide financière à la Russie. Ce premier emprunt s'élèvera à cent trente millions de roubles or. Malgré cela, les rapports politiques entre la Russie et la France n'en sont pas meilleurs. Alexandre III déclarait " Les Français sont le peuple le plus infect du monde ; on ne s'allie pas avec une pourriture..... ". Par contre en France on penchait plutôt pour une alliance avec la Russie. Cette alliance ne se fera qu'à partir de 1890, lorsque Bismarck quittera la scène politique. Mise à la retraite du général Boulanger, ceci va lui permettre de se consacrer entièrement à la politique. Puis en juin survient l'affaire du canal de Panama. Il manque pour terminer ce canal, cinq cents millions. Le parlement donne l'autorisation à la société de recourir à l'emprunt. Ferdinand de Lesseps n'obtient pas la somme désirée. C'est le dépôt de bilan. De nombreuses familles sont ruinées. La dissolution de la compagnie est prononcée par le tribunal . Le 19 août le général Boulanger se présente aux élections partielles, puis il décide de se présenter à l'élection de la ville de Paris, élection qui aura lieu le 27 janvier 1889. Boulanger est élu à Paris avec une large majorité, mais ses partisans seront vite déçu lorsqu'ils apprendront que le général a décidé d'agir selon la légalité, ce qui veut dire qu'il est pour le moment, beaucoup plus préoccupé par la vicomtesse Marguerite de Bonnemain, que de revendiquer la présidence. Février, démission du ministère. Carnot fait appel à Pierre Tirard. Un mois plus tard Tirard est remplacé par Freycinet. En avril un bruit se répand sur l'arrestation de Boulanger. Ce dernier craignant d'être incarcéré et séparé de sa maîtresse, s'enfuie en Belgique, avec Marguerite de Bonnemain. Avec l'inauguration de l'exposition universelle du 6 mai on commémore le centenaire de la révolution française, et surtout on peut admirer la Tour Eiffel. Les élections de septembre portent à l'assemblée trente-huit boulangistes, cent soixante douze conservateurs, trois cent soixante six républicains. En Allemagne un désaccord éclate entre le jeune empereur Guillaume II et Bismarck. Ce dernier donne sa démission. Le jeune empereur annonce au tsar qu'il ne désire plus renouveler l'alliance avec la Russie. Cette dernière va se tourner vers la France. En juillet une loi permettra la création du ministère du travail. Le 13 mai 1891 manifestations dans le Nord, les ouvriers réclament la journée de huit heures. On dénombrera cinq tués et soixante cinq blessés. Proposition d'alliance avec la Russie le 18 juillet 1891. Cet accord sera conclu le 27 août de la même année. Le 30 septembre 1891, le général Boulanger se suicide sur la tombe de Marguerite de Bonnemain. En janvier 1892, le ministre de l'agriculture Jules Méline fait voter une loi qui établit le retour au protectionnisme. Les ouvriers voient en cette loi une limitation des importations, donc une lutte contre le chômage et la protection du marché français. Les ministères se succèdent, Freycinet démissionne et Loubet est chargé de former un nouveau gouvernement. En mars des bombes explosent à Paris, des immeubles de la magistrature et des casernes sont visées. La police arrête un certain Ravachol. Devant la cour il se vante de ses actes anarchistes perpétrés contre une société pourrie. Il est condamné à mort et exécuté en juillet 1892. Après la visite du général de Boisdeffre auprès des Russes, pour l'élaboration d'une alliance militaire, celle ci est signée le 17 août 1892 et ne sera ratifiée par la Russie qu'en 1893. L'assemblée ne vote pas la confiance à Loubet. Ribot, le 5 décembre, est chargé de former un nouveau ministère. Il sera identique au précédent. Sans preuve Déroulède accuse Cornélius Herz d'avoir à sa solde Clemenceau dont il finance le journal " La justice ". C'est un coup très dur pour Clemenceau qui sera écarté de la politique pendant plusieurs années. Rebondissement de l'affaire de Panama. Le baron Reinach précédemment accusé d'avoir acheté les votes de certains parlementaires pour le compte de la compagnie de Panama, est trouvé mort chez lui. Cette fois on découvre chez le banquier Cornélius Herz, des chèques tirés par le baron Reinach pour le compte de certains députés. Le 9 février 1893 procès de l'affaire de Panama Charles de Lesseps est condamné à cinq ans de prison. Le cabinet Ribot tombe, le 4 avril il est remplacé par le ministère Charles Dupuy. Le 24 juin 1894 Sadi Carnot qui inaugure à Lyon les fêtes de l'exposition, est tué d'un coup de couteau par un Italien. Le meurtrier se proclame anarchiste et déclare avoir voulu venger la mort de Vaillant exécuté le 5 février 1894 pour attentat à la bombe, à la chambre des députés.
Casimir Perier: Le 27 juin 1894 l'assemblée nationale élit Casimir Perier président de la république. Charles Dupuy remet la démission de son gouvernement puis reforme un cabinet en reprenant les mêmes. Déchaînement de la presse socialiste contre le président qu'elle surnomme Casimir Perier d'Anzin " il est le principal actionnaire des mines du bassin ". Casimir Perier apprend par la lecture du journal officiel, que le ministre de la guerre a sans le prévenir, libérer les classes 1891 et 1892 au total soixante dix mille hommes. Casimir Perier est furieux. En novembre va éclater l'affaire Dreyfus. Ce capitaine d'artillerie arrêté le 13 octobre, est accusé d'être un agent au service de l'Allemagne. Toute cette histoire lamentable va alimenter une violente campagne anti-sémite. Dreyfus est déféré devant le conseil de guerre. Le 19 décembre le capitaine Dreyfus est condamné à la déportation et à la dégradation. Le 5 janvier 1895 Dreyfus est dégradé et transféré au pénitencier de l'île de Ré d'où il embarque pour la Guyane. Le même jour le ministre des affaires étrangères omet de remettre au président une demande d'audience de l'ambassade d'Allemagne au sujet de l'affaire Dreyfus ?. Le 16 janvier Casimir Perier démissionne.
Félix Faure: Le 17 janvier 1895 Félix Faure est élu président de la république, au deuxième tour de scrutin. Alexandre Ribot forme un cabinet modéré. Vote de l'amnistie des délits politiques et journalistiques. Troubles à Madagascar et envoie de trente cinq mille hommes. Les fièvres en feront disparaître cinq mille six cents. La Russie l'Allemagne et la France interviennent auprès du japon pour qu'il annule le traité imposé à la Chine. Juillet recherche et enquête discrète sur la véritable culpabilité de Dreyfus, et recherche de la vérité sur le huis clos du procès. Le 1er octobre la reine Ranavalona de Madagascar signe le traité reconnaissant le protectorat français. Formation d'un nouveau ministère par le radical Bourgeois. Ce ministère ne possèdera jamais de majorité à l'assemblée, car il n'est soutenu que par les groupes de gauche. Février 1896, le vote du budget fait des mécontents. Très forte augmentation des crédits alloués à la guerre et à la marine, mais surtout institution d'un impôt sur le revenu. Mars rebondissement dans l'affaire Dreyfus, un pneumatique en provenance d'Allemagne met en cause un officier d'origine hongroise, le commandant Esterhazy. En avril, le sénat vote une loi par laquelle il refuse d'approuver un gouvernement qui n'aurait pas la confiance des deux assemblées. Victoire des socialistes dans douze villes aux élections municipales. Fin mai ils fêtent leur victoire dans un grand banquet. En août le colonel Picquart fait part de ses soupçons au sujet d'Esterhazy, au général Gouse, sous chef d'état major " Laissez la famille de Dreyfus prouver son innocence " répond t-il. Picquart est éc½uré. Une machination est orchestrée contre Picquart par le commandant Henry pour le convaincre d'erreur. Picquart est envoyé en Tunisie et Henry prend sa place à la direction des services de renseignement. Le commandant Marchand commence sa marche vers la Haute Egypte. Gallieni parvient à ramener le calme à Madagascar. Un incendie qui fait cent vingt morts se déclare au bazar de la charité. Certains journaux continuent à réclamer la révision du procès de Dreyfus. Un sénateur alsacien a la certitude que l'on a fourni des faux au procès du capitaine Dreyfus. L'état major contre attaque en faisant paraître dans la presse une campagne contre les partisans du traite Dreyfus. L'opinion publique comme toujours est bien occupée par les futilités, les petits potins, ou dans ce cas, le voyage de Félix Faure en Russie. En novembre devant la montée des partisans favorables à la révision du procès, le ministère de l'intérieur fait publier une note affirmant que Dreyfus a été justement condamné. Le sénateur alsacien Scheurer-Kestner publie un article tout contraire. Il ne reste aux défenseurs de Dreyfus que de faire agir Scheurer-Kestner au sénat. Après un vif débat on réaffirme que Dreyfus a été " justement et légalement condamné " Méline conclut " Il n'y a pas d'affaire Dreyfus " Esterhazy est déféré devant le conseil de guerre l'audience à huis clos l'acquitte. Triomphe des antidreyfusards. Le 14 janvier 1898 à la une de l'Aurore on peut lire le " j'accuse " de Zola. Il énumère les irrégularités du procès accuse deux ministres de la guerre l'état major et les experts d'avoir mené une campagne pour tromper l'opinion. Toute la France va se passionner pour cette affaire. De violentes manifestations anti-sémites ont lieu à Paris et en province. Février 1898 Émile Zola est déféré devant la cour d'assises pour diffamation, il est défendu par Jean Jaurès. Il est condamné à un an de prison et trois cent mille francs d'amende. Le jugement sera cassé pour vice de forme. Aux législatives du 22 mai les républicains ont deux cent cinquante quatre sièges, la gauche deux cent trente cinq et les conservateurs quatre vingt. Deschanel est élu président de la chambre. Brisson forme un cabinet radical le nouveau ministère obtient le vote de confiance. Le ministre de la guerre, Godefroy Cavaignac, interpellé à l'assemblée, réaffirme que toutes les pièces contre Dreyfus existent et justifient sa condamnation. Dans une lettre adressée au président du conseil, Picquart affirme que plusieurs pièces u dossier entre autre le " petit bleu " son-t fausses. Picquart est emprisonné. Esterhazy est aussi emprisonné mais pour escroquerie. Sur le conseil de Clemenceau Zola s'enfuie en Angleterre, la cour de Versailles vient de confirmer sa condamnation. Retournement de situation, en août, dans l'affaire Dreyfus. Le commandant Henry avoue que le " petit bleu " est un faux fabriqué par lui pour étayer la culpabilité de Dreyfus. Henri est enfermé au mont Valérien le 30 août, le lendemain il est retrouvé mort ? Picquart est libéré. Démission du général de Pellieux, du général de Boisdeffre. Esterhazy s'enfuie à Londres. Cavaignac est remplacé par le général Zurlinden, il démissionne aussitôt et est remplacé par le général Chanoine. Le 29 octobre 1898 la cour de cassation accepte la révision du procès. Le 10 février 1899 pour plaire à Félix Faure qui est opposé à la révision , Dupuy fait voter une loi qui modifie la procédure de révision. Dorénavant le jugement doit être rendu par toutes les chambres réunies. Le 16 février 1899 Félix Faure succombe à une congestion cérébrale.
Émile Loubet: Le 18 février au sénat et à l'assemblée, la gauche s'unit pour faire élire Émile Loubet. Ce dernier est né à Marseille, il a été maire, député, sénateur, ministre, président du conseil et président du sénat. De son côté le Figaro en publiant les pièces de l'enquête, démontre que le procès de Dreyfus s'est déroulé sans preuve pouvant établir la culpabilité du capitaine . En mai 1899 a lieu la conférence internationale de la Haye sur la limitation des armes. Annulation par la cour de cassation du jugement de 1894, la cour reconnaît la forfaiture du général Mercier. Le ministère est mis en minorité. La chambre annonce qu'elle ne votera la confiance qu'à un gouvernement décidé à défendre les institutions républicaines et à faire respecter l'ordre public. Waldeck Rousseau forme un ministère soutenu par la gauche. Delcassé est aux affaires étrangères, Galliffet à la guerre, le socialiste Millerand obtient un portefeuille. Le général Galliffet fait le ménage au sein du ministère de la guerre. A Rennes réouverture du procès Dreyfus devant un nouveau conseil de guerre. Après plus d'un mois de discussions houleuses, le capitaine Dreyfus est reconnu coupable avec des circonstances atténuantes et il est condamné à dix ans de prison. Le président Loubet grâce le capitaine Dreyfus. Le ministre de la guerre déclare " L'incident est clos ". Arrestation des chefs nationalistes Déroulède, Buffet et vingt autres pour complot contre le gouvernement. Chamberlain ministre anglais des affaires étrangères, recherche le rapprochement avec l'Allemagne. De son coté Delcassé s'oriente plutôt vers l'entente cordiale avec l'Angleterre. Le chef des Boers est venu à Paris en mars 1900, en vue de demander l'aide de la France, elle lui sera refusée. Une loi sur la durée du travail, fixe la durée à onze heures. Inauguration de l'exposition universelle et du pont Alexandre III par le président Émile Loubet. Le président du conseil présente un projet d'amnistie pour tous les faits en rapport avec l'affaire Dreyfus, (c'est de ce fait assurer l'impunité du général Mercier) mais surtout affirme qu'il faut stopper l'accroissement des biens des congrégations. Suite à cela Galliffet donne sa démission. Waldeck Rousseau le remplace par le général André anticlérical et radical. Suite à la révolte du 17 juin en Chine contre les légations étrangères du 15 juillet, une force internationale de quinze mille hommes s'empare de Tsien-Tsin, puis de Pékin. En septembre 1900 le congrès international socialiste se tient à Paris. Le congrès condamne l'entrée de tout socialiste dans un gouvernement bourgeois (pourquoi ? les socialistes se situaient où ? n'étaient-ils pas les dignes descendants des révolutionnaires ? et qui avait fait la révolution ? les pauvres bien sur, mais poussés par qui ? par ceux à qui avaient le pognon, et qui ont poussé ceux qui n'en n'avaient pas à en réclamer en encore plus. Que se passe t-il de nos jours aucun gouvernement n'ose attaquer les puissants ils font la pluie et le beau temps. L'argent gouverne le monde tant pis pour les pauvres. Ceux qui possèdent l'argent ne l'investissent que si cela leur rapporte. La révolution n'a rien changé, sinon de donner aux plus puissants encore plus de pouvoir. Mais le peuple cette fois est content, il a ce qu'il veut des jeux du pain.). En France les guesdistes font scission. Cent ans plus tard tout a bien changé. La majorité de nos politiciens sont devenus maîtres dans l'art de la prostitution. Pour eux le bien de la France passe après leur intérêt personnel, l'abstention aux urnes me donne raison. Waldeck Rousseau dénonce la trop voyante richesse des congrégations, ceci préfigure la lutte contre l'enseignement privé. Waldeck Rousseau rappelle aussi qu'il ne faut pas sous estimer la menace allemande. Delcassé qui tente un rapprochement vers l'Angleterre n'est pas prêt d'y parvenir. En effet Guillaume II et la reine Victoria célèbrent bruyamment leur accord. Le pape proteste contre le projet de loi sur les associations. Janvier 1901, mort de la reine Victoria. A soixante ans Édouard III devient roi d'Angleterre. En France à l'assemblée discussion de la loi sur les associations. Les congrégations autorisées n'auront le droit d'ouvrir de nouvelles écoles que sur décret. Le milliard octroyé aux congrégations autorisées est ramené à quatre cent trente cinq millions. La loi de 1901, toujours en vigueur est très libérale, sauf en faveur des congrégations religieuses. Léon XIII proteste contre cette loi qui " En accordant à chacun le droit de vivre à sa guise, l'enlève à ceux dont la loi est de n'en violer aucune ". L'agitation religieuse va être suivie par une agitation anarchiste assez grave pour que le Tsar Nicolas II et l'impératrice de visite en France, évitent Paris. En Chine les coalisés obtiennent du gouvernement chinois, le paiement d'une indemnité de guerre de mille six cent quatre vingt dix millions de francs or, payable en trente neuf ans. Janvier 1902 décision du gouvernement sur l'obligation d'autorisation. Elle ne s'applique qu'aux ouvertes après le vote de la loi. Malgré les futures élections tout passe au second plan, sauf la lutte contre la religion, et les congrégations. A gauche, les socialistes ont gardé le même programme mais les radicaux ajoutent la séparation des églises et de l'état, réduction du service militaire à deux ans, l'impôt sur le revenu et ils se déclarent contre le libéralisme et le collectivisme ? Avril/mai 1902, les élections législatives élisent quatre vingt dix neuf républicains, cent vingt neuf radicaux, quatre vingt dix radicaux socialistes, quarante huit socialistes. Ils sont trop dira Waldeck Rousseau. Le 28 mai il donne sa démission il est fatigué et surtout il craint que son ½uvre soit dilapidée. Émile Bourgeois est élu à la présidence contre Paul Deschanel. Émile comble anticlérical notoire est appelé par Émile Loubet pour former le gouvernement. Celui ci sera composé de Rouvier aux finances, André à la guerre, Pelletau à la mairie, Chaumié à l'instruction publique et Delcassé aux affaires étrangères. Des mesures contre le clergé sont annoncées, les préfets ont reçu l'ordre de n'accorder aucune aide aux congrégations, les écoles ouvertes depuis le 1er juillet 1901 sont fermées, les écoles ouvertes avant 1901 sans autorisation sont aussi fermées. Violentes manifestations dans l'ouest, des barricades se dressent, des officiers démissionnent, certains refusent d'obéir aux ordres. Début 1903 début de la discussion sur les congrégations, le projet est adopté. Les quinze mille neuf cents enseignants sont autorisés à terminer l'année scolaire. Prédicateurs et chartreux devront se disperser, chapelles et couvents seront fermés. Pendant ce temps la politique extérieure renaît avec la visite à Paris d'Édouard III, ce qui ne fait nullement plaisir à Guillaume II qui voit sa politique en Extrême-Orient, Orient, Afrique vouée à l'échec. Mai et juin, le petit père Combes poursuit sa haine anticléricale. En juillet le pape Léon XIII décède. Pie X le remplace. L'intransigeance de ce dernier face à celle de Combes va amener la rupture entre le Vatican et la France. Septembre la haine anticléricale s'accentue, on fait la chasse aux corbeaux... (sans doute un relent de la révolution et du génocide vendéen où l'on chassait tout ce qui n'avait pas l'éthique du moment). C'est protégé par un cordon de six mille hommes, et sous les huées des Bretons que Combes inaugure la statue de Renan. Dix mille écoles congréganistes seront fermées à la fin de l'année scolaire. Janvier 1904 rupture des relations avec Rome. Le pape refuse de nommer les évêques. Jaurès n'est pas réélu à la vice présidence, les socialistes reprochent au gouvernement de délaisser la classe ouvrière au profit de sa politique anti-cléricale. Le parti socialiste se scinde en parti socialiste français fidèle à Jaurès, et au parti de Jules Guesde ce dernier viendra renforcer l'opposition, la gauche se désintègre. Combes continue sa lutte contre le clergé. Il fait supprimer les crucifix des prétoires et interdit aux ecclésiastiques de se présenter à l'agrégation. Delcassé à sa victoire en obtenant une convention franco-anglaise c'est l'entente cordiale. Guillaume II et Bülow trouvent cela normal. Mais un grave incident va de déclarer entre Rome et la France. Émile Loubet ayant reçu Victor Emmanuel et la reine Hélène à Paris en 1903, se voit invité à son tour. Mais pie X fait savoir qu'il considère cette visite comme offensante pour le Saint Siège et pour lui. Ceci soulève une vive irritation au sein du gouvernement. Le voyage a lieu et c'est un succès. Ainsi nos rapports avec l'Italie sont intacts. L'ambassadeur de France au Vatican est rappelé. Les évêques de Laval et de Lyon sont mandés par le pape à Rome. Combes leur interdit de quitter la France. En juillet les relations diplomatiques sont rompues . Combes hésite à demander la séparation des églises et l'état, ceci coûterait très cher à l'état. Il faudrait construire des écoles et nommer plusieurs milliers d'instituteurs et institutrices. Puis c'est l'affaire des fiches qui se déclare en décembre 1904. Combes interpellé à la chambre sur cette affaire, répond que dans les régions hostiles au gouvernement, il est obligé de faire appel à des délégués qui sont chargés de fournir certains renseignements sur les fonctionnaires. Doumer et Millerand dénoncent cet espionnage. Janvier 1905 la chambre élit Doumer comme président Brisson est battu. Combes est finalement contraint de s'éclipser. Rouvier est chargé de former le gouvernement, Aristide Briand devient ministre de l'intérieur et des cultes. Février présentation du programme qui comporte réformes militaires, séparation des églises et de l'état et réforme fiscale. Guillaume II débarque à Tanger et déclare qu'il soutiendra l'indépendance du souverain du Maroc, il ajoute que l'Allemagne n'a jamais reconnu la convention franco-anglaise sur le Maroc. Le 24 avril le parti socialiste prend le nom de SFIO. L'Allemagne décide le sultan du Maroc à rejeter les propositions de la France, et réclame une conférence internationale sur le Maroc. L'Angleterre est prête à nous soutenir contre cette conférence, mais Delcassé sous la pression est obligé de démissionner. L'Allemagne a gagné, mais cette affaire de Tanger a réveillé l'opinion française. Janvier 1906 ouverture de la conférence sur le Maroc. Le17 janvier le mandat d'Émile Loubet prend fin. Armand Fallières est élu par 449 voix contre 371 à Paul Doumer
Armand Fallières: a été ministre et est inscrit au parti socialiste de gauche. Il faut maintenant appliquer la loi sur la séparation des églises et de l'état. Pour ce faire il faut inventorier le mobilier de toutes les églises ?.... Cette mesure va provoquer des manifestations dans le Nord, en Anjou, en Bretagne et dans le pays basque. Certains officiers chargés de faire respecter les saisies préfèrent démissionner plutôt que de profaner les églises. Févier 1906, une encyclique du pape pie X condamne la loi de séparation comme contraire à la constitution de l'église. Des troubles graves ont lieu dans le Nord, un garçon boucher est tué. Mars 1906 terrible catastrophe dans les mines de Courrières, une grève générale est décrétée dans les mines du bassin houiller du Pas-de-Calais, quatre vingt dix mille ouvriers se mettent en grève. Formation du ministère Sarrien. Aux affaires étrangères, Léon Bourgeois à l'intérieur, Clemenceau. Ce dernier suspend les inventaires dans les églises. Avril, fin de la conférence d'Algesiras succès diplomatique pour la France, échec pour l'Allemagne qui n'a obtenu que le soutient de l'Autriche et du Maroc. Par dix voix contre trois la France garde son rôle au Maroc. Le 1er mai la CGT réclame la journée de huit heures. Clemenceau fait arrêter le secrétaire général de la CGT. Cette mesure va créer un conflit entre radicaux et socialistes. Les élections législatives portent les radicaux en tête, l'opposition n'obtient que 174 sièges. Le bloc de gauche obtient 326 députés. Juin 1906 des conflits sociaux se multiplient, Clemenceau envoie la troupe. Interpellé par Jaurès, Clemenceau répond " Ce n'est pas la forme de la société qu'il faut améliorer, c'est l'homme. " Jaurès réplique qu'il faut laisser la liberté au prolétariat (Au 20e siècle on voit ce que cela donne, on en use, et on en abuse). Cet incident va précipiter la rupture entre radicaux et socialistes. Juillet Dreyfus est réintégré dans l'armée avec le grade de commandant. Septembre la CGT met en place la charte de la révolution sociale, le syndicalisme doit être au service de la classe ouvrière, et permettre au besoin le sabotage du travail. C'est une véritable révolution contre la société. Qu'est donc devenue la révolution de 1789 ? l'aurait-on faite pour rien ? puisqu'il faille recommencer. Démission du ministère Sarrien, formation du ministère Clemenceau. Il garde l'intérieur, met Briand à l'instruction publique et aux cultes, Picquart à la guerre, Barthou aux travaux publics, Caillaux aux finances. La grande question pour ce ministère va être de régler la question sur la séparation des églises et de l'état. Faute d'une entente avec le Vatican Briand décide que les curés resteront dans leurs églises, celles ci appartiendront aux communes, les cathédrales reviendront à l'état. Viviani se félicitera de cette ½uvre anticléricale " Nous avons éteint dans le ciel des lumières qui ne se rallumeront plus ! ". Il n'y a pas si longtemps, c'est à dite soixante dix ans plus tard en 1981, un des descendants de ce Monsieur déclarait " Nous sommes passés de l'ombre à la lumière ", il ne fallait pas les éteindre en 1907. Par contre Briand se déclare prêt à toutes conciliations. En novembre, sans coup férir députés et sénateurs s'octroient une augmentation. Leur salaire passe de neuf mille francs à quinze mille francs par an. En décembre, âgé de quatre vingt sept ans Monseigneur Richard archevêque de Paris est expulsé, le chargé d'affaire du Vatican est expulsé par Clemenceau. Janvier 1907 Maurice Barrès est reçu à l'académie Française. Mars, de nombreuses grèves perturbent la vie des Français, les parisiens sont privés d'électricité pendant plusieurs jours. Au Maroc, un médecin français est tué à Marrakech, les forces françaises occupent Oujda. Ce même mois d'avril 1907 les fonctionnaires manifestent: ils réclament le droit de se syndiquer, de faire grève, ils sont mécontents des conditions d'avancement, la fédération des instituteurs déclare vouloir adhérer à la CGT. Clemenceau fait révoquer plusieurs d'entre-eux et déclare à la chambre "Nous refusons de réintégrer les fonctionnaires qui se sont mis en révolte contre le gouvernement de la république. On n'est pas obligé d'être fonctionnaire. Quand on l'est, on a certaines obligations à remplir. Il y a encore en France un certain nombre de citoyens qui ne le sont pas. Je prétends qu'ils ne doivent pas être à la merci des autres".Dans le midi les vignerons sont mécontents, le prix du vin est tombé à dix francs le l'hectolitre, ils réclament une loi contre le sucrage et la limitation des surfaces plantées. Violentes bagarres à Montpellier. De nombreux maires par solidarité donnent leur démission et ferment leurs mairies. La foule se rue sur la sous-préfecture de Narbonne pour l'incendier, on fait appel à la troupe. A Perpignan on dénombre plusieurs foyers d'incendie, à Béziers cent vingt mille vignerons crient dans les rues "Sus aux fraudeurs! au secours". Clemenceau fait venir le meneur Marcellin Albert, à Paris, lui fait des promesses et lui prête cent francs pour son retour ! le chef des vignerons est déconsidéré par les manifestants. Clemenceau fait voter une loi contre le mouillage et le sucrage, et tout retournera dans l'ordre. En juillet 1907 plusieurs ouvriers français occupent Casablanca. En octobre suite au congrès radical qui se tient à Nancy, le groupe de Jaurès rompt définitivement avec le gouvernement. Clemenceau garde la majorité. Janvier 1908, des dix sept points compris dans le projet de gouvernement établi par Clemenceau, aucun n'a encore été voté. L'agitation des fonctionnaires s'intensifie, la CGT et son secrétaire général poussent les ouvriers contre les patrons. En juin la chambre vote enfin le premier point du projet de Clemenceau : le rachat par l'état de la compagnie des chemins de fer de l'ouest. En Turquie le sultan est chassé par de jeunes officiers qui prennent le pouvoir, en demandant l'aide à l'Allemagne. Au Maroc le sultan doit se mettre sous la protection de la France. De graves incidente au Maroc, le consul d'Allemagne favorise la désertion de légionnaires autrichiens, ceux-ci sont arrêtés lors de leur embarquement. Au cours d'une bagarre avec la police française, un agent allemand est frappé. L'Allemagne réclame des excuses. "Des excuses jamais ! s'exclame Clemenceau" L'Autriche annexe la Bosnie et l'Herzegovine, en Bulgarie le tsar Ferdinand proclame l'indépendance du pays. Moulay Hafid dépose son frère Abd-el Aziz et prend sa place à la tête du Maroc. Décembre 1909 le président à un petit accrochage lors d'une promenade à pied. Pour lui avoir égratigner le cou, en voulant lui tirer la barbe, le contrevenant se voit infliger quatre ans de prison. Mars 1909 adoption par la chambre de l'impôt sur le revenu, le sénat hostile au projet, le fait stopper. Clemenceau propose de donner un statut aux fonctionnaires mais il exclut le droit de grève. Par riposte la CGT lance une grève générale. Cinq cent cinquante postiers sont révoqués. Le ministère de Clemenceau s'essouffle, on lui reproche son autoritarisme. En juillet le cuirassé Iéna explose ce qui donne à Delcassé l'occasion de dénoncer la médiocrité de notre marine. A la chambre la confiance au gouvernement est rejetée, Clemenceau démissionne. Aristide Briand est chargé de former le nouveau gouvernement, il prend l'intérieur et nomme Millerand aux travaux publics, Pichon aux affaires étrangères et Cochery remplace Caillaux aux finances. Une déclaration de l'épiscopat français stipule que "L'école laïque est trop souvent hostile aux croyances chrétiennes" C'est la guerre entre le curé et l'instituteur. Désormais toutes les formations de gauche auront dans leur projet de gouvernement la défense de la laïcité. Le projet sur la proportionnelle est rejeté. Février 1910, vote du projet de loi sur les retraites ouvrières, la loi sera promulguée le 5 avril et appliquée le 3 juillet 1911. Les élections législatives d'avril mai 1910 montrent une forte poussée socialiste, avec renouvellement du personnel, les vieux radicaux sont restés sur le quai.? Pendant qu'Aristide Briand promet de s'occuper de la réforme électorale, du statut des fonctionnaires, du contrôle des écoles privées, les Français sont plus préoccupés par le passage de la comète de Halley. Octobre les cheminots se mettent en grève. Aristide Briand réquisitionne ceux du Nord, puis ceux des autres réseaux. Le gouvernement aura le dernier mot. Ceux qui n'auront répondu à la réquisition ou qui auront commis des sabotages, seront révoqués. Briand qui veut rajeunir son ministère, donne sa démission et reforme aussitôt un autre ministère avec des hommes nouveaux. Février 1911, suite à de véhéments reproches sur son retard pour la fermeture des établissements congréganistes, Briand démissionne. Monis forme le nouveau gouvernement, Cruppi est aux affaires étrangères, Delcassé à la marine, Berteaux à la guerre, Caillaux aux finances. En avril, le ministère va devoir faire face aux manifestations des viticulteurs champenois et à la révolte des Berbères au Maroc. En juin le ministère est mis en minorité. Formation du gouvernement Caillaux. Il prend l'intérieur, met de Selves aux affaires étrangères, Klotz aux finances, Messimy à la guerre, Albert Lebrun aux colonies. Le 1er juillet déclenchement d'une crise internationale, un navire de guerre allemand est envoyé en rade d'Agadir, sous prétexte de défendre les interêts allemands dans le sud marocain. En fait l'Allemagne va finir par abattre ses cartes. Elle abandonnera le Maroc si la France lui cède le Congo. C'est l'indignation au quai d'Orsay. Est-ce la guerre ? Devant la réserve des pays étrangers, Caillaux décide de traiter directement et secrètement avec l'Allemagne. Il sait l'armée et notre armement trop faibles pour faire la guerre. Il réussit à faire diminuer les exigences de l'Allemagne. Le général Joffre est nommé chef d'état major général. Les négociations avec l'Allemagne sont ardues, on envisage la rupture, l'Italie annonce qu'elle va attaquer la Tripolitaine et la Cyrénaïque. L'Allemagne s'inquiète et de ce fait accepte certaines exigences françaises. Octobre l'Italie déclare la guerre à la Turquie. Novembre l'accord franco-allemand est signé, l'Allemagne reconnaît notre protectorat sur le Maroc, la France cède 270000 km2 de territoires au Congo. Cet arrangement déchaîne la colère dans les deux pays, Clemenceau invective Caillaux, mais l'opinion publique des deux pays est persuadée que la guerre est inévitable. L'année va se terminer par un fait tragique. Le 21 décembre, un caissier est assassiné en pleine rue par la bande à Bonnot. La chambre ratifie en janvier 1912 l'accord entre et l'Allemagne Clemenceau accuse Caillaux d'avoir mené des tractations secrètes. Caillaux nie mais démissionne. Raymond Poincaré forme le gouvernement, il prend les affaires étrangères, met Millerand à la guerre, Delcassé à La marine, Steeg à l'intérieure, Briand à la justice, Guist'hau à l'instruction publique, Dupuy aux travaux publics, Bourgeois au travail, Klotz aux finances, Lebrun aux colonies, Panis à l'agriculture. La chambre s'attaque au budget, s'occupe du secret du vote (isoloir). Pendant ce temps les Italiens qui rencontrent des difficultés contre les Turcs, croient que ceux-ci sont soutenus par les Français. Des paquebots français sont arraisonnés et ramenés à Cagliari. Poincaré exige leur libération. Mars 1912, la Bulgarie, la Serbie, le Monténégro et la Grèce veulent profiter de la décadence de la Turquie. La Bulgarie et la Serbie signent un accord secret. Lorsque Poincaré l'apprendra, il déclarera "Ce traité contient en germe non seulement une guerre contre la Turquie, mais contre l'Autriche" Avril décès de Brisson nomination de Paul Deschanel à la présidence de la chambre. Le traité de protectorat de le France sur le Maroc déclenche la révolte à Fez où plusieurs Français sont tués. Le gouvernement nomme le général Lyauthey résident général. En mai la Bulgarie et la Grèce concluent un traité secret. En juillet 1912 ont lieu des conversations entre états majors français et russe, le gouvernement anglais désire un arrangement naval avec la France. Cet accord sera signé le 22 juillet 1912. Poincaré se rend en Russie pour conforter l'alliance franco-russe. En septembre les troupes françaises prennent Marrakech. Menace de dissolution des instituteurs et de la CGT suite à l'annonce des enseignants d'adhérer à La CGT. Et c'est la guerre des Balkans. Le roi du Monténégro déclare la guerre à la Turquie, celle-ci déclare la guerre à la Serbie, la Grèce et la BUlgarie. Pour se défendre la Turquie abandonne la Tripolitaine et la Cyrénaïque à l'Italie. Octobre, victoire des Serbes et des Bulgares l'Autriche s'inquiète, les Russes rient. La diplomatie va grâce à l'intervention de l'Angleterre, réunir une conférence à Londres, entre les belligérants. Cette guerre des Balkans aura pour cause le renforcement des relations entre la France et l'Angleterre. Le 30 novembre à Londres l'armistice est signé entre la Turquie et ses adversaires. En janvier 1913 la question qui préoccupe le plus les Français, c'est le remplacement de Fallières dont le mandat expire le 17 février. On parle de Poincaré, mais celui-ci à de nombreux adversaires tels Caillaux et Clemenceau. On demande à Poincaré de se retirer mais il refuse. Le 16 janvier 1913 Poincaré est élu président par 483 voix sur 870.
Raymond Poincaré: La place à la présidence du conseil est prise par Aristide Briand. Son programme porte sur la réforme électorale , l'impôt sur le revenu et le statut des fonctionnaires. En mars Briand dépose un projet de loi portant la durée du service militaire à trois ans. Le sénat repousse la loi sur la proportionnelle, Briand démissionne. Louis Barthou forme un cabinet de radicaux et modérés. Au programme la loi des trois ans, l'école laïque, l'impôt sur le revenu et une réforme électorale. Le 30 mars, se termine la conférence de Londres sur la guerre des Balkans. La Turquie est la grande perdante, tous les antagonistes sont mécontents, surtout la Serbie, car les Autrichiens ont obtenu le retrait des troupes serbes de la côte Adriatique, et la création d'une principauté albanaise. La Bulgarie, la Grèce, la Roumanie sont mécontents de la part qui leur a été attribué. Alors qu'en Allemagne le Reichstag vote un impôt de un milliard de marks, qui servira à porter l'effectif de l'armée allemande à huit cent quinze mille hommes et à l'équiper de matériels nouveaux. En France la gauche et la CGT déclarent violemment leur opposition à la loi des trois ans. Barthou songe à dissoudre la CGT. Pendant ce temps aux Balkans les mécontents vont entrer en lice. La Bulgarie attaque la première, elle est aussitôt envahie par la Roumanie, la Grèce, la Serbie et la Turquie. Le 7 août 1913 la Bulgarie vaincue signe le traité de Bucarest et cède la Dobroudja à la Roumanie. En France, le budget de 1914 s'élève à cinq milliards neuf cents millions, Barthou veut lancer un emprunt pour faire face aux dépenses militaires, le vote est repoussé. Barthou démissionne. Doumergue forme le nouveau ministère. Janvier 1914 Briand et Barthou forment la fédération des gauches hostile à Caillaux et à Doumergue. Puis c'est l'affaire du Figaro. Calmette qui a publié une lettre de Caillaux à sa première épouse dont il est divorcé et dans laquelle il s'y montre opposé à l'impôt sur le revenu, qu'il s'acharne à défendre à la chambre, est assassiné dans son bureau du Figaro par Madame Caillaux qui va ensuite se constituer prisonnière. Caillaux démissionne. Les élections des 26 avril et 10 mai donnent une nette avance à la gauche opposée aux trois ans. En juin le ministère Doumergue donne sa démission. Poincaré nomme Alexandre Ribot. L'archiduc François Ferdinand héritier de la couronne d'Autriche est pressé par Guillaume II d'en finir avec les Serbes. Ce jour du 12 juin Ribot présente son programme qui est de défendre la loi des trois ans, le soir même il est renversé. Le lendemain Viviani forme le nouveau gouvernement avec des radicaux socialistes et des républicains socialistes, il promet le retour au service militaire à deux ans. Le 28 juin l'archiduc François Ferdinand est assassiné avec sa femme à Sarajevo par un étudiant serbe. En France cet attentat inquiète, mais les Français une fois de plus sont plus préoccupés par les vacances et le procès de Madame Caillaux ? Octobre 1915, les députés longtemps silencieux, élèvent la voix. Les trois échecs de Joffre, font naître de violentes critiques. Viviani est renversé et remplacé par Briand, qui donne le ministère de la guerre au général Gallieni. Briand confirme Joffre commandant en chef des armées, mais pour éviter toutes frictions entre Joffre et Gallieni, il nomme Castelnau chef d'état major. Le 16 mars1916, malade, Gallieni donne sa démission du ministère de la guerre. Il est remplacé par le général Roques. Suite à de déplorables nouvelles (le 1er décembre 1916, le roi Constantin de Grèce qui ne cache pas sa sympathie pour l'Allemagne fait attaquer un détachement de marins français, d'autre part l'Autriche et l'Allemagne s'emparent de Bucarest), le 9 décembre, Briand décide de remanier son ministère. Roques est remplacé par Lyautey. En mars 1917 celui-ci excédé par les attaques dirigées contre lui à la chambre, donne sa démission. Ce même jour en Russie des émeutes éclatent. Nicolas II abdique en faveur de son frère; Le nouveau gouvernement décide de poursuivre la guerre. La démission de Lyautey entraîne la chute du cabinet Briand. Fin mars 1917, Poincaré charge Ribot de former le nouveau ministère. Painlevé est à la guerre, Malvy un ami des pacifistes est nommé à l'intérieur. En avril, suite aux oppositions au conseil de guerre de Compiègne, Nivelle donne sa démission, Poincaré la refuse. Le 2 septembre, la démission de Malvy entraîne celle de Ribot. Poincaré charge Painlevé de former le nouveau gouvernement. Celui-ci confie le ministère des affaires étrangères à Ribot. En Russie Trotski est arrêté, Lénine s'enfuie en Finlande, ils sont convaincus de collision avec l'Allemagne. Le 15 octobre 1917 Mata Hari est exécutée. La défaite de Caporetto et l'effondrement de la Russie amènent la chute du ministère Painlevé. Poincaré fait appeler Clemenceau. Le 18 janvier 1919, sous la présidence de Clemenceau, s'ouvre la réunion qui doit régler les clauses imposées aux vaincus. Trente sept nations sont présentes, mais ne participeront aux débats que Clemenceau, Tardieu,, Lloyd George, Wilson, l'Italie et le Japon sont représentés. En février va naître la société des nations, les Américains repousseront le projet. La SDN restera européenne. La décision est prise les alliés occuperont la rive gauche du Rhin avec des têtes de pont sur la rive droite, et ceci pendant quinze ans. Le 21 juin1919 les Allemands n'ayant toujours pas signé les accords, Foch s'apprête à envoyer cent divisions "en Allemagne. De ce fait l'Allemagne signe. Le 28 juin 1919 est signé le traité de Versailles. Le 10 septembre 1919 à Sain -Germain en laye est signé le traité avec l'Autriche, le 27 novembre1919 à Neuilly-sur-Seine le traité avec la Bulgarie, le 4 juin1920 à Trianon le traité avec la Hongrie, le 10 août 1920 à Sèvres le traité avec la Turquie. L'empire autrichien est divisé en quatre états Tchécoslovaquie, Hongrie, Autriche et Yougoslavie. Mai 1919 en France les ouvriers se plaignent de la vie chère, le 1er mai des troubles éclatent. Ils sont brutalement réprimés par Clemenceau. Novembre 1919 les élections amènent au pouvoir quatre cents députés du bloc national, la gauche est écrasée. On appellera cette assemblée la "chambre bleu horizon". Janvier 1920, le septennat de Poincaré s'achève. On pense à élire Clemenceau, mais son attitude anticléricale l'évincera de la présidence. Le 17 janvier Paul Deschanel est élu par 734 voix contre 130. "Dans cette troisième république comme dans la suivante on peut voir que le président inaugure les chrysanthèmes, il n'a que le pouvoir, de nommer le chef du gouvernement. Toutes les décisions sont du ressort du chef du gouvernement. Il en sera autrement dans la cinquième république que l'on a appelé un régime présidentiel.
Paul Deschanel: Le 17 janvier 1920 Paul Deschanel est élu président de la république par 734 voix contre 130. Le lendemain, Clemenceau donne sa démission. Deschanel charge Alexandre Millerand de former le nouveau ministère. Parmi les nouvelles têtes, on trouve André Maginot aux pensions, François Marsal aux finances. En mars des troubles sociaux et des grèves seront vivement réprimés par Millerand. A partir d'avril l'opinion publique va être canalisée par l'affaire Landru. En mai la CGT est poursuivie par Millerand pour atteinte à la sûreté de l'état (celle-ci avait lancé un ordre de grève général). L'opinion publique est troublée par la montée du communisme en France. De son côté Deschanel accumule les catastrophes. Lors d'un voyage en Auvergne il tombe du train, mais sans se blesser. En août, Yougoslavie et Tchécoslovaquie signent un traité que l'on appellera "la Petite entente" en septembre, les Russes sont repoussés au delà de leurs frontières, c'est la victoire de Varsovie, gagnée grâce à la réorganisation de l'armée polonaise et avec l'aide des troupes de Weygand. Le 21 septembre, malade, Paul Deschanel donne sa démission. Le 23 septembre Alexandre Millerand est élu président de la république par 695 voix.
Alexandre Millerand: Le 23 septembre 1920 Alexandre Millerand est élu président de la république par 695 voix. Signature ce mois de l'armistice entre Russes et Polonais. Fin 1920, la facture à payer par l'Allemagne au titre des réparations s'élève à cent trente trois milliards de marks, en n'en offre que trente. L'Angleterre et la France occupent Düsseldorf (usines Krupp) et Duisburg. L'Allemagne cède, mais la crise économique va s'accentuer et l'Allemagne va entrer dans une situation critique. refus des États-Unis de ratifier le traité de Versailles. De plus celle ci signe en 1921 un traité séparé avec l'Allemagne. Vive déception en France. Le 11 novembre 1920, inhumation d'un soldat inconnu sous l'arc de triomphe. Fin novembre reprise des relations diplomatiques avec le Vatican. Décembre, à Tours, lors du congrès socialiste, ceux ci demandent leur adhésion à la troisième internationale. Léon Blum refuse. C'est la scission. L'humanité devient le journal du parti communiste, en face ils trouveront la SFIO (section française de la deuxième internationale ouvrière). Les socialistes dénoncent le péril communiste. janvier 1921, suite à la chute du franc le ministre Leygues est reversé. Millerand le remplace par Briand, celui ci forme un gouvernement de centre gauche. Paul Doumer aux finances, Louis Barthou à la guerre, Léon Berrard à l'instruction publique. Du côté de l'Allemagne, les troubles économiques deviennent graves. Décembre l'effondrement du mark inquiète l'Europe qui redoute une révolution communiste. Cette fin d'année 1921, pour la France tout va bien, l'industrie est plein essor, la production automobile atteint des chiffres inégalés. Découverte du vaccin contre la Tuberculose, Calmette et Guérin obtiennent le prix Nobel. Janvier 1922, l'Angleterre et la France, par ministres interposés tombent d'accord pour que l'Allemagne échelonne ses versements. Cette attitude déplait au président Millerand qui rappelle à Briand qu'il ne peut rien conclure sans l'assentiment du président et le vote de l'assemblée. La presse se déchaîne contre Briand en lui rappelant son attitude pacifiste lors de la guerre. Briand défend son projet à l'assemblée, mais le vote de confiance est trop faible il donne sa démission. Le 15 janvier 1922, Poincaré est chargé par Millerand de former le ministère. Il prendra les affaires étrangères, mettra Charles de Lasteyrie aux finances, Barthou à la justice, Chérron à l'agriculture, Sarraut aux colonies et Maginot à la guerre. Ce cabinet qui reflète bien la chambre "bleu horizon" tiendra jusqu'à la fin de son mandat. En mars le parlement vote une loi interdisant l'augmentation des loyers. Ceci aura pour conséquence une crise du logement ? En dépit des difficultés, Paris s'amuse. janvier 1923, les journaux titrent "la France va t-elle occuper la Ruhr. Le 10 janvier Poincaré annonce à l'Allemagne son intention d'occuper la Ruhr. Le lendemain c'est chose faite. En Allemagne la réaction ne se fait pas attendre, sabotages, attentats. Mai juin la chute du mark prend des allures vertigineuses, il faut 350000 marks pour acheter le journal ? En septembre, Millerand voudrait former avec l'Allemagne une alliance charbon-acier. Poincaré refuse catégoriquement. Décembre 1923 mort de Maurice Barrès. Janvier 1924, la crise financière s'aggrave et atteint la France l'Angleterre. Lors de la campagne électorale en vue des élections futures, radicaux et socialistes s'unissent pour former le cartel des gauches. Cette élection sénatoriale verra une nette avance de la gauche. Mars la livre côte 130 francs, Poincaré est forcé de prendre des mesures pour endiguer cette chute du franc. Augmentation des impôts, contrôle fiscaux plus sévères. Avril, le cartel réclame le retour à la laïcité, la rupture des relations avec le Vatican et introduction de la loi de séparation en Alsace-Lorraine et son application stricte en France. Mai la livre côte 65 francs le dollar 15,50. Triomphe du cartel des gauches aux législatives, ils obtiennent 266 sièges, les modérés 229, les communistes 26. La presse de gauche réclame le départ de Millerand. Juin Herriot pressenti par Millerand au poste de de président du conseil, refuse. Les députés de gauche de la nouvelle assemblée exigent le départ de Millerand. Le 10 juin le président fait lire à l'assemblée un discours dans lequel il dénonce l'atteinte portée aux institutions républicaines suite aux exigences de la nouvelle assemblée de gauche. Désavoué Millerand démissionne. Le 13 juin le cartel subit son premier revers. Painlevé son candidat est battu contre toute attente par Gaston Doumergue, qui est élu avec 516 voix.
Gaston Doumergue: Le 13 juin 1924, le président du sénat Gaston Doumergue est élu président de la république par cinq cent quinze voix contre trois cent neuf à Painlevé. Il charge Édouard Herriot de former le gouvernement. Herriot prend le ministère des affaires étrangères et nomme Chautemps à l'intérieur, Édouard Daladier aux colonies, Queuille à l'agriculture et François Albert à l'instruction publique. Puis Herriot annonce la couleur : apaisement avec les pays extérieurs, justice sociale et retour à la laïcité. Ce projet amènera de vives protestations parmi les catholiques. Le 5 septembre à Genève est signé un accord entre quarante sept nations. Le désarmement peut être envisagé. Le 28 octobre, la France reconnaît le gouvernement des soviets. Novembre, transfert des cendres de Jaurès au panthéon. Les difficultés économiques se font plus pressantes, les Français qui votent à gauche, voudraient voir leur porte-monnaie pencher à droite. Herriot hésite être libéral ou social. Les socialistes qui parlent d'impôt sur le capital font fuir la confiance. le retour à la laïcité provoque de vives réactions. Le général de Castelnau crée la fédération nationale catholique. Le pays a retrouvé un équilibre économique, mais l'état est endetté, et, il vit au dessus de ses moyens. La chambre refuse à Herriot la demande d'une avance auprès de la banque de France. Clemenceau, ministre des finances démissionne. Le 10 avril 1925, le ministère Herriot est renversé par le sénat. Le 17, formation du ministère Painlevé, Joseph Caillaux est aux finances, Briand est aux affaires étrangères, Steeg à la justice, de Monzie à l'instruction publique. Lors des élections municipales, de violents heurts font trois morts rue Daurémont, trois jeunes patriotes sont tués par les communistes. Le trouble s'installe dans la population. En juillet, le ministre des finances s'adresse aux Français à la radio, pour les inciter à souscrire à l'emprunt. A l'étranger les difficultés s'aggravent. Au Maroc Lyautey arrive à contenir les rebelles. En Syrie, Sarrail doit faire face à une révolte générale. En Indochine le gouverneur général est assassiné et des émeutes locales éclatent. En octobre le maréchal Lyautey est remplacé par Steeg. Démission du gouvernement Painlevé. Ce dernier est de nouveau chargé de créer un nouveau gouvernement, et propose un plan financier comportant le renforcement des bons du trésor. la gauche repousse le projet et Painlevé est renversé. Le 23 novembre Aristide Briand forme le nouveau gouvernement, avec Chautemps, Loucheur, Monzie. En décembre, la livre atteint cent trois francs et le dollar vingt-quatre. Les nouveaux pauvres sont de plus en plus nombreux. janvier 1926, les députés ratifient le pacte de Locarno, signé le 25 octobre 1925, dans lequel l'Allemagne reconnaît les frontières occidentales du Reich. La Grande Bretagne et l'Italie sont cosignataires de ce traité. Le ministre Briand s'en sort très bien avec sa politique étrangère, mais échoue dans sa tentative de redressement des finances publiques, la chambre lui refuse la confiance, il démissionne. Briand est reconduit par Doumergue, et forme un nouveau gouvernement. Il nomme Raoul Péret aux finances et Malvy à l(intérieur. Cet ancien condamné par la haute cour de justice est rejeté par l'assemblée. Il démissionne et est remplacé par Jean Durand. Le 31 mars, le taux de la livre atteint cent quarante et un francs, celui du dollar vingt-huit. Fin avril la livre atteint cent quarante neuf francs, le dollar trente. Suite à l'offensive du maréchal Pétain lancée au Maroc en avril, fin mai, Abd el-Krim chef des rebelles est contraint de se rendre. Juin Raoul Péret démissionne, ceci entraîne la chute du cabinet Briand. Neuf jours plus tard Briand, encore lui, reforme un nouveau gouvernement. Caillaux est aux finances. Pendant ce temps, fin juin la livre côte cent quatre vingt francs, le dollar trente-neuf. En juillet, un plan de sauvetage décidé par des experts, préconise le vote d'impôts nouveaux. Or comme la majorité de gauche n'a pas confiance en Caillaux Herriot président de la chambre, fait un discours pour défendre les droits de l'assemblée, les libertés et l'égalité. Caillaux est renversé. Herriot est chargé de former le nouveau gouvernement. Monzie prend les finances. Malgré cela la livre atteint deux cent quarante cinq francs, le dollar cinquante, les rentiers commencent à perdre des plumes. Lors d'une séance à l'assemblée, Herriot avoue qu'il sera obligé de vendre des biens publiques. Le jour même il est reversé. Le cartel des gauche est fini. Le 23 juillet, Doumergue, qui a le champ libre, nomme alors Poincaré pour relever la monnaie. celui ci prend les finances, Briand aux affaires étrangères, Painlevé à la guerre, Herriot à l'instruction publique, Barthou à la justice, Albert Sarrant à l'intérieur, Tardieu aux travaux publics, Marin aux pensions. Au seul nom de Poincaré, la confiance revient, fin août la livre cote cent soixante francs, le dollar trente deux. Poincaré qui n'est autorisé à gouverner que par décrets, décide d'appliquer une politique économique rigoureuse. Il supprime plus de cent sous-préfectures et tribunaux. L'opposition socialiste se tait car les mesures portent leurs fruits, les communistes, eux, manifestent dans les rues. Grâce au traité de Locarno, l'Allemagne entre dans la société des nations. Décembre, la livre a chuté et Poincaré a gagné. Janvier 1927, tout va mieux Doumergue inaugure le boulevard Haussmann. Le 6 avril Aristide Briand propose aux USA un pacte de renonciation à la guerre, ce pacte est approuvé en juin. En juillet, le budget est voté, il est en équilibre. La livre est fixée à cent vingt-quatre francs, le dollar à vingt-quatre. Le franc a perdu les trois quarts de sa valeur de 1914. Août 1927, Sacco et Vanzetti sont condamnés à mort aux USA et exécutés. A Paris suite à cela de violentes émeutes éclatent, elles sont dirigées par les communistes, les manifestants se ruent sur la police, saccagent les bars, profanent les la tombe du soldat inconnu, mais pourquoi ?, la police, les tenanciers de bar et le soldat inconnu n'y étaient pour rien. La populace est comme un troupeau de moutons, il suffit que parmi eux, un chef se mette à hurler, pour qu'ils se mettent tous à bêler. C'est ce qu'il s'est passé pendant la révolution et en mai 1968, où après avoir bien vociférer Dany le rouge est devenu quelques temps plus tard ministre des verts, on en verra vraiment de toutes les couleurs avec cette foutue politique. Dans l'histoire, qu'il soit mouton ou non, c'est toujours le peuple qui est marron. En décembre l'état américain propose d'étendre le pacte de renonciation à la guerre à tous les états du monde. Janvier 1928, le service militaire est ramené à un an. L'assemblée vote en mars la loi sur les assurances sociales. Aux élections législatives du 29 avril, les communistes perdent douze sièges et suite à un mauvais report de voix à gauche, les socialistes perdent la majorité au profit des modérés. De ces élections sortiront trois cent vingt-trois voix pour Poincaré la gauche n'en obtenant que deux cent quatre-vingt trois. Doumergue, après avoir accepté selon l'usage, la démission de Poincaré, le renomme avec la charge de réformer la gouvernement. Il reprend les mêmes, sauf Fallières le ministre du travail, qu'il remplace par Loucheur. L'assemblée vote la dévaluation du franc. En août signature du plan Briand-Kellogg, par soixante quatre nations. En URSS, Staline exile Trotski et met en place son plan d'établissement du socialisme. Suite à une attaque virulente de Caillaux au congrès socialiste d'Angers les ministres radicaux donnent leur démission. Pour les remplacer Poincaré nomme Tardieu à l'intérieur et Marraud à l'instruction publique. Le 20 mars 1929 mort du maréchal Foch. Le 27 juillet, suite à une intervention chirurgicale Raymond Poincaré démissionne. Doumergue charge Briand de former le gouvernement. Tous les ministres de poincaré. Le 22 octobre la chambre des députés renverse le ministère Briand. Doumergue fait appel à Daladier, puis à Clémentel, pour finir par appeler André Tardieu. Ce ministère comprendra seize ministres avec deux nouveaux : postes et marine marchande. Le 24 novembre mort de Clemenceau. Le 4 janvier 1930 grave mutinerie au Tonkin. Le ministère Tardieu suite à une malencontreuse demande de question de confiance par Cheron ministre des finances, est renversé. Tardieu appelle Chautemps, il est renversé le jour même. Il appelle alors de nouvelles têtes, Reynaud aux finances, Laval aux pensions Flandin commerce. Fin mars l'assemblée vote l'institution d'une pension en faveur des anciens combattants. Révolte au Tonkin, la répression fait deux cent soixante dix morts. Novembre Krach de Wall Street. Oustric, banquier qui a obtenu des appuis particuliers de la part de Péret, est arrêté, ceci entraîne la chute du gouvernement Tardieu. Steeg forme un gouvernement de gauche avec Cheron, Briand, Barthou, Chautemps, Sarraut, Painlevé. Le 3 janvier 1931 mort du maréchal Joffre. Le 22 janvier le ministère Steeg est renversé. Le 27 janvier Doumergue nomme Laval pour former le gouvernement. Le 13 juin 1931 le mandat de Doumergue s'achève. C'est l'élection de Paul Doumer.
Paul Doumer: Le 13 juin 1931, le septennat de Gaston Doumergue est terminé. De nouvelles élections verront l'arrivée à la présidence de la république de Paul Doumer. Au premier tour Briand obtient 400 voix contre 440 à Doumer. Briand se désiste et Doumer est élu au second tour avec 502 voix contre 332 au candidat de l'opposition. Pendant ce temps la crise économique s'aggrave, aux USA et dans le monde. Hoover demande que le paiement de toutes les dettes de guerres soit ajourné. La France accepte , mais à contre c½ur. Laval et Briand proposent de prêter à l'Allemagne une somme de cinq cent millions de dollars, mais celle ci refuse. La France avance à l'Angleterre, une somme de vingt cinq millions de livres. Mais en septembre l'Angleterre décide de supprimer la convertibilité de la livre en or, la livre chute à quatre-vingt sept francs, la banque de France aura de lourdes pertes. Le parlement vote en décembre une loi pour résorber le chômage. C'est une loi qui procure du travail aux ouvriers, ce travail étant financé par l'état. Janvier 1932, la mort de André Maginot entraîne un remaniement de gouvernement. Laval nomme André Tardieu au ministère de la guerre et prend le ministère des affaires étrangères à la place de Briand qui est malade. Lors de la présentation de son programme au sénat Laval est désavoué, il démissionne, c'est André Tardieu qui forme le gouvernement. Il prend les mêmes et on recommence. Le 7 mars Aristide Briand meurt. Le 6 avril ouverture de la campagne électorale, les Français en ont marre de ces gouvernements qui ne tiennent pas plus d'un mois, quelquefois deux. Le cartel des gauches ne parvient pas à se reformer, mais ils arrivent à un accord de désistement en faveur du mieux placé au second tour. Avril promulgation de la loi sur les allocations familiales. Le 6 mai Paul Doumer est victime d'un attentat perpétré par le Russe Gorguloff. Le 8 mai le second tour des législatives donne une nette avance à la gauche trois cent cinquante six sièges contre deux cent cinquante neuf aux modérés. Le 10 mai, Albert Lebrun est élu par six cent quarante deux voix contre cent treize au socialiste Paul Faure.
Albert Lebrun: Le 10 mai 1932, Albert Lebrun est élu président de la république. Il sera le quinzième et le dernier président de la troisième république. Tardieu ayant donné sa démission suite aux résultats des dernières élections législatives, c'est Herriot qui est chargé de former le nouveau ministère. Ayant un mauvais souvenir sut le soutient des socialistes, Herriot essaye en vain de former un gouvernement à composante républicaine. Son ministère comportera dix huit ministres et quatre sous-secrétaires d'état, il est à majorité issu de radicaux socialistes. La situation du pays n'est pas bonne : les exportations diminuent, l'agriculture s'effondre, le chômage augmente. Le 9 juillet 1932, fin de la conférence de lausanne. L'Allemagne est définitivement dégagée du paiement des réparations de guerre. Mais comme de nos jours la France ne voit pas sa dette envers les États-Unis annulée ?. C'est vrai, les socialistes possèdent le monopole du c½ur, mais avec le travail et l'argent des Français. Le programme d'austérité mis en place comporte la réduction des dépenses militaires, un impôt sue les valeurs immobilières et sur la bourse. Augmentation de l'impôt sur le revenu et sur les tarifs postaux. Suite à sa décision de continuer à payer notre dette aux USA, le gouvernement Herriot est renversé (Pourquoi l'assemblée a t-elle voté l'annulation de la dette de l'Allemagne envers la France pour réparations de guerre ?). Le 18 décembre 1932 formation du cabinet Paul Boncour avec Leygues, Daladier, Painlevé, Sarraut, Dalimier, Monzie et Chéron aux finances. Le 4 janvier 1933 le ministère est renversé. En Allemagne la situation est la même, le plan de finance est rejeté. Hindenburg fait appeler Hitler à la chancellerie du Reich. Formation en France du ministère Daladier. Mai institution de la loterie nationale. Juin Boncour négocie avec Mussolini Hitler et l'Angleterre un pacte à quatre. Il est signé à Rome. En septembre l'Allemagne exige l'application de l'égalité des droits en matière d'armement. Refus de la France. Fin 1933 le déficit budgétaire s'aggrave. Daladier décide un prélèvement de 6% sur les salaires de la fonction publique. Le cabinet est renversé. Albert Sarraut forme le nouveau ministère. Novembre 1933 Hitler est élu avec 95% des voix. Sarraut reprend l'idée de Daladier en prélevant seulement 4% des salaires. Il est reversé. La France plonge vers l'abîme, le mécontentement grandit dans l'opinion publique, le chômage s'accentue. Chautemps forme le cabinet, et obtient le vote de la chambre pour le prélèvement modéré sur les traitements. Puis vient l'affaire Stavisky. Tissier directeur du crédit municipal de Bayonne est arrêté pour avoir émis 200 millions de faux bons de caisse. On découvre bien vite qu'il est complice d'un escroc célèbre, Stavisky. Tissier met en cause le député de Bayonne garat. Le 8 janvier, alors qu'il allait être arrêté Stavisky se suicide.... ou est suicidé. Il n'y a pas si longtemps un ex premier ministre en à fait autant ?. Personne ne croit au suicide, mais plutôt à son élimination pour l'empêcher de parler. Violentes manifestations devant le palais Bourbon puis à l'hôtel de ville. Le 27 janvier 1934 la démission du garde des sceaux compromis dans l'affaire entraîne la chute du cabinet. Fin janvier constitution du cabinet Daladier. Il est formé en majorité, comme le précédent de radicaux socialistes. (Je tiens à faire une remarque les socialistes prétendent qu'ils ont gouverné moins longtemps que la droite... on croit rêver, depuis la révolution c'est à dire en 1789 à part Mac Mahon je n'ai jusque maintenant vu aucun gouvernement qui ne soit pas de gauche ?, et je ne suis qu'en 1934. Je me propose de faire le compte lorsque je serai arrivé à nos jours). Parmi ses ministres Daladier va nommer Frot au ministère de l'intérieur. La France va bientôt s'apercevoir qu'il ne faut pas s'y frotter. En effet le premier frappé sera le préfet de police qui passe pour avoir des sympathies avec les ligues, puis le préfet de la Seine, de l'Oise, le directeur de la sûreté et l'administrateur de la comédie française... pourquoi ? parce que la pièce qu'il présente est accusée de provoquer des émeutes contre le gouvernement. Les décisions aberrantes du gouvernement vont déclencher en février de vives émeutes. Appel à toutes les organisations politiques et aux ligues à manifester. Le nouveau préfet de police a fait bloquer l'accès au palais Bourbon, mais les manifestants se massent sur les Champs Elysées et aux Tuileries. La foule se lance à l'assaut aux cris de :"Assassins, à nous les agents !" Cette foule est formée de petits bourgeois, commerçants, artisans éc½urés par la politique. Puis les anciens combattants foncent, autobus incendiés. le chef de la police ordonne le feu, les barrages cèdent la foule est déchaînée. A l'assemblée on entend "Démission, démission, à bas les fascistes !" ripostent les communistes. Daladier promet que toute la lumière sera faite sur ce scandale. Il n'acceptera que trois interpellations sur dix huit. Suite à cette décision on le surnommera le dictateur. La foule se rue sur l'assemblée, les coups de feu claquent. Le député Scapini se dresse et dit "On se bat aux portes du Palais, on tire Monsieur le Président, avez vous donné l'ordre de tirer ? répondez !". Daladier se tait. Ferdinand Buisson essaye de clore la séance. Scapini "C'est un gouvernement d'assassins !qu'il s'en aille !" Daladier soutenu par un gouvernement de gauche est réélu. Dans la rue la situation s'aggrave. Les anciens combattants, avec à leur tête leur président Georges Leboucq s'avancent vers le faubourg Saint-honoré, Georges Leboucq est blessé, il y a vingt morts et mille blessés. Daladier et Frot décident de faire l'armée (on a déjà vu cela) L'assemblée radicale de gauche s'affole. Daladier finit par démissionner. Le président Albert Lebrun, suite au conseil de Pierre Laval contactent Gaston Doumergue et le supplie d'accepter de former le gouvernement. Les manifestants ne sont pas fascistes, ils ne veulent pas renverser le gouvernement, ni les institutions , ils sont tout simplement éc½urés par la vénalité des politiciens. Les communistes et les socialistes mettent à profit ces émeutes pour s'unir en un front commun que l'on appellera le front populaire. Doumergue forme un cabinet d'union nationale avec Tardieu, Herriot, des radicaux et des modérés. Le maréchal Pétain a reçu le ministère de la guerre. Les socialistes sont exclus du gouvernement. Deux commissions d'enquête sont constituées pour légiférer sur les évènements du 6 février. Juin, bagarres dans diverses villes de province suite aux réunions des croix de feu. Paul Reynaud demande la dévaluation du franc. Septembre, admission de l'URSS par la SDN. Le 9 octobre, le roi Alexandre de Yougoslavie en visite à Marseille et le ministre français des affaires étrangères Louis Berthou sont blessés à mort par Pétrus kalamen, membre de l'organisation croate des Oustachis. Le 13 octobre le ministre de l'intérieur est remplacé par Marchandeau. Laval devient ministre des affaires étrangères. Novembre Doumergue présente une loi qui permet au chef de l'état de dissoudre l'assemblée sans l'accord du sénat. On l'accuse de vouloir tenter une expérience de pouvoir personnel. Herriot et tous les radicaux démissionnent. A son tour Doumergue démissionne. La vieille constitution de la république restera en l'état. Le nouveau gouvernement dirigé par Flandin, retrouve Herriot. Le nombre de chômeurs atteint quatre cent vingt mille et augmente de dix mille par mois. Janvier 1935, Pierre Laval est décidé à neutraliser l'Allemagne. Aussi signe t-il des accords avec Mussolini. Il cède à l'Italie les terres aux confins de la Libye et en Afrique équatoriale Française, contre une réduction des droits italiens sur la Tunisie. Mars 1935 allongement du service militaire de 18 à 24 mois. Paul Reynaud décide la construction de chars de combat comme le préconise le colonel de Gaulle. Le ministre de la guerre refuse prenant pour prétexte que la ligne Maginot est infranchissable. Nous verrons quatre plus tard qu'avec Hitler il n'en est rien. En effet en cette année 1935, il montre son nez car contre l'avis du traité de Versailles il rétablit le service militaire obligatoire en Allemagne. En mai 1935 à Moscou Laval signe un traité avec l'URSS. Pour stopper la crise qui s'aggrave Pierre Etienne Flandin demande à gouverner par décrets-lois. Il est renversé, c'est Ferdinand Buisson qui est chargé de former le nouveau cabinet. Il prend Herriot, Marin et Pétain, mais deux jours plus tard il est mis en minorité. C'est alors Pierre Laval qui forme le gouvernement il sera de centre gauche. De graves maladresses seront à l'origine du triomphe du front populaire. Le 18 juin, signature d'un accord naval entre l'Allemagne et l'Angleterre. Le 14 juillet 1935 cinq cent mille personnes défilent de la Bastille à la République en acclamant Blum, Thorez et Daladier. En Août, les Italiens manifestent clairement leur intention de prendre l'Éthiopie. Le 3 octobre, les troupes italiennes envahissent l'Éthiopie, la France ne peut rester indifférente. La SDN se contente de faire appliquer des sanctions économiques contre l'Italie. Laval les appliquera très mal. Novembre, ouverture du procès des complices de Stavisky, onze inculpés seront acquittés, Tissier condamné à sept ans de travaux forcés, les autres à la prison. Laval et le ministre anglais des affaires étrangères mettent sur pied un plan qui pourrait permettre le cessez le feu en Éthiopie, Hailé Sélassié conserverait son trône. le ministre anglais est remplacé par Antony Eden. Le 22 janvier 1936 démission du gouvernement. Albert Sarraut forme le nouveau ministère avec des radicaux et des républicains de gauche. Le 7 mars 1936 Hitler dénonce le pacte de Locarno, le gouvernement de Sarraut, trop faible se contente de porter l'affaire devant la SDN, qui se prononce pour une condamnation morale de l'Allemagne. (Hitler est entrain de gagner des points, il a gagné sa première bataille). Avril-mai l'Italie termine la conquête de l'Éthiopie Hailé Sélassié se réfugie à Londres. Victoire incontestable du front populaire qui prend le pouvoir. la meilleure façon de conserver la majorité est de rassurer les classes moyennes qui votent pour les radicaux. Les communistes vont s'y employer, car ils ne participent pas au nouveau gouvernement Léon Blum ne constituera son gouvernement que début juin. Et les ouvriers déclenchent des grèves sur le tas. Le mouvement s'étend à tous les établissements industriels parisiens et bientôt dans toute la province. La grève devient quasi générale, on chante on danse au son de l'accordéon. Enfin le 4 juin Blum forme son gouvernement avec Daladier à la défense, Vincent Auriol aux finances, Pierre Cot à l'air, Roger Salengro à l'intérieur, Chautemps à l'éducation Madame Jolio Curie à la recherche, Léo Lagrange aux sports. Blum demande aux ouvriers de reprendre le travail, en vain. La situation s'aggrave. Léon Jouhaux secrétaire de la CGT échoue lui aussi. C'est alors qu'à Matignon, sous la présidence de Blum, sont réunis les représentants du patronat et de la CGT sur la semaine de quarante heures, les congés payés, les conventions collectives, la reconnaissance du droit syndical, la discussion sur l'augmentation des salaires est plus âpre. Il est accordé de 7 à 15% d'augmentation. Les syndicats s'engagent à faire cesser la grève. A la radio Léon Jouhaux clame la victoire, il est loin, ce représentant de la classe populaire, de se douter que trois plus tard la France sera en guerre. En juin on met en place les congés payés, les conventions collectives et la semaine de 40 heures. Léon Blum espère que la réduction du temps de travail forcera le patronat ç augmenter le nombre des ouvriers et résorbera le chômage. En 2000 les mêmes on récidivé avec les 35 heures ? Il pense aussi que l'augmentation des salaires amènera une augmentation du pouvoir d'achat des Français. Il n'ignore pas qu'il risque l'inflation, mais il compte sur le patronat pour supporter le choc . La France et SDN lèvent les sanctions contre l'Italie. Le parti des croix de feu devient le (parti social français). Doriot, lui, crée le parti populaire français, cet ancien communiste ne cache pas sa sympathie pour la doctrine nazie. Juillet assassinat de Calvo Sotelo, chef monarchiste espagnol, début de la guerre d'Espagne. Signature d'un accord entre la France et la Syrie. Le Liban retrouve son indépendance en échange d'avantages culturels et économiques. Nous l'avons vu plus haut, Léon Blum espérait que l'augmentation du pouvoir d'achat inciterait les industriels et les chefs d'entreprise à donner un coup de fouet à l'économie. Mais il n'avait pas compris qu'une politique socialiste s'oppose toujours au libéralisme économique, la confiance ne se commande pas, l'or et les capitaux fuient, le chômage augmente, c'est encore vrai de nos jours. Léon Blum est obligé de dévaluer le franc de 25%. Tous les journaux condamnent cette dévaluation. Et, les journaux d'extrême droite font parler d'eux, ils accusent Roger Salengro de désertion en 1915 pendant la guerre , ce dernier se suicide le 17 novembre 1936. Février 1937 Blum, Daladier et l'état major étudient le moyen d'augmenter notre armement, mais Blum et Daladier refusent toujours les divisions blindées préconisées par le colonel de Gaulle. 1937 est l'année de l'exposition internationale. Pour faire activer les travaux, Blum rend visite aux ouvriers sur le chantier, mais il est hué. Malgré son adjuration aux travailleurs de terminer à temps, rien n'y fait, les grèves des bras croisés se multiplient. Des bagarres éclatent sur les chantiers de l'exposition entre ouvriers français et étrangers, ces derniers ne voulant pas faire grève. Avril le roi des Belges Léopold III annonce la neutralité de son pays. Le 24 mai Albert Lebrun inaugure l'exposition internationale. Seuls les stands de l'Allemagne et de la Russie sont terminés. Fin juin le ministère Blum est renversé, malgré qu'il est obtenu les pleins pouvoirs. Le contrôle des changes est interdit Vincent Auriol déclare que cette mesure est inacceptable. Le sénat repousse le projet, Blum doit démissionner. Formation du cabinet Chautemps, la majorité des ministres du précédent ministère conservent leur place. La situation financière est catastrophique les caisses sont vides. On est forcé de faire appel à la caisse des dépôts pour assurer les paiements de juin. Plusieurs propositions seront faites. Emprunt à la banque de France d'une somme de quinze milliards, économies strictes, suppression de la parité entre l'or et le franc, ( la monnaie devient flottante) et l'élévation du taux de l'impôt. Trois semaines plus tard le franc est stabilisé. Le 31 août création de la SNCF. Malgré tout cela le mécontentement s'aggrave dans la classe ouvrière, fin décembre une grève générale des services publiques éclate . La France est entièrement paralysée. Janvier 1938 Chautemps demande à la classe ouvrière de cesser toute agitation. Les communistes accusent les puissances de l'argent d'être à l'origine du marasme les socialistes solidaires se retirent du gouvernement, Chautemps démissionne. Bonnet conseille alors à Albert Lebrun de dissoudre l'assemblée. Lebrun se contentera de rappeler Chautemps qui va former un ministère composé de radicaux socialistes et socialistes modérés. La situation continue à s'aggraver. Février Hitler prononce un violent discours au sujet de l'Autriche. Le chancelier autrichien comprend que Mussolini ne bougera pas si l'Allemagne envahit l'Autriche. Mars les Allemands envahissent l'Autriche, l'Europe ne bouge pas la France n'a plus de gouvernement Chautemps vient de démissionner les socialistes lui ayant refusé les pleins pouvoirs (Hitler gagne sa deuxième bataille). Le 13 mars Blum forme un ministère composé de socialistes et de radicaux : on prend encore et toujours les mêmes et on recommence. Le 13 mars 1938 proclamation de l'Anschuss. La constitution du nouveau ministère Blum n'empêche pas les grèves. Blum présente un projet comportant le contrôle des changes et de l'impôt sur le capital, le sénat repousse le projet. Léon Blum démissionne. Le front populaire a vécu. Mais quel désastre. Daladier forme un gouvernement évitant de prendre des socialistes. Sarraut est à l'intérieur, Bonnet aux affaires étrangères, Marchandeau aux finances, Reynaud à la justice, Mandel aux colonies, Zay à l'éducation. mai, décret gouvernemental qui décide une augmentation des impôts de 8% sur deux ans 1938 et 1939. Hitler réclame le retour des Sudètes dans le giron de l'Allemagne. Lord Runcinam ministre anglais est envoyé auprès d'Hitler pour tenter de régler l'affaire des Sudètes. Daladier déclare que la France respectera ses engagements d'assistance militaire à la Tchécoslovaquie suite au traité du 16 octobre 1925. Les efforts de lord Runcinam échouent. En septembre face aux menaces allemandes on rappelle cent mille hommes sous les drapeaux, Hitler ayant déclaré publiquement au congrès socialiste de Nuremberg que ni la France ni l'Angleterre ni la Tchécoslovaquie ne le feront reculer. Les USA déclarent qu'ils n'interviendront pas en cas de conflit. Septembre Chamberlain rencontre Hitler à Berchtesgaden, il exige le cession au Reich des territoires comptant plus de 50% d'Allemands. Réunion à Londres de Halifax, Bonnet, Daladier et Chamberlain ils proposent la remise à l'Allemagne de trois territoires comprenant neuf cent mille Allemands. (Hitler gagne sa troisième bataille) Fin septembre Hitler revoit Chamberlain à Godesberg, prétextant des troubles exige l'entrée des troupes allemandes en Tchécoslovaquie le 26 et la remise des territoires le 28. Chamberlain refuse et obtient le recule de la date au premier octobre. Mobilisation générale en Tchécoslovaquie, rappel de un million cent mille hommes en France. dans un discours prononcé à Berlin Hitler annonce qu'avec le pays des Sudètes c'est la dernière revendication qu'il formule. Roosevelt lance un appel à Hitler. Nouvelles mobilisations de réservistes en France. Fin septembre 1938 signature des accords de Munich qui consacrent le démantèlement de la Tchécoslovaquie. Hitler ne respecte même pas ce traité, il annule le plébiscite qui doit avoir lieu sur le territoire des Sudètes. Paul Reynaud a remplacé Marchandeau aux finances. A Paris un attaché d'ambassade allemand est assassiné par un juif polonais. Violentes manifestations en Allemagne, on détruit leurs magasins et on incendie leurs synagogues. En mars 1939 Hitler exige que lui soit remis la destinée de la Tchécoslovaquie. Ce même jour les troupes allemandes occupent Prague, puis c'est la Bohême, la Moravie et la Slovaquie. Daladier et Chamberlain ont été dupés par Hitler. Leur abandon de la Tchécoslovaquie est une des erreurs de l'histoire qui, comme on le sait va entraîner la seconde guerre mondiale. Les Anglais sont indignés, mais, en France, Paul Reynaud prépare le code de la famille et fat voter la prime à la première naissance, un système d'allocations familiales qui tient compte du nombre d'enfants à charge et un prêt au mariage pour les jeunes ménages. Il consacre sur le budget une somme de soixante milliards pour la défense nationale. Mais il est trop tard les effets attendus ne peuvent l'être qu'en temps de paix. Et la guerre menace. L'assemblée accorde les pleins pouvoirs au gouvernement. Il pourra ainsi par décret au conseil des ministres prendre toutes décisions pour la défense de la patrie. Hitler continue son expansion en réclamant à la Pologne la ville libre de Dantzig, de plus il annexe la ville de Memel en Lituanie. La France et l'Angleterre encouragent la Pologne à refuser les négociations sur Dantzig, et ils garantissent l'intégrité de la Belgique, de la Hollande et de la Suisse. Fin mars ils annoncent qu'ils apporteront un appui à la Pologne si elle est attaquée par l'Allemagne. Le 5 avril 1939 Albert Lebrun est réélu président. L'Italie envahit l'Albanie. Au message de Roosevelt à Hitler, daté du 14 avril et dans lequel il demandait de ne pas intervenir en Europe ni au Moyen Orient, Hitler répond qu'il exige le retour de Dantzig à l'Allemagne et le libre passage à travers la Pologne. En mai l'Allemagne et l'Italie signent un pacte. Tentatives d'accord entre la France l'Angleterre et la Russie, cette dernière connaissant la faiblesse des deux autres pays, pense plutôt à un accord avec l'Allemagne. Le 23 août 1939 est signé le pacte de non agression germano soviétique. A Paris on mobilise. Signature d'un traité entre l'Angleterre et la Pologne. Les ambassadeurs français et anglais font savoir à Ribbentrop qu'en cas d'attaque de la Pologne ils seront à ses cotés. L'humanité est interdite pour avoir approuvé le pacte germano soviétique. Enfin, Hitler accepte de négocier, mais il exige sans délai la remise de Dantzig et le passage en Pologne. Le 30 août 1939 la Pologne mobilise. Le 1er septembre l'Allemagne occupe la Pologne, tandis que son aviation bombarde les villes importantes. Le 3 septembre la France et l'Angleterre remettent un ultimatum à Ribbentrop fixant à 11 heures et 17 heures le début des hostilités. L'Italie décide de rester hors du conflit.
Troisieme république.
Capitulation de Sedan
Fin de l'empire
Début de la guerre de 1870
Chronologie des évènements
19 juillet 1870
6 août
15-31 août
1-2 septembre
4 septembre
15 septembre
18 septembre
02 octobre
27 octobre
31 octobre
09 novembre
02 décembre
12-16 décembre
janvier 1871
22 janvier
28 janvier
08 février
17 février
14 mars
18 mars
20 mars
22-31 mars
28 mars
10 mai
21-28 mai
29 mai
27 juin
11 juillet 1880 Déclaration de la guerre
Défaite en Alsace
Prise de Metz
Prise de Sedan
Chute de l'empire
Entrevue de Ferrières
Troupes allemandes dans Paris
Gambetta quitte Paris en ballon
Capitulation de Metz
Révolution dans Paris
Victoire de coulmiers
Échec de Champigny
Émeutes et faim dans Paris
Défaite de Buzenval
Révolution dans paris
Capitulation de Paris armistice
Élection de la nouvelle assemblée
Thiers élu chef de l'exécutif
Ratification des préliminaires de paix
Les canons de Montmartre
L'assemblée à Versailles
Échec des communes de province
La commune à l'hôtel de ville
Traité de Francfort
Semaine sanglante
Répression de la commune
Émission d'un emprunt
Amnistie de la commune
Après la déclaration de guerre à la Prusse, la France se retrouve seule . L'Autriche le Danemark et l'Angleterre restent neutres. L'Italie pose la condition du retrait des troupes françaises de Rome. La Prusse possède quatre cent mille hommes, la France trois cent cinquante mille. Le 27 juillet l'empereur rejoint l'armée et confie la régence à l'impératrice. Arrivé à Metz il s'aperçoit très vite que c'est la pagaille, le désordre total et qu'il règne une pénurie de tout manque de fusils manque de matériel manque de chefs. Pour faire patienter l'opinion l'empereur engage le combat à Sarrebruck. Les Allemands répliquent en anéantissant une division française à Wissembourg. Puis se sont les défaites de Troeschwiller et de Forbach. Le gouvernement décide de mettre Paris en état de siège. On décide de retirer le commandement à l'empereur. Les journaux titrent " La patrie est en danger ". La réunion des assemblées est avancée au 9 août, tous les citoyens valides de moins de quarante ans sont incorporés dans la garde nationale. L'armée prend position en dessous de Metz. L'empereur cède le commandement à Bazaine, qu'il nomme général en chef. Batailles de Borny de Gravelotte et de Saint-Privat. La seconde fera quinze mille tués côté Allemand et treize mille côté Français. Se croyant vainqueurs les Français restent sur leurs positions mais les Allemands reviennent et leur coupe la retraite. A Saint-Privat Canrobert repousse les Allemands mais est obligé de se replier faute de renforts. Les Allemands investissent la ville de Metz. Bazaine, bloqué, opère un décrochage vers le nord ouest. A Paris pendant ce temps, on forme un nouveau ministère, on crée un comité de défense de Paris avec le général Trochu à la tête, puis on décide d'envoyer Mac Mahon à la rencontre de Bazaine qui se dirige sur Montmédy. Fin août les armées se replient sur Sedan Les Allemands franchissent la Meuse et attaquent. A Beaumont et à Bazeilles les armes crépitent. Les canons allemands arrosent les remparts et la forteresse de tonnes de projectiles, c'est un massacre et Napoléon décide de faire hisser le drapeau blanc en haut de la citadelle. Malgré cela l'artillerie allemande ne se tait pas. Napoléon dicte alors un mot qui demande l'arrêt des combats, mais aucun général ne signera cet ordre, ceux sont les hommes eux-mêmes qui cesseront de combattre. Le 1er septembre Napoléon fait parvenir cette lettre au roi de Prusse. " Monsieur mon frère, n'ayant pu mourir au milieu de mes troupes, il ne me reste qu'à remettre mon épée entre les mains de Votre Majesté. Je suis de Votre Majesté le bon frère. Napoléon. "Réponse de Guillaume " Monsieur mon frère, en regrettant les circonstances dans lesquelles nous nous rencontrons, j'accepte l'épée de Votre Majesté et je la prie de vouloir bien nommer un vos officiers, muni de vos pleins pouvoirs, pour traiter de la capitulation de l'armée qui s'est si bravement battue sous vos ordres. De mon côté j'ai désigné le maréchal Moltke à cet effet. Je suis de Votre Majesté le bon frère. Guillaume ". Le général Wimpffen désigné par l'empereur ramène du camp prussien des conditions terribles : toute l'armée de Sedan sera internée en Allemagne. Pour sauver l'armée de Sedan Napoléon III se constituera prisonnier. Le lendemain il quitte la France pour toujours. Le 4 septembre il arrive à Cassel au château de Wilhelmshöhe, la prison offerte par son vainqueur. A Paris apprenant la défaite de Sedan, le corps législatif déclare que le gouvernement à cessé d'exister. Dans les rues le peuple crie " Vive la république ! "
Guerre 14-18
Le 8e de ligne (Saint-Omer) peut marcher de pair avec le 152e. Corps vigoureux, ardent, qui a participé aux plus dures affaires, a toujours rempli sa tâche entière, a souffert sans défaillir et s'est âprement payé sur l'ennemi ; régiment à " fort rendement .", il a mérité d'être quatre fois cité à l'ordre de l'armée. Il a gagné sa première palme à VERDUN, au début de la bataille, car il fut de ces corps héroïques qui, jetés devant le flot allemand menaçant, surent faire de leurs poitrines la digue où se brisa l'Allemagne déjà délirante du triomphe escompté. Le 26 février 1916, il recevait l'ordre de se porter vers la croupe d'HAUDROMONT. La position venait d'être abandonnée par nos troupes. Le lieutenant-colonel Roubert, qui commande le régiment déclare : " Nous tiendrons jusqu'à la mort ". Il fait mieux que tenir. Il enlève avec deux de ses bataillons, les pentes sud de la croupe, et, sur cette position ingrate, s'organise. Alors commence, au matin du 27 un bombardement implacable, qui va durer trois jours. Jusqu'au soir du 29, les premières lignes du 8e et ses réserves, qui occupent le ravin de Thiaumont, sont pilonnées avec du gros calibre. C'est une débauche de projectiles et, dans un vacarme d'enfer, le bouleversement total du terrain. Il ne reste rien, que des hommes épars. Ces hommes ne permettront pas que passe l'ennemi. Relevés dans la nuit du 29 février au 1er mars, les soldats du 8e régiment d'infanterie venaient de gagner, sur un champ de bataille immortel, leur plus beau titre de gloire. Dans la SOMME, en septembre 1916, ils méritent une deuxième palme, autant par le mordant que par la constance de leur effort. Le 12, à midi, ils prennent le bois d'AUDERLU aux abords de Combles et capturent une centaine de prisonniers de la garde. Arrêtés un peu plus loin par des fils de fer encore intacts, ils se terrent et reprennent du souffle pour un nouveau bond. Ils repartent en avant dans la journée du lendemain 13, conquièrent une deuxième ligne de tranchées, s'emparent d'une soixantaine de prisonniers et de plusieurs mitrailleuses. Le 14, ils continuent, prennent la ferme Le Priez, s'étendent encore les 15, 16, 17 et 18, arrivent devant la Tuilerie et sont relevés le 19. Dix jours après ils remontent en ligne, se battent sans répit du 1er au 5 octobre, des corps à corps, à la grenade, s'emparent finalement de tous les objectifs assignés.. Depuis le 12 septembre, ils ont fait plus de 400 prisonniers, capturé 20 mitrailleuses, témoigné d'une ténacité incroyable, d'un élan magnifique, d'une résistance surhumaine à la fatigue. Nous allons retrouver ces héros dans LES FLANDRES, où ils conquerront, les 16 août et 9 octobre 1917, deux nouvelles citations. Dans la nuit du 15 au 16 août, sous les ordres du lieutenant-colonel Dufour, ils traversent le Steenbeck, ruisseau marécageux battu par les mitrailleuses allemandes, s'emparent d'abris bétonnés malgré la résistance acharnée de l'ennemi et atteignent après avoir fait de nombreux prisonniers, leur premier objectif. Une heure plus tard, attaque du deuxième objectif. La ferme de Champaubert, centre de résistance puissant est tournée puis capturée. Les Allemands ont hissé le drapeau blanc. Au commencement de la matinée, l'affaire est terminée. Au tableau : 7 canons, 9 mitrailleuses, un important matériel de guerre et de nombreux prisonniers. L'affaire du 9 octobre est plus brillante encore. Il s'agissait en liaison avec l'armée britannique à droite de s'empare du plateau de Mangelaere et de s'installer défensivement face à la forêt d'Houthulst. A 5 heures 20, sur 5 passerelles improvisées pendant la nuit, le régiment traverse le Steenbeck. A 9 heures 30, tous les objectifs sont atteints. Les prises sont magnifiques : 4 officiers, 73 soldats valides appartenant à cinq régiments différents, 3 canons, 5 minenwerfer, 20 mitrailleuses, 4 mitrailleuses légères. Le général commandant la division pouvait écrire, quelques jours plus tard : " Le 8e est un splendide régiment, d'une valeur morale intense, que l'on peut donner en exemple partout ".
Voici un refrain que mon grand-père avait appris à ma mère
C'est le 8e qui défile devant vous
C'est le 8e tous ces petits piou-piou
Ils marchent, ils vont sans s'faire de bile
C'est l'seul moyen d'être les plus habiles
Première citation : " Grâce à l'impulsion du colonel Levy, commandant la 4e brigade d'infanterie et sous le commandement énergique de son chef de corps , le lieutenant-colonel Roubert, qui avait déclaré " Nous tiendrons jusqu'à la mort ", a résister pendant trois jours aux attaques furieuses de l'ennemi préparées par un déluge de projectiles de gros calibre, et n'a pas perdu un pouce de terrain, malgré des pertes sensibles. " (Ordre n°97 du 13/3/1916. 2e Armée)
Deuxième citation : " Sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Roubert, dans une série de combats acharnés menés sans interruption du 12 au 20 septembre 1916, s'est emparé de haute lutte d'un bois fortement organisé et de deux lignes de tranchées, puis exécutant un changement de direction sur un terrain battu de toutes parts et hérissé de défenses ennemies, a organisé une nouvelle ligne à près de deux kilomètres de ses tranchées de départ. Ramené en première ligne, le 30 septembre, a encore enlevé du 1er au 5 octobre, toute une organisation défensive ennemie, faisant preuve jusqu'au bout, malgré les pertes subies, malgré les fatigues épuisantes de deux périodes de combat, d'un élan irrésistible et d'une ténacité indomptable. A fait plus de 400 prisonniers et pris 20 mitrailleuses.(Ordre n°403 du 21 octobre 1916. 6e Armée)
Troisième citation : " Régiment d'élite qui vient d'affirmer à nouveau dans les Flandres, sous l'impulsion du lieutenant-colonel Dufour, ses hautes qualités militaires. Le 16 août 1917, franchissant par surprise un cours d'eau marécageux battu par les mitrailleuses allemandes, s'est élancé avec un superbe entrain, à l'assaut des solides organisations où l'ennemi se maintenait malgré le bombardement. A su faire tomber par la man½uvre, les points de résistance qui se révélaient, a conquis et gardé tous ses objectifs, capturant 7 canons, 9 mitrailleuses et de nombreux prisonniers. "(Décision du général commandant en chef du 5 octobre 1917)
Quatrième citation : " Magnifique régiment, au glorieux passé, ardente unité de combat, qui a participé joyeusement à l'offensive du 9 octobre 1917. Sous l'énergique impulsion de son chef, le lieutenant-colonel Dufour, a forcé sous les feux de l'ennemi, le passage d'un cours d'eau marécageux, et conquis avec un élan irrésistible et un admirable entrain, une zone de terrain de 2000 mètres de profondeur, capturant de nombreux prisonniers, 24 mitrailleuses, 5 canons de tranchée, 3 canons de campagne, et un important matériel. S'est maintenu sur ses objectifs malgré deux violentes contre-attaques, et a organisé une nouvelle position, dans un terrain détrempé par les pluies, sous des bombardements meurtriers, en liaison intime avec l'armée britannique, dont il couvrait l'aile gauche "(Décision du général commandant en chef du 6 décembre 1917). Cet article sur le 8e de ligne est dans son intégralité, tiré du numéro spécial n°20 du 22 juin 1918, intitulé "Nos légions sacrées, les grandes Fourragères" préface de Monsieur René Renoult président de la commission de l'armée de la chambre et édité aux Éditions Grasset Paris.
La place à la présidence du conseil est prise par Aristide Briand. Son programme porte sur la réforme électorale , l'impôt sur le revenu et le statut des fonctionnaires. En mars Briand dépose un projet de loi portant la durée du service militaire à trois ans. Le sénat repousse la loi sur la proportionnelle, Briand démissionne. Louis Barthou forme un cabinet de radicaux et modérés. Au programme la loi des trois ans, l'école laïque, l'impôt sur le revenu et une réforme électorale. Le 30 mars, se termine la conférence de Londres sur la guerre des Balkans. La Turquie est la grande perdante, tous les antagonistes sont mécontents, surtout la Serbie, car les Autrichiens ont obtenu le retrait des troupes serbes de la côte Adriatique, et la création d'une principauté albanaise. La Bulgarie, la Grèce, la Roumanie sont mécontents de la part qui leur a été attribué. Alors qu'en Allemagne le Reichstag vote un impôt de un milliard de marks, qui servira à porter l'effectif de l'armée allemande à huit cent quinze mille hommes et à l'équiper de matériels nouveaux. En France la gauche et la CGT déclarent violemment leur opposition à la loi des trois ans. Barthou songe à dissoudre la CGT. Pendant ce temps aux Balkans les mécontents vont entrer en lice. La Bulgarie attaque la première, elle est aussitôt envahie par la Roumanie, la Grèce, la Serbie et la Turquie. Le 7 août 1913 la Bulgarie vaincue signe le traité de Bucarest et cède la Dobroudja à la Roumanie. En France, le budget de 1914 s'élève à cinq milliards neuf cents millions, Barthou veut lancer un emprunt pour faire face aux dépenses militaires, le vote est repoussé. Barthou démissionne. Doumergue forme le nouveau ministère. Janvier 1914 Briand et Barthou forment la fédération des gauches hostile à Caillaux et à Doumergue. Puis c'est l'affaire du Figaro. Calmette qui a publié une lettre de Caillaux à sa première épouse dont il est divorcé et dans laquelle il s'y montre opposé à l'impôt sur le revenu, qu'il s'acharne à défendre à la chambre, est assassiné dans son bureau du Figaro par Madame Caillaux qui va ensuite se constituer prisonnière. Caillaux démissionne. Les élections des 26 avril et 10 mai donnent une nette avance à la gauche opposée aux trois ans. En juin le ministère Doumergue donne sa démission. Poincaré nomme Alexandre Ribot. L'archiduc François Ferdinand héritier de la couronne d'Autriche est pressé par Guillaume II d'en finir avec les Serbes. Ce jour du 12 juin1914 Ribot présente son programme qui est de défendre la loi des trois ans, le soir même il est renversé. Le lendemain Viviani forme le nouveau gouvernement avec des radicaux socialistes et des républicains socialistes, il promet le retour au service militaire à deux ans. Le 28 juin 1914 l'archiduc François Ferdinand est assassiné avec sa femme à Sarajevo par un étudiant serbe. En France cet attentat inquiète, mais les Français une fois de plus sont plus préoccupés par les vacances et le procès de Madame Caillaux. En juillet Guillaume II déclare " Il faut en finir avec les Serbes ", il donne à l'empereur d'Autriche François Joseph l'assurance qu'il le soutiendra en cas de conflit. Mais au fond l'empereur d'Allemagne ne croit pas à la guerre austro-serbe et de plus il est certain que l'Angleterre restera neutre. Mais le 23 juillet 1914 l'Autriche lance un ultimatum à la Serbie à laquelle elle demande de châtier tous les Serbes qui se sont livrés à la propagande anti-autrichienne et demande que la police autrichienne collabore avec celle de Serbie pour rechercher les complices de l'attentat. Le gouvernement serbe est d'accord, sauf sur la participation de la police autrichienne sur la recherche des complices. L'Autriche est décidée à mater la Serbie et rompt ses relations diplomatiques avec celle ci. Aussitôt Guillaume II rentre précipitamment à Berlin, Poincaré et Viviani regagnent la France, la Russie prend des mesures de mobilisation. Le 28 juillet 1914 l'Autriche déclare la guerre à la Serbie et bombarde Belgrade. Le 30 juillet la Russie déclenche la mobilisation générale. Le 31 juillet 1914 l'état de danger de guerre est décrété en Allemagne. Ce même jour au soir Jaurès est assassiné par un illuminé du nom de Raoul Villain. L'Allemagne fait savoir que si la Russie ne stoppe pas sa mobilisation elle mobilisera aussi et cela signifie la guerre, à la France si elle veut rester neutre elle réclame les forteresses de Toul et de Verdun. Joffre menace de démissionner si le gouvernement ne décrète pas la mobilisation générale. Le tsar refuse de céder. A dix sept heures le 1 août le tocsin sonne partout, la mobilisation générale est décrétée. L'Allemagne mobilise et enjoint la Belgique de laisser passer ses troupes à travers le pays, le roi Albert1er refuse. L'Allemagne déclare la guerre à la Russie. Le 2 août 1914 l'Angleterre demande à l'Allemagne de renoncer à l'invasion de la Belgique, refus de l'empereur. Le 3 août 1914 l'Allemagne déclare la guerre à la France, elle prend pour prétexte le bombardement de Karlsruhe et de Nuremberg par des avions militaires. Le 4 août Albert I est à la tête de ses troupes. Le 5 août 1914 l'Angleterre déclare la guerre à l'Allemagne. Jusqu'au 7 août la mobilisation se fait dans l'allégresse, car tous sont persuadés que cette guerre ne durera pas. Le 7 août, c'est l'offensive. Elle est lancée par la trouée de Belfort. Le 7è corps prends Thann, Cernay et Mulhouse. Pendant ce temps les Allemands prennent Liège franchissent la Meuse et traversent la Belgique. Le 10 août les Belges se replient, nous abandonnons Cernay et Mulhouse. Le 13 août 1914 Joffre donne l'ordre à Castelnau de progresser en Lorraine sur Fénétrange et Morhange. Cette offensive échouera, nos troupes devront se replier sur le Grand-Couronné, hauteur qui domine Nancy. Fin août 1914 la troisième et la quatrième armée attaquent Arlon et Neufchâteau, c'est un deuxième échec, nos armées sont battues par celles du Kronprinz et se replient sur Sedan et Montmédy. L'armée de Lanzerac et quatre divisions anglaises attaquent sur la Sambre de Namur à Charleroi. Après trois jours de combat ils doivent se replier c'est le troisième échec. Les frontières sont perdues. L'invasion du nord et du nord-est de la France est effective. Joffre limoge les incapables ? et, reconstitue la sixième armée qu'il place sous le commandement de Maunoury. Cette armée se déploie à la gauche des Anglais, elle a pour mission de protéger Verdun et Nancy. A la droite des Anglais se trouve l'armée Lanzerac qui attaque la deuxième allemande de Von Bülow. Cette offensive n'a permis que le dégagement de la cinquième armée, la quatrième armée et les Anglais poursuivent leur retraite. Au 1er septembre 1914 la situation des armées allemandes est la suivante. La première armée part de Bruxelles et se dirige sur Paris, la deuxième armée entre Soissons et Reims se dirige vers la Basse Marne, elle est épaulée par la troisième qui est située à l'est de Reims, la quatrième et la cinquième tentent d'encercler l'armée française solidement ancrée dans la Meuse et à Verdun, la sixième armée est en Lorraine. Kluck va alors faire une grave erreur de stratégie ainsi qu'un refus d'obtempérer aux ordres supérieurs. Ayant une journée d'avance sur les troupes de Bulow, il décide sans l'attendre de se diriger sur Paris. Là il va commettre une erreur de tactique. Il décide de contourner la capitale pour attaquer les troupes françaises en retraite. Moltke qui se trouve au QG allemand approuve la décision de Kluck, il sait cependant qu'une force colossale est en position à l'ouest de Paris, et il donne l'ordre à la première et seconde armée allemande de rester face au front est de Paris. Mais Kluck n'obéira pas et dirigera ses troupes sur la Basse Seine. Le commandement de l'armée française est mis au courant de cette man½uvre, et ils décident un vaste encerclement. Mais avant il faut réorganiser l'armée, Lanzerac est remplacé par Franchet d'Esperey. Joffre constitue une nouvelle armée qu'il confie au général Foch. Elle sera insérée entre la cinquième et la sixième armée. Le haut commandement estime qu'avec cent soixante mille hommes, il peut lors d'une attaque générale lancer une offensive sur l'armée de Kluck et amener un encerclement des forces ennemies. Joffre accepte ce plan, il permettra la victoire de la Marne. Cette offensive se déroulera du 6 au 11 septembre 1914. Le 5 septembre Maunoury attaque Meaux, mais Kluck s'en moque car il se croit épaulé par Bülow. En fait Bülow et sa troisième armée sont stoppés sur le Petit-Morin. Kluck essaye alors de contourner l'armée de Maunoury et il engage le combat sur l'Ourcq. Cette man½uvre va créer un trou par lequel va s'engouffrer l'armée anglaise et celle de Franchet d'Esperey. Les Allemands ne parviendront pas à prendre Verdun défendu par Sarrail. Le trou provoqué par Kluck lors de son débordement sur l'armée de Maunoury va s'accentuer lorsque pressé par les troupes de Maunoury il doit se replier sur l'Ourcq, et c'est à ce moment que Gallieni lance dans la bataille les troupes fraîches amenées de Paris en taxi (les taxis de la Marne). Les Anglais franchissent le Petit-Morin et s'engouffrent dans la trouée. Bülow s'efforce en vain d'arrêter ce flot. Ce sont les combats de Mondement et des marais de saint-Gond. Toutes les attaques du Kronprinz sur Verdun sont repoussées. Castelnau tient Nancy. Le 9 septembre 1914 sous l'ordre du haut commandement allemand, toute l'armée ennemie effectue un recul de soixante kilomètres. Le 22 septembre, les Allemands échouent dans leur tentative en Argonne et à l'est de Verdun. Le 8 octobre, la ville d'Anvers est prise par les Allemands. Joffre donne à French l'ordre de marcher sur Calais et d'occuper la Flandre occidentale. L'armée belge (quatre vingt dix mille hommes) prend position sur l'Yser. A sa droite prennent place les fusiliers marins de l'amiral Ronac'h qui occupent Dixmude et par les Anglais qui sont en position au sud jusqu'à la Lys. Le 23 octobre les Allemands attaquent et parviennent à prendre position sur l'Yser entre Nieuport et Dixmude. En cette fin d'année 1914, après que la Turquie ait déclaré la guerre aux alliés et le Japon à l'Allemagne, celle-ci occupe toute la Belgique à l'exception de Nieuport et Ypres. La ligne de front s'étend de la mer du Nord aux Vosges, et du Niémen aux Carpates. Bien que la bataille de la Marne (32000 tués) et celle des Flandres soient à peine terminées, Joffre reprend l'offensive, et donne à Foch l'ordre d'avancer sur Cambrai et Soissons. L'année 1915 verra s'installer la guerre de tranchées. La bataille de la Marne a stoppé les Allemands, mais le bassin houiller du Nord ainsi que celui de Briey sont occupés. En février 1915, pour éviter que la guerre de tranchée ne s'installe définitivement , l'offensive est reprise en Champagne. Elle durera un mois, fera cinquante morts. En avril Anglais et Français transportent leurs troupes en Égypte et dans l'île de Lemnos en vue d'attaquer les Dardanelles. Ce même mois les Allemands lancent sur Ypres la première attaque par gaz asphyxiants malgré l'interdiction du traité de La Haye signé le 29 juillet 1899. L'effet est terrifiant, aussi voit on l'apparition des masques à gaz. La deuxième erreur allemande se déroulera en mai 1915 avec le torpillage du Lusitania, paquebot anglais avec à son bord 128 passagers américains. En mai toujours l'offensive reprend sur la colline de Vimy et de Notre Dame de Lorette. Les lignes allemandes sont enfoncées, ils reculent de quatre kilomètres, mais faute de soutient, nos troupes seront incapables de garder leur position. Les alliés débarquent aux Dardanelles. Suite à l'attaque en Artois, les Allemands attaquent en Argonne, ils veulent prendre Verdun. En juin 1915 Joffre lance de nouveau l'offensive en Artois. Cette fois encore c'est un échec. Trois cent mille tués pour huit mille Allemands prisonniers. Le haut commandement a décidé d'en finir avec la Russie. Le 22 juin 1915 l'armée austro-allemande perce le front russe et progresse de deux cents kilomètres. En septembre Joffre met sur pied un plan d'attaque sur trois fronts Artois, Champagne et Argonne. C'est un échec. Le bilan de l'année 1915 est désastreux. Janvier 1916, les Allemands décident d'attaquer Verdun, ce choix stratégique s'explique par le fait qu'ils tiennent toutes les voies ferrées et les routes, sauf la route de Bar le Duc et le (meusien)voie ferrée très étroite. Joffre et Foch préparent l'offensive franco-britannique qui sera lancée en juin. Mais le 21 février 1916 débute l'offensive allemande sur Verdun. Des milliers d'obus s'abattent sur nos lignes. L'erreur de Joffre sera de ne pas croire à cette offensive, malgré le déluge d'obus nos soldats sortent des ruines et se ruent sur l'ennemi. Le premier jour on perdra le bois d'Haumont, de ville et des Caures. Le lendemain nous abandonnons Wavrille, Herbebois et Samogneux. Les Allemands sont en position sur la côte 304. Fin février Joffre constitue une nouvelle armée, il envoie Castelnau sur place avec l'ordre de défendre Verdun, et nomme Pétain pour réorganiser les troupes. Ce dernier va aussitôt organiser le transport de troupes par la route de Bar le Duc à Verdun. Ce jour là le fort de Douaumont tombe. Fin février Hardaumont, le bois de la Caillette, celui du Chauffour, et le village de Douaumont tombent aux mains des Allemands. Début mars la côte de l'oie et le bois de Cumières sont pris. Fin mars on perd Malancourt, Haucourt et Bethincourt. Nos troupes tiennent avocourt, la côte 304, le sud de Mort-Homme et le nord de Cumières. Sur la rive droite vaux tombe aux mains des Allemands. En avril une nouvelle attaque ne donnera rien et c'est ce qui fait dire à Pétain " courage on les aura" c'est bien beau ... le spectacle est atroce, la faim tenaille les soldats, il sont réduits à boire l'eau qui stagne dans les trous d'obus, la mort est partout, et les soldats se terrent. En mai Pétain est remplacé par Nivelle et Mangin. Sur le front est les Russes lancent une offensive, le 28 juillet 1916 ils atteignent la Galicie et les Carpates. De leur côté les Italiens ont repris le terrain perdu et ils peuvent envisager l'offensive sur l'Isonzo. En juin Pétain décide l'offensive sur la Somme. Le QG allemand qui s'en doute s'acharne sur les dernières positions qui défendent Verdun, le 23 juin Thiaumont, Fleury, et Froideterre tombent. Début juillet l'offensive de la Somme est lancée. Le 2 juillet la seconde ligne allemande tombe et la sixième armée parvient jusqu'à Péronne. Les Allemands sont obligés de retirer des troupes sur le front de Verdun. Le 3 septembre Cléry est repris, la dixième armée reprend Soyécourt. L'offensive de la Somme aura permis de reprendre deux cents kilomètres carrés de terrain puissamment fortifié, fait soixante mille prisonniers, de décourager les troupes allemandes et surtout de reprendre l'avantage sur le front de Verdun. En effet le 24 octobre Douaumont et Vaux sont repris. Le 12 décembre 1916 Foch et Castelnau sont limogés. Le général Nivelle prend la place de Foch à la tête des armées du Nord. Fin décembre Joffre est nommé maréchal de France, et il est remplacé par Nivelle qui devient commandant en chef des armées. Le 13 février 1917 à Paris arrestation de Mata Hari (Marghareta Zelle). Mars 1917 apparition des premières cartes de rationnement. Des offres de paix sont faites notamment avec le retour de l'Alsace-Lorraine à la France. Sur le front occidental Ludendorff décide de se replier, il abandonne Soissons et se replie sur la ligne Siegfried (Arras, Saint-Quentin, La Fère, Vailly). Le 2 avril 1917 le président Wilson apprend que l'Allemagne à tenter de lancer le Mexique contre l'Amérique. Celle-ci déclare la guerre à l'Allemagne. Le gouvernement Ribot Painlevé à des doutes sur la réussite de l'offensive sur le front occidental, mais Nivelle et Mangin sont confiants. Mi-avril déclenchement de l'offensive. Les Anglais prennent la côte de Vimy, Liévin et parviennent aux abords de Lens ils ont fait seize mille prisonniers. L'attaque française sur Soissons et Reims est un échec. En mai malgré le refus du gouvernement Nivelle reprend l'offensive sur le chemin des Dames c'est un échec qui amènera les premières mutineries dans les rangs français. Nivelle, Mangin et Mazel sont limogés et remplacés par Pétain qui devient chef d'état major général des armées françaises. Face aux mutineries Pétain ordonne aux officiers de ménager le soldat français, mais aussi de faire des exemples pour le rétablissement de la discipline. En juin au chemin des Dames nos troupes reprennent Froidemont, Hurtebise, Craonne. De leur côté les Anglais reprennent Ypres et dégagent la côte de Flandre. Le 13 juillet 1917 sous les ordres du général Pershing, les troupes américaines débarquent à Boulogne. Malgré la propagande pacifiste, la reprise en main de l'armée est réalisée. En Allemagne ce sont des jours sombres, le Kronprinz et Hindenburg conseillent à Guillaume II de renoncer à toute annexion. En juillet le Reichstag affirme que l'Allemagne n'est animé d'aucun esprit de conquête. Le 24 juillet Mata Hari est condamnée à mort. Fin juillet la deuxième et la cinquième armée britannique ainsi que la première armée française attaquent vers Dixmude, Ostende et Bruges. En septembre le général Fayolle parvient à reprendre Mort-Homme, la côte 304 sur la rive gauche de la Meuse, le bois des Chaumes et Caurières sur la rive droite. Pendant ce temps les pacifistes à Paris font parler d'eux, l'administrateur du bonnet rouge, Duval est emprisonné sur lui on trouve un chèque émanent d'une banque allemande? Turmel député est convaincu d'espionnage au profit de l'Allemagne. Tous les traîtres seront jetés en prison. Le 2 décembre Malvy démissionne. Le 23 octobre, le général Maistre qui remplace Mangin à la tête de la sixième armée reprend le fort de Malmaison et s'assure le contrôle du chemin des Dames. Le 24 octobre six armées allemandes attaquent l'Italie, c'est la défaite de Caporetto, les Italiens se retirent sur Tagliamento. Cordona demande de l'aide et Foch est envoyé avec la dixième armée française. Sur le front français les Allemands évacuent le chemin des Dames. Novembre en Russie les Soviets et Lénine prennent le pouvoir, ils veulent signer l'arrêt des combats avec l'Allemagne et l'Autriche. Le 20 novembre le général Haig lance l'offensive sur Cambrai. Le 15 décembre 1917 est signé l'arrêt des combats entre la Russie et l'Allemagne. Le 2 février 1918 amorce d'un commandement unique avec la réunion à Versailles de Foch, Wilson, Rawlinson, Cardona, et Blyss. En mars débute l'offensive allemande sur un front de cent kilomètres d'Arras au sud de l'Oise. Les lignes anglaises sont enfoncées et se replient sur Saint-Quentin. Et la gross Bertha commence à pilonner Paris. La situation s'aggrave et Foch demande à Clemenceau la création d'un organe directeur de la guerre. A la réunion de Doullens les participants décident de confier le commandement de toutes les armées alliées au général Foch. Avril 1918 les Allemands prennent Péronne, Rosiers, Roye, Noyon et Montdidier. Ludendorff veut continuer pour en finir avant l'arrivée des troupes américaines dans la bataille. Il lance au nord une offensive contre les Anglais, Armentières tombe. La quatrième allemande prend Ypres, le mont Kemmel, Neuve-Eglise, Meteren, et Locre. Fin mai Ludendorff entreprend sa troisième offensive en Champagne il déborde le chemin des Dames et entre dans Soissons le 29 mai. Juin les divisions américaines entre en ligne, les Allemands foncent sur Paris, femmes et enfants fuient la capitale. Mangin avec l'aise des chars progresse de trois kilomètres, les Américains reprennent le bois Belleau. Juillet 1918 Ludendorff lance sa dernière offensive cinquante divisions allemandes se ruent sur les cinquante divisions alliées, fin juillet les chars progressent sans interruption les Allemands sont repoussés au delà de la Marne, Château-Thierry et Soissons sont repris. Le 9 août 1918 la quatrième armée britannique et la première armée française repoussent les Allemands, c'est un jour noir pour l'armée allemande et le QG a compris que la guerre est perdue et donne l'ordre de replis sur les ligne Hindenburg et Hermann. Septembre-octobre toutes les armées alliées se mettre en marche de concert. Au nord Mangin fonce sur Noyon Soissons et libère Armentières. La quatrième armée anglaise prend Bapaume et Albert. La troisième armée française s'empare de Roye, Saint-Quentin, Péronne, Ham et Tergnier. Les alliés sont parvenus sur la ligne Hindenburg. La première armée américaine attaque Saint-Mihiel. Pershing va s'atteler à repousser la cinquième armée allemande au delà de l'Argonne. En septembre une proposition de paix est repoussée par Clemenceau ce qui met Guillaume II en fureur. La quatrième et la cinquième armée française repoussent les Allemands et s'emparent de Reims, au nord les Anglais atteignent l'Escaut, les Américains s'emparent de Montfaucon et les Anglais et les Belges prennent Dixmude. Du premier au 19 octobre 1918 toutes les armées allemandes seront repoussées sur la Rhin. La première armée avance sur La-Capelle-sur-Civet, la cinquième armée marche vers Château-Porcien, la Quatrième armée française et la première armée américaine avancent sur Charleville-Mézières. La Flandre occidentale est libérée, les Allemands abandonnent Lille Roubaix, Tourcoing, en novembre valenciennes, Le Quesnoy, Landrecies. La ligne Hermann est rompue. Le 7 novembre 1918 le gouvernement allemand acceptent la capitulation. Le train des signataires arrive en forêt de Compiègne au carrefour de Rethondes. Le 11 novembre 1918 à cinq heures du matin l'armistice est signé, six heures plus tard à onze heures sonne le cessez le feu .
La guerre 1939-1945
Début septembre, mobilisation en France. Paris se prépare à essuyer des bombardements. La défense s'organise, tout ce qui peut être sauvé est envoyé en province, ou dans les châteaux de Touraine. Débarquement des Anglais dans les ports du nord de la France. En quinze jours le sort de la Pologne est réglé. Fin septembre la Russie et l'Allemagne se partagent le territoire de la Pologne. Le gouvernement polonais se réfugie à Angers. Pour avoir défendu le pacte germano-soviétique le parti communiste est dissous, ses députés demandent à Herriot de négocier la paix avec Hitler. Arrestation de quarante députés communistes, Thorez s'enfuie en Russie et sera condamné à mort par contumace pour désertion. Hitler, Molotov, Ribbentrop et le pape sont pour l'ouverture d'une conférence de paix, mais Daladier et Chamberlain refusent. Octobre 1939 les sous-marins allemands entrent en action. En novembre l'URSS attaque la Finlande. Décembre retour à Paris de tout ce que l'on avait rapatrié en province. Février 1940 toujours aucune opération militaire. L'Angleterre se décide mais trop tard, à venir en aide à la Finlande, celle ci a succombé aux armes soviétiques. Mars violentes bagarres à l'assemblée entre partisans et non partisans de la paix. Daladier est renversé. Paul Reynaud forme le dernier gouvernement de la troisième république, avec Mandel, Daladier, Dautry, Monzie, Schuman, Champetier de Ribes, Baudoin, Frossard et Giraudoux sont chargés de l'information. Pour couper la route du fer aux Allemands Reynaud parvient à décider les Anglais à poser des mines dans les eaux norvégiennes. Les Allemands débarquent en Norvège, occupent le Danemark, et parviennent à Narvik au nord de la Norvège. Le 18 avril 1940 les troupes franco-britanniques parviennent à Narvik mais elles sont battues à Trondhjem. A Paris Paul Reynaud annonce triomphant à la chambre "La route du fer est barrée". En mai, la Wehrmacht attaque la Belgique, la Hollande et lance l'offensive sur les Ardennes. Les divisions de panzers commandées par le général Guderian, attaquent Sedan. La défense de la ligne Maginot est insuffisante à cet endroit. Gamelin n'ayant jamais cru à une attaque allemande à cet endroit. Une armée entière est anéantie. Les Allemands franchissent la Meuse à Sedan, pour former un front qui s'étendra sur une profondeur de vingt kilomètres. Mi mai Pau Reynaud fait appel à Pétain, et nomme Weygand à la place de Gamelin. Les Allemands sont parvenus à Amiens et à Abbeville. Les Anglais songent à rembarquer leurs troupes. Weygand prévient alors le haut commandement que si la contre offensive qu'il prépare échoue, il faudra envisager l'armistice. La Belgique cesse les combats. Les troupes anglaises et françaises se retranchent sur Dunkerque. La Royal navy évacue deux cent trente six mille Anglais et cent quinze mille Français. Le 4 juin au matin les dernières troupes embarquent, les Allemands sont maîtres de Calais et entrent dans Dunkerque. Pendant ce temps Paul Reynaud se débarrasse de Daladier et prend le ministère de la guerre. La bataille de la Somme est perdue. Churchill refuse l'intervention de la Royal air force. Soixante cinq divisions françaises doivent tenir tête à cent quarante divisions allemandes. Les fronts cèdent un à un, la Somme le 6, l'Aisne le 7. Bombardements sur Paris, la population s'affole, c'est la fuite. Aux Français qui fuient les Allemands viendra bientôt se joindre des soldats en déroute. Le 9 juin la ville de Rouen est occupée. Le 10 juin l'Italie déclare la guerre à la France. Le 12 juin Compiègne et Chalons sur Marne sont pris. Le gouvernement se transporte à Tours et dans les châteaux de Touraine. Pour ensuite s'installer à Bordeaux. Le 13 juin pour Pétain et Weygand la guerre est perdue. Le 14 juin les Allemands entrent dans Paris, la ville est déserte. revenu de Londres le général de Gaulle apprend qu'une majorité de ministres est favorable à l'armistice. Weygand refuse la capitulation. Churchill propose alors la fusion totale entre la France et l'Angleterre pour sauver l'alliance franco-britannique. Nos ministres refusent ? Le 17 juin, muni d'un ordre de mission le général de Gaulle part pour Londres pour essayer de mettre en place les forces françaises de la résistance. Reynaud démissionne. Lebrun charge Pétain de former le nouveau gouvernement. Il prendra Weygand, Colson, Pujo, Darlan, Baudoin et Bouthillier. Aussitôt Pétain demande à Hitler de lui faire connaître les conditions d'un armistice. Puis vers midi, il annonce à la radio qu'il fait cesser le combat. Les Allemands ont atteint Tours, Blois, Orléans et Brest. Ce même jour, le 18 juin 1940, le général de Gaulle lance son appel à la BBC. Le gouvernement transféré à Bordeaux se demande s'il ne faudrait pas continuer la lutte en Afrique du nord. Un paquebot emmène députés et sénateurs. Laval enjoint vertement Lebrun de rester. Hitler fait savoir qu'il est prêt à recevoir les Français. Le général Huntziger et l'ambassadeur parviendront à Rethondes le 21 juin 1940. Les conditions sont rudes. La France est coupée en deux par une ligne de démarcation, le pays doit payer une forte indemnité de guerre, abandon des armes et un million et demi de soldats sont emmenés en captivité. L'armistice est signée le 22 juin. Rupture des relations diplomatiques entre l'Angleterre et la France. Le général de Gaulle forme le comité de la France libre et lance son second message. Le 25 juin les combats cessent. Le 27 juin, le gouvernement s'installe à Vichy. Laval et plusieurs membres du gouvernement veulent changer de régime. Lebrun laissera faire, Chautemps et Blum se tairont, et c'est un sénat de gauche et une assemblée du front populaire qui aboliront le régime. Juillet à Mers el-Kebir l'escadre britannique coule trois de nos navires, le Provence, le Bretagne et le Dunkerque. Churchill essaye de justifier ce geste, et de Gaulle rejette la responsabilité de cet acte sur le gouvernement de Vichy. Laval s'emploie à la préparation d'un projet pour abolir les lois constitutionnelles et à charger le maréchal Pétain de mettre en place la nouvelle constitution de l'état français. Le 10 juillet au petit casino de Vichy sénateurs et députés votent la suspension des lois constitutionnelles. Le maréchal Pétain reçoit tous les pouvoirs et est chargé de préparer la nouvelle constitution. La troisième république est morte.
Le débarquement
Dès juin 1940, Winston Churchill, premier ministre anglais décide de poursuivre le lutte et de libérer l'Europe. A Terre Neuve en août 1941, Churchill et Roosevelt signent un accord sur l'Atlantique. Ils se rencontreront une seconde fois après l'attaque japonaise sur Pearl Harbourg, pour mettre au point une stratégie contre l'Allemagne. Il s'ensuivra la mise en place d'un état-major commun, le combined chiefs of staff. Deux ans plus tard, Roosevelt, de Gaulle, Churchill et le général Giraud se rencontrent à Casablanca et décident un débarquement sur les côtes nord-ouest de l'Europe. Le commandement des armées alliées sera confié à l'état-major conjoint interarmes ou COSSAC: Chief of Staff to the suprême allied commander (chef d'état-major du commandant suprême allié). Ce commandement sera confié au général Frederick Morgan le 12 mars 1943.L'objectif est de vaincre l'Allemagne, et de poursuivre les combats jusqu'à la reddition sans conditions des adversaires. En premier lieu, le plan est basé sur une opération amphibie d'envergure avec mise en place d'une tête de pont vers le continent afin de déclencher des attaques décisives vers l'Allemagne. Le 28 mars, les Anglais et les Américains se rencontrent en Écosse, et mettent au point trois plans. La première se nomme Starkey, attaque de diversion en 1943, la seconde c'est Rankin elle consiste à une attaque suite à la dislocation allemande la troisième est Overlord est l'opération du débarquement en Europe prévue en 1944. Le lieu du débarquement va se préciser sur la Normandie. Pourquoi ? premièrement à cause de la météorologie et du vent, en second lieu parce que les plages sont d'accès facile et moins protégées. Depuis l'année 1941, les commandos britanniques sont intervenus par des vols de reconnaissance, sur les côtes du Calvados. A Luc sur Mer le 28 septembre 1941. A Saint-Aubin sur Mer les 17 et 18 septembre 1941. A Saint-Laurent sur Mer les 17 et 18 janvier 1942. Sur ordre de Lord Mountbatten, la 2è division canadienne s'attaque aux défenses allemandes à Dieppe.
Ce fut un désastre, quatre mille trois cents hommes sont tués disparus ou blessés. Les alliés, malgré cela en tirent d'énormes informations qui serviront pour le futur débarquement en Normandie. La même année en 1942, le général Marshall établit un plan de débarquement sur le littoral normand, mais les Anglais jugent cela prématuré. En 1943, la conférence de Washington reprend l'essentiel de ce précédent plan qui devient plan Overlord (Seigneur Suprême), approuvé lors de la conférence de Québec et planifié pour sa mise en oeuvre en mai 1944. Les opérations de débarquement se suivent, le 8 novembre 1942 Torch en Afrique du Nord, le 10 juillet 1943 Husky en Sicile et en janvier 1944 Anzio. Quatre divisions américaines d'Italie et trois anglaises venant d'Afrique sont rapatriées en novembre 1943. Le mois suivant, le commandement suprême d'Overlord est confié au général Dwight Eisenhower. Son adjoint sera sir Arthur Tedder. Les opérations en mer sont confiées à Bertram Ramsay, les interventions aériennes à Trafford Leigh-Mallory. Le chef d'état-major sera Walter Bedell-Smith. Les armées terrestres seront commandées par Omar Bradley et Bernard Montgomery. C'est en janvier 1944 que l'ordre suivant parvient à Eisenhower "You will enter the continent of Europe and, in jonction with the other united nations, undertake operations aimed at the heart of Germany and the destruction of her armed forces" (Vous pénètrerez en Europe, et conjointement avec les autres nations alliées, vous entreprendrez des opérations dont le but sera le c½ur de l'Allemagne et la destruction de ses forces armées). Bernard Montgomery se voit confier le remaniement des opérations du débarquement. Le front est élargi de 80 kilomètres, de l'estuaire de l'Orne (Calvados) jusqu'aux dunes de Varreville (Manche), ce front sera investi par cinq divisions d'infanterie et trois divisions aéroportées. La date du débarquement sur la côte d'Azur est reportée au 15 août. Suite à l'échec subi en 1942 devant le port de Dieppe, il n'est plus question d'attaquer de front.
Les alliés vont construire suite à une idée de Winston Churchill, un port artificiel pour y déposer hommes et matériel. Ce port sera construit en quelques mois par vingt cinq mille ouvriers. Bientôt vont se poser des questions de logistique; approvisionnement en carburant, recherche de navires pour l'acheminement des hommes et du matériel. L'Angleterre va se transformer en un immense camp militaire. De nombreux exercices se révèlent meurtriers: lors d'un exercice de débarquement amphibie on dénombrera 90 morts. Les parachutistes répètent inlassablement la prise du pont de Bénouville. Pour un débarquement sans encombres, il faut réunir trois conditions. Pour les navires une demi marée haute, l'assaut doit se faire à l'aube et les troupes aéroportées doivent être lâchées par une nuit de pleine lune. Ces trois conditions ne sont réunies que les 5-6-7 juin. Eisenhower fixe la date au 5 juin avec possibilité de report. De leur côté, les alliés préparent avec minutie ce débarquement qui doit libérer l'Europe, pour cela il faut qu'ils s'imposent très vite face aux Allemands et pour ce faire ils doivent avoir la maîtrise de l'air et de la mer, pour cela les usines américaines produisent en 1943, 35000 chars et 90000 avions. Tout ceci est acheminé en Angleterre ainsi que cent cinquante mille hommes par mois. Au printemps, toutes les voies de communication routières et ferroviaires sont soigneusement bombardées dans le but d'isoler le nord-ouest de la France. Au début d'avril toutes les défenses côtières du mur de l'Atlantique sont visées. En juin 1944, les forces alliées britanniques possèdent 11000 avions dont 4000 chasseurs et 5500 bombardiers. De leur côté les Allemands ne possèdent que cinq cents avions. Le jour J les Allemands de la Lutwaffe n'effectuent que trois cents raids, alors que les alliés en effectuent 15000. Les aviateurs anglo-américains ont rendu possible et faciliter l'invasion du 6 juin 1944. Cette supériorité aérienne est secondée par la maîtrise des mers depuis mai 1943. De 1939 à 1943 eut lieu la bataille de l'Atlantique.
Enfin, le jour J, les 187 navires se voient affecter un objectif précis. Pour les épauler, l'aviation a pour mission de bombarder l'Allemagne, et la France là où se trouvaient les ouvrages du mur de l'Atlantique, stations radar, ponts et voies ferrées. En avril et mai 1943, quatre-vingt mille tonnes de bombes sont lâchées. Les armées alliées sont composées de trois millions d'hommes. Afin de tromper les Allemands sur leurs intentions, les alliés engagent l'opération Bodyguard pour leur faire croire que le débarquement aurait lieu plus tard sur un site encore non déterminé. Le plus grand leurre sera de faire croire aux Allemands que le débarquement aurait lieu dans le Pas de Calais (Opération Fortitude). Une fausse armée est créée, décors en carton pâte, blindés gonflables en caoutchouc, articles de presse et surtout, le commandement de cette armée fantoche est confié au général Patton. Les espions allemands mordent à l'hameçon en confirmant le tout, le secret sera gardé jusqu'au bout. La résistance française et belge reste mobilisée et permet de fournir des renseignements sur les dispositifs allemands, leurs implantations et leurs déplacements. Grâce à un résistant qui réussit à substituer les plans du mur de l'Atlantique en 1942, les alliés connaissent exactement toutes les positions ennemies. Les évacuations s'effectuent entre 1943 et 1944, car les Normands n'ignorent pas que le débarquement aurait lieu chez eux, ils avaient quand même espéré qu'il aurait lieu ailleurs. Côté allemand, le maréchal Von Rundstedt est inquiet car il manque de man½uvre. De plus il ne croit pas un seul instant à l'efficacité du mur de l'Atlantique, enfin son adjoint Rommel tient ses ordres du Führer. Depuis juin 1942 Hitler avait décidé la construction de quinze vingt Bunkers par kilomètre de plage, mais en juillet 1943 seulement huit sont construits. Voyant que l'objectif ne serait pas atteint, le Führer fait miner es plages du Pas de Calais. De son côté, Rommel pense qu'en renforçant son dispositif, il peut jouer un rôle important. Quatre mille ouvrages sont mis en place.
Pieux de bois enfoncés dans le sable, blocs de béton et obstacles de toutes sortes, les dunes sont minées et les issues des plages obstruées par des barbelés et des murs antichars. Les champs et les prairies sont inondés et Rommel y fait planter les "asperges de Rommel" contre les planeurs. Malgré tout cela, l'Allemagne est en infériorité, l'aviation allemande n'a que cinq cents avons capables de prendre l'air, et Von Rundstedt n'a que sept cents mille hommes pour tenir cinq mille kilomètres de côtes. Parmi ces hommes il ne dispose pas des unités d'élites. Hitler est persuadé que le débarquement ne peut se faire que dans un port, ce qu'il ne sait pas c'est que depuis l'échec cuisant de Dieppe, cette solution est abandonnée par les alliés. De plus le moral des troupes allemandes est au plus bas, elles considèrent que la guerre est perdue. Quant à la tactique à appliquer, Rommel et Von Rundstedt sont opposés. Le premier veut bloquer le débarquement allié sur place, tandis que le second préfère laisser débarquer es alliés pour ensuite lancer une contre offensive à l'aide des divisions blindées, pour ainsi les rejeter à la mer. Rommel demande que les blindés soient placés près du littoral, Hitler ne lui accorde que trois panzer divisions. Rommel se confiant à son aide de camp, déclare en ces termes sa conviction sur le débarquement "Croyez moi Lang, les premières vingt-quatre heures seront décisives......Le sort de l'Allemagne en dépendra.....Pour les alliés comme pour nous nous, ce sera le jour le plus long". L'attaque préparée de longue date se fera avec cent cinquante mille hommes, vingt-cinq mille véhicules, quinze mille avions et sept mille navires.
Quinze jours avant le 6 juin 1944, jour du débarquement, les divisions d'assaut sont acheminées dans un lieu secret, près des zones d'embarquement pour éviter tout contact avec l'environnement. Le 1er juin, hommes et matériels embarquent sur les navires. L'inquiétude grandit chez les alliés, en plus de l'attente, la météorologie annonce une perturbation qui vient d'Irlande, se dirigeant vers le sud. Le 5 juin, on annonce des nuages en basse altitude, une mer agitée et un vent très puissant. Eisenhower reporte le départ de vingt-quatre heures. La tempête, comme prévu, s'abat effectivement sur le sud de l'Angleterre. La météorologie annonce au matin du 6 juin, une accalmie de trente six heures pour le lendemain. Eisenhower, lance l'attaque à quatre heures quinze, c'est l'aube du 6 juin 1944. Normands et Allemands s'attendent bien à un débarquement sur les côtes du nord-ouest, mais pour eux, il n'est pas propice d'effectuer un débarquement par un aussi mauvais temps. C'est pourquoi Rommel part pour Erlingen voir sa famille et rencontrer Hitler, les officiers de la 7è armée allemande partent en réunion à Rennes. Pendant ce temps, l'impressionnant convoi poursuit sa progression. Pour donner le change, la RAF lâche dans le ciel du Pays de Caux et du Pas de Calais, des petites feuilles appelées "Windows". Le soir du 5 juin, Eisenhower rend visite aux parachutistes de la première division aéroportée "aigles hurlants", et il déclare "Bonne chance pour cette nuit soldats", Eisenhower est conscient que ces soldats vont lors de leur atterrissage sur les plages, avoir à faire à forte partie et que leur avancée sera tragique.. Vers vingt deux heures la BBC égrène des messages à destination des résistants français "Les dés sont sur le tapis", "Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon c½ur d'une langueur monotone". Ces messages indiquent aux résistants que le débarquement est pour le lendemain. Les Allemands connaissent la signification de ces messages, mais de nombreuses circonstances font que le haut commandement n'en a pas connaissance.
Le 6 juin Eisenhower s'adresse aux soldats, aviateurs et marins avant qu'ils ne se lancent à l'assaut des plages de Normandie "Nous n'accepterons que la victoire totale. Bonne chance à tous et implorons a bénédiction de Dieu tout puissant pour cette grande et noble entreprise". Un peu après minuit la 6è division britannique du général Richard Gale lâche ses planeurs au nord-est de Caen. Au même moment les parachutistes américains sont largués au dessus se Sainte-Mère-l'Eglise, chaque corps d'armée a ordre d'opérer dans un secteur précis avec une mission bien déterminée. Ceci sera possible grâce à la résistance française qui a transmis de nombreuses photos aériennes et des renseignements. C'est ainsi que les parachutistes anglais s'emparent des ponts de Ranville et de Bénouville. Pour les parachutistes américains c'est autre chose, en sautant ils s'égarent dans les marais. Ces premiers parachutages, accompagnés de bombardements massifs, déroutent les Allemands qui ont toujours du mal à croire au débarquement. Les bombardements ont permis la destruction de la majorité des stations radar allemandes en Normandie. Les membres du réseau Résistance PTT ont sectionné le câble téléphonique reliant Cherbourg à Rennes via Saint-Lô. Pour ajouter à la confusion, après avoir écouté Wagner, Adolphe Hitler , avant d'aller se coucher, donne l'ordre de ne pas le réveiller. A l'aube du 6 juin 1944, une immense armada de 7000 navires ayant à son bord 300000 hommes, parvient après avoir traversé la Manche par un temps exécrable, devant les côtes normandes. Malgré a souffrance du voyage par mauvais temps, ils sont tous prêts à débarquer. Pour les soldats alliés, les plages qu'ils doivent reprendre sont connues sont les noms de Sword Beach, Juno Beach, Gold Beach, Omaha Beach et Utah Beach. Sword Beach est située entre Ouistreham et Lion-sur-Mer, la plage est confiée à la 3è division britannique du général Rennie. Gold Beach se situe entre Graye-sur-Mer et Arromanches elle est confiée à la 50è division d'infanterie britannique commandée par le général Graham.
Omaha Beach est située entre Colleville-sur-Mer et Vierville-sur-Mer elle est confiée au 5è corps d'armée américain aux ordres du général Gerow. Utah Beach est située sur la côte est du Cotentin elle est confiée au 7è corps d'armée américain commandé par le général Collins. Les Américains investissent les plages d'Omaha et d'Utah vers 6 heures 30, alors que les troupes anglaises atteignent les plages de Sword, Juno et Gold vers 7 heures 30. A 6 heures 30, radio Berlin annonce le débarquement, tandis que le New York Times annonce dans son édition matinale "Les alliés ont débarqués en France". Dix heures Hitler apprend que le débarquement a eu lieu sur les côtes normandes, il pense que s'est une diversion et que le débarquement se fera sur les côtes du Pas de Calais. Il accepte de déplacer deux unités blindées vers les côtes normandes, la Panzer Lehr et la 12è SS Panzerdivision "Hitlerjugend". Dans l'après midi du 6 juin, le général de Gaulle fait cette déclaration à la BBC "La bataille suprême est engagée". Ce débarquement s'effectuera tout au long de la journée, avec plus ou moins de difficultés, la prise d'Omaha Beach laissera beaucoup de morts. Dans la soirée toutes les troupes tiennent leur position, et les défenses et batteries allemandes sont détruites, 150000 hommes sont en place. Quelques heures plus tard, certaines troupes parviennent à l'intérieur des terres, mais cette avancée va s'avérer beaucoup plus difficile que prévu. Les Britanniques auront la charge de bloquer la contre offensive de la 21è Panzerdivision. Caen ne sera libérée que le 19 juillet. Voyant la tournure des évènements, Rommel déclare "L'ennemi se renforce sous la protection d'une très forte supériorité aérienne. Notre aviation e notre marine sont incapables de mener une opposition valable. L'ennemi se renforce beaucoup plus vite que n'arrivent nos réserves. Notre position est extrêmement difficile, l'adversaire nous interdit tout mouvement de jour alors qu'il déplace ses forces, même par air en toute liberté. L'ennemi a une totale maîtrise de l'air sur la zone des combats et jusqu'à cent kilomètres à l'intérieur". Au soir du 12 juin, les alliés comptent 320000 hommes, et 54000 véhicules. Ces combats pour la libération vont faire de nombreuses victimes et beaucoup de villes et villages seront détruits sous les bombardements. La bataille de Normandie prend fin à Falaise, avec l'encerclement des troupes allemandes et leur défaite le 21 août 1944. La route est libre pour libérer Paris et progresser vers l'est.
La résistance française
Il faut savoir que le 17 juin 1940, vers 12 heures, le président du conseil, le maréchal Pétain à déclaré "C'est le c½ur serré que je vous dit qu'il faut cesser le combat. Je me suis adressé cette nuit à l'adversaire pour lui demander s'il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l'honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités...." L'histoire de la résistance commence le lendemain 18 juin 1940. C'est ce jour là vers 18 heures que le général Charles de Gaulle dans un studio de la BBC, déclare "Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement, qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas....". Le combat commence alors entre le vainqueur de Verdun enraciné à sa terre et responsable d'un peuple écrasé par l'humiliante défaite militaire et qui pense pouvoir négocier honorablement avec Hitler, et un jeune général de quarante-neuf ans. De Gaulle, avait cependant dès 1935, réclamé des divisions blindés. Il eut contre lui les généraux et les politiciens. Pour les premiers de Gaulle voulait transformer complètement l'armée. Et il y a la phrase célèbre du ministre de la guerre le général Maurin qui en parlant de la ligne Maginot déclarait "au-devant de laquelle nous serions fous d'aller à je ne sais quelle aventure" Hitler prouvera au général Maurin qu'il ne lui été pas nécessaire de franchir la ligne mais de la contourner. C'est là que les divisions de Gaulle auraient été bien utiles. Les seconds, les politiciens, ne voulaient absolument pas entendre parler d'armée de métier confiée à des techniciens. Et le 15 mars 1935 Léon Blum à l'assemblée attaque violemment le projet du général de Gaulle. Comme pour lui donner raison, le maréchal Toukhatchevski, qui dîne avec de Gaulle dans un restaurant parisien, fait cette étrange réflexion "Votre armée est une armée de musée: vos divisions de chevaux, tout cela, c'est passé de mode". C'est en vain que de Gaulle essaie de convaincre un parlement timoré. "En ce temps là déjà les socialistes étaient sur de détenir la vérité. Le 10 mai 1940, invasion de la France par les panzers allemands. A ce moment tout va changer, le moral des Français s'écroule, la confiance en Pétain vacille. De Gaulle est nommé à la tête de la quatrième division forte de 150 chars. Du 17 au 29 mai 1940, il se bat à Montcornet, le 19 à Laon, les 27 28 et 29 à Abbeville. Le 25, il est élevé au grade de général de brigade. Le 2 juin il est cité à l'ordre de l'armée par le général Weygand "Admirable chef, audacieux et énergique, a attaqué les 30 et 31 mai une tête de pont ennemie, lui permettant de pénétrer de 5km dans ses lignes en capturant plusieurs centaines de prisonniers et un matériel considérable". Le 6 juin 1940, Paul Reynaud appelle le Général de Gaulle comme sous secrétaire d'état à la défense. Mais Charles de Gaulle se souvient du 16 mai. Ce jour là colère et la honte s'est emparé de cet homme alors qu'il montait au front, il croisa des soldats français en débandade et sans fusils, auxquels les Allemands disaient "Nous ne pouvons pas vous faire prisonnier, nous n'en avons pas le temps". L'insolence et l'allure méprisante de l'adversaire mirent Charles de Gaulle hors de lui. On lui demandait, pour sauver l'honneur de la France, d'accepter la place de sous-secrétaire d'état à la défense. De Gaulle de l'honneur il en avait à revendre et c'est pour cela qu'il disait "que bien des endroits dans le monde l'aideraient à combattre l'ennemi". Pour lui l'occupation de la France était un début, il pressentait un conflit mondial. Charles de Gaulle arrive en Angleterre le 9 juin pour demander l'aide de la RAF. Churchill refus , il ne croit plus au rétablissement de situation en Franceµ. Le soir de retour sur le sol français, il apprend que les Allemands sont aux portes de Paris. Les jours suivants il va les employer à transférer le reste des troupes françaises en Afrique du Nord. Le 13 juin Churchill qui discute avec Weygand et Reynaud, entend évoquer l'armistice. Le général de Gaulle découragé pense à démissionner, mais le ministre de l'intérieur Georges Mandel lui dit ceci"Vous aurez de grands devoirs à remplir général. Mais avec l'avantage d'être au milieu de nous tous un homme intact. Ne pensez qu'à ce qui doit être fait pour la France et songez que, le cas échéant, votre fonction actuelle pourra vous faciliter les choses". Convaincu, le général s'embarque pour l'Angleterre. Le 16 juin, il va accomplir son premier acte de résistance. Sa position de secrétaire à la défense, lui permet de dérouter un navire qui se rendait à Bordeaux, vers l'Angleterre? Ce navire transportait des canons de 75, des mitrailleuses et des munitions achetés par la France aux USA. Une proposition d'alliance entre la France et l'Angleterre, est proposée au gouvernement français qui la rejette, seul Paul Reynaud accepte l'offre de Churchill. Se retrouvant seul, le 16 juin au soir, il démissionne. De Gaulle arrive à Bordeaux dans la soirée et il apprend sur l'aéroport, le changement de gouvernement. Il décide de repartir le lendemain. Nous sommes le 17 juin, les Allemands sont parvenus à Caen, au Mans, à Orléans, au Creusot à Metz à Belfort à Colmar, et sillonnent les routes françaises au milieu des civils désemparés qui fuient. A la date de la signature de l'armistice, le 22 juin, 1800000 personnes seront envoyés en Allemagne. L'appel du 18 juin sera partiellement ou intégralement publié dans plusieurs journaux du sud de la France. Malgré cela, peu de Français entendront ce message. Il faudra du temps pour que le peuple se rende compte de ce qu'il représentait. Le 25 juin, le cessez le feu est ordonné aux troupes italiennes et allemandes occupant la France (l'Italie ayant déclaré la guerre à la France le 10 juin). L'armistice franco-allemand est signé le 22 juin à Compiègne. L'armistice franco-italien à Rome le 24 juin. Ce traité consacre l'occupation de 55% de la superficie de la France, occupée par 25 millions de Français. La zone libre (siège de Vichy) représente 14 millions d'habitants. A l'occupation physique vont s'ajouter les humiliations, les privations, les incitations à la collaboration. Tous ces facteurs vont déclencher à juste titre, la colère des Français en zone occupée. A Paris, le réseau du "musée de l'homme" va prendre vie. Il est formé d'intellectuels et d'universitaires, comme Boris Veldé et Anatole Lewitzky. En juillet un autre groupe se constitue avec Claude Aveline, Jean Cassou et Marcel Abraham. Lorsque le groupe atteint son rythme de croisière, les fondateurs décident de le constituer en société littéraire"Les Amis d'Alain Fournier" ceci pour détourner les soupçons des Allemands. De toutes part, d'autres personnalités viennent rejoindre ces réseaux. Agnès Humbert, Jean Duval, Jean Aubret, Simone Martin-Chauffier pour les "Amis d'Alain Fournier". Et pour le musée de l'homme, Yvonne Odon, Jean Paul Carrier, Jacqueline Bordelet. Du coté anglais on songe à recruter des agents en France, pour donner des renseignements militaires sur les Allemands. Les deux réseaux trouvent cela naturel. Les premiers tracts vont sortir les 19 et 25 septembre. On va très vite s'apercevoir que ce n'est pas suffisant. Il faut un journal ! Mais qui va le faire ? Cassou en sera le rédacteur en chef, mais il va essayer de convaincre Pierre Brossolette ancien chroniqueur de politique étrangère à collaborer à l'élaboration du journal. Ce journal va prendre forme sous le nom de"Résistance". Parallèlement à cela, le groupe de Vildé se préoccupe à mettre en place un réseau de renseignement avec la possibilité de transmettre des informations et de créer des groupes paramilitaires pour la collecte des armes avec apprentissage de leur maniement. Enfin, mise en place de filières d'évasion en zone libre, en cas de danger. Pour se faire ils prennent contact avec André Weil-Curiel, envoyé de Londres avec mission de créer un groupe d'action résistante, dans lequel on rencontrera Maîtres Léon Maurice Nordmann, Albert Naud etc... Ce groupe sera appelé parfois "Groupe des avocats socialistes". Vildé décide de fédérer toute la résistance de la zone Nord et pour cela il entre en contact avec les réseaux de Transler et Gauthier. C'est ainsi que le réseau du "Musée de l'homme" devient fin 1940 un réseau opérationnel.
L'état français
Les 13 et 14 juillet 1940, le maréchal Pétain reçoit les pleins pouvoirs. Le président Lebrun est renvoyé chez lui. La troisième république a cessé d'exister. En premier lieu il faut remettre la France au travail. Le blocus des côtes françaises est décidé par les Anglais. La Luftwaffe déclenchera en août, la bataille d'Angleterre, elle durera jusqu'au mois octobre. Formation du comité de la France libre. En France dissolution de la Franc Maçonnerie et de toutes les sociétés secrètes. Fin août le gouvernement de Vichy qui n'a pas perdu de temps, a crée une haute cour de justice, emprisonné tous les ministres et hommes politiques jugés responsables de la défaite, institue des cours martiales qui peuvent à tout moment juger les réfractaires au régime. Septembre on voit apparaître les premiers mouvements de résistance à Lyon, avec Henri Freynay, Emmanuel d'Astier de Lavigerie, le professeur Cavaillès. Un certain nombre de communistes qui n'avaient pas réussi à obtenir des Allemands l'autorisation de rééditer l'humanité, publient une humanité clandestine qui attaque Pétain, les démocraties impérialistes et engage les ouvriers français à fraterniser avec les Allemands. Le Tchad, le Cameroun et l'Afrique équatoriale française se rallient au général de Gaulle, qu'un conseil de guerre a condamné à mort par contumace. Le 5 septembre le général Weygand est envoyé en Afrique du Nord au titre de délégué général du gouvernement. Octobre, loi contre les juifs de France, il leur est interdit d'exercer une fonction publique, d'enseigner, de participer à un journal. Partisan d'une alliance avec l'Allemagne en vue d'attaquer l'Angleterre, Laval pousse Pétain à rencontrer Hitler. Pétain est averti par l'ambassadeur japonais des intentions d'Hitler sur l'Espagne et le Maroc. Averti par Pétain, Franco, lors de l'entrevue d'Hendaye avec Hitler, met les conditions trop hautes au sujet du passage des troupes allemandes sur le sol espagnol, Hitler refuse. Le 24 octobre, l'entrevue de Montoire entre Hitler et Pétain se termine par un échec. L'Italie après avoir attaqué l'Égypte, attaque la Grèce. Pétain dans une allocution radiodiffusée explique ce qu'il entend par politique de collaboration. Fin octobre fin de la bataille d'Angleterre, le débarquement des troupes allemandes sur les côtes anglaises n'aura pas lieu, c'est un échec total pour l'Allemagne, malgré les pertes énormes les Anglais sortent vainqueurs la RAF perd trois cent quatre vingt pilotes. Et il y a quinze mille tués parmi la population civile la Luftwaffe perd deux mille quatre cents avions. Novembre réélection de Roosevelt. En Alsace et en lorraine on expulse soixante cinq mille Lorrains et onze mille Alsaciens. Offensive grecque qui rejette les Italiens hors du pays. Pendant que Pétain négocie avec Churchill pour obtenir un assouplissement du blocus, Laval, lui, continue à faire des concessions aux Allemands, en leur cédant la majorité des actions des mines de Bor, puis il récidive en acceptant que l'or belge évacué en France soit rendu aux Allemands de Belgique. Et pendant qu'Hitler décrète officiellement le rattachement de l'Alsace et la Lorraine au Reich, Laval encore lui, engage des conversations avec les Allemands en vue d'une action contre les colonies d'Afrique du Nord dissidentes. Pétain est irrité par ces procédés et cherche par tous les moyens à s'en débarrasser. C'est au cours d'un conseil des ministres que Pétain réclame la démission à tous ses ministres. Il les réintègre tous sauf Laval. Arrêté il est consigné en son château de châteldon. Déat est lui aussi arrêté. Les Allemands sont furieux et réclament la libération de Laval. Pétain refuse de le reprendre dans son gouvernement. Pierre Etienne Flandin devient ministre des affaires étrangères. Fin décembre 1940 représailles allemandes, la ligne de démarcation est complètement verrouillée. Hitler convoque Darlan près de Beauvais et laisse aller sa rage contre la France qui ne veut pas collaborer. Mais c'est pourtant sur un geste déshonorant de collaboration que va se terminer cette année 1940, en effet le gouvernement de Vichy va livrer aux nazis un industriel et son épouse qui se sont réfugiés à Nice ?Les 13 et 14 juillet 1940, le maréchal Pétain reçoit les pleins pouvoirs. Le président Lebrun est renvoyé chez lui. La troisième république a cessé d'exister. En premier lieu il faut remettre la France au travail. Le blocus des côtes françaises est décidé par les Anglais. La Luftwaffe déclenchera en août, la bataille d'Angleterre, elle durera jusqu'au 24 octobre. Formation du comité de la France libre. En France dissolution de la Franc Maçonnerie et de toutes les sociétés secrètes. Fin août le gouvernement de Vichy qui n'a pas perdu de temps, a crée une haute cour de justice, emprisonné tous les ministres et hommes politiques jugés responsables de la défaite, institue des cours martiales qui peuvent à tout moment juger les réfractaires au régime. Septembre on voit apparaître les premiers mouvements de résistance à Lyon, avec Henri Freynay, Emmanuel d'Astier de Lavigerie, le professeur Cavaillès. Un certain nombre de communistes qui n'avaient pas réussi à obtenir des Allemands l'autorisation de rééditer l'humanité, publient une humanité clandestine qui attaque Pétain, les démocraties impérialistes et engage les ouvriers français à fraterniser avec les Allemands. Le Tchad, le Cameroun et l'Afrique équatoriale française se rallient au général de Gaulle, qu'un conseil de guerre a condamné à mort par contumace. Le 5 septembre le général Weygand est envoyé en Afrique du Nord au titre de délégué général du gouvernement. Octobre, loi contre les juifs de France, il leur est interdit d'exercer une fonction publique, d'enseigner, de participer à un journal. Partisan d'une alliance avec l'Allemagne en vue d'attaquer l'Angleterre, Laval pousse Pétain à rencontrer Hitler. Pétain est averti par l'ambassadeur japonais des intentions d'Hitler sur l'Espagne et le Maroc. Averti par Pétain, Franco, lors de l'entrevue d'Hendaye avec Hitler, met les conditions trop hautes au sujet du passage des troupes allemandes sur le sol espagnol, Hitler refuse. Le 24 octobre, l'entrevue de Montoire entre Hitler et Pétain se termine par un échec. L'Italie après avoir attaqué l'Égypte, attaque la Grèce. Pétain dans une allocution radiodiffusée explique ce qu'il entend par politique de collaboration. Fin octobre fin de la bataille d'Angleterre, le débarquement des troupes allemandes sur les côtes anglaises n'aura pas lieu, c'est un échec total pour l'Allemagne, malgré les pertes énormes les Anglais sortent vainqueurs la RAF perd trois cent quatre vingt pilotes. Et il y a quinze mille tués parmi la population civile la Luftwaffe perd deux mille quatre cents avions.
Novembre 1940, réélection de Roosevelt. En Alsace et en lorraine on expulse soixante cinq mille Lorrains et onze mille Alsaciens. Offensive grecque qui rejette les Italiens hors du pays. Pendant que Pétain négocie avec Churchill pour obtenir un assouplissement du blocus, Laval, lui, continue à faire des concessions aux Allemands, en leur cédant la majorité des actions des mines de Bor, puis il récidive en acceptant que l'or belge évacué en France soit rendu aux Allemands de Belgique. Et pendant qu'Hitler décrète officiellement le rattachement de l'Alsace et la Lorraine au Reich, Laval encore lui, engage des conversations avec les Allemands en vue d'une action contre les colonies d'Afrique du Nord dissidentes. Pétain est irrité par ces procédés et cherche par tous les moyens à s'en débarrasser. C'est au cours d'un conseil des ministres que Pétain réclame la démission à tous ses ministres. Il les réintègre tous sauf Laval. Arrêté il est consigné en son château de châteldon. Déat est lui aussi arrêté. Les Allemands sont furieux et réclament la libération de Laval. Pétain refuse de le reprendre dans son gouvernement. Pierre Etienne Flandin devient ministre des affaires étrangères. Fin décembre 1940 représailles allemandes, la ligne de démarcation est complètement verrouillée. Hitler convoque Darlan près de Beauvais et laisse aller sa rage contre la France qui ne veut pas collaborer. Mais c'est pourtant sur un geste déshonorant de collaboration que va se terminer cette année 1940, en effet le gouvernement de Vichy va livrer aux nazis un industriel et son épouse qui se sont réfugiés à Nice ? Début janvier 1941, l'envoyé allemand vient à Vichy pour exposer à Pétain les graves dommages que va subir la France suite au renvoi de Laval. Tobrouk est occupé par les Anglais. En vue de la publication d'un communiqué commun, Pétain et Laval se rencontrent à La Ferté-Hauterive, on veut ainsi dissiper tous malentendus. Malgré cela Laval ne réintègre pas le gouvernement de Vichy. La presse parisienne pro nazie se déchaîne contre le gouvernement. L'envoyé allemand fait savoir à Vichy que l'Allemagne ne veut plus de la collaboration, de plus elle réclame, par jour, quatre cent millions pour les frais d'occupation de ses troupes, les faibles et les perdants ont toujours tort. A Paris a lieu une rencontre entre Darlan et Laval, ce dernier accepte de revenir au gouvernement seulement s'il a les pleins pouvoirs, mais il n'en est pas question. Février le conseil des ministres réaffirme que le gouvernement reste fidèle à la collaboration mais refuse toute coopération militaire avec l'Allemagne. Flandin démissionne. Darlan devient chef du gouvernement. Celui ci sera formé de Barthélemy à la justice, le général Huntziger à la guerre, Carcopino à l'éducation, Belin au travail, Pucheu à l'industrie. Fin février, les Allemands après avoir chassé vingt- cinq mille agriculteurs, installent des colons dans cinq départements de l'est de la France. Aux 2tats-Unis une loi votée permet la fourniture de matériel de guerre à l'Angleterre. En avril Rommel avec l'Afrika Corps lance une terrible contre attaque, les Anglais se replient sur Tobrouk. La Yougoslavie capitule, le 27 la Grèce est envahie par l'Allemagne. Pétain expose aux Français sa charte du travail. L'Irak s'attaque à l'Angleterre, mais, les aérodromes de Syrie qui seraient utiles aux Allemands pour prêter main forte aux Irakiens, sont sous emprise française. Et c'est là que Darlan accepte de céder aux Allemands l'aérodrome d'Alep contre des assouplissements en France, la collaboration reprend vigueur. Malgré le désaveu d'Hitler Rudolf Hess se rend en Angleterre pour tenter de signer un accord de paix.. Darlan, lui, se fait sermonner par Hitler, lors de l'entrevue de Berchtesgaden, Hitler reprochant à la France son attentisme. Les Allemands chassent les Anglais de Crète. La fin de mai 1941 verra une grève des mineurs dans le nord du pays. Ce même jour 28 mai 1941, Darlan accorde aux Allemands de larges facilités en Afrique du Nord. Il lâche le port de Bizerte, mais obtient en échange des concessions politiques. Weygand se rend à Vichy et obtient de Pétain que les concessions exigées soient insoutenables. Les Allemands refusent les propositions, l'Afrique du Nord est sauvée. Juin, les forces françaises libres et les troupes britanniques attaquent la Syrie. Mi juin, une nouvelle loi contre les juifs, va les spolier de tous leurs biens. En zone occupée le port de l'étoile jaune est obligatoire. Fin juin Hitler attaque la Russie. En France, Vichy rompt les relations diplomatiques avec l'URSS et autorise la création d'une légion contre le bolchevisme. Les communistes entrent dans la résistance. Ils prennent contact avec la France libre à Londres, et créent avec las Anglais le mouvement combat. Fin juillet, les Allemands s'emparent de Smolensk. En France Pucheu est nommé ministre de l'intérieur. Vexés par les accords signés avec Darlan, les Allemands déclarent qu'il n'y a plus de collaboration. Ceci n'empêche pas Pétain de déclarer dans une allocution radiodiffusée qu'il maintient la collaboration, il dénonce la résistance et annonce la création d'une haute cour de justice. Fin août début d'une période sombre, premiers attentats contre des forces allemandes. En représailles des otages communistes sont condamnés et exécutés. Les Parisiens apprennent que le lieutenant Etienne d'Orves a été fusillé pour avoir été gaulliste. Septembre nouveaux attentats contre des Allemands et nouvelles exécutions d'otages Pucheu en tant que ministre de l'intérieur désigne lui même les condamnés. Les Allemands font le blocus de Leningrad. Fin septembre ils attaquent Moscou. Octobre à Nantes un officier supérieur est assassiné , seize otages seront fusillés. Les Allemands cernent Sébastopol. Hitler n'ayant pas admis l'opposition de Weygand à leur installation à Bizerte obtiennent sa démission, Pétain le remplace en Afrique du Nord par le général Juin. En novembre les troupes allemandes arrivent devant Rostow. En décembre, en vue d'améliorer les relations entre la France et l'Allemagne, Pétain et Goering se rencontrent à saint-florentin, mais en vain. Les Russes contre attaquent et rejettent les Allemands à cent kilomètres au delà de Moscou. Les 7 et 8 décembre, attaque surprise de l'escadre américaine de Pearl Harbour par les Japonais. C'est un désastre pour les USA. Le Japon déclare la guerre aux États-Unis et à l'Angleterre. L'Italie et l'Allemagne déclarent la guerre aux États-Unis. C'est un conflit mondial. En Afrique Rommel perd la Cyrénaïque, les britanniques reprennent l'Éthiopie aux Italiens, de son côté l'amiral Muselier s'empare au nom des forces françaises libres de Saint Pierre et Miquelon, les Japonais prennent Hong Kong et l'île de Guam, en Afrique les Anglais reprennent Benghazi. Fin décembre, dans son message de fin d'année Pétain condamne la presse parisienne ainsi que les radios de Londres et de Paris. Le 1er janvier 1942, l'Angleterre et la Russie signent un accord stipulant qu'aucun d'entre eux ne signera la paix avant la défaite totale de l'Allemagne.
De son côté le gouvernement de Vichy voit ses rapports avec l'Allemagne se dégrader de jour en jour. Ces derniers insistent et multiplient les démarches pour obtenir une collaboration militaire de la France. Début février, les Anglais reprennent la Cyrénaïque. De leur côté, les Japonais continuent méthodiquement leur progression dans le pacifique. Ils prennent successivement Singapour, la Birmanie, les Philippines, les îles de la Nouvelle Zélande, de la Sonde et de Java. En France la haute cour de justice statue à Riom sur les responsabilités de Blum, Daladier et Gamelin lors de la défaite. Vive défense des accusés, qui font remarquer que Pétain fut plusieurs fois ministre de la guerre. Les nazis sont irrités par ce camouflé et menacent la France de polonisation. Hitler n'ayant pas digéré l'affront du procès de Riom, fait remettre par Krug von Nidda, un ultimatum à Pétain. C'est le retour de Laval ou la polonisation. Pétain demande la démission de ses ministres et rappelle Laval qui devient chef du gouvernement. La France ne va pas tarder à s'apercevoir du travail effectué par Laval. Le général Oberg devient chef de la gestapo en France, les SS s'installent partout et multiplient arrestations et tortures. De nombreux soldats allemands sont tués, en représailles des otages sont exécutés. Les Américains sauvent de justesse l'Australie, mais la garnison américaine de Corregidor capitule. Les Japonais prennent les îles Aléoutiennes. Rommel qui continue son avance en Libye, est stoppé à Bir Hakeim par les troupes du général k½nig. Le général Leclerc à repris Koufra aux Italiens. Fin mai, malgré les protestations de Vichy, les Allemands instituent le STO , la police est doublée par des militants nazis. Juin écrasante défaite des Japonais à Midway. Mi juin rencontre entre Churchill et Roosevelt pour mettre en place un plan de débarquement en Afrique du Nord, chute de Tobrouk, les Allemands progressent vers l'Égypte. Fin juin Laval va déclarer "Je souhaite la victoire allemande parce que sans elle le bolchevisme s'établirait partout", la France est indignée. Rommel parvenu à quatre-vingt kilomètres d'Alexandrie est stoppé faute de carburant. Juillet, les Allemands s'emparent de Sébastopol. Pendant que chez nous, aidés de Darquier, les Allemands arrêtent vingt-deux mille juifs et quatre mille enfants qui seront tous envoyés dans les camps de la mort, les Japonais prennent Guadalcanal et les îles Salomon. Août la résistance est de plus en plus organisée, mais aussi plus vulnérable, quatre-vingt quinze otages sont fusillés à Paris. En vue de tester la résistance des troupes allemandes, un débarquement est tenté à Dieppe, les anglo-canadiens laisseront plusieurs milliers de morts, blessés, ou prisonniers. Au Caucase les Allemands sont parvenus à l'Elbrouz, les Russes en se repliant appliquent la tactique de la terre brûlée, ils détruisent tous les puits de pétrole et brûlent tout. La neige et l'hiver vont bloquer les Allemands. A El Alamein, les troupes de Rommel sont battues par celles de Montgomery. L'Afrika Korps est rejetée sur la frontière tunisienne. Novembre, à une entrevue entre Hitler et Laval à Munich, fait suite l'occupation de la France libre. Fin novembre les Allemands décident de s'emparer de la flotte de Toulon. L'amiral Laborde donne l'ordre de saborder toutes les unités au total cent quarante bâtiments, les sous-marins parviennent à s'enfuir. Hitler ordonne le désarmement de l'armée française. Laval n'est plus que le chef fantoche d'un état qui est devenu une province du Reich. Janvier 1943, les exigences allemandes sont de plus en plus dures. Hitler réclame deux cent mille travailleurs français pour travailler en Allemagne. En vue de réconcilier la France libre et Alger, Churchill, Roosevelt, de Gaulle et Giraud se réunissent à Casablanca. Tous décident oeuvrer pour la capitulation sans condition des forces ennemies. Laval crée la " milice " chargée de lutter aux côtés des nazis contre les résistants et les maquisards. Cette milice (SOL) se recrutera parmi les déchets de la populace, et deviendra l'exécuteur des basses oeuvres nazies. Février, Hitler décrète cinq jours de deuil en Allemagne, en effet son armée en Russie a été défaite par les troupes du général Joukov. Les japonais sont chassées de Guadalcanal. En France la ligne de démarcation est supprimée, elle n'a plus lieu d'exister. Mars, les alliés attaquent Rommel en Tunisie. Après cinq semaines de combats Rommel est vaincu, la France libre devient de plus en plus forte en Afrique du Nord et à l'extérieur. Roosevelt et Churchill sont prêts à abandonner de Gaulle mais il est trop tard. Mai création du conseil national de la résistance par le préfet Jean Moulin. Ce mouvement regroupe (front national, communistes, libération nord-sud, organisation civile et militaire, combat, franc-tireur) et d'autre part (le pcf, la sfio, radicaux, démocrates populaires, cgt, cftc), de Gaulle en est élu le chef et Giraud le commandant en chef des armées. Le général de Gaulle s'installe à Alger où il crée un gouvernement formé d'éléments de Londres et d'Alger. Ce gouvernement possède une assemblée législative. De Gaulle devient chef du gouvernement. Juillet débarquement des alliés en Sicile. En Russie les Allemands sont anéantis et battent en retraite. A Rome Mussolini est reversé, déporté et enfermé aux îles Lipari. Sans attendre, les Allemands prennent le contrôle de toutes les voies de communication en Italiennes. Août, vive offensive russe, ils libèrent le bassin du Donetz, l'Ukraine et la Biélorussie. Mise au point du plan Overlord. En Sicile, les Allemands rembarquent ou sont fait prisonniers. Fin août l'URSS reconnaît officiellement le gouvernement d'Alger, ce qui contraint les USA et l'Angleterre à en faire autant. Débarquement des alliés en Italie et signature de l'armistice entre les alliés et l'Italie. Octobre, le roi d'Italie déclare la guerre à l'Allemagne. Fin octobre, conférence à Moscou entre l'URSS, la Grande Bretagne, les USA et la Chine, création de l'ONU. Le général Giraud donne sa démission, le général de Gaulle devient le seul chef du gouvernement provisoire. Pétain excédé du rôle qu'on lui fait jouer, veut se débarrasser de Laval, mais les Allemands veillent et , de plus en profitent pour remplacer les partisans de Pétain par des ultras à la solde de Laval et des nazis. Pétain est obligé de céder, mais abandonne tout pouvoir. Fin novembre, conférence de Téhéran entre Roosevelt, Staline et Churchill. Un second front sera ouvert à l'ouest, l'Allemagne sera démantelée. En France les attentats se multiplient. Maurice Sarraut est assassiné par les miliciens, il était directeur de la dépêche de Toulouse. Fin décembre constitution d'un nouveau gouvernement par Laval. Pétain refusera d'en présider les séances et écrit à Hitler une lettre dans laquelle son abdication ne fait aucun doute.
Janvier 1944, l'accentuation de la collaboration se fait vivement sentir. Déportations, arrestations. La Gestapo chasse les anciens ministres et secrétaires d'état. De leur côté les troupes marocaines remportent en Italie la bataille de Garagliano. Laval signe un décret qui permet la mise en place des cours martiales. La milice va se déchaîner. Les alliés débarquent à Anzio. K½nig désigné par de Gaulle forme les (FFI) forces françaises de l'intérieur. Ces troupes regrouperont l'armée secrète, l'organisation de résistance de l'armée et les francs tireurs et partisans (FTP) de tendance communiste. En Italie, Kesselring et ses troupes résistent sur leur position du mont Cassin, mais Juin et Montsabert parviennent à le prendre. Destruction des maquis en Haute Savoie. En France occupée une loi menace de déportation les familles de maquisards ou de résistants, mais à Alger le conseil de guerre juge Pucheu ancien ministre de Pétain, il est accusé d'avoir livré des otages aux Allemands. Il est exécuté le 20 mars 1944. Georges Bidault qui a pris la tête de Jean Moulin à la tête du conseil de la résistance publie son programme. Nationalisations, réformes sociales, sanctions contre les collaborateurs. Les maquis du plateau des Glières sont anéantis. Dix hommes sont fusillés. En Dordogne soixante dix otages sont pris par les SS, à Ascq dans le Nord quatre vingt dix personnes sont massacrées par les SS. A Sièges dans le Jura les SS incendient vingt six maisons. A Alger le colonel Cristofino qui a combattu aux côtés des Allemands est exécuté. En représailles neuf chefs de la résistance et vingt neuf résistants sont exécutés. Juin le comité français de libération nationale se transforme en gouvernement provisoire de la république française, sous la présidence du général de Gaulle. Le 6 juin, débarquement en Normandie. Le haut commandement allemand croit à une diversion. La division blindée SS Das Reich est envoyée en renfort en Normandie, mais subit tout au long de son trajet de sévères attaques de la part des maquis. En représailles elle enferme dans l'église toute la population du village d'Oradour-sur-Glane et y met le feu . A tulle des hommes sont pendus aux balcons des maisons. Le 12 juin les Allemands reprennent les bombardements de Londres à l'aide des V1. Mais en Normandie, Carentan, Isigny, Bayeux, Caen et Saint-Lô sont libérées. Le 27 juin c'est le tour de Cherbourg. Attentat manqué contre Hitler, tous les protagonistes seront décapités ou pendus. Juillet les armées américaines se dirigent sur deux axes (Vitré Laval Le Mans) et vers l'ouest la Bretagne. En un mois toute la région est libérée. Mi août, les alliés sont à Alençon, Falaise est libérée, Patton libère Nantes, Laval, Angers, Tours et remonte sur Chartres et Melun. La première armée marche sur Évreux, les Anglais marchent sur Bernay et Louviers, l'armée canadienne se dirige sur Rouen. En Provence le général de Lattre de Tassigny s'empare de Draguignan, Brignoles et Castellane. Les Allemands exigent le départ de Pétain pour une ville de l'est mais il refuse, Laval part pour Belfort, les miliciens et collaborateurs s'enfuient. Von Choltitz est chargé de défendre Paris. A Paris les forces de police se mettent en grève, les FFI dressent des barricades. Les alliés sont à Rambouillet et marchent sur Sens. Le général de Gaulle donne l'ordre à la division de Leclerc de foncer sur Paris. Le 24 août 1944 à 22heures 30 les chars entrent dans Paris. Von Choltitz renonce à défendre Paris et signe la capitulation à la gare Montparnasse le 26 août 1944. Paris est libre mais la guerre continue dans toute la France. Représailles, épurations répressions contre les collaborateurs vont se poursuivre pendant des mois. Fin août, Paris fête sa libération, mais dans le Vel'd'Hiv' sont enfermés des milliers d'hommes pro nazie ou femmes tondues pour avoir eu des relations avec l'occupant. Puis d'août à septembre c'est la libération de Bordeaux, Toulon, Lyon, Reims, Amiens, Arras, Lille, Bruxelles, Anvers, puis Louvain et Namur, Liège, le Luxembourg est libéré le 15, le Havre, Charleville et Sedan, Verdun, Pont a Mousson et Épinal, Mâcon. Mais les Allemands reprennent les bombardements sur Londres Bruxelles et Anvers avec cette fois les V2. Depuis le 15 septembre les armées alliés sont bloquées devant Metz et Belfort. Une offensive générale permet à Leclerc de prendre Strasbourg, la première armée française prend Mulhouse, mais les Allemands tiennent toujours Colmar. Von Rundstedt déclenche une offensive en Belgique et dans les Ardennes, mais il est stoppé à Bastogne. Début janvier 1945 les Allemands s'avancent sur l'Alsace de part et d'autre de Strasbourg. Les Français refusent d'abandonner la ville et tiennent bon. C'est une défaite totale pour les Allemands. De leur côté les Russes lancent leur plus grande offensive. Cette fois l'Allemagne n'est plus protégée sur aucune de ses frontières. Varsovie est libérée par l'armée russe, l'armée française lance sa contre offensive en Alsace. Le 9 février toute la province est libérée, on découvre alors l'horreur des camps de concentration dont celui de Struthof où périrent quinze mille résistants français. Mi février a lieu la conférence de Yalta entre Roosevelt Staline et Churchill. Les bombardements anglo-américains font deux cent mille morts à Dresde et cent mille à Hambourg. A la fin du mois Patton, les Anglais et les Français attaquent la ligne Siegfried et en direction de la Forêt Noire, le pont de Remagen est pris et les Français franchissent le Rhin. Les Russes, eux, sont aux portes de l'Autriche. Avril mort de Roosevelt il est remplacé par Truman. Fin avril les Russes et les Américains font leur jonction sur l'Elbe, l'armée rouge investit Berlin, Hitler résiste encore. Les Allemands capitulent en Italie, Mussolini et sa maîtresse sont exécutés par des partisans. De Lattre arrive à Sigmaringen où sont réfugiés tous les pro nazie (Déat, Doriot, Brinon, Laval). Laval s'enfuie en Espagne, Pétain se rend aux autorités françaises il est incarcéré au fort de Montrouge. Hitler et Goebels se suicident. Mai, les armées allemandes qui tiennent encore la Hollande, la Norvège et le Danemark, capitulent. Le 7 mai, à Reims, le général Jodl signe la capitulation sans condition de l'Allemagne. Les combats cessent sur tous les fronts. Ils continueront pendant trois bons mois contre le Japon, jusqu'au jour où Truman prendra cette terrible décision de lancer la première bombe atomique sur Hiroshima. Il y aura deux cent mille morts c'était le 6 août. Le 9 c'est Nagasaki avec quatre-vingt mille tués. Le Japon capitule sans condition. La seconde guerre mondiale est terminée.
L'aprée guerre.
Comme nous l'avons vu, c'est en mai 1943 qu'est crée le conseil national de la résistance par Jean Moulin. Regroupant toutes les tendances il a le général de Gaulle comme chef et Giraud commandant en chef de l'armée. Ce conseil s'installe à Alger et de Gaulle crée un gouvernement formé de personnes de Londres et Alger et qui comporte une assemblée législative, il en devient le chef. Arrivé à Rambouillet le général de Gaule ordonne aux premiers éléments de la division Leclerc de foncer sur Paris, c'est à 22heures30 que les chars pénètrent dans la capitale. Août Von Choltitz signe la capitulation. Arrivé à Paris avec ses compagnons, le général dira à Bidault lors de la réception à l'hôtel de ville je n'ai pas à proclamer la république, elle n'a jamais cessé d'exister. De Gaulle qui s'est installé au ministère de la guerre s'efforce de rétablir l'ordre, le ravitaillement de la capitale et d'éviter les frictions entre les communistes et lui. Début septembre il crée un gouvernement d'union nationale, les communistes détiennent les portefeuilles de la santé et de l'air. Les FFI et les FTP sont intégrés dans l'armée, la presse parisienne se remet en place. Octobre 1944, le gouvernement accorde le droit de vote aux femmes. Novembre institution d'une haute cour de justice destinée à juger les membres du régime de Vichy de 1940à1944. Une vingtaine d'affaires dont cinq importantes (Esteva, Laval, Pétain, Dentz, Darnand). Le gouvernement nationalise les houillères du Nord Pas de Calais. Décembre de Gaulle et Georges Bidault signent un pacte d'alliance avec la Russie. Le général de Gaulle visite les villes de province. Il montre ainsi à l'étranger que l'ordre est rétablit en France, et qu'un gouvernement régulier gère les affaires du pays. Le parti communiste entérine la dissolution des FTP et leur intégration au sein de l'armée. Mendés France qui est ministre de l'économie préconise une politique d'austérité et de restrictions, il n'est pas suivi et démissionne. De violentes manifestations éclatent en Algérie, en faveur de l'indépendance. Juin 1945 délimitation des quatre zones d'occupation en Allemagne. La Russie obtient 48% de la superficie ce qui représente 45% de la population. Le gouvernement français dépose un projet de loi sur les élections à l'assemblée nationale en vue de remplacer celle qui siégeait à Paris depuis plus de huit mois. Un référendum demandera aux Français de répondre par oui ou non à deux questions. Vote d'une assemblée constituante qui sera chargée de préparer la nouvelle constitution et cette assemblée devrait être souveraine, le gouvernement serait responsable devant elle. De Gaulle demande de voter oui aux deux questions, mais les communistes disent oui pour la première et non à la seconde. Juillet août 1945 ouverture du procès du maréchal Pétain. Après avoir justifié la légalité de son pouvoir qui lui a été attribué par l'assemblée nationale en juillet 1940, le maréchal ne participera plus aux débats. Il est condamné à mort le 15 août 1945, sa peine est commuée en détention à vie. Il sera enfermé à l'île d'Yeu où il mourra le 23 juillet 1951 à l'âge de quatre-vingt quinze ans. Signature des accords de Potsdam ceci règle définitivement le sort de Berlin. La France n'ayant pas été conviée, ne signe pas l'accord. Au Viet Nam début de l'insurrection contre les troupes françaises. Hô Chi Minh chef insurrectionnel proclame l'indépendance du Viet Nam. Le 4 octobre ordonnance du général de Gaulle qui institue la sécurité sociale pour tous les salariés et des allocations en faveur des jeunes ménages et des familles nombreuses. Le 9 octobre, Laval est livré à la France par l'Espagne pays où il s'était réfugié. Il est condamné à mort et fusillé. Les résultats du référendum donnent 96% de oui en faveur de la première question et 61% pour la seconde. Aux législatives, les communistes obtiennent 152 sièges, la SFIO 142 et le MRP 141. Félix Gouin de la SFIO est élu président de l'assemblée. Le général de Gaulle est élu chef du gouvernement provisoire. Lors de la formation du ministère de Gaulle refuse de donner des postes importants aux communistes. Plutôt que de céder il préfère quitter la séance. Le gouvernement comprendra cinq ministres communistes. Décembre nationalisation de la banque de France. Le 20 janvier 1946 le général de Gaulle annonce au pays et à l'assemblée qu'il donne sa démission considérant sa tache terminée, mais en fait c'est parce que ses convictions étaient opposées à celles de ses ministres.
La quatrième République
De violentes manifestations éclatent en Algérie, en faveur de l'indépendance. Juin 1945 délimitation des quatre zones d'occupation en Allemagne. La Russie obtient 48% de la superficie ce qui représente 45% de la population. Le gouvernement français dépose un projet de loi sur les élections à l'assemblée nationale en vue de remplacer celle qui siégeait à Paris depuis plus de huit mois. Un référendum demandera aux Français de répondre par oui ou non à deux questions. Vote d'une assemblée constituante qui sera chargée de préparer la nouvelle constitution et cette assemblée devrait être souveraine, le gouvernement serait responsable devant elle. De Gaulle demande de voter oui aux deux questions, mais les communistes disent oui pour la première et non à la seconde. Juillet août 1945 ouverture du procès du maréchal Pétain. Après avoir justifié la légalité de son pouvoir qui lui a été attribué par l'assemblée nationale en juillet 1940, le maréchal ne participera plus aux débats. Il est condamné à mort le 15 août 1945, sa peine est commuée en détention à vie. Il sera enfermé à l'île d'Yeu où il mourra le 23 juillet 1951 à l'âge de quatre-vingt quinze ans. Signature des accords de Potsdam ceci règle définitivement le sort de Berlin. La France n'ayant pas été conviée, ne signe pas l'accord. Au Viêt-nam début de l'insurrection contre les troupes françaises. Hô Chi Minh chef insurrectionnel proclame l'indépendance du Viêt-nam. Le 4 octobre ordonnance du général de Gaulle qui institue la sécurité sociale pour tous les salariés et des allocations en faveur des jeunes ménages et des familles nombreuses. Le 9 octobre, Laval est livré à la France par l'Espagne pays où il s'était réfugié. Il est condamné à mort et fusillé. Les résultats du référendum donnent 96% de oui en faveur de la première question et 61% pour la seconde. Aux législatives, les communistes obtiennent 152 sièges, la SFIO 142 et le MRP 141. Félix Gouin de la SFIO est élu président de l'assemblée. Le général de Gaulle est élu chef du gouvernement provisoire. Lors de la formation du ministère de Gaulle refuse de donner des postes importants aux communistes. Plutôt que de céder il préfère quitter la séance. Le gouvernement comprendra cinq ministres communistes. Décembre nationalisation de la banque de France. Le 20 janvier 1946 le général de Gaulle annonce au pays et à l'assemblée qu'il donne sa démission considérant sa tache terminée, mais en fait c'est parce que ses convictions étaient opposées à celles de ses ministres. Le président Ho Chi Minh qui vient d'être élu président du Viêt-nam, signe un accord avec le chargé d'affaires d'Indochine. La France reconnaît le Viêt-nam comme un état libre faisant partie de l'Indochine et de l'union française. D'autre part les colonies françaises sont transformées en départements français d'Outre-mer. Les compagnies du gaz et de l'électricité sont nationalisées. En mai la sécurité sociale est généralisé à tous les travailleurs, sauf aux agriculteurs, commerçants et artisans. Juin Georges Bidault devient président du gouvernement provisoire. Création de l'OMS. Le PS rompt ses relations avec le PC, il accuse ces derniers d'être à la solde de l'URSS. Guy Mollet devient le secrétaire de la SFIO. La cour de justice de Nuremberg condamne à mort douze inculpés sur vingt quatre, Goering se suicide avant d'être pendu. Octobre, le projet de nouvelle constitution est voté malgré l'opposition du général de Gaulle. Novembre création de l'UNESCO, les élections législatives donnent cent quatre vingt neuf sièges au PC, cent soixante douze aux MRP, cent un à la SFIO. Suite à cette élection Georges Bidault démissionne et Léon Blum prend sa place à la tête du gouvernement. Le 19 décembre 1946 insurrection au Viêt-nam début de la guerre d'Indochine. Janvier 1947 réunion des deux chambres pour l'élection du premier président de la quatrième République. Vincent Auriol candidat socialiste de la SFIO est élu par quatre cent cinquante voix contre deux cent quarante quatre au candidat MRP. Fin janvier Léon Blum démissionne, il est remplacé par Paul Ramadier. Avril, une réunion se tient entre les quatre grands à Moscou, faute d'une entente commune cette réunion va déboucher sur la guerre froide. Mars 1947 signature entre patronat et syndicats d'un accord au sujet des retraites complémentaires des cadres. Dans un discours le général de Gaulle dénonce la politique en place, et condamne la constitution qui empêche de gouverner, il annonce la formation d'un mouvement qui va s'appeler le RPF(rassemblement du peuple français). Mai 1947, les communistes entrent dans l'opposition. Ramadier exclut du gouvernement, les quatre ministres communistes et modifie son cabinet. Juillet le plan Marshall est adopté par l'Angleterre, la France, puis fin juillet par l'Italie, le Luxembourg, le Belgique, la Hollande, la Norvège, la Suède, le Danemark, la Turquie,, la Grèce, le Portugal, l'Irlande et l'Islande. L'Espagne, la Russie et les pays de l'est le rejette. En août l'assemblée décide d'accorder un nouveau statut à l'Algérie en permettant l'élection d'une assemblée algérienne. Les élections municipales en France donnent un net avantage au parti du général de Gaulle avec prés de quarante pour cent des suffrages. Novembre des grèves paralysent le pays et bloquent la ville de Paris, Ramadier démissionne. Léon Blum décide de se présenter et dénonce les danger du communisme et du RPF. Il n'obtiendra pas la majorité à l'assemblée. C'est Robert Schumann MRP qui formera le troisième cabinet de la quatrième République. Fin décembre 1947 une scission au sein de la CGT va voir la naissance d'un nouveau syndicat la CGT FO. A partir de ce jour il y aura en France trois grandes centrales syndicales la CGT, FO et la CFTC. Janvier 1948, le ministre des finances rené Meyer, voit son plan de redressement financier adopté par l'assemblée. Il prévoit une augmentation des salaires de vingt cinq pour cent, cent cinquante mille fonctionnaires sont renvoyés, réduction des crédits et création d'un impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, le franc dévalue de quarante cinq pour cent et, pour débusquer l'argent qui dort les billets de cinq mille francs sont rappelés par le banque de France. Avril les villes de Paris, Lille, Metz, Bordeaux, Dijon, Marseille, Toulouse, Rennes seront sur décision du gouvernement, administrées par un préfet. Création de l'OECE (organisation européenne de coopération économique). En mai fin du protectorat anglais sur la Palestine et création de l'état d'Israël. Les États unis, la Russie et la France reconnaissent l'état d'Israël, mais les arabes refusent de le reconnaître et c'est la guerre " déjà ? ". Les arabes s'emparent de Jérusalem. Juillet graves problèmes au sein du gouvernement, les fonctionnaires se mettent en grève, la querelle scolaire et la politique économique de Meyer inquiètent les socialistes. Schumann démissionne et est remplacé par André Marie qui nomme Paul Reynaud aux finances, Robert Schumann aux affaires étrangères. Ce gouvernement ne tiendra pas bien longtemps, devant l'hostilité des socialistes, en septembre André Marie démissionne. C'est Henri Queuille qui forme le nouveau cabinet. Octobre, des grèves éclatent dans les mines, le gouvernement fait venir des ouvriers allemands et les fait protéger par les CRS. De violents affrontements vont éclater. Novembre aux élections les communistes et le MRP sont en recul de voix au profit du RPF et des radicaux. Gaston Monnerville est élu président de l'assemblée. Janvier 1949 le nouveau ministre des finances, Maurice Petche lance un emprunt de cent milliards. La situation économique s'améliore, le plan Monet à atteint ses objectifs et l'emprunt a rapporté deux cent quatre-vingt dix huit milliards. Mars après un accord entre Bao Daï et Vincent Auriol, des hommes et du matériel sont envoyés en Indochine en renfort. Le pacte atlantique est publié il sera signé le 5 avril de la même année. Douze pays d'Europe en font partie. Fin mai naissance de la République fédérale allemande RFA, Bonn sera sa capitale et Konrad Adenauer son premier chancelier. Août 1949, ouverture à Strasbourg du premier conseil de l'Europe sous la présidence de Édouard Herriot. L'assemblée élit Paul Henri Spaak président. En septembre, va éclater l'affaire des généraux. Des officiers du contre espionnage ont fourni au Viet Minh un rapport émanant du général Revers. Ramadier couvre son service l'affaire est étouffée. Au sein du gouvernement les désaccords entre socialistes et MRP sont de plus en plus fréquents Queuille est forcé de démissionner. Georges Bidault forme le gouvernement avec des socialistes, des radicaux et MRP. Octobre naissance de la République démocratique allemande RDA. Après l'indépendance du Laos accordée en juillet 1949, c'est celle du Cambodge le 8 novembre 1949. Janvier 1950 le Viet Minh attaque le Tonkin, le Laos et le Cambodge. La politique du gouvernement de Bidault s'affaiblit, il refuse aux fonctionnaires une augmentation, tous les ministres socialistes démissionnent, ils sont remplacés par des ministres MRP ou radicaux. Le 19 mars mort de Léon Blum. Juin le ministère Bidault est en minorité, la France n'est plus gouvernée. Juillet Pleven forme un gouvernement dans lequel Guy Mollet sera ministre d'état, Gaston Deferre est à la marine et Edgar Faure au budget. René Pleven décide suite aux événements internationaux de passer la durée du service militaire de douze à dix huit mois.
La guerre d'Indochine
Mars 1945, les Japonais prennent le pouvoir en Indochine. Le général de Gaulle ne veut pas laisser cette situation en l'état, et veut rétablir la présence française au Viêt-Nam. Celui ci est composé du Tonkin, de l'Annam et de la Cochinchine, ainsi qu'au Cambodge et au Laos. En septembre, Hô Chi Minh, chef de la révolte au Vietnam, proclame l'indépendance de ce pays. Les troupes anglaises et chinoises, chassent les Japonais, et prennent la place des Français. Ces derniers occupent Saigon. Le général Leclerc rejoint les troupes du Viêt-Nam en octobre 1945, pendant ce temps le Laos se révolte. Au Viêt-Nam, ont lieu en janvier 1946 les élections de la première assemblée élue au suffrage universel. Le Viêt-Minh obtient 90% des voix. Monsieur Sainteny, représentant de la France et Hô Chi Minh, président de la république du Viêt-Nam, signent en mars 1946 un accord dans lequel la France reconnaît le Viêt-Nam comme un état libre faisant partie de la fédération indochinoise et de l'union française. Les troupes françaises reviennent au Tonkin. Le haut commissaire en Indochine, l'amiral d'Argenlieu désavoue l'accord signé entre Mr Sainteny et Hô Chi Minh, en proclamant, à Saigon, la république autonome de Cochinchine. Septembre 1946, la France reconnaît la république démocratique du Viêt-Nam. En novembre, une escadre française bombarde Haiphong, rupture du traité, en décembre, début de la guerre d'Indochine. Les communistes, lors d'un débat sur la guerre d'Indochine, en mars 1947, quittent la majorité. Il lui reproche "sa politique de reconquête coloniale". Juin 1948, rétablissement de l'empereur Bao-Daï et reconnaissance de l'indépendance du Viêt-Nam par le gouvernement français. Hô Chi Minh rejette l'accord et poursuit la lutte. En août massacre d'une garnison française aux frontières du Cambodge. Le Viêt-Minh subit de lourdes pertes dans la plaine des Jarres. Mars 1949 envoi de renforts et de matériel en Indochine. Avril, la Cochinchine est rattachée au Viêt-Nam c'est le v½u de Bao-Daï. Juin constitution du gouvernement en Indochine, le Siam s'appelle de nouveau le Thaïlande. Juillet indépendance du Laos au sein de l'union française. Novembre, indépendance du Cambodge au sein de l'union française. Janvier 1950, le Viêt-Minh continue ses attaques au Tonkin à Saigon, au Cambodge et au Laos. La Russie, de son côté reconnaît le gouvernement dirigé par Hô Chi Minh. Octobre les troupes françaises sont malmenées au Tonkin à Cao Bang, Mendés France déclare alors que l'heure du choix est arrivée pour l'Indochine. La nomination du général de Lattre de Tassigny au haut commissariat en Indochine, relève le moral des troupes. Lui et son adjoint Salan décident de tenir le Tonkin à tout prix. Avril 1951, mise hors de combat de 2000 hommes du Viêt-Minh. Mai capture de 11000 hommes Viêt-Minh au Tonkin près d'Hanoi. A ce moment la guerre a déjà fait 30000 morts dans le camp français. Novembre, prise de Hoa-Binh au Tonkin, cette position est un important centre de communications du Viêt-Minh. Décembre, échec du Viêt-Minh pour reprendre Hoa-Binh, mais des combats furieux reprendront en janvier 1952, en février les troupes françaises évacuent Hoa-Binh. En juin 1952, Nguyen Van-Tam forme un nouveau gouvernement au Viêt-Nam. En novembre, le Viêt-Minh oblige les troupes françaises à se replier sur Na-Sam, en décembre ce camp subira de violents assauts. Avril 1953 le Laos est envahi par le Viêt-Minh, la capitale Louang-Prabang est menacée. En juillet, une vaste opération aéroportée va permettre la destruction d'une importante base de ravitaillement Viêt-Minh à Lang Son. En septembre le général Navarre amorce le regroupement des forces françaises dans le delta du Tonkin, précisément là où le général Giap prépare sa grande offensive. En novembre le regroupement de plusieurs milliers de parachutistes est effectué dans la cuvette de Diên Biên Phu à 300 km d'Hanoi. Il pense ainsi couper la route au Viêt-Minh, l'empêchant ainsi d'atteindre la capitale du Laos. C'était mal connaître le général Giap ! ce dernier amena des batteries d'artillerie sur les pentes de la cuvette. janvier 1954 le commandement français pense à évacuer la cuvette de Diên Biên Phu mais il est trop tard. Appuyées par deux divisions l'artillerie vietnamienne ouvre le feu. En février le camp est totalement investi par le Viêt-Minh. Les 14 et 15mars le général Giap donne l'assaut. Le 8 mai les Français décimés se rendent. Ce massacre et cette défaite retentissante seront le début du retrait de la France en Extrême Orient. Cet affrontement durera 57 jours, il fera 1600 tués côté français et 11000 tués côté Viêt-Minh. Fin juillet signature des accords de Genève, les deux Viêt-Nam sont séparés par le 17è parallèle. Proclamation du cessez le feu de l'indépendance du Laos, du Cambodge et du Sud Vietnam. Cet épisode de colonisation a pour la France, coûté 3 milliards de francs et officiellement fait 40000 morts ?
La guerre d'Algérie
La seconde guerre mondiale est terminée depuis 8 mois, l'Algérie est secouée par de violentes manifestations contre l'occupation française. Les manifestants réclament l'indépendance. A Sfax en Tunisie, grève générale déclenchée par les nationalistes. En avril diverses réformes sont accordées par le gouvernement français à la Tunisie, mais Bourguiba réclame l'indépendance de la Tunisie. Août 1947 l'assemblée nationale française vote une loi qui permettra à l'Algérie d'élire son assemblée nationale qui sera chargée d'aider le gouverneur nommé par le gouvernement français. Un comité voit le jour le 9 décembre 1947, il a pour but la libération du Maghreb. On y voit la présence de Bourguiba et d'Abd-el-Krim. La décision de briser le nationalisme algérien va voir le jour avec l'arrivée de Naegelen nouveau gouverneur de l'Algérie, en février 1948. Faisant suite à la loi d'août 1947, l'assemblée algérienne voit le jour en avril 1948. Sur les 120 membres élus, les indépendantistes n'obtiennent que 20 sièges. Mai 1948 sera le départ d'une guerre qui dure encore de nos jours. En effet , la fin du mandat britannique sur la Palestine, voit la création de l'état d'Israël, ratifié de suite par les USA, l'URSS et la France. Les arabes refusent cet état de cause et c'est la guerre , ils prennent Jérusalem ? Le 1er mai 1951 à Paris bagarres provoquées par les travailleurs algériens. 31 octobre, la Tunisie réclame un gouvernement et une assemblée indépendante. Novembre, violentes manifestations à Casablanca. Refus du gouvernement français sur la demande tunisienne du 31, aggravation de la crise. Janvier 1952, la Tunisie dépose une plainte contre la France à l'ONU, arrestation de Bourguiba, envoie de renforts militaires en Tunisie. En février de violentes répressions ont lieu en Tunisie dans la région de Cap Bon. En mars demande de révision du traité de protectorat par le sultan du Maroc. Mai attentas à Tunis, incidents sanglants à Orléansville en Algérie. Août 1954 les attentats reprennent au Maroc. Les négociations sur l'autonomie interne de la Tunisie s'ouvrent en septembre. Novembre 1954 sera le début de la guerre d'Algérie, avec des attentats, attaques et sabotages. La Kabylie et les Aurès sont sous le feu. Janvier 1955, Jacques Soustelle (gaulliste) est nommé gouverneur général de l'Algérie, l'armée et les colons voient cela d'un mauvais oeil. Pour eux Soustelle est synonyme d'abandon. Mai 1955, élection d'Edgar Faure à la place de Mendés France renversé le 23 février par 320 voix contre 272. Celui ci signe avec la Tunisie des accords qui lui donne l'autonomie interne. Août 1955 le FLN attaque des centres européens dans la région de Constantine. Octobre Edgar Faure déclare qu'il veut amener le Maroc au statut d'état souverain. Janvier 1956 Guy Mollet reçoit l'investiture par 421 voix contre 70. Le 2 mars 1956, signature d'une déclaration franco-marocaine proclamant l'indépendance totale du pays. A l'assemblée une forte majorité comprenant même des communistes approuve la politique de Guy Mollet, à savoir le maintient de l'Algérie dans la République. Certains observateurs étrangers tel Bourguiba réagissent à la politique de la France dans le Maghreb, en déclarant que tôt ou tard l'Algérie obtiendra son indépendance. Le 20 mars la Tunisie est indépendante. En Algérie, les troupes françaises 400000 hommes sont opposées à 30000 fellagas. Octobre 1956 lors d'un voyage qu'il effectue auprès de Bourguiba, Ben Bella est arrêté. Novembre, le général Salan est nommé commandant en chef en Algérie. Janvier 1957 le FLN redouble d'activité, le général Massu va entreprendre la bataille d'Alger qui aboutira à l'anéantissement du terrorisme. Avril 1957, révélations de nombreux cas de torture au cours de la bataille d'Alger, orchestrée par le général Massu, certains officiers connaissent de sérieux cas de conscience. Juin attentat à Alger perpétré par le FLN il fait de nombreuses victimes. Décembre, l'URSS livre des armes au FLN !!!! Le 8 février 1958 sur ordre du général Challe et Jouhaud l'aviation française détruit le village de Sakiet base du FLN. Avril 1958, Bidault est chargé de former le gouvernement. Il explique que les négociations avec l'Algérie ne seraient possibles qu'avec un gouvernement de front populaire, mais personne n'en veut. Il ajoute qu'un tel gouvernement provoquerait des rebondissements en France comme en Algérie. En effet les pieds-noirs soutiennent les activistes Delbecque, Ortiz, Lagaillarde qui deviennent de plus en plus virulents. L'armée souffre du manque de pouvoir. On commence à parler du rappel du général de Gaulle. Mais il reste muet. Mai 1958 rené Coty prend discrètement contact avec le général de Gaulle. La nervosité grandit en Algérie comme à Paris. L'écho d'Alger réclame de Gaulle, à Paris Debré, Frey, Guichard, Foccard exigent la création d'un comité de salut public à Alger. Le 13 mai renversement du gouvernement d'Alger. Salan prend en main la destinée de l'Algérie. Le 15 mai à Alger la foule crie "vive de Gaulle". Le soir même le général de Gaulle annonce qu'il ne refusera pas de prendre la direction du pays si on le lui demande. Le 2 juin 1958, avec 400 voix contre 223 l'assemblée accorde les pleins pouvoirs au général de Gaulle. Le 7 juin, le général se rend en Algérie et là il prononce cette fameuse phrase"je vous ai compris". Le 28 septembre, le peuple accepte la nouvelle constitution par référendum avec 80% de oui. La IVè République n'est plus. Fin décembre de Gaulle est élu président de la République. Septembre 1959 le général propose l'autodétermination à l'Algérie. Janvier 1960, Massu est relevé de son commandement. Novembre 1960, le général prononce les mots "République algérienne" et annonce un référendum. Février 1961 création de l'OAS par Lagaillarde réfugié en Espagne. Le 11 avril de Gaulle annonce qu'il envisage de donner l'indépendance à l'Algérie. Fin avril putsch d'Alger fomenté par le quarteron de généraux, Challe, Jouhaud, Zeller et Salan, l'armée refuse de leur obéir. Le 20 mai Ben Bella et ses codétenus sont transférés au château de Turquant dans le Maine et Loire. 19 mars 1962 les accords d'Evian sont signés avec le FLN sur le cessez le feu. La France accorde l'indépendance à l'Algérie sans contre partie. Le 1er juillet 1962, le référendum donne 99% de oui en faveur des accords d'Evian. L'indépendance de l'Algérie est proclamée
5em république. (le plus long paragraphe et l'avant dernier)
Le 30 septembre, 1958, Antoine Pinay et jacques Rueff sont chargés de préparer les réformes économiques et financières. Toutes les colonies de l'Afrique acceptent l'autonomie au sein de la communauté sauf la Guinée qu se dote d'un président : Sékou Touré. Le général de Gaulle propose un plan d'importantes réformes économiques, scolaires, sociales et offre la paix des braves au GPRA qui repousse tout en bloc. Soustelle crée l'UNR union pour la nouvelle République. Aux élections le général impose le scrutin majoritaire uninominal d'arrondissement à deux tours. Aux législatives c'est le triomphe de l'UNR avec 198 sièges. A la première réunion l'assemblée élit Chaban Delmas président de l'assemblée nationale. Le 21 décembre 1958, les quatre-vingt mille notables élisent Charles de Gaulle président de la république. Publication du plan Pinay : dévaluation de 17,5%, création au 1er janvier 1960 du franc lourd (100FR =1fFR lourd), libération des échanges, abaissement des droits de douane, 390 milliards d'économie, 300 milliards d'impôts nouveaux, augmentation des salaires et du SMIG. En un an la réserve de la banque de France passera en 1959 de 380 millions à 1 milliard de dollars, la balance commerciale est en excédent de 600 millions de dollars. Guy Mollet et les socialistes n'approuvent pas ses mesures et démissionnent du gouvernement. Janvier 1959 Charles de Gaulle s'installe à L'Élysée où René Coty le reçoit. Puis il demande à Michel Debré de former le gouvernement. Il sera composé de : Couve de Murville (affaires étrangères), Bouloche (éducation), Jeanneney (industrie), Pinay et Giscard d'Estaing (finances), Berthouin (intérieur), Malraux (culture), Michelet 'justice), Buron (travaux publics), Bacon (travail), Sudreau (construction), Soustelle (ministre d'état). Dans le mois qui suivit la formation du gouvernement, Charles de Gaulle prend ses distances avec l'OTAN, en faisant savoir qu'en cas de guerre, la flotte basée en Méditerranée serait sous commandement national. D'autre part, il fait savoir qu'il souhaite la réunification des deux Allemagnes et reconnaît la frontière (Oder-Neisse). En mai, premier remaniement ministérielle, les ministres de l'intérieur et de l'agriculture sont remplacés. Michel Debré réclame une révision de la constitution, ceci permettrait de régler le problème algérien. Charles de Gaulle refuse l'installation sur le sol Français de rampes de lancement de fusées de l'OTAN. Michel Debré estime que pour l'instant on ne peut envisager la formation d'un état algérien, Charles de Gaulle s'en rendra vite compte lors d'une tournée d'inspection, aussi offre t-il l'autodétermination à l'Algérie. Celle ci aurait le choix entre : la sécession totale, ou l'association à la France. En Algérie Bidault forme le rassemblement pour l'Algérie française. En France la majorité des partis politiques est favorable au projet, les Pieds-noirs sont contre et le GPRA hésitant. Fin 1959 le Mali, le Niger, le Dahomey, Madagascar, la Haute-Volta obtiennent leur indépendance. La loi Debré sur l'école va rétablir la paix scolaire. En effet, les écoles privées ont le choix entre l'intégration à l'enseignement public, le contrat d'association, le contrat simple pour une durée de neuf ans, ou la liberté totale sans aide de l'état. La majorité des écoles privées choisiront le contrat simple (contrôle pédagogique et aide financière de l'état). Le 1er janvier 1960 entrée en vigueur du nouveau franc. En désaccord avec Charles de Gaulle sur la politique militaire de la France, Pinay démissionne, il est remplacé par Baumgartner gouverneur de la banque de France. En Algérie Massu est relevé de ses fonctions, suite à une déclaration faite à un journal allemand. Émeutes à Alger, il y a 22 morts, l'armée ne bouge pas. Charles de Gaulle annonce que s'il le faut il demandera les pouvoirs spéciaux. Le général Challe et Delouvrier quittent Alger pour la base de Reghaïa. Les émeutiers comprennent qu'ils sont abandonnés, et quittent les barricades. Février 1960, les insurgés se rendent, Lagaillarde, Susini et de Sériny sont arrêtés, épuration dans l'armée et l'administration, Soustelle démissionne. L'assemblée vote les pouvoirs spéciaux au président, ceci a pour effet l'allongement de la garde à vue et la création d'un comité des affaires algériennes. Le gouvernement peut, pendant un an, légiférer par ordonnances. Le 13 février 1960, à Reggane explosion de la première bombe atomique française. Avril 1960 Khrouchtchev est en visite en France, les négociations sur l'Allemagne entre l'URSS et la France échouent. Du 5 au 29 avril, Charles de Gaulle est en visite en Grande-Bretagne, au Canada et aux USA, le 7 des manifestations paysannes et des grèves éclatent. En mai 1960, un avion américain est abattu au dessus du territoire de l'URSS, son pilote est fait prisonnier. Eisenhower président des USA reconnaît que l'Amérique fait de l'espionnage aérien. Khrouchtchev enrage, mais le président des USA refusant de faire des excuses quitte la conférence (URSS, USA, Grande-Bretagne et France) qui s'était ouverte la veille. Mais en fait Khrouchtchev ne demande pas mieux, car il sait que sur le problème de l'Allemagne, les occidentaux avec Charles de Gaulle en tête, ne transigeront pas sur l'affaire de l'Allemagne. dans une conférence de presse, Charles de Gaulle critique la politique de l'URSS et déplore l'intervention de l'ONU au Congo. Sur l'Algérie Charles de Gaulle déclare que le tout est de savoir si l'Algérie sera algérienne avec la France ou en association et que les discussions devront se faire avec toutes les groupes même le FLN. 25 membres d'un réseau français accusés de soutenir le FLN sont sévèrement condamnés. Quant au général Salan il quitte Alger pour se réfugier en Espagne. Le 26 septembre, le GPRA en délégation est reçu à Moscou. Octobre Charles de Gaulle déclare que l'abandon de l'Algérie provoquerait un effroyable chaos et que jamais il ne reconnaîtra le GPRA. La loi sur la création d'une force de " dissuasion " française est votée. En novembre Charles de Gaulle explique ce que sera " l'Algérie algérienne " elle aura un gouvernement, ses institutions, ses lois. Il va même jusqu'à prononcer le mot de République algérienne et annonce un référendum.
Manifestations anti-gaullistes, vives réactions des Français d'Algérie, Debré et le maréchal Juin protestent. Louis Joxe devient ministre d'état chargé des affaires algériennes. Charles de Gaulle se rend en Algérie, mais évite les villes d'Alger et d'Oran. En Kabylie il est acclamé par les musulmans. Le 8 janvier 1961, le référendum sur l'autodétermination en Algérie se traduit par 75% de OUI. Le 16 janvier le GPRA annonce qu'il est prêt à négocier avec la France. En Espagne Lagaillarde fonde l'organisation de l'armée secrète (OAS). La France accède à la demande de Bourguiba, elle évacuera Bizerte dans l'année. Mars annonce des pourparlers d'Evian entre la France et le GPRA, la première bombe de l'OAS fait sa première victime en la personne du maire d'Evian. Avril, Charles de Gaulle annonce qu'il envisage l'indépendance de l'Algérie. Les généraux Zeller, Challe, Jouhaud se rendent maîtres du gouvernement d'Alger, Salan les rejoint. Mais les soldats du contingent refusent de suivre les généraux rebelles. Ceux ci se retrouveront bientôt seuls. Challe et Zeller se rendent. Jouhaud et Salan entrent dans la clandestinité. En vertu de l'article 16 de la constitution, Charles de Gaulle obtient les pleins pouvoirs. Le 28 avril il institue un haut tribunal militaire qui jugera sans pourvoi. Mai, Roger Frey est nommé ministre de l'intérieur, Foyer ministre de la coopération, Gorse secrétaire aux affaires étrangères. Ben Bella et ses co-détenus sont transférés au château de Turquant (Maine et Loire), et les pourparlers s'ouvrent à Evian. Les discussions vont très vite buter sur la question du cessez le feu préalable aux négociations, sur la double nationalité, le Sahara et les pétroles algériens. Les généraux Zeller et Challe sont condamnés à quinze ans de réclusion. Juin, la crise agricole atteint toute l'Europe. Elle a vu le jour avec l'ouverture des marchés. L'interruption des négociations d'Evian est propice à la reprise des massacres et attentats tant coté FLN que OAS, en quinze jours 150 morts et 350 blessés. Juillet le FLN déclenche une grève générale avec des manifestations qui font 90 morts, de son coté l'OAS multiplie ses attentats. En Tunisie Bourguiba regrette déjà d'avoir traité avec la France sur le sort de Bizerte, aussi lance t-il sa milice destourienne à l'assaut de Bizerte. Charles de Gaulle donne l'ordre de répliquer, la base est dégagée et Bourguiba fait appel à l'ONU. Charles de Gaulle interdit aux autorités militaires de recevoir le secrétaire général de l'ONU. Le 25 août l'ONU condamne la France. L'OAS devient de plus forte, Salan en prend le commandement. L'Angleterre pose sa candidature au marché commun. Aggravation de la crise de Berlin, face au passage de plus en plus intense d'Allemands de l'est vers l'ouest, la RDA fait construire un mur " le mur de la honte " qui sépare les deux Berlin. Septembre Charles de Gaulle reconnaît le caractère algérien du Sahara. L'activité de l'OAS redouble, le général échappe à un attentat à Pont sur seine, sur la route de Colombey. Arrestation du général Vanuxem. Octobre, querelle entre l'URSS et la Chine lors du 12 congrès communiste, violentes manifestations musulmanes à Paris, Bidault fonde secrètement un nouveau conseil national de la résistance dirigé contre la politique de Charles de Gaulle. Novembre, le terrorisme s'aggrave en Algérie, elle sombre dans le chaos entre le FLN et l'OAS, une police parallèle les barbouzes, est crée. Charles de Gaulle est conspué lors de ses déplacements en Corse et à Marseille. Dans un discours qu'il prononce le 20, il rappelle aux officiers que l'obéissance à l'état est la règle de l'armée. Janvier 1962, adoption des premiers textes sur le marché commun agricole. L'OAS intensifie ses attentats. Au cours de la fameuse " nuit bleue " on dénombre 17 plastiquages à Paris. A Alger la villa d'El-Biar est détruite par une bombe, il y a huit morts. Valéry Giscard d'Estaing remplace Baumgartner aux finances. En février, les négociations reprennent entre le GPRA et le gouvernement français. En Mars à Evian, un accord sur le cessez le feu est signé avec le FLN. La France accorde l'indépendance totale, et reconnaît l'appartenance du Sahara à l'Algérie, l'armée restera pendant trois ans sur les sites algériens, et la base de Mers el-Kebir restera en possession de la France pendant quinze ans. Mais les violences reprennent très vite. Bien que Jouhaud chef de l'OAS est été arrêté à Oran, l'OAS s'en prend maintenant aux musulmans et à l'armée. A Bab El-Oued elle s'attaque aux forces de l'ordre. L'ordre va être rétabli avec l'arrestation de Degueldre, puis de Salan. Jouhaud est condamné à mort puis gracié. Les accord d'Evian sont soumis au vote des Français, qui approuvent par 90%. Michel Debré en désaccord avec Charles de Gaulle au sujet de la dissolution de l'assemblée (Debré voulait dissoudre l'assemblée pour étendre la majorité), démissionne. Georges Pompidou forme le nouveau gouvernement, avec Couve de Murville, Malraux, Flimlin, Foyer, Frey, Messmer, Buron, Schuman, Giscard d'Estaing. Mai 1962, les attentats deviennent plus nombreux l'OAS et le Fln se font une guerre sans merci. Les Européens fuient l'Algérie en abandonnant tout ce qu'ils ont. Le général Salan est condamné à la réclusion à perpétuité. Le 1er juillet les accords d'Evian sont approuvés par référendum par 99% tant en France qu'en Algérie. Le 3 juillet l'indépendance de l'Algérie est signée. Mais dans ce pays c'est l'anarchie, des milliers de Harkis (musulmans qui se sont battus dans l'armée française) sont massacrés. Degueldre est exécuté. Le 22 août attentat du Petit Clamart contre Charles de Gaulle. Septembre arrestation des auteurs de l'attentat du 22 août et de leur chef Bastien Thiry. En Algérie Ben Bella forme le premier gouvernement algérien. Puis Charles de Gaulle annonce qu'il va déposer un projet de loi visant à l'élection du président de la république au suffrage universel. On parlera de forfaiture, de violation de la constitution. Octobre l'opposition dépose une motion de censure contre le projet de Charles de Gaulle. La motion est votée, le gouvernement Pompidou démissionne, Charles de Gaulle dissout l'assemblée.
Le 28 octobre 1962, la France se prononce pour l'élection du président au suffrage universel par 62,3% de oui contre 36,7% de non. Novembre, les élections législatives donnent 229 sièges à l'UNR, 20 aux giscardiens, 28 au CNI, 41 aux communistes, 3 au PSU, 45 à la SFIO, 41 aux radicaux et centre gauche, 36 au MRP, 2 aux divers. Le 27 novembre Georges Pompidou est réinvesti dans ses fonction de premier ministre et forme un gouvernement identique au précédent. Décès du président rené Coty. Le 29 signature de l'accord franco-britannique pour la construction du supersonique concorde. Fin décembre, la régie Renault accorde une quatrième semaine de congés payés. Janvier 1963, dans une conférence de presse Charles de Gaulle refuse l'entrée de la Grande Bretagne dans le marché commun. A Nassau, Kennedy et Mac Millan ont conclu un accord pour intégrer l'arme atomique aux forces de l'OTAN. Charles de Gaulle rejette les accords de Nassau. Peu après la France entreprend la fabrication de la bombe A. Février le colonel Argoud dirigeant de l'OAS est arrêté à Munich. Les mineurs du nord de la France se mettent en grève. Malgré la réquisition la grève se poursuit durant tout le mois de mars. Le colonel Bastien Thiry est fusillé. Le 5 avril, les mineurs cessent la grève après avoir obtenu satisfaction. Ben Bella réclame la révision des clauses militaires des accords d'Evian. La France retire sa flotte de l'OTAN. Juillet abaissement des droits de douane de 60%. Fin juillet modification du droit de grève, par l'institution d'un préavis de 5 jours. Août, signature du traité de Moscou entre les USA, l'URSS et la Grande Bretagne, ce traité stipule l'arrêt des essais nucléaires en atmosphère et sous les mers, la France et la Chine rejettent ce traité. La situation économique et sociale s'aggrave, les grèves se multiplient, l'inflation augmente. Giscard d'Estaing lance un plan de stabilisation : blocage des prix, restriction du crédit, le découvert du trésor passe de 7 à 6 milliards, les prix baissent mais le IVè plan est menacé. Septembre Ben Bella est élu président de la République algérienne. Octobre, en Algérie, toutes les terres ayant appartenues aux Français d'Algérie sont nationalisées. Le chancelier Erhard succède à Adenauer. Fin 1963, de nombreuses grèves se déclenchent avec la poste, l'EDF, l'enseignement. Gaston Deferre annonce qu'il est candidat à l'élection présidentielle. Janvier 1964, la France reconnaît le gouvernement chinois. Au parti communiste Maurice Thorez approuve la politique étrangère de Charles de Gaulle (retrait de l'OTAN, distance avec les USA). Avril 1964 Tixier Vignancour annonce sa candidature à l'élection présidentielle. Waldeck Rochet devient secrétaire général du parti communiste à la place de Maurice Thorez. Les troupes françaises quittent l'Algérie le 15 juin. On ne garde que Reggane Hammaguir et In-Ekker. Juillet, le statut de l'ORTF est approuvé en conseil des ministres. Décembre adoption du Vè plan. Les cendres de Jean Moulin sont transférées au Panthéon. Janvier 1965, pour lutter contre la puissance du billet vert, le gouvernement transforme en or 150 millions de dollars. Ceci fait suite à la campagne de Charles de Gaulle pour l'étalon or. Dans une conférence de presse ; il dénonce le Gold exchange standard (réserves monétaires basées sur l'or ou sur le dollar) la parité entre ces deux valeurs n'a pas été révisée depuis 1935. Alors que la balance des paiements des USA est en déficit croissant, les Américains refusent la dévaluation du dollar et la révision de la parité (or dollar). En agissant ainsi Charles de Gaulle déclare la guerre au dollar. Aux élections municipales de mars c'est le statut quo. Avril Pierre Marcilhacy annonce sa candidature à l'élection présidentielle. Juillet la France rembourse par anticipation, sa dette extérieure qui s'élève à 178 millions de dollars. Septembre François Mitterand annonce sa candidature à la présidentielle. Création de la fédération des gauches, sans rien réclamer, les communistes s'y rallie. Charles de Gaulle annonce que la France quittera l'Otan à la date de la fin d'engagement c'est à dire en 1969. Mitterand candidat à gauche, Deferre se retire. Lecanuet devient le candidat MRP. Novembre Charles de Gaulle annonce sa candidature à l'élection présidentielle, mais il accepte trop tard de participer à la campagne télévisée et il est mis en ballottage. Il obtient 44% des scrutins, Mitterand 32%, Lecanuet 15%, (Tixier Vignancour, barbu et Marcilhacy) 10%. Au second tour comme le prévoit la constitution seuls les deux arrivés en tête s'affrontent. Charles de Gaulle obtient 54,6% des voix contre 44,8% à Mitterand. Janvier 1966,Georges Pompidou forme le premier gouvernement du septennat. Debré prend la place de Giscard aux finances, Edgar Faure prend la place de Pisani à l'agriculture, Pisani prend l'équipement. Le 5 mai Mitterand forme un " contre gouvernement " charger de surveiller le gouvernement. Malgré les protestations du gouvernement français, le gouvernement algérien nationalise les mines de fer, de plomb, de cuivre, de zinc et les compagnies d'assurances. Juin le SHAPE est transféré à Bruxelles, les bases aériennes d'Évreux et de Châteauroux en Angleterre. Fin juin Charles de Gaulle se rend en URSS, Moscou, Novossibirsk (centre spatial ), Leningrad, Kiev et Volgograd. Le 2 juillet à Mururoa explosion nucléaire française. Septembre, Charles de Gaulle se rend à Djibouti, en Éthiopie, au Cambodge et en Polynésie. Novembre inauguration de l'usine marémotrice de la rance. Mars 1967 aux législatives, l'UNR et les indépendants obtiennent 244 voix, le centre de Lecanuet 27 voix, la gauche de Mitterand 116 voix, les communistes 73 voix, le PSU 4 voix, divers gauche 5 voix et les modérés 15 voix. Les quartiers généraux de l'OTAN quittent définitivement la France. Manifestations des viticulteurs contre l'importation de vin algérien. Lancement du premier sous-marin atomique français. Avril Georges Pompidou constitue un nouveau gouvernement avec de nouveaux arrivants comme Michelet, Maurice Schumann, Olivier Guichard, Chamant, Divillard, Yves Guéna et Gorse. Le gouvernement demande les pleins pouvoirs pour régler l'affaire du Kennedy round. Juin 1967 Israël attaque les pays arabes.
Les aérodromes égyptiens sont détruits, Gaza, la partie arabe de Jérusalem et la Transjordanie sont occupées par Israël. En France l'opinion publique ne comprend pas l'attitude de Charles de Gaulle. En juillet l'assemblée vote la loi sur la contraception ( la pilule ). Charles de Gaulle est obligé d'écourter son voyage au Canada suite à sa déclaration " Vive le Québec libre. " Entrevue Charles de Gaulle Kiesinger. Septembre, voyage de Charles de Gaulle en Pologne. Aux cantonales les communistes obtiennent 119 sièges de plus. Octobre visite du roi Hussein de Jordanie à Paris. Novembre, dans une conférence de presse Charles de Gaulle dénonce l'esprit de domination d'Israël et refuse toujours l'entrée de l'Angleterre dans le marché commun. A Toulouse, présentation du Concorde, il reliera Paris à New York en trois heures. Janvier 1968, accords entre l'URSS et les USA sur la non prolifération des armes atomiques, la Chine et la France n'y souscrivent pas. Février adoption d'un programme commun entre socialistes et communistes. Cet accord prévoit : l'abrogation de l'article 16 de la constitution (pleins pouvoirs au président, et réduction de son mandat qui passe de 7 à 5 ans), la semaine de quarante heures et la suppression de la force de frappe. Mars crise monétaire internationale provoquée par la chute du dollar, c'est la ruée vers l'or, le lingot atteint 7000 francs à la bourse de Paris. Les Américains décident de créer un embargo sur l'or en instituant un marché officiel qui leur est réservé et un marché libre sujet aux fluctuations de l'offre et la demande. Violents incidents à la faculté de Nanterre. La fac est fermée pendant une semaine, mais les agitations estudiantines continuent, comme en Allemagne au Brésil etc... Juin 1968 Bidault revient en France. Les législatives de juin, conséquence de mai 1968, donnent 358 sièges à l'UDR, celle ci a la majorité absolue à l'assemblée nationale. Les partis de gauche sont laminés. Juillet Charles de Gaulle nomme Couve de Murville à la place de Pompidou. Couve de Murville choisit Marcellin, Jeanneney, Edgar Faure. Août, l'URSS envahit la Tchécoslovaquie, désapprobation du PC français, refroidissement des relations est ouest. Explosion de la première bombe H française. Alain Poher est élu président de l'assemblée nationale à la place de Gaston Monnerville. Novembre 1968, la confiance envers le gouvernement n'est pas rétablie depuis mai et le départ de Georges Pompidou n'a rien arrangé. En trois mois le tiers de notre réserve d'or est parti, la suppression du contrôle des changes permet la spéculation sur le mark allemand. L'Allemagne, elle, voit ses réserves d'or augmenter, on paie la note de mai 1968. Le 20 novembre 1968 la bourse de Paris est fermée. Kissinger refusant de réévaluer le mark, il semble inévitable que le franc dévalue. Charles de Gaulle refuse de dévaluer le franc et annonce des mesures d'austérité. Rétablissement du contrôle des changes, réduction des dépenses de l'état, augmentation de la TVA. La fédération de la gauche a vécu, Mitterand abandonne la présidence. Décembre, agitations gauchistes, les banques sont la cible des bombes. Janvier 1969, Israël bombarde Beyrouth. Charles de Gaulle met l'embargo sur les armes livrées à Israël et propose même l'aide de la France au Liban. Cette décision provoque la réprobation de la gauche et sème le trouble dans la majorité. Charles de Gaulle propose aux quatre grands, une réunion sur le problème israélo-arabe. Seule l'URSS répondra favorablement. Le général israélien Dayan déclare que jamais Israël ne reviendra aux frontières précédentes. Georges Pompidou annonce lors d'un voyage à Rome qu'il sera candidat à la présidence de la République après Charles de Gaulle. Celui ci réplique en faisant savoir qu'il est décidé à aller jusqu'au bout. Février, lors d'un voyage en Bretagne Charles de Gaulle annonce un référendum qui portera sur la régionalisation et la réforme du sénat. Le patronat et les syndicats signent un accord sur les licenciements éventuels de personnel. Nixon de passage à Paris rend hommage à la politique de Charles de Gaulle. Avril, la campagne pour le référendum se poursuit, Charles de Gaulle précise qu'en cas de vote négatif il quitterait l'Élysée, en spécifiant qu'il ne se représenterait pas à la fin de son mandat. Les suffrages donnent 52,45% de non et 47,55% de oui. Le 28 avril à 0 heure20, un communiqué émanant de Colombey-les-deux-églises annonce que Charles de Gaulle cessera dès midi d'exercer ses fonctions de président de la République. Au soir du référendum du 27 avril 1969, Charles de Gaulle démissionne. Alain Poher président du Sénat devient président de la République par intérim comme cela est prévu par la constitution. Il assume les affaires courantes et prépare les élections. Alain Poher, jacques Duclos, Gaston Deferre, Alain Krivine, Michel Rocard, Louis Ducatel et Georges Pompidou sont candidats aux présidentielles. Au second tour, le 16 juin Georges Pompidou est élu président de la République avec 58% des suffrages, Alain Poher ne recueille que 42% des voix. Le 23 juin Chaban Delmas est chargé de former le gouvernement. Michel Debré se voit attribuer le ministère de la défense, Maurice Schumann est aux affaires étrangères, Valéry Giscard d'Estaing aux finances, René Pleven à la justice, les partants sont Couve de Murville, Jeanneney, Messmer, Malraux et Edgar Faure. Le 8 août, le franc est dévalué de 12%. Un plan d'austérité va être mis en place. En décembre, l'assemblée nationale accepte le principe de l'actionnariat ouvrier à la Régir Renault. Georges Marchais est élu secrétaire général adjoint du PC français. Les élections cantonales de mars renforcent la majorité présidentielle. Octobre Georges Pompidou est en visite à Moscou. Janvier 1971, Jacques Chaban Delmas continue son plan de réforme en créant le ministère de l'environnement. En mars grave mécontentement social, grève des postiers et des dockers, manifestations paysannes. A Bruxelles cent mille agriculteurs venus de tous les pays du marché commun, manifestent contre le plan Mansholt. En avril, suite au différent entre le gouvernement français et algérien sur le paiement de l'impôt sur les pétroles du Sahara, la France rompt ses relations privilégiées avec l'Algérie. Grève de l'enseignement public, suite au vote du projet de loi de Michel Debré sur l'aide aux écoles privées.
Juin Mitterand est élu secrétaire du parti socialiste. Octobre présentation d'un programme commun de gouvernement par le PC. Jean-Jacques Servan Schreiber est élu président du parti radical. Mars 1972, annonce par Georges Pompidou d'un référendum sur l'élargissement de la communauté. Juin, socialistes et communistes se mettent d'accord sur un programme commun de gouvernement qu'ils défendront aux prochaines élections. Juillet démission du gouvernement Chaban Delmas, Messmer devient premier ministre. Janvier 1973, Georges Pompidou et Willy Brandt décident l'accélération du processus de l'union européenne. Mars, malgré les succès de la gauche aux législatives elle n'emporte pas la majorité. Juillet, signature d'un accord de coopération économique entre la France et l'URSS. A Mururoa nouvelle campagne d'essais nucléaires. Septembre, nette avance de la gauche aux cantonales, l'affaire LIP défraye la chronique , le 14 août l'usine est occupée par la police. Janvier 1974, la France quitte le serpent monétaire européen, Messmer démissionne le 27 février 1974 mais il est reconduit par Georges Pompidou. Le 25 mars, pour raison de santé Georges Pompidou annule son voyage au Japon. Le 2 avril mort de Georges Pompidou. Alain Poher pour la seconde fois assume l'intérim de la présidence de la République. Le 19 mai 1974, Valéry Giscard d'Estaing est élu président de la république avec 52% des voix contre 48 à François Mitterand. Jacques Chirac est premier ministre, Jean Pierre Fourcade ministre des finances. Juillet Madame Françoise Giraud est nommée secrétaire d'état à la condition féminine. Les mesures prises par le gouvernement vont être spectaculaires : restriction du crédit, accroissement de l'impôt pour les entreprises,, contrôle renforcé des prix industriels, augmentation du taux d'escompte, augmentation de l'allocation chômage, majorité et droit de vote à 18 ans, mesures en faveur de la formation et du travail des jeunes, législation du travail agricole, réforme pénitentiaire, amélioration des conditions pour les handicapés, autorisation d'interruption de la grossesse (loi Simone Veil), assouplissement de la procédure de divorce. Fin 1974, le plan Fourcade est un échec, la crise européenne s'étant aggravée, le chômage augmente de 30%, mais les mesures draconiennes prises par le gouvernement ont permis de garder le taux d'inflation en dessous de 10%. Janvier 1975 relance des travaux publics, le 17 mars relance du crédit en faveur de la construction et avantages fiscaux pour les investisseurs. En juillet le franc rejoint le serpent monétaire communautaire. Août, arrestation de Siméoni, émeutes à Bastia. Septembre, réalisations de grands projets : liaison Rhin Rhône, voie ferrée Paris Lyon, constructions de centrales nucléaires. Arrêt des importations de vin. Suite à la prise de Saigon, 50000 réfugiés Vietnamiens arrivent en France. Mars 1976, sortie du franc du serpent monétaire communautaire. En juin est voté une loi sur les plus values. Le 25 août, démission de Jacques Chirac qui déclare "je ne dispose pas des moyens que j'estime nécessaires pour assumer efficacement mes fonctions de premier ministre". Le 27, Raymond Barre est élu premier ministre. Le 22 septembre adoption d'un plan d'austérité. Premiers vols commerciaux du concorde sur les lignes Paris Washington, Paris Caracas et Paris Tokyo. Le 9 septembre mort de Mao Tsé Toung. Janvier 1977, Valéry Giscard d'Estaing invite les partis politiques à se grouper autour du premier ministre Raymond Barre. Quelques jours plus tard Chirac annonce sa candidature à la mairie de Paris. Abaissement du taux de la TVA. En février, reprise de l'inflation, restriction du crédit, blocage des salaires. Les municipales de mars voient une nette avance de la gauche (53%) sauf Paris (33%). Le 28 mars, démission de Raymond Barre, le 30 il forme son deuxième gouvernement. En mai le PC et le PS veulent réactualiser le programme commun. Mesures en faveur des PME et PMI, création du PR par JP Soissons. Juin, signature des accords de la pré retraite, mesures en faveur de la famille. Juillet loi sur l'emploi des jeunes, allocations vieillesses et familiales majorées de 7% et 10%. Septembre relèvement des salaires des fonctionnaires. Janvier 1978, création de l'UDF. Mars, les législatives donnent 221 sièges à la majorité et 200 à la gauche. Octobre, adoption du plan acier, création de l'écu monnaie européenne et création du SME (système monétaire européen). Plan de redressement, suite à l'augmentation du prix du pétrole. Hausse des tarifs publiques, dévaluation du franc vert, augmentation des cotisations de la sécurité sociale, libération des prix industriels. L'UNEDIC atteint un déficit de 2 milliards. Celui de la sécurité sociale atteint 17 milliards. En décembre Jacques Chirac lance un discours véhément contre le président, le gouvernement et l'UDF. Il dénonce "la politique de supra nationalité", "l'asservissement économique" et "l'effacement international de la France". Qu'en est-il maintenant qu'il est au pouvoir ?. 1979, Sommet de la Guadeloupe. Entretiens de Camp David. Visite de Giscard d'Estaing à Mexico puis en mars à Bucarest. Retrait des parachutistes français au Liban. Mars, élections cantonales succès de la gauche, défaite du RPR. Le 6 avril, François Mitterand est élu premier secrétaire du PS avec 41% des voix. Juin, élections européenne. 1980, libération de l'avortement. Mr Marchais au nom du PCF approuve l'intervention des soviétiques en Afghanistan. 1981, publication de la loi "sécurité et liberté". 26 avril 1er tour des élections présidentielles. Le 10 mai second tour. François Mitterand est élu avec 52% des suffrages.
Le 22 mai 1981 Pierre Mauroy est nommé premier ministre. Dissolution de l'assemblée. Le 26 mai Gaston Deferre suspend les renvois d'étrangers. Les 14 et 21 juin, aux législatives la gauche obtient la majorité absolue. Le 3 juin, Mauroy forme son second gouvernement. Le 8 juillet Louis Mermaz est élu président de l'assemblée nationale. En 1981/1982 le déficit de la sécurité sociale va atteindre 36 milliards, le conseil des ministres décide des mesures énergiques qui provoqueront des mouvements sociaux. Syndicats et patronat critiquent ces mesures. Décembre le gouvernement décide de recourir aux ordonnances pour engager les réformes sur la Nouvelle Calédonie. L'asile politique est accordé à Bani Sadr et Massound Radjavi. Suite à cette décision 106 Français de Téhéran sont rapatriés en France, le gouvernement craint les représailles. Assassinat de Pierre Declercq dirigeant indépendantiste de Nouvelle Calédonie. Réajustement des monnaies européennes, le mark et le florin sont réévaluées de 5%, la lire et le franc sont dévalués de 3%. Assassinat d'Anouar el Sadate. Monsieur Moubarak le remplace. L'ambassadeur français au Liban, Monsieur Louis Delamarre est assassiné à Beyrouth. La France, l'Angleterre, l'Italie et la Hollande décident de participer au maintient de la paix au Proche Orient en installant des troupes sur le Sinaï. Annexion du Golan par Israël. 1982 Loi sur l'audiovisuel, l'école publique (loi Auroux). L'augmentation du chômage force le gouvernement à bloquer les prix pour lutter contre l'inflation et établir un plan de lutte contre le chômage, en instituant une assurance chômage. Aux cantonales de mars le PS perd neuf sièges au détriment de l'opposition. Les régions se voient attribuer les pouvoirs exécutifs. Création du livret A. Suite à un projet présenté par Alain Savary, sur l'unification de l'école, 100000 personnes des écoles privées manifestent dans les rues. Mort de Pierre Mandes France. 1983 Troisième gouvernement Mauroy, Jacques Delors devient ministre de l'économie, du budget et des finances. Pierre Bérégovoy devient ministre des affaires sociales et a la difficile tâche de rééquilibrer la sécurité sociale. Les municipales et les sénatoriales montrent un net recul de la gauche. Harlem Désir à la tête d'un mouvement organisé à Marseille le 15 octobre, fait, le 13 décembre, une entrée triomphale à Paris. 1984 François Mitterand devient pour six mois président de la communauté européenne. Session extraordinaire de l'assemblée pour étudier une loi sur la presse, plus de 3500 amendements seront déposés. Grève des transports routiers, ils bloquent les stations de sport d'hiver en période de vacances. 800000 personnes venues de toute la France manifestent à Versailles en faveur de l'école libre et contre le projet Savary, suite à de larges consultations, un projet va être soumis il ne plaira ni aux laïques ni aux représentants de l'école privée. En un an l'endettement de la France a augmenté de 52% pour atteindre fin 1983 451 milliards de francs ? Entrée en vigueur de l'assurance chômage. Un projet de loi sur la révision de l'article 11 est rejeté par le sénat. Laurent Fabius est nommé premier ministre, le parti communiste refuse de participer au gouvernement. 1985 Aux cantonales l'opposition gagne 7 sièges. Démission de Michel Rocard, il refuse la réforme du mode de scrutin uninominal à un tour. Adoption du projet de budget 1986 prévoyant une réduction de 3% de l'impôt sur le revenu, de 5% de l'impôt sur les sociétés et une limitation de 3,6% des dépenses de l'état. Adoption de la loi interdisant le cumul de plus de deux mandats pour les hommes politiques. 16 mars 1986, la droite est majoritaire à l'assemblée nationale. Conformément à la constitution François Mitterand nomme Jacques Chirac premier ministre et le prie de former le gouvernement. De l'hôtel de ville de Paris Jacques Chirac fait savoir qu'il aura recours aux ordonnances. François Mitterand, en conseil des ministres lui fait savoir qu'il n'en acceptera qu'un nombre limité. Édouard Balladur prend des mesures contre la dévaluation. François Mitterand émet des réserves au sujet d'un projet de loi sur les droits d'entée de séjour et d'expulsion des étrangers en France. François Mitterand refuse de signer l'ordonnance prévoyant la privatisation de 65 groupes industriels et financiers, celles prévoyant le découpage électoral, mais transformées en loi elle sera votée par l'assemblée. 1987 Mitterand refuse de signer l'ordonnance sur l'aménagement du temps de travail, mais transformée en loi cette ordonnance est votée par l'assemblée le 19 janvier 1987. Valéry Giscard d'Estaing est favorable à un mandat présidentiel de cinq ans, et ajoute qu'il ne sera pas candidat en 1988. En mars, François Mitterand déclare lors d'une émission télévisée "je n'ai pas l'intention de me représenter... j'aviserai". Jean Marie Le Pen et le FN, avec dix mille Parisiens sont réunis à Pais pour une réforme sur le code de la nationalité. A La Rochelle Raymond Barre critique sévèrement la politique étrangère de François Mitterand et de jacques Chirac. Annonce de la réduction du taux de TVA pour les automobiles il va passer de 33% à 28%. Lors du 60è anniversaire de l'association des maires de France jacques Chirac offre un banquet à 9000 maires. Le Jihad islamique libère les trois derniers otages français (Marcel Carton, Marcel Fontaine et JP Kauffman), quatre jours avant les présidentielles Pierre Mauroy est élu à la tête du PS par 64 voix contre 53 à Fabius. Michel Rocard est nommé premier ministre, et forme le premier gouvernement du second septennat de François Mitterand. Laurent Fabius est nommé président de l'assemblée nationale. Sommet de Toronto, les sept grands sont d'accord pour réduire la dette du Tiers Monde. Un accord est signé à l'hôtel Matignon entre le premier ministre, Jacques Lafleur député RPCR de Nouvelle Calédonie et Jean Marie Tjibaou président du FLNKS. Cet accord prévoit un referendum et un scrutin d'autodétermination. Le gouvernement débloque 1 milliard pour l'enseignement et réévalue le SMIG de 1%. Valéry Giscard d'Estaing est élu à la tête de l'UDF. Monseigneur Lefèvre et les quatre évêques qu'il a consacrés sont excommuniés par le pape. Adoption en conseil des ministres du projet de loi sur le revenu minimum d'insertion et l'impôt de solidarité sur la fortune. Des malaises sociaux se déclenchent avec la grève des infirmières et des gardiens de prisons. Au premier tour des cantonales on compte 50,90% d'abstentions.
1989, les quatre dirigeants d'action directe qui ont assassinée le PDG de Renault Georges Besse sont condamnés à la prison à vie. Voyage de Mitterand en Bulgarie et en Inde. Puis en Algérie où il s'entretient avec le président algérien Chadli. Accord du droit de vote aux municipales pour les ressortissants étrangers. Aux élections municipales la gauche gagne 35 villes de plus de 20000 habitants. Inauguration du grand Louvre. On fête le centenaire de la tour Eiffel. Visite de Yasser Arafat à Paris. Assassinat de JM Djibaou leader du FLNKS. Pierre Joxe ministre de l'intérieur dépose un projet de loi annulant la loi Pasqua sur l'entrée et le séjour des étrangers en France. Arrestation du milicien Paul Touvier. Mitterand se rend en visite en Pologne il apporte l'aide financière de la France. Aux élections européennes, 51% d'abstentions, le RPR/UDF obtiennent 26 sièges, le PS 22, le FN 10, les verts 9, la liste Simone Veil 7. En conseil des ministres dépôt et approbation de deux projets sur le financement des partis politiques et amnistie pour les financements antérieurs au vote de la loi. Célébration du bicentenaire de la révolution française ? Inauguration du tronçon TGV Paris Le Mans. Négociations salariales sur la grille des salaires des fonctionnaires. Le 9 novembre chute du mur de Berlin et réunification de l'Allemagne. Visite de François Mitterand en Tunisie, puis au Venezuela et en Équateur. 1990, Suppression du contrôle des changes. Grève des internes et chefs de clinique contre le projet de convention entre médecins et sécurité sociale. Air France Air Inter et UTA fusionnent. Mitterand se rend en visite en Hongrie. Profanation d'un cimetière juif à Carpentras. Voyage officiel de Mitterand au Pakistan (vente d'une centrale nucléaire) et au Bengladesh. En avril Yasser Arafat président de l'OLP est reçu à l'Élysée. L'Irak envahit le Koweït, l'OTAN déclenche l'embargo sur l'Irak, des forces américaines, européennes et celles de douze pays arabes sont acheminées sur les lieux. 1991, Autorisation est donnée aux troupes françaises d'utiliser la force pour libérer le Koweït. Démission de JP Chevènement, ministre des armées, il est en désaccord avec Mitterrand. Pierre Joxe prend sa place. Le 17 janvier déclenchement de la guerre du golf Adoption du nouveau statut sur la Corse. Voyage de Mitterand en Roumanie et en Russie. Démission de Michel Rocard. Le 15 mai, Edith Cresson est nommée premier ministre et est chargée de former le gouvernement. Pierre Bérégovoy ministre de l'économie annonce des mesures destinées à réduire le déficit qui atteint 17 milliards de francs. Annonce d'un plan de désarmement. Mitterand se rend en Tunisie. Manifestation agricole communautaire. Transfert de l'ENA à Strasbourg. Manifestations des professions de santé contre la réforme sur le système de l'assurance maladie. 1992, démission de Pierre Mauroy à la tête du PS c'est Laurent Fabius qui le remplace. Henri Emmanuelli est nommé président de l'assemblée nationale. Signature à Maastricht du traité sur l'union européenne. L'ONU envoie 14000 casques bleus en Croatie et 22000 au Cambodge. Élections régionales 70% de votants, UDF/RPR 33,2%, PS 18%, FN 14%, verts 14%, PC 2%. Fermeture de l'usine Renault à Boulogne Billancourt. Démission d'Edith Cresson. Le 2 avril Pierre Bérégovoy est nommé premier ministre et forme le nouveau gouvernement. Le 23 juin, ouverture du procès sur le sang contaminé. Révélation par le porte parole de l'Élysée de la nature cancéreuse de la maladie de François Mitterrand, ceci suite à une intervention chirurgicale. Le 20 septembre adoption par la France du traité de Maastricht par 51%, la Bretagne détenant le plus haut pourcentage de oui avec plus de 62%. Premier vol de l'airbus A340. Le 31 décembre, ouverture des frontières (la libre circulation des individus est reportée à six mois). 1993, 25 mars, élections législatives. Le 1er mai suicide de Pierre Bérégovoy. Assassinat de Bousquet préfet de police de Vichy. L'assemblée approuve la réforme du code de la nationalité. Plan Simone Veil pour redresser le déficit de la sécurité sociale. Refus du président d'inscrire à la session de l'assemblée le réaménagement de la loi Falloux sur l'école privée. Le conseil constitutionnel refuse l'article 51 comme non conforme à la constitution de la loi sur l'immigration. Le 16 octobre ce même texte modifié est accepté. 1994, lors du 28è congrès du PC, Robert Hue est élu secrétaire en remplacement de Georges Marchais. Conflit des marins pêcheurs, incendie du parlement de Rennes. Condamnation de Omar Raddad à 18 ans de réclusion pour l'assassinat de Ghislaine Marchal en juin 1991 à Mougins. Une prime est accordée aux entreprises qui embaucheront des jeunes de moins de 26 ans. Le président du crédit lyonnais est renvoyé pour mauvaise gestion. Suicide de François Grossouvre proche de Mitterrand. Voyage en chine d'Édouard Balladur. Paul Touvier est condamné à la prison à vie. Voyage de Mitterand en Ouzbékistan et au Turkménistan. Privatisation de l'UAP. Le 6 mai inauguration du tunnel sous la Manche en présence de la reine Élisabeth et de François Mitterand. Au sommet franco-allemand, volonté d'Helmut Kohl et de François Mitterand d'intensifier l'union des deux peuples. Aux européennes 52% de votants Philippe de Villiers obtient 12 ;4%, le FN 10,5%, tapie 12% Rocard 14% UDF/RPR 25,6% Pc 6,9%. Dans le Var six personnes sont arrêtées et avouent être les auteurs ou complices du meurtre de Yann Piat. Démission d'Alain Carignon ministre de communication il est mis en examen le 25 juillet dans l'affaire du Dauphiné News. Le 23 juillet intervention chirurgicale pour le président de la république à l'hôpital Cochin. Arrestation et mise en détention de Maurice Arreckx sénateur du Var. Diminution de 0,4% du taux de chômage. Remise en fonction de " superphenix " le surgénérateur de Creys Malville. Réactions syndicales suite à l'annonce de privatisation de Renault.
Le 14 août commémoration du 50è anniversaire du débarquement des alliées en Provence. Le 25 août commémoration du 50è anniversaire de la libération de Paris par la 2è DB. Edith Cresson et Yves Thibaut de Silguy sont nommés au sein de la nouvelle commission européenne. Visite officielle du président chinois. Annonce de mesures pour l'embauche des Rmistes. Visite officielle de l'empereur du Japon. Privatisation de 29% du capital de Renault. Décès d'Antoine Pinay à l'age de 103 ans. 1995, Le 1er janvier ouverture à la concurrence de lignes aériennes. Inauguration de la mosquée de Lyon. Reconnaissance de l'islam par le ministre de l'intérieur. Le 7 mai élection de Jacques Chirac à la présidence de la république. Le 14 août commémoration du 50è anniversaire du débarquement des alliées en Provence. Le 25 août commémoration du 50è anniversaire de la libération de Paris par la 2è DB. Edith Cresson et Yves Thibaut de Silguy sont nommés au sein de la nouvelle commission européenne. Visite officielle du président chinois. Annonce de mesures pour l'embauche des Rmistes. Visite officielle de l'empereur du Japon. Privatisation de 29% du capital de Renault. Décès d'Antoine Pinay à l'age de 103 ans. 1995, Le 1er janvier ouverture à la concurrence de lignes aériennes. Inauguration de la mosquée de Lyon. Reconnaissance de l'islam par le ministre de l'intérieur. Le 7 mai élection de Jacques Chirac à la présidence de la république Le 3 mai 1995 libération d'Alain Carignon. le12 démission de Michel Bernard PDG d'Air Inter. Bernard Tapie est condamné à la prison dans l'affaire VAOM. Jugement de l'affaire Urba-Sagès-B.L.E seul Michel Reyt ancien PDG de la Sagès est condamné à six mois de prison ferme. Henri Emmanuelli est condamné à un an de prison avec sursis, Gérard Monat ancien PDG d'Urba et les responsables communistes à des peines de prison avec sursis. Jean Tibéri est élu maire de Paris. remous judiciaire autour des logements sociaux à Paris. Juin 1995, rejet par le gouvernement du projet de fusion entre la BNP, l'UAP et Suez. Premier tour des élections municipales 30% d'abstentions, au 2è tour le FN gagne trois grandes ville du sud, la gauche prend six arrondissements à Paris. Reprise des essais nucléaires français. Lionel Jospin désigné comme futur successeur d'Emmanuelli. juillet privatisation d'usinor sasilor. Généralisation annoncée pour l'expulsion des immigrés clandestins par "charter" jacques Chirac reconnaît les fautes de l'état envers les juifs, pendant la guerre 1939-1945. Le président de la république est en visite en Afrique. Attentat à la bombe dans le RER parisien, l'explosion qui s'est produite dans la station saint-Michel a fait sept morts et des dizaines de blessés. Août, la France et l'Espagne arrêtent un commando de l'ETA. Nouvelle explosion d'une bombe dissimulée dans une poubelle au coin de la place Charles de Gaulle et de l'avenue Friedland. Démission du ministre de l'économie et des finances Alain Madelin. Septembre essais nucléaires à Mururoa. Les 10 et 17 première série des élections législatives partielles, les 17 et 24 ont lieu la deuxième série. Pour l 'année 1996, l'augmentation des prélèvements obligatoires est inscrit au budget. Aux élections sénatoriales la gauche progresse. Octobre, nouvel essais nucléaire. Le président Chirac est en visite à Tunis. Grève générale de la fonction publique. Alain Juppé est élu à la tête du RPR et Lionel Jospin à la tête du PS. La côte de popularité de Chirac et de Juppé est au plus bas aussi le président annonce sur France 2 lors d'une émission spéciale, un changement total de politique " faisons un peu de politique fiction.... En 2002 il ne serait pas étonnant de voir un président de gauche à la tête d'une assemblée de gauche, je pense que les Français n'y verraient pas grande différence " Un accord est signé entre le patronat et quatre syndicats sur la diminution du temps de travail. Novembre, Alain Juppé forme un nouveau gouvernement. Le plan de réforme sur la sécurité sociale provoque un vaste mouvement de protestation. Quatrième explosion nucléaire à Mururoa, et crise franco-européenne. Rejet du contrat entre l'état et la SNCF par les cheminots. Décembre Paris reprend sa place au sein de l'OTAN. Privatisation de Pechinay. Mise en examen du PDG de Bouygues dans l'affaire Botton. Mise en examen du président de Paribas. Cinquième explosion nucléaire française en Polynésie. Janvier 1996, le président de l'ARC se trouve au centre d'une procédure judiciaire. Le 8 janvier décès de François Mitterand. Des mesures sont prises pour le soutien de l'économie et contre l'accroissement du chômage. Visite de Jacques Chirac au Vatican. Sixième et dernier essai nucléaire dans le Pacifique. Février, visite d'état de Jacques Chirac aux États-Unis. L'épiscopat admet le caractère " nécessaire " du préservatif dans la lutte contre le sida. Présentation du projet de professionnalisation de l'armée. Mars, condamnation d'Henri Emmanuelli. Incarcération du président du conseil général du territoire de Belfort. Des centaines d'immigrés clandestins maliens réclament la régularisation de leur situation. Plan de prévention contre la violence à l'école. Le 26 levée partielle de la clause de sauvegarde relative à l'application des accords de Schengen. François Léotard est élu à la tête de l'UDF. Avril, visite officielle de Jacques Chirac à Beyrouth et au Caire. Le premier ministre chinois Li Peng est en visite en France. Adoption des ordonnances sur la réforme de la sécurité sociale. 1995 La banque Indosuez annonce son rachat par le crédit agricole. Visite en France du roi du Maroc Hassan II. Visite de jacques Chirac en Angleterre. Confirmation de la suppression de la conscription par le président de la république. Condamnation de Tapie à la prison ferme pour l'affaire du " Phocéa ". Privatisation des AGF. Juin, le gouvernement est accusé d'étouffer les affaires mettant en cause le maire de Paris. Présentation par le gouvernement du plan de redressement de la SNCF. L'opposition dépose deux motions de censure. Mise en examen de l'ex président de l'ARC. Juillet, interdiction de l'usage de l'amiante. La majorité du capital de Renault passe dans le privé. Mise en examen de Loic le Floch Prigent et changement de tête à la SNCF. La CFDT succède à FO à la présidence de CNAMTS. Visite du président Chirac au Gabon et au Congo. Mise en examen pour corruption de Michel Mouillot. Plan de sauvetage pour le crédit foncier. Arrestation des auteurs présumés de la profanation du cimetière de Carpentras. Août, les anciens dirigeants du crédit lyonnais poursuivis en justice. Évacuation des " sans papiers " africains de l'église Saint-Bernard. En Corse, nouvelle vague d'attentats à l'explosif. Septembre, Bernard Tapie est déchu de son mandat de député. Annonce d'une baisse d'impôt sur le revenu. Visite de Jacques Chirac en Pologne. Fermeture de la base de missiles du plateau d'Albion. Visite du pape Jean Paul II en France suite à la commémoration du quinzième centenaire du baptême de Clovis. Octobre, la CFDT obtient la présidence de l'UNEDIC. Mise en examen de dirigeants communistes pour recel de trafic d'influence. Grève générale des fonctionnaires. Novembre, la British Airways reprend Air Liberté. Fusion entre l'UAP et AXA. Peines de prison pour les chanteurs NTM. Visite de Chirac au Japon. Le FN perd les municipales de Dreux. Incendie d'une navette dans le tunnel sous la Manche. Transfert au Panthéon des cendres d'André Malraux. Décembre, suspension de la privatisation de Thomson. Nouvel attentat dans le RER parisien. Mise en examen de l'épouse du maire de Paris. Mise en examen de Louise Yvonne Casetta. Arrestation de François Santoni. Le sénateur Maurice Arreckx est condamné à deux ans de prison. Inauguration par Jacques Chirac de la bibliothèque nationale de France.
Garde des Sceaux Ministre de la Justice - Jacques Toubon (RPR)
Économie et finances - Alain Madelin (UDF-PR)
Éducation nationale - François Bayrou (UDF-CDS)
Aménagement du territoire - Bernard Pons (RPR)
Affaires étrangères - Hervé de Charette (UDF-PR)
Défense - Charles Millon (UDF-PR)
Intérieur - Jean Louis Debré (RPR)
Relations avec le parlement - Roger Romani (RPR)
Travail dialogue social participation - Jacques Barrot (UDF-CDS)
Culture - Philippe Douste Blazy (UDF-CDS)
Développement économique - Jean Arthuis (UDF-CDS)
Décentralisation réforme de l'état - Claude Goasgen (UDF-CDS)
Fonction publique - Jean Puech (UDF-PR)
Santé publique - Élisabeth Hubert
Intégration - Éric Raoult (RPR)
Solidarité - Colette Codacionni (RPR)
Agriculture - Philippe Vasseur (UDF-PR)
Industrie - Yves Galland (UDF-RAD)
Logement - Pierre André Perissol (RPR)
PME commerce artisanat - Jean Pierre Raffarin (UDF-PR)
Technologie de l'information et poste - François Fillon (RPR)
Outre mer - Jean Jacques de Peretti (RPR)
Environnement - Corinne Lepage
Jeunesse et sports - Guy Drut (RPR)
Tourisme - Françoise de Panafieu (RPR)
Anciens combattants - Pierre Pasquini (RPR)
Ministres délégués auprès du ministre des affaires étrangères
Coopération - Jacques Godfrain (RPR)
Affaires européennes - Michel Barnier (RPR)
Secrétaires d'état
Auprès du Premier Ministre : Action humanitaire - Xavier Emmanuelli
Auprès du Premier Ministre : Emploi - Anne Marie Couderc (RPR)
Auprès du Premier Ministre : Porte parole du gouvernement - François Baroin (RPR)
Auprès du Ministre des finances : Budget - François d'Aubert (UDF-PR)
Auprès du Ministre des finances : Finances - Hervé Gaymard (RPR)
Auprès du Ministre de l'éducation nationale : Enseignement supérieur - Jean de Boishue (RPR)
Auprès du Ministre de l'éducation nationale : Recherche - Elisabeth Dufourcq
Auprès du Ministre de l'éducation nationale : Enseignement scolaire - Françoise Hostalier
Auprès du Ministre de l'aménagement du territoire : Développement rural - Raymond M Aubert
Auprès du Ministre de l'aménagement du territoire : Transports - Anne Marie Idrac (UDF-CDS)
Auprès du Ministre des affaires étrangères : Francophonie - Margie Sudre
Auprès du ministre de l'intégration : Quartiers difficiles - Françoise de Veyrisas (UDF-CDS)
Auprès du Ministre de la réforme de l'état : Décentralisation - Nicole Asseline (UDF-PR)
Auprès du Ministre de l'industrie : Commerce extérieur - Christine Chauvet (UDF-PR)
Le 3 mai libération d'Alain Carignon. le 12 démission de Michel Bernard PDG d'Air Inter. Bernard Tapie est condamné à la prison dans l'affaire VAOM. Jugement de l'affaire Urba-Sagès-B.L.E seul l'ancien PDG de la Sagès est condamné à six mois de prison ferme. Henri Emmanuelli est condamné à un an de prison avec sursis, Gérard Monat ancien PDG d'Urba et les responsables communistes à des peines de prison avec sursis. Jean Tibéri est élu maire de Paris. remous judiciaire autour des logements sociaux à Paris. Juin 1995, rejet par le gouvernement du projet de fusion entre la BNP, l'UAP et Suez. Premier tour des élections municipales 30% d'abstentions, au 2è tour le FN gagne trois grandes ville du sud, la gauche prend six arrondissements à Paris. Reprise des essais nucléaires français. Lionel Jospin désigné comme futur successeur d'Emmanuelli. juillet privatisation d'usinor sasilor. Généralisation annoncée pour l'expulsion des immigrés clandestins par "charter". Jacques Chirac reconnaît les fautes de l'état envers les juifs, pendant la guerre 1939-1945. Le président de la république est en visite en Afrique. Attentat à la bombe dans le RER parisien, l'explosion qui s'est produite dans la station saint-Michel a fait sept morts et des dizaines de blessés. Août, la France et l'Espagne arrêtent un commando de l'ETA. Nouvelle explosion d'une bombe dissimulée dans une poubelle au coin de la place Charles de Gaulle et de l'Avenue Friedland. Démission du ministre de l'économie et des finances Alain Madelin. Septembre essais nucléaires à Mururoa. Les 10 et 17 première série des élections législatives partielles, les 17 et 24 ont lieu la deuxième série. Pour l 'année 1996, l'augmentation des prélèvements obligatoires est inscrit au budget. Aux élections sénatoriales la gauche progresse. Octobre, nouvel essais nucléaire. Le président Chirac est en visite à Tunis. Grève générale de la fonction publique. Alain Juppé est élu à la tête du RPR et Lionel Jospin à la tête du PS. La côte de popularité de Chirac et de Juppé est au plus bas aussi le président annonce sur France 2 lors d'une émission spéciale, un changement total de politique " faisons un peu de politique fiction.... En 2002 il ne serait pas étonnant de voir un président de gauche à la tête d'une assemblée de gauche, je pense que les Français n'y verraient pas grande différence " Un accord est signé entre le patronat et quatre syndicats sur la diminution du temps de travail. Novembre, Alain Juppé forme un nouveau gouvernement. Le plan de réforme sur la sécurité sociale provoque un vaste mouvement de protestation. Quatrième explosion nucléaire à Mururoa, et crise franco-européenne. Rejet du contrat entre l'état et la SNCF par les cheminots. Décembre Paris reprend sa place au sein de l'OTAN. Privatisation de Pechinay. Mise en examen du PDG de Bouygues dans l'affaire Botton. Mise en examen du président de Paribas. Cinquième explosion nucléaire française en Polynésie.
Janvier 1996, le président de l'ARC se trouve au centre d'une procédure judiciaire. Le 8 janvier décès de François Mitterand. Des mesures sont prises pour le soutien de l'économie et contre l'accroissement du chômage. Visite de Jacques Chirac au Vatican. Sixième et dernier essai nucléaire dans le Pacifique. Février, visite d'état de Jacques Chirac aux États-Unis. L'épiscopat admet le caractère " nécessaire " du préservatif dans la lutte contre le sida. Présentation du projet de professionnalisation de l'armée. Mars, condamnation d'Henri Emmanuelli. Incarcération du président du conseil général du territoire de Belfort. Des centaines d'immigrés clandestins maliens réclament la régularisation de leur situation. Plan de prévention contre la violence à l'école. Le 26 levée partielle de la clause de sauvegarde relative à l'application des accords de Schengen. François Léotard est élu à la tête de l'UDF. Avril, visite officielle de Jacques Chirac à Beyrouth et au Caire. Le premier ministre chinois Li Peng est en visite en France. Adoption des ordonnances sur la réforme de la sécurité sociale. La banque Indosuez annonce son rachat par le crédit agricole. Visite en France du roi du Maroc Hassan II. Visite de jacques Chirac en Angleterre. Confirmation de la suppression de la conscription par le président de la république. Condamnation de Tapie à la prison ferme pour l'affaire du " Phocéa ". Privatisation des AGF. Juin, le gouvernement est accusé d'étouffer les affaires mettant en cause le maire de Paris. Présentation par le gouvernement du plan de redressement de la SNCF. L'opposition dépose deux motions de censure. Mise en examen de l'ex président de l'ARC. Juillet, interdiction de l'usage de l'amiante. La majorité du capital de Renault passe dans le privé. Mise en examen de Loic le Floch Prigent et changement de tête à la SNCF. La CFDT succède à FO à la présidence de CNAMTS. Visite du président Chirac au Gabon et au Congo. Mise en examen pour corruption de Michel Mouillot. Plan de sauvetage pour le crédit foncier. Arrestation des auteurs présumés de la profanation du cimetière de Carpentras. Août, les anciens dirigeants du crédit lyonnais poursuivis en justice. Évacuation des " sans papiers " africains de l'église Saint-Bernard. En Corse, nouvelle vague d'attentats à l'explosif. Septembre, Bernard Tapie est déchu de son mandat de député. Annonce d'une baisse d'impôt sur le revenu. Visite de Jacques Chirac en Pologne. Fermeture de la base de missiles du plateau d'Albion. Visite du pape Jean Paul II en France suite à la commémoration du quinzième centenaire du baptême de Clovis. Octobre, la CFDT obtient la présidence de l'UNEDIC. Mise en examen de dirigeants communistes pour recel de trafic d'influence. Grève générale des fonctionnaires. Novembre, la British Airways reprend Air Liberté. Fusion entre l'UAP et AXA. Peines de prison pour les chanteurs NTM. Visite de Chirac au Japon. Le FN perd les municipales de Dreux. Incendie d'une navette dans le tunnel sous la Manche. Transfert au Panthéon des cendres d'André Malraux. Décembre, suspension de la privatisation de Thomson. Nouvel attentat dans le RER parisien. Mise en examen de l'épouse du maire de Paris. Mise en examen de Louise Yvonne Casetta. Arrestation de François Santoni. Le sénateur Maurice Arreckx est condamné à deux ans de prison. Inauguration par Jacques Chirac de la bibliothèque nationale de France. Janvier 1997, visite de Jacques Chirac à Budapest. Le président intervient au sujet de la réforme sur la justice. Accord sur les 32 heures à EDF/GDF. Grève des transports publics. Le 1er février, le directeur du théâtre de Châteauvallon est licencié. Chirac se rend à Moscou où il rencontre Elsine. Le FN remporte les municipales à Vitrolles. Bernard Tapie est incarcéré. Démission de Michel Noir et de Michel Mouillot. Adoption du projet de loi sur la réforme de la SNCF. La France se mobilise suite au projet de loi sur l'immigration. Des accords sont signés pour la libération du marché des télécommunications. Adoption du projet de loi sur les fonds d'épargne retraite. Visite de jacques Chirac à Bucarest. Mise en place d'un plan de sauvetage du GAN. Mars, mobilisation européenne contre la fermeture de l'usine Renault de Vilvorde. Mise en examen de Jean Tibéri maire de Paris. Adoption du projet de loi sur l'immigration. Mouvement de contestation des professions médicales. Mise en place de la circulation alternée à paris en cas de forte pollution. Visite de Jacques Chirac en Amérique latine. Avril, le président Chirac se rend en visite en République Tchèque. Mise en cause de François Mitterand dans l'affaire des écoutes de l'Élysée. Fusion entre Suez et la Lyonnaise des eaux. Dissolution de l'assemblée nationale. Mai victoire de l'opposition de gauche au premier tour des législatives. Juin, la gauche gagne les législatives, le président Chirac accepte la démission d'Alain Juppé et demande à Lionel Jospin de former le gouvernement. Recomposition du RPR et de l'UDF. Jospin présente son gouvernement avec Martine Aubry à l'emploi, Élisabeth Guigou à la justice, Claude Allègre à l'enseignement, JP Chevènement à l'intérieur, Hubert Védrines aux affaires étrangères, Strauss Kahn à l'économie, Alain Richard à la défense, Dominique Voynet à l'aménagement du territoire, Catherine Trautmann à la culture et à la communication. Le PC obtient deux ministères : équipement transport et logement , jeunesse et sports. Mise examen de Pierre Méhaignerie, Bernard Bosson, Jacques Barrot. Confirmation de la fermeture de l'usine Renault de Vilvorde. Juillet, condamnation de Bernard Tapie dans l'affaire de l'OM. Philippe Seguin est élu président du RPR. Privatisation de Thomson-Csf et du Gan. Visite du président Chirac à Bruxelles. Août, visite de Jean Paul II à l'occasion des JMJ. Le gouvernement renonce à l'abrogation des lois Pasqua Debré. Le 31 août, mort accidentelle de Lady Diana princesse de Galles. Démission du PDG d'Air France. Condamnation de Catherine Mégret maire de Vitrolles. Annonce de la privatisation partielle de France Télécom. Signature d'un contrat pétrolier avec l'Iran. Octobre, critiques de gauche contre le projet de loi sur l'immigration. Début du procès de Maurice Papon pour crimes contre l'humanité.
Janvier 1997, visite de Jacques Chirac à Budapest. Le président intervient au sujet de la réforme sur la justice. Accord sur les 32 heures à EDF/GDF. Grève des transports publics. Le 1er février, le directeur du théâtre de Châteauvallon est licencié. Chirac se rend à Moscou où il rencontre Elsine. Le FN remporte les municipales à Vitrolles. Bernard Tapie est incarcéré. Démission de Michel Noir et de Michel Mouillot. Adoption du projet de loi sur la réforme de la SNCF. La France se mobilise suite au projet de loi sur l'immigration. Des accords sont signés pour la libération du marché des télécommunications. Adoption du projet de loi sur les fonds d'épargne retraite. Visite de jacques Chirac à Bucarest. Mise en place d'un plan de sauvetage du GAN. Mars, mobilisation européenne contre la fermeture de l'usine Renault de Vilvorde. Mise en examen de Jean Tibéri maire de Paris. Adoption du projet de loi sur l'immigration. Mouvement de contestation des professions médicales. Mise en place de la circulation alternée à paris en cas de forte pollution. Visite de Jacques Chirac en Amérique latine. Avril, le président Chirac se rend en visite en République Tchèque. Mise en cause de François Mitterand dans l'affaire des écoutes de l'Élysée. Fusion entre Suez et la Lyonnaise des eaux. Dissolution de l'assemblée nationale. Mai victoire de l'opposition de gauche au premier tour des législatives. Juin, la gauche gagne les législatives, le président Chirac accepte la démission d'Alain Juppé et demande à Lionel Jospin de former le gouvernement. Recomposition du RPR et de l'UDF. Jospin présente son gouvernement avec Martine Aubry à l'emploi, Élisabeth Guigou à la justice, Claude Allègre à l'enseignement, JP Chevènement à l'intérieur, Hubert Védrine aux affaires étrangères, Strass Kahn à l'économie, Alain Richard à la défense, Dominique Voynet à l'aménagement du territoire, Catherine Trautmann à la culture et à la communication. Le PC obtient deux ministères : équipement transport et logement , jeunesse et sports. Mise examen de Pierre Méhaignerie, Bernard Bosson, Jacques Barrot. Confirmation de la fermeture de l'usine Renault de Vilvorde. Juillet, condamnation de Bernard Tapie dans l'affaire de l'OM. Philippe Seguin est élu président du RPR. Privatisation de Thomson-Csf et du Gan. Visite du président Chirac à Bruxelles. Août, visite de Jean Paul II à l'occasion des JMJ. Le gouvernement renonce à l'abrogation des lois Pasqua Debré. Le 31 août, mort accidentelle de Lady Diana princesse de Galles. Démission du PDG d'Air France. Condamnation de Catherine Mégret maire de Vitrolles. Annonce de la privatisation partielle de France Télécom. Signature d'un contrat pétrolier avec l'Iran. Octobre, critiques de gauche contre le projet de loi sur l'immigration. Début du procès de Maurice Papon pour crimes contre l'humanité. Annonce d'une loi cadre sur les trente cinq heures et démission du président du CNPF. Novembre, grève des chauffeurs routiers. Lors du congrès socialiste à Brest, François Hollande est élu au poste de premier secrétaire. Le président Chirac se rend en visite en Guyane. Décembre, mouvement de revendication des chômeurs. Annonce de l'arrivée à Valenciennes d'une usine automobile Toyota. Élection d'Ernest Antoine Sellière à la présidence du CNPF à la place de Jean Gandois. Condamnation définitive d'Henri Emmanuelli dans l'affaire Urba. Annonce d'une loi cadre sur les trente cinq heures et démission du président du CNPF. Novembre, grève des chauffeurs routiers. Lors du congrès socialiste à Brest, François Hollande est élu au poste de premier secrétaire. Le président Chirac se rend en visite en Guyane. Décembre, mouvement de revendication des chômeurs. Annonce de l'arrivée à Valenciennes d'une usine automobile Toyota. Election d'Ernest Antoine Sellière à la présidence du CNPF à la place de Jean Gandois. Condamnation définitive d'Henri Emmanuelli dans l'affaire Urba. Janvier 1998, fin du monopole de France Télécom sur les liaisons téléphoniques. Annonce de la fin de la trêve par le FLNC. Implication de Roland Dumas dans une affaire d'escroquerie. Février, assassinat du préfet de Corse. Manifestation des chasseurs à paris. Condamnation de Roger Garaudy pour des écrits révisionnistes. Mars, adoption de la loi sur la nationalité. Absorption d'Havas par la compagnie générale des eaux. La gauche progresse aux élections régionales et cantonales. Tony Blair fait un discours devant l'assemblée nationale, celui ci est plus applaudi à droite qu'à gauche. Remaniement ministériel Claude Bartolone prend le nouveau ministère délégué à la ville. Catherine Trautmann perd sa fonction de porte parole du gouvernement qui est supprimée. Avril, condamnation de Jean Marie Le Pen. Condamnation de Maurice Papon. Visite à Paris du premier ministre chinois. Crise au sein de la majorité du conseil de Paris. Privatisation du CIC et Thomson-Csf. Modification des statuts de la banque de France. Mise en examen de Roland Dumas dans l'affaire Elf. Mai, le FN perd la législative à Toulon. Condamnation de Xavier Dugoin et placement en garde à vue de Xavière Tibéri. Juin, grève des pilotes d'Air France. Levée du secret défense dans l'affaire des écoutes de l'Élysée. Coupe du monde de Football. Condamnation des assassins de la députée Yann Piat. Adoption d'une loi sur la chasse aux oiseaux migrateurs. Voyage de Jacques Chirac en Afrique Australe. Juillet, privatisation du GAN. Régularisation des sans papier. Renvoi des ministres devant la cour de justice de la république dans l'affaire du sang contaminé. Adoption du projet de loi constitutionnel sur la Nouvelle Calédonie. Affaires de dopage dans le tour de France. Visite du président syrien Hafez el-Assad. Fusion entre l'Aérospatiale et Matra Hautes Technologies. Annonce de mesures d'économie sur les dépenses de santé. Août, assouplissement des critères de régularisation des sans papier. Mise en examen de François Léotard pour blanchiment d'argent. Mise en examen d'Alain Juppé dans l'affaire des emplois fictifs au bénéfice du RPR. Septembre, exclusion de Charles Million et de JP Soissons du groupe de l'UDF. Visite de Chirac en Moldavie et en Ukraine. Interruption de la privatisation du crédit foncier de France. Enquête judiciaire sur le fonctionnement la MNEF. François Bayrou est élu président de l'UDF. Suspension de la culture et de la vente de maïs transgénique. Renouvellement d'un tiers au sénat : PS 32 sièges, PC 2, RPR 29, UDF 18, libéraux 13. Octobre, Christian Poncelet RPR est élu président du sénat. Mouvement de revendication lycéen. Accord sur les 35 heures dans le textile. Jean Glavany nommé ministre de l'agriculture et de la pêche. Transformation du CNPF en MEDEF. Report du vote de la loi sur le PACS. Nouvelle ouverture du capital de France Télécom. Absorption de Petrofina par Total. Décembre, fusion annoncée entre Rhône Poulenc et Hoechst. Annulation de l'élection de Charles Million à la présidence du conseil régional de Rhône Alpes. Crise au FN, Mégret va créer son parti le MNR. Annulation des élections territoriales de Mars en Corse. Adoption du projet de loi de finances pour 1999. Janvier 1999, mesures gouvernementales contre la délinquance des mineurs. Approbation de la réforme constitutionnelle préalable à la ratification du traité d'Amsterdam. Accord sur les 35 heures à EDF/GDF. Manifestation anti PACS à Paris. Fusion entre la Société Générale et Paribas. Février, Bernard Thibault est élu secrétaire général de la CGT. Ouverture du procès de l'affaire du sang contaminé. Visite de Chirac aux USA. L'ouverture du capital d'Air France est un succès. Mars, les nationalistes gagnent les élections territoriales en Corse. Arrestation de membres importants de l'ETA. lancement d'une OPE de la BNP sur la Société Générale et Paribas. Roland Dumas se retire de la présidence du conseil constitutionnel. Incendie meurtrier dans le tunnel sous le Mont Blanc. Renault devient le premier actionnaire de NISSAN. Avril, démission de Philippe Séguin de la présidence du RPR . Implication présumée de la gendarmerie dans l'incendie d'une paillote en Corse. Mai, mise en examen du préfet Bonnet et arrestation des assassins du préfet Erignac. Michel Giraud condamné pour " prise illégale d'intérêts ". Juin privatisation d'Aérospatiale Matra. Aux européennes, gain de voix pour la gauche, la droite est en déroute. Démission de Nicolas Sarkozy de la présidence du RPR. Charles Pasqua crée le RPF. Jean Tibéri est mis en examen. Juillet, voyage de Jacques Chirac en Afrique. Bernard Kouchner étant nommé au poste de haut représentant des Nations Unies au Kosovo, est remplacé à son poste par Dominique Gillot, Jacques Dondoux cède sa place à François Huiwart. Visite du ministre français des affaires étrangères à Alger. Août, mécontentement des paysans contre les prix bas. Fusion entre Carrefour et Promodès. Septembre, large mobilisation en faveur des revendications paysannes, José Bové est remis en liberté. Lionel Jospin se rend en visite en Corse. Octobre, polémique avec l'ombre sur la levée de l'embargo sur le b½uf britannique. Jacques Chirac en visite en Espagne. Adoption de la loi sur le PACS. Condamnation de Jacques Crozemarie ancien président de l'ARC. Visite du président chinois Jiang Zemin en France. Visite du président iranien Mohamad Khatami en France. Novembre, démission de Dominique Strauss Kahn. Graves inondations dans le sud ouest. Nouveaux attentats en Corse. Discours de Gerhard Schröder devant l'assemblée nationale. Décembre, Michel Alliot Marie élue à la tête du RPR. Fusion annoncée de Framatome et de Siemens. Naufrage du pétrolier Erika et pollution des côtes atlantiques. Mise en examen de Dominique Strauss Kahn et annulation de la procédure contre Xavière Tibéri. Le 26 tempêtes meurtrières et destructrices avec des vents soufflant à 180 km à l'heure. Retour en haut.
Cette année 2000 sera marquée par les catastrophes, et les affaires. Toutes les régions de France seront touchées par les inondations ou les tempêtes. Tous les hommes politiques ou presque ont été plus ou moins impliqué dans des affaires louches. Il a fallu deux naufrages pour que nos représentants prennent des dispositions. Il y a eu aussi le concorde. Heureusement, notre champion de judo David nous a ramené une médaille d'or. Il suffit de vouloir pour pouvoir.
Janvier 2000 Mr Bayrou prend position pour le quinquennat, il est favorable à un mandat présidentiel ramené à cinq ans.
Février, à l'exception du représentant portugais, Paris et Bruxelles ignorent le ministre Haider, lors de la réunion ministérielle à Lisbonne. Pour mémoire celui ci, représentant l'extrême droite en Autriche vient d'être élu avec plus de trente pour cent des suffrages. De son coté Martine Aubry, elle, s'est fait remarquer par son absence. (L'histoire peut être parfois très cruelle envers les politiques). Les Bretons continuent à nettoyer les plages polluées par l'Erika le 12 décembre 1999. Un audit montre que deux cent mille jeunes entrepreneurs fuient la France pour l'Angleterre. Ils prétendent que pour le même travail rendu les bénéfices sont trois fois supérieurs (impôts?). Pasqua prétend, mais ça on le savait déjà, que la droite est en mauvais état. Roland Dumas quitte le conseil constitutionnel. Suite aux déclarations intempestives du premier ministre Lionel Jospin, Mr Chirac le convoque, lors de son voyage en Palestine Monsieur Jospin est malmené par les Palestiniens ses gardes du corps doivent le protéger contre les jets de pierres.
Mars, Seguin se dévoile en réclamant des primaires au sein de la droite. Mme de Panafieu entre en lice.
Avril, les villiéristes prennent toutes les fédérations Pasqua veut reprendre le RPF en main. L'euro est au plus bas le dollar cote 7 francs. Jack Lang ministre de l'éducation annonce de grandes réformes.
Mai, le quinquennat fait